mercredi 28 mars 2012

le pâté d'alouette et de cheval

Tout le monde parle de la vidéo du moment. J’aime beaucoup qu’elle m’aide à réfléchir. C’est pourquoi je la passerai sûrement aux jeunes de l’aumônerie, pour qu’ils réalisent que les chrétiens ont, dans leur foi, une certaine vision du monde et de l’homme à promouvoir. Franchement, j’aurais aimé qu’elle choisisse un peu moins dans ses priorités, mais ce n’est qu’une vidéo, elle ouvre mes questions plus qu’elle n’y répond. D’ailleurs, c’est là que beaucoup râlent : les évêques ne se prononcent pour personne. Pire, aucun candidat ne peut trouver pleinement grâce aux yeux de leurs critères. Il faudra donc choisir, s’engager dans un sens qu’on estime le meilleur, et voter.

Rue89

En fait, tout le monde ne râle pas. Rue89, site d’information, a repris les critères des évêques pour deviner leurs intentions cachées*. C’est tout simple. Ils ont googleplusisé. attribué +1 au candidat qui remplissait l’exigence, – 1 à celui qui l’enfreignait. Et le score est tombé: il faudra voter Bayrou. Certains de mes contacts doivent se réjouir, et je n’en peux plus de m’atterrer d’une telle bêtise. Parce que tout n’est pas compris dans les critères, on peut aussi refuser/s’attacher à la figure personnelle plus qu’à la ligne de parti (certain-e-s en ont fait les frais il y a quelques années), choisir de voter pour un candidat pourrait présenter plus de chances de gagner (au nom de l’adage de Bellet: (« En politique, pour avoir raison, il faut deux choses : premièrement, avoir raison, deuxièmement, gagner. ») ou plus encore il ne faudrait pas croire que les évêques sont unanimes sur ce genre de choix. Loin de là.

Mais le plus agaçant n’est pas là. On n’est plus en cp. L’addition c’est sympa, mais faut additionner les choses qui peuvent l’être. On se croirait dans la fameuse recette du pâté d’alouette et de cheval, aux proportions simplissimes, pour ne pas dire rue89esques: elles sont équivalentes. Pour réaliser un délicieux pâté d’alouette et de cheval, la recette est donc: vous prenez une alouette, et un cheval, et avec cela vous avez toute la matière première. C’est presque aussi con que l’âge du capitaine.

la prochaine fois que tu veux la ramener sur les prises de parole un chouilla subtiles de l’Eglise catholique, chère rue89, t’es gentille, t’évite de mélanger les calices et les patènes.

merci

*un peu comme si on pouvait deviner l’idolatrie d’une famille pour Johnny en rassemblant les initiales des enfants

sens dessus dessous

BlogDavidLerouge_040Bâtir une célébration, ce n’est pas trop compliqué. On déploie un fil depuis une démarche d’entrée jusque vers un envoi. Entre les deux, des chants, des gestes, des Paroles, comme un cheminement, un accompagnement. C’est logique, chronologique, une succession de mouvement/rupture. Et naturellement, il ne faut pas oublier les silences, parce que c’est là que chacun avance vraiment.

Pour la majorité des célébrations, le canevas est donné, il est rituel. Accueil, pardon, Parole, sacrement, bénédiction, envoi. Insérés entre les silences qui laissent se déployer le mystère dans l’intimité de chacun. Le plus passionnant, c’est d’ailleurs cette articulation surprenante entre chacun, l’assemblée qui vit ensemble, se soutient, et le Christ. Une rencontre tri partite qui me délivre du solipsisme potentiel d’une relation à Jésus-moi-et-lui-dans-ma-bouteille.

Certaines ne sont pas écrites, pas vraiment, comme les célébrations pénitentielles de Noël ou de Pâques. Célébration communautaire pour entrer ensemble dans une démarche de conversion, célébration communautaire, pour, en Eglise, désirer le pardon, et conduire vers le sacrement du pardon reçu personnellement, célébration communautaire sans absolution, où tout est à bâtir.

l’ordre logique c’est accueil-chant-oraison-texte sur la conversion-Evangile-homélie-examen de conscience-démarche-promesse du pardon à celui qui répond à l’appel à la pénitence-envoi vers le sacrement du pardon-chant.

Et c’est là qu’il faut oser, oser mettre tout à l’envers, parce que la logique de Dieu n’est pas linéaire. Le pardon ne vient pas en réponse à la faute, il précède tout, il nous appelle au regard en vérité, il nous appelle à la contrition. Alors, cette semaine, j’ai bâti cette célébration:

La croix avance en silence au milieu de l’assemblée. on la pose à côté du cierge pascal allumé.

chant: (pour poser le pardon en premier, un chant de fin)
Seigneur, j’accueille ton pardon, donne-moi la force de vivre dans l’amour

1 Je viens vers Toi, Tu me connais
Tu sais de quoi chacun est fait
C’est près de Toi Qu’on devient vrai
Heureux le cœur qui sait aimer.

