mardi 28 septembre 2010

Ohé Ducon

Même si les tontons flingueurs et Audiard tiennent le haut du pavé dans le panel de mes citations favorites, je suis tenté depuis la rentrée d'en mettre une à mal, tant elle me semble parcellaire et finalement assez peu exhaustive.

les cons ça ose tout et c'est même à ça qu'on les reconnaît.

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J'ai peur de devoir discerner d'autres critères à la connerie, la bêtise, ou la pauvreté aveuglantes qui assaillent depuis quelques temps écoles, maisons et églises... car que voulez-vous, les chrétiens sont comme les autres, ils n'échappent pas à la règle. 

J'en veux pour attestation la 5e effraction en deux mois dans les églises de ma paroisse, toute provinciale soit elle, et dans une ville on ne peut plus benoîte. Tristes effractions d'ailleurs qui cassent une porte, une fenêtre, un verrou d'un coup d'épaule ou d'outil, et visite nuitamment l'édifice, à la recherche de liquidités qu'ils ne trouvent jamais. Ils ne s'attaquent pas aux troncs, trop solides, ni au coffre... ils ne prennent pas d'objets liturgiques, dinanderie ou orfèvrerie qu'ils seraient incapables de revendre, mais retournent les sacristies en quête d'un magot improbable ou d'un machin qui pourrait être revendu.

Je les inviterais bien à compter la quête le dimanche, pour réaliser qu'on n'y trouve que rarement des mille et des cents, ou alors oui, des 5 cents, 10 cents d'euros. D'ailleurs, en voyant régulièrement des pièces de 1 centime ou 2 centimes, je me demande parfois pourquoi on n'a pas plus de boutons de chemises. Certes, mais les temps sont difficiles et même les minicentimes sont soigneusement utilisés. Alors ils repartent avec rien, ou la débroussailleuse, mais nourrissent une fascination pour toute porte fermée, surtout si elle ne pèse pas 300 kg, rivets de mise et clés de 150 g en pêne.

Placards à balais, escaliers de clochers, portes de cagibis, tout se force, pour en déployer la béance. ça, et les tabernacles. Je les soupçonne vraiment ne pas savoir ce que renferment ces boîtes métalliques et fermée à clef. ça doit être pour ça qu'ils les ouvrent, pour ne pas en voler le contenu, finalement pécuniairement décevant. On ne trouve pas de sacrilèges flagrants, mises à part ces serrures abîmées, obstinément, connement.

La nuit dernière, un de ces olibrii a soulevé avec méthode la sertissure autour du tabernacle d'une des églises du centre-ville, pour en subtiliser les pierres précieuses qui l'ornaient. Ouvrage sûrement difficile, et pénible en stress... pour quelques strass.

EdP 2008_301

Cette obnubilation pour les portes fermées m'évoque d'ailleurs l'obstination de certains à ne se focaliser que sur les portes encore assez peu ouvertes de l'Eglise, quand les verrous ne donnent que sur des béances. Il y a tant à découvrir, pour peu qu'on ne force, mais qu'on en soit!

Peut-être auront-ils honte quand nous accueillerons leur désir de se marier, ou leur deuil, si puissant, peut-être découvriront-ils un jour notre vrai trésor, plus grand et digne que les strass? Sans doute alors que la miséricorde de Dieu sera plus grande que le pourpre de leurs consciences. 

Ducon, Ami visiteur du soir, c'est ballot, mais le trésor, pour l'instant, tu l'as raté!

EdP 2008_029

dimanche 26 septembre 2010

Beato Subito

si nous ne sommes pas joyeux,

ce sera comme de la bière sans bulles!

imageattribué par mon beau-frère
(pendant la messe de rentrée de l'école de la foi
en présence de l'évêque qui a bien ri)
et apparemment Famille Chrétienne
(que je ne lis pas assez régulièrement pour y
trouver ce genre de pépites)
au Bx cardinal John Newman
(ça me suffit pour la béatification du théologien.)

jeudi 23 septembre 2010

ça va? non !

