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avril 2010

jeudi 8 avril 2010 18:32

tout contre

il suffit de pas grand chose, au cinéma, pour raconter des histoires et des rencontres (et même des bourre-pifs), on alterne les plans, on laisse se déployer les regards… en champs – contre-champs. La liturgie ne fait pas autrement, nous plongeant au cœur de l’histoire de Dieu avec les hommes, psalmodiant à deux chœurs en regard, en chant – contre-chant. (idée saugrenue survenue à l’écoute de l’excellente humeur vagabonde de Kathleen Evin> tribute to FCT)...

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dimanche 11 avril 2010 16:17

D'aussi loin que je me souvienne, il s'est toujours levé tôt

Souvent, quand je lis, peu à peu, le personnage que je découvre se pare de traits piochés ici ou là, dans des rencontres, des coups d’œil, des clichés… je recompose peu à peu le portrait et le voit s’animer, s’épaissir. Pour une fois, je n’ai pas pu. je viens de finir il y a un instant le premier ouvrage de Vincent Flamand, D’aussi loin que je me souvienne, il s’est toujours levé tôt, roman. Je l’ai lu parce que j’aime vraiment bien Vincent, avec qui j’ai plus ou moins partagé deux ou trois ans au séminaire. Je crois, à l’époque que je n’étais pas assez épais pour trouver toute ma place à côté de ce gars. Il était séminariste atypique, il déployait une personnalité et un humour féroces, une...

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lundi 12 avril 2010 22:49

ce soir

je retourne vers le soleil, quand la lumière déconne avec l'ourlet des nuages... parce que dans ces ombres sur ma peau ou sur la terre je rêve comme un enfant à des formes formidables ou je voyage à la force du vent. et parfois, comme ce soir, on remettra sous mes yeux la véritable gravité, et je ne serai ni heureux, ni déçu, mais simplement sûr qu'il m'avait fallu être là, pour dire, ou pour me taire....

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mardi 20 avril 2010 00:01

EdP

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samedi 24 avril 2010 10:00

Mire ou Migre

Les quelques quais d'embarquement vers le royaume grand breton ou irlandais sont à Cherbourg sévèrement barricadés. Le bleu est tout aussi joli que les barbelés sont coupants. Nul ne pourra arguer qu'il s'est trouvé de l'autre côté par hasard. Au-delà, c'est déjà ailleurs. La mer qui ouvre le citadin en mal de tourisme sur des envies de voyage et d'agrément retrouve tout à coup sa violence pour le déraciné en route d'émigration. L'ailleurs est un Eden où l'on papillonne avec plaisir mais qui résiste à l'enracinement de celui qui a été arraché à sa terre. on ne s'assoit pas tous de la même manière au bord de l'eau....

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David samedi 24 avril 2010, 10:00 les mots pour le dire 6 commentaires
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