mercredi 12 juillet 2006

vaquons

Les vacances sont une institution de notre civilisation. Enfin nous avons du temps libre, celui que nous pouvons occuper librement. C’est ce moment de respiration indispensable, celui où l’on dépose le quotidien devant sa porte pour laisser le temps être habité différemment. Pendant les vacances l’accessoire devient central, et l’obligatoire périphérique.

Le Christ prenait souvent le temps de s’arrêter avec ses disciples parfois pour prier, pour se reposer, pour manger ensemble, une sorte de vacance de la mission : « venez à l’écart ». Là, avec lui, retirés, ils découvrent le sens de leur mission, ils puisent à la source. Car si Dieu aime à nous parler et nous faire découvrir le mystère de son amour, c’est toujours par des signes infimes, qui ne se discernent que par l’œil qui prend le temps de regarder, d’observer, d’accueillir.

Sachons donc profiter de ce temps offert pour découvrir et nous émerveiller, pour choisir de ne pas passer à côté de l’essentiel. Et si la vacance est le « caractère de ce qui est disponible », faisons de la place, laissons dans chaque jour une vacance bienfaisante, qui rend l’esprit à sa liberté propre comme le dit Valéry, et dans cette liberté nous rende sensibles aux appels de l’Esprit.