[NB : par ces quelques mots, je ne veux usurper les souffrances de ceux qui ont été durement touchés, ni les dénier. Je ne veux me poser en donneur de leçons. Je n'en ai pas le droit, ni même le moindre désir. Je veux juste nommer l'horreur, quand elle défigure, parce que j'en suis témoin aujourd'hui. On ne compare pas les douleurs. Mais nous apprendrons plus encore la puissance du Mal qui détruit sans regard, qui attend d'autant plus une résurrection. Par avance pardon pour ces mots. Je veux ne pas être  indécent, mais espérant]

Il y a comme une jubilation, un sentiment d'aise, sûr de notre bon droit, une morale qu'on incarne, une juste sentence. Il y a aussi la curiosité, insidieuse, de savoir le nom, voir la photo, le pédigrée. Si ça se trouve, on l'a croisé. Il y a un enthousiasme à hurler avec la meute, gueuler sur l'ambulance, se faire justicier des mots et haïr à loisir. Parce que c'est un salaud, un vrai, un pur. Un pourri, une ordure. Pas de pitié pour ces mecs là, ils avaient qu'à se la carrer sur l'oreille, ça leur aurait évité tout cela. Et puis, quand bien même on ne chercherait pas expressément la "news", les journaux nous la collent en manchette, "parce que ça fait vendre, coco, le pourri", l'ordure dans ta rue, le frisson de la vengeance... C'est arrivé près de chez vous. Et dire qu'il était là à nos portes, le pervers, et nous n'en savions rien. On hait, et on a le droit. 

#

Il y a comme une honte, une vraie honte de voir étalée au grand jour, même anonymement la blessure la plus intime et la plus brûlante de sa vie. Déjà, il a fallu réussir à le dire une première fois, puis le répéter, encore et encore, à des flics, des avocats, des juges. Peut être même sous l'œil froid d'une caméra. Et maintenant, on s'en repait, on le dit, le raconte, jusque dans les plus tristes troquets où les justiciers d'opérette de la rue s'en emparent, les journaux le vendent, et cette curiosité comme un feu dans la blessure, en espérant qu'elle guérisse un jour. Pas aujourd'hui, elle bée.

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Il y a eu la colère de découvrir cela un jour, notre enfant, notre propre enfant, abîmé, rompu, détruit par celui en qui on avait confiance. Si ! confiance. Alors la colère est juste, mais elle nous dévaste tout autant qu'elle s'enflamme. Il faut faire justice. Il faut réparer, il faut le protéger, les protéger, pour ne plus que ça arrive. Parfois même, on pense, il faut qu'il paie, à la même mesure. C'est la colère, et la honte. La colère qui défigure, tout autant que les larmes. C'est la blessure de celui qui ne peut sauver le petit qui lui était confié, ni ne pourra vraiment l'aider à aller au-delà.  Pourvu que tout ne soit pas rompu. Rien n'est moins sûr. C'est horriblement injuste.

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Il y a ce saisissement. Ces deux amis qui sonnent à votre porte, parce que votre téléphone est perdu. Ces amis des parents qui ne devraient pas être là. Et la peur qui vous saisit, brutale, froide, immonde. Le pire. non. Pas d'accident, de maladie, de mort. Peut-être pire encore. Ton père, arrêté, en prison. Accusé de pédophilie dans son foyer. Depuis longtemps. On ne peut pas le voir. On est venus te le dire. Et le monde qui s'arrête. Parce que ce n'est pas un salaud, c'est un père. parce que la souillure se répandra sur le nom, inlavable. Parce qu'il est votre père. encore. toujours.

#

Ce jeune, je le connais. Ce père aussi. Et j'estime tant de choses qu'il fait, qu'il a faites. Je n'arrive pas à m'y faire. Mais le mal est là. Et la béance de la blessure ne saura s'enlever, disparaître. C'est parti pour l'enfer. Je ne sais qu'espérer. Rien.