2. Je viens vers Toi, Tu me connais
Je viens te dire mon regret
C’est avec Toi Qu’on peut changer
Heureux le cœur qui fait la Paix.

3 je viens vers Toi Je te connais
Tu es plus grand que mon péché
C’est bien de Toi Que vient la joie
Heureux le cœur réconcilié.

Mot d’introduction :
Temps de carême orienté vers le Christ crucifié et ressuscité,
Prenons le temps de le contempler sur la croix

Oraison
Dieu de tendresse et de pitié,
sans te lasser tu offres ton pardon
et tu invites l´homme pécheur
à s´en remettre à ta seule bonté.

Bien loin de te résigner à nos ruptures d´Alliance,
tu as noué entre l´humanité et toi,
par ton Fils, Jésus, notre Seigneur,
un lien nouveau, si fort que rien ne pourra le défaire.

maintenant que ton peuple veut connaître un temps de grâce et de réconciliation,
donne-lui dans le Christ
de reprendre souffle en se tournant vers toi,
et d´être au service de tout homme
en se livrant davantage à l´Esprit Saint.

Acclamation : Gloire au Christ parole éternelle du Dieu vivant.

Evangile selon saint Matthieu. le christ sur la croix, la profession de foi du centurion.

Homélie : Jésus sur la croix nous pardonne. Jésus sur la croix se laisse contempler, Jésus nous invite à poser notre regard sur lui. Il ouvre notre vie à l’autre… prenons le temps de regarder nos vies sous son regard ;
la découverte de la miséricorde et de l’acte d’offrande

Méditation, sur une base de chant.
Nous chantons la croix du Seigneur,
Qui se dresse sur l’univers
Comme un signe éclatant, de l’amour de notre Dieu.

1 - Venez à moi, vous tous qui succombez sous la fatigue,
C’est moi qui porterai le poids de votre peine.
Seigneur je te demande pardon pour toutes mes fatigues qui étrillent mon espérance, pour les moments où je peine à croire en toi, où je n’ai plus de projet. Seigneur je te demande pardon d’être parfois oublieux des autres au nom de mon état. Ouvre mon regard, laisse moi être pardonné par toi.

3 - Venez à moi, vous tous qui trébuchez dans les ténèbres,
Sur vous se lèvera, l’éclat de ma lumière.
Seigneur, je te demande pardon pour mes moments de désespérance, pour moi-même ou pour mes proches, quand je n’attends plus ta lumière, quand je ne porte plus la lumière aux autres, quand je les enferme dans mes ténèbres.

6 - Venez à moi, vous tous que défigure la souffrance,
Je viens pour effacer vos rides et vos larmes.
Seigneur, je te confie tous les miens, tous ceux qui souffrent, mais aussi les souffrances qui me replient parfois. Je te demande pardon pour mes impatiences, envers Toi dans la prière, envers ceux qui souffrent quand ils me sollicitent. Je te demande pardon d’oublier si souvent de te prier, de rendre grâce, d’être confiant dans ton amour.

7 - Venez à moi, vous tous qui attendez la délivrance,
C’est moi qui briserai les liens qui vous enserrent.
Seigneur, je te demande pardon pour tous les péchés dont je n’ai jamais su me dépêtrer, ceux qui reviennent tout le temps, cette colère, cette envie, cette jalousie, cette chute. Apprends moi à me confier en toi jusque dans cette faiblesse qui m’enserre.

9 - Venez à moi, vous tous qui cheminez sans but sur terre,
Je viens pour vous montrer la route vers le Père.
Seigneur je te demande pardon de ne pas répondre à ma vocation de baptisé. Offrir ma vie pour toi, être témoin de ton amour, faire découvrir ta miséricorde à mes frères, vivre dans la charité… j’ai si souvent oublié.

11 - Venez à moi, vous tous qu’étreint déjà la mort cruelle,
Ma croix vient vous donner la force de la vaincre.
Seigneur, je te demande pardon pour tout ce qui me conduit à la mort. Mon péché, mes enfermements, mes manques d’espérance, de foi, de charité, mes égoïsmes, les situations mauvaises dans lesquelles je suis enfermé, dans mon couple, ma famille, mon métier. Aide moi à croire en ta victoire.

12 - Venez à moi, vous tous qui avez soif de ma parole,
En moi vous trouverez la force inépuisable.
Seigneur, si souvent, je suis sourd à tes appels. A ta Parole. Je te demande pardon.

13 - Venez à moi, vous tous qui aspirez à la puissance,
En moi vous contemplez un Dieu qui