dimanche 31 août 2008

meshomelies.com

Couramment, sur un blog de prêtre, on publie ses homélies (puisque c'est écrit, autant que je le publie!). Comme je m'y suis refusé jusqu'à présent, en cette rentrée, c'est une homélie de Robert Scholtus (the famous one) que je mets en ligne, ça peut pas faire de mal et c'est d'actualité!

"En cette 25ème semaine du temps ordinaire qui est notre première semaine de la nouvelle année universitaire, la liturgie nous fait ouvrir le livre d’Esdras qui raconte sur le ton de l’épopée, l’extraordinaire mise en route des exilés pour aller bâtir le Temple du Seigneur à Jérusalem. C’est bien d’une mise en route qu’il s’agit pour nous aussi aujourd’hui, d’un nouveau départ. Le temple qu’il nous faut édifier ensemble, c’est le Corps du Christ dont nous sommes les membres, en faisant de notre regroupement une véritable communauté ecclésiale fondée sur le Christ, rassemblée par lui, enseignée par lui, envoyée par lui.

Ce qui est frappant dans le texte d’Esdras, c’est le grand mouvement de solidarité que provoque l’édit du roi Cyrus : « Tous leurs voisins leur apportèrent de l’aide : argent, or, don en nature, bétail, objets précieux, sans compter toutes sortes d’offrandes volontaires ». Une communauté vit de ce chacun y apporte. Elle n’est gratifiante qu’à la mesure où l’on s’y investit. Elle a besoin du concours de chacun, avec sa part d’originalité et ses talents propres. Bien sûr, il arrive qu’on n’ait rien d’autre à lui donner que ses interrogations, ses tourments, ses souffrances. Mais précisément, que vaudraient la solidarité d’une communauté et la fraternité qui lie ses membres si elles n’étaient capables de partager et d’assumer les difficultés, les questions et les épreuves des uns et des autres ? Ce qui ruine les communautés, ce ne sont pas les conflits, mais l’attitude mortifère de ceux qui se tiennent sur la réserve, qui campent sur leur quant-à-soi, qui regardent passer la caravane d’un œil cynique, d’un air hautain. Vivre en communauté, c’est accepter d’être un parmi d’autres, des autres qui tous gagnent à être connus, de qui j’ai sans doute plus à recevoir que je ne puis leur donner.

De l’Evangile que nous venons d’entendre, je retiendrai la mise en garde de Jésus : « Faites attention à la manière dont vous écoutez ».

Ecouter, c’est l’exigence première pour celui qui cherche Dieu, pour celui qui s’engage dans un travail de discernement, pour celui qui est en formation.

Ecouter. Inutile de vous dire que vous en aurez des choses à écouter tout au long de l’année : des enseignements, parfois lumineux, parfois rébarbatifs, des homélies, des causeries du Supérieur, des recommandations de votre directeur spirituel, des avis du Conseil, des propos de table, des confidences amicales, des cris de détresse et aussi des silences de vos compagnons. Et au travers de tout cela, écouter la Parole que Dieu nous adresse par la lettre des Ecritures dont nous nous nourrissons chaque jour et par les événements dans lesquels s’écrivent nos histoires personnelles, et par les signes des temps dans lesquels se laissent déchiffrer l’œuvre de l’Esprit. Ecouter Dieu lui-même qui, « après avoir à bien des reprises et de bien des manières parlé à nos pères dans les Prophètes, nous a parlé à nous en un Fils qu’il a établi héritier de tout » (He)

« Faites attention à la manière dont vous écoutez ». Ecouter, c’est se rendre disponible d’esprit et de cœur à une parole qui vient d’ailleurs. Trop souvent nous n’écoutons pas la Parole, nous faisons parler Dieu, nous lui attribuons le discours de nos petites certitudes, nous lui faisons dire ce que nous avons envie qu’il nous dise ; nous comblons ses silences de nos propres incantations quand il faudrait écouter ce qu’en son silence Dieu nous dit de lui-même, de son insaisissable mystère.

Ecouter, c’est accepter de se laisser surprendre au-delà de ce que nous croyons savoir. Car il n’y a aucun savoir de Dieu, comme disait ce mystique anglais, l’auteur anonyme du Nuage d’inconnaissance : « Tout ce qui m’est possible, écrit-il, c’est de frapper avec l’humble aiguillon d’amour sur le nuage d’inconnaissance qui est entre moi et mon Dieu ».

Ecouter, c’est l’injonction fondamentale que le Dieu de la Bible adresse à son peuple : « Ecoute Israël ». C’est aussi le premier mot de la Règle de Saint-Benoît. C’est le premier précepte de la vie spirituelle et de la vie communautaire, la condition primordiale pour sortir du soliloque, de l’enfermement et de la suffisance et entrer dans l’Alliance qui nous fait amis de Dieu et frères les uns des autres."

Homélie prononcée par Robert SCHOLTUS devant la communauté du Séminaire des Carmes, à la Messe du lundi 24 septembre 2007.

mercredi 6 août 2008

beurre et shit (??????)


Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide...

 

Bon, maintenant que mon bureau est en style dépouillé, version commencements de la Genèse, grâce à l'aide efficace d'un quatuor de déménageurs qui n'ont d'amateur que le salaire, je vais pouvoir aérer le cerveau autant que le bureau. vacances...

mardi 5 août 2008

champ de bataille...

Je n'écris pas beaucoup ces jours-ci, car c'est le chaos dans mon bureau au moment de ranger, vider, purger les archives qui ne serviront plus (et qui se sont accumulées de manière aussi gigantesque qu'incompréhensible), mettre en cartons, entasser et tout déménager pour emménager à Cherbourg à la rentrée.

Il fera beau alors aménager là bas, là un temps, un lieu où vivre...

bien!
(et naturellement un espace plus compatible avec un ministère ordonné)