Je ne peux me convaincre de sa culpabilité. Elle est peut être vraie, et ce serait atroce, pour tous. Ces vies brisées, littéralement, ces familles avilies pour qui je ne peux rien que la prière. A peine. Elle est peut être supputation, et ce serait atroce aussi, pour d'autres raisons. Pour l'instant une présomption d'innocence, et une violence qui submerge tous les protagonistes... Que de vies brisées. Ces enfants. Leurs familles. Sa femme, ce fils, ce fils... et... Lui.

Qu'il soit un frère qui m'ait pris dans ses bras, diacre, me touche encore plus. Et l'Eglise avec moi. Tous ceux qu'il a aidés, au jour le jour, concrètement, dans la liturgie et ailleurs, dans tous ces ailleurs qu'il a investis avec génie et souci du faible et du pauvre. Tous ceux qui vont perdre pied.

Ô mort où est ta victoire? Là. Ô mal qu'as-tu souillé et détruit une constellations de vies, quand une part d'ombre voile le soleil de tous. Ô résurrection, je prie et espère ta force quand l'espoir se tait. Je ne peux te dire, inaudible aujourd'hui. Je ne peux que croire en ta force en deçà.  Croire contre toute évidence. 

Mais ces jours-ci, quand je croise les amis, ses amis, les nôtres. J'évite la question. "ça va?".  Parce que la réponse est non.

samedi 18 septembre 2010

en soutane au Kremlin ou les sacrés fonctionnaires

en parcourant trop vite le site de Nicolas, découvert via twitter, je ris des trois derniers "considérant" de cette merveilleuse affiche qu'il a utilisée comme illustration. Comme quoi, il faut lire les petites lignes. Je vous la partage donc, en grand, pour le plaisir des petits et des grands. Sacrés fonctionnaires!

sacré E. Thomas!

mardi 14 septembre 2010

ora, labora, etentrelesdeuxquoi

des hommes et des dieux"ora et labora"
et un peu de n'importe quoi. 

Aucun doute là-dessus,
(attention, série de clichés inside:)

Une vie de moine, c'est une unité, un must vers la sainteté, un don, une fois pour toute. Il est un peu plus membre du ciel que nous. Et comme il promet obéissance, le reste lui est donné. Il a tout expurgé, jusqu'à la parole, pour se faire une vie de chrétien en trois huit. 

Secrètement, on pense ou on espère que les bonnes sœurs et les curés, ça doit être un peu pareil, ils ont les cheveux qui frisent au soleil du ciel, ou sous les ondées de l'Esprit Saint. Tout donnés, parfaits... Sauf notre curé, ou ce prêtre là, ou la sœur machin, parce qu'on les a "pratiqués" et qu'ils ne collent pas si bien à l'image d'Epinal avec leur fichu caractère. Mais pour les autres sûrement. 

nous, on fait ce qu'on peut, c'est pas glorieux, mais c'est pas mal non plus, parce que voyez vous, la vie étant ce qu'elle est, au quotidien, faudrait voir à pas trop en demander. Les curés, les bonnes sœurs et les moinillons, y connaissent pas la vraie vie dans le monde, avec un boulot, des gosses, des traites à payer, et le chien qui a de l'arthrose, on sait pas bien quoi faire, ça serait dur de le piquer, rapport aux enfants, enfin il souffre quand même pas mal vous voyez... 

Mais le moine, lui, il choisit Dieu une fois pour toute, et tout dans sa vie le rattache à Dieu! des frères, une prière, un travail, une obéissance, un silence qui le conduira, paisible et serein, poète silencieux jusque dans l'attente silencieuse de la tombe où se déploiera la vie éternelle à laquelle il a goûté entre les murs de son couvent.

