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octobre 2010

lundi 4 octobre 2010 13:14

Constantia

parmi les charmes délicats du lundi matin il y a ces petites lectures que l'on s'octroie d'une réédition sur un épais papier de qualité et qu'on découvre le coupe-papier à la main tel un amateur désuet de littérature sans importance. L'éditeur PQG, "le pou qui grimpe" « ne reprend pas les textes qui ne sont pas directement en rapport avec Coutances et ses abords », republié en 1994 par les éditions Séquences. Gravures en xylographie comme entête de chaque chapitre, Rémy de Gourmont croque en 1913 sa ville de Coutances, toute molle de ruralité, témoin d'une grandiloquence qu'elle ne sait plus soutenir. On le lit amusé d'un trait nostalgique et pas si flatteur... LA PETITE VILLE La...

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samedi 9 octobre 2010 10:41

Levinas dans ta face

Nonobstant mes repères ecclésio-théologiques ou mon sens sacerdotal de la diversité du peuple de Dieu, plus j'avance dans la foi, plus j'avance dans l'Eglise, et plus je les modèle à l'aune de ce que je crois être juste, en toute bonne foi, consciemment ou pas. Quoi que je fasse, je propose à ceux que je rencontre ce visage du Christ aujourd'hui, issu de mon histoire, de mes choix. Moins de ça, plus de ceci. Je dois avoir raison. Grande est ma tentation de préférer et de systématiser mes options, mon histoire, ma vision de l'histoire et ma place dans celle-ci. Pour pérenniser cette intuition, je la jetterai à la face de mes interlocuteurs, en même temps que l'image partielle que je perçois...

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mercredi 13 octobre 2010 07:51

nos yeux cherchent un ailleurs

que je n'oublie pas de jeter un œil à l'extérieur du confinement de mes certitudes  pour entendre dans le bruissement du monde l'Esprit qui le travaille la bise peut être fraîche, les feuilles jaune d'or, rouge saillant, ou kaki décrépi, mais l'heur du temps, aux frimas ascétiques, résonne en chaque instant que je le veuille ou non, que je l'aime ou moins, des délicatesses d'un Dieu en présent....

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jeudi 14 octobre 2010 08:43

tous les matins du monde

Il était midi, l’heure où l’on ne fait rien. On l’avait fait appeler, par coups de fils indirects en pagaille pour qu’il se présente derechef au palais, son portable récupérant des affres d’une inondation impromptue. Il s’était assis à l’invitation du prince sur le bale dangin, et avait bu en s’excusant un thé sans paille ; il n’avait pas compris ce qu’il faisait là, celui qu’il pensait rencontrer n’était pas finalement celui qui assis en face de lui. Nous avions alors mené une conversation improbable en indonésiano-franco-balinais à base d’amis communs, d’histoire locale et de projets actuels. Là-bas, tout le monde l’appelle Made Bagus. Et nous avons passé pas mal de temps ensemble durant...

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mercredi 20 octobre 2010 15:21

un col italien, c'est un col romain, en plus large

Jeudi dernier, j’étais avec un autre prêtre dans le pizza rabbit du coin, j’arborais mon sweat noir à capuche des jours de crève, bardé d'une écharpe, et lui un parfait col romain. Nous venions de préparer dans le jeûne et la joie la première soirée des étudiants. Nous étions transis et affamés, en quête de calories. Une fois la commande effectuée, le pizzaiolo, depuis le fond de l'échoppe est venu vers moi… et m’a dit: "vous êtes prêtre, vous, hein?" C’était un vous de politesse pour ma tronche, pas un vous collectif pour les 2 prêtres affamés. Le col romain a levé un sourcil étonné, moi aussi. A l'insu de mon plein gré j'étais devenu signe ostensible. Nous voyant médusés, et pour...

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David mercredi 20 octobre 2010, 15:21 les mots pour le dire 12 commentaires

lundi 25 octobre 2010 22:02

le cœur de ta maison

 Les salles-de-bain balinaises, c’est pas la classe. Un trou, un bac d’eau, une casserole. On se douche à la volée, dans 3m², au pied de la cuve WC, quand il y en a une. Les portes sont généralement bouffées par la flotte, et il n’est pas rare de voir un cafard se balader. C’est vieux, c’est usé, ça ne ressemble à rien. Ou plutôt, si ! à la cuisine adjacente. C’est gras, sombre, on ne sait jamais bien si la vaisselle est vraiment propre, le feu de bois pour l’eau a noirci la pièce, et la cuisson à l’huile a oint le reste. Sous une cloche grillagée, le repas en attente, dans lequel on viendra piocher régulièrement, un autocuiseur plein de riz pour la base. Ce n’est pas tant que les Balinais...

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David lundi 25 octobre 2010, 22:02 les mots pour le dire 2 commentaires

samedi 30 octobre 2010 13:13

l'égo tique

au programme, ce week-end, avant quelques comptes-rendus de lecture en cours, trois délicieux dessins de Xavier Gorce et une vidéo. J’aurais voulu acheter aussi le dernier bouquin où écrit François Morel, pour le goût de son style, mais je renâcle à mettre 31€ (200FF) dans un livre de peintures de fleurs qui ne m’intéresseront pas. Les mots ont un coût, celui-ci est trop élevé. A sortir aussi bientôt, un dernier Tardi qui sera fort cher, mais incontournable… Bref, du Gorce, du Bon: et juste pour sourire encore, les pubs de “tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil” Notes : [1] Martin Jarrie a peint quarante-huit somptueux portraits de fleurs. François Morel a écrit, en écho, le...

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David samedi 30 octobre 2010, 13:13 franchement, parfois on se demande 3 commentaires
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