Je ne sais pas ce que Xavier Beauvois sait de la vie monastique, ou de l'héroïsme supposé des canonisables, ou des martyrs à l'opiniâtre ténacité, mais son dernier film est une entrée dans une humanité qui accueille dans la liberté un cheminement aux côtés de Dieu.

parce qu'un moine, comme un curé, une religieuse, (... un jeune, un époux, une mère, un ado...), ça rame, et l'obéissance ne décérèbre pas, ne relève pas de la réflexion sur l'actualité du oui qui a fait vivre jusqu'à hier, ou sur les conséquences dans les circonstances nouvelles. Et si les conditions semblent plus favoriser une quête de Dieu, il faut aussi habiter chacun des instants qu'on doit vivre, et leur donner leur lien d'éternité. 

Des hommes et des dieux semble dans ses premiers instants comme une succession pointilliste d'éléments non reliés. Certes, il y a la prière, mais les rencontres, les colères, les peurs ne peuvent pas toujours y trouver leur place, leur écho. Le montage du film souligne cette étrange juxtaposition temporelle de marché, voiture, prière, colère par un montage sans transition... tout pourrait être coupé, sans lien, si celui qui l'habite ne prête pas attention aux mots, ou ne garde le souci de puiser cette unité.

Les quelques travellings en prennent encore plus de force, tant ils disent un mouvement intérieur dans l'instant, quand le mouvement de la vie se fait dans la juxtaposition violente et inexorable... 

D'ailleurs, je ne connais pas assez Xavier Beauvois pour savoir son intelligence de la liturgie, mais les moments de l'office eux-mêmes ne nous sont pas livrés dans leur ordre chronologique. L'eucharistie se reliera au choix de rester, d'ai(d)mer jusqu'au bout, les psaumes ou les silences qui pourraient disparaître dans l'habitude claquent en juste position. 

Et ces moines ne sont pas héros. pas comme on les voudrait, palme du martyre en main... mais ça, d'autres en ont parlé mieux que moi (Koz ou Edmond). On peut avoir peur, tout en ayant donné sa vie d'y perdre le sens... Et j'en ai souvent parlé ici,pour tous mes frères aux chemins chaotiques ou cahotiques

On notera aussi la juste humanité (et éprouvante) qui se révèle dans ce quotidien monastique, cette intelligence de l'amour, de la colère, de l'obéissance à un prieur, de la difficulté de discerner, de la liberté dans des conditions peu choisies, de la complexité de la vie en communauté, de l'impossibilité à aider celui qui crie perdu dans la nuit, de l'humour, la recherche, la peur de ces hommes. 

ils sont hommes. 

ils sont morts parce qu'ils voulaient rester vivants

ils sont restés parce qu'ils ne pouvaient partir en abandonnant leur propre vie construite

et on relira non sans émotion les paroles des hymnes de Rimaud, ou les mots de Frère Christian, formé dans le même séminaire que moi, ce qui n'est pas sans me balancer un gros coup dans la tronche. 

Je l'ai dit ailleurs, je n'ai pas prié, ni pleuré. J'ai suivi ces hommes et j'ai compris l'unité qu'ils y posaient, quand justement tout semblait rompre le sens. Il n'y a pas d'héroïsme dans le martyr. On sera même surpris de voir qui survit... 

Bref. M'est avis, tout de même, que l'hymne de Noël sera trouvé dans pas mal de communautés!

dimanche 12 septembre 2010

comme un air de septembre

comme un air de septembre 

Risquerai-je d'oublier l'étrange nouveauté
discrète et indicible, qui sourd sous l'instant, 
semblable à son parent d'hier,
en bords annuels d'automne ?

En chaque année une aventure,
un pari renouvelé, déployant en instants inattendus,
ce qui pourrait n'être qu'habitude
demain est un inconnu, écrit dans les pastels du passé.

ou plutôt,

demain est une promesse susurrée par un appel,
d'un Dieu à la présence insufflante, d'un Dieu qui vient de l'avenir,
d'un Dieu qui accotait chaque déséquilibre pour en faire un pas.
Que fera-t-on de la peur, de la joie, qui paralysaient ou déployaient la vie d'avant?
un espace où sa force se déploiera, dans l'exubérance, et la faiblesse.

L'espérance est un contre-chant à l'expérience,
ouvrant l'impossible de Dieu dans nos quotidiens
dans une grâce de foi, et de folle charité.

Qui saurait dire la fécondité de nos oui?

mardi 7 septembre 2010

Lourdes, un calvaire

Lourdes, c'est avant tout une immersion complète et quotidienne dans le jurançon. Faut dire ce qui est, quand on monte un camp pour les lycéens à Lourdes pour la fin de l'été, on est forcément tenté, pendant les joyeux temps où l'on choisit l'intitulé et le thème, de penser que les sanctuaires cette année ne se sont pas foulés. C'est ni glamour, ni vendeur, ni nouveau, ça sent la séance de caté, ... Bref, un bon vieux thème d'année qui sent la brasse coulée à plein nez. "Avec Bernadette, faire le signe de croix"... On sait déjà qu'il va falloir broder sévère... Et on voit déjà venir les variations en homélie. Le top aura été "quand je touche mon nombril, je pense à mon grand-père"... si si. En même temps, Lourdes sans râler n'est pas vraiment Lourdes. Les files d'attente devant les piscines, le chahut à la grotte, la fichue messe de 23h00 à Massabielle qui nous a gâché le seul temps calme devant la vierge, la forêt de croix façon cimetière Tim-Burtonien devant le calvaire breton,  le look disneyland des basiliques, l'imagination débordante des vendeurs de bondieuseries de mauvais goût et leurs économies pour un simple sachet, la dame qui vous a poussé dans la procession du saint Sacrement, celle qui a stoppé net le soir même, enflammant votre joli cierge et son godet préservé, et surtout... les italiens... ah les italiens. J'arrête, mon ulcère... Enfin bon, même le Jurançon, c'est cher. Et pourtant c'est sacré. Presque autant que les bières. Roi Albert, Royal, Riviera Sol je connais vos cartes par cœur. 

Une fois l'acrimonie lavée devant la grotte, il nous a fallu reconnaître qu'il y avait quelque chose de simple et de suffisamment central dans ce sujet pour y nouer une panoplie de thèmes tout à fait vivifiants. J'ai notamment été titillé par un propos du recteur des sanctuaires nommant nos "signes de croix par peur ou protection" qui devaient être paralysés au profit d'un signe de la rencontre de Dieu et de l'accueil de sa Bonne Nouvelle. On n'a tout de même pas évité de faire parader une jolie croix en bois pendant toutes nos célébrations (forcément)... ni de nous voir remettre, en fin de pèlerinage une jolie petite croix en bois, fabriquée à Bethléem (on a les délocalisations que l'on peut) qui assure à tout porteur un bon look de bonne soeur/séminariste. Bref, un must à Lourdes, un lest ailleurs.

Un des pèlerins de la version vieux, que j'accompagnais à la suite de la version djeuns l'a tout de même accueillie avec une certaine émotion. Jamais de sa vie il n'avait porté de croix. Beaux pèlerinages, touchante simplicité, et toujours cette efficacité lourdaise pour vous plonger dans la prière. A tous les coups ça marche!

Le retour est fait, la rentrée hâte mon agenda et je ne comptais pas en parler... Je glosais même intérieurement sur la mort annoncée de ce blog, pour cause de nihil sub sole novi quand j'ai croisé sur le parking du supermarché, et sous une flotte battante, un des pèlerins de notre groupe vieux. Un de ceux dont le moral fluctue au rythme des nuages, mais qui avait bien traversé notre pèlerinage. La conversation, c'était et c'est toujours pas notre fort. En me voyant, on s'est dépêtrés de nos sacs chargés pour moi, vides pour lui pour se serrer la main, un sourire de travers sous le nez... Et alors que je lui demandais de ses nouvelles, je le vis farfouiller dans le col de sa chemise. Quarantenaire bringuebalant sa vie sous sa peau plus ou moins ajustée, il a sorti victorieux cette croix de curé. Ce cadeau de vie n'allait pas le lâcher.

oh tiens, une croix de bonne soeur

mon acrimonie est définitivement remballée. ton thème, sanctuaires, il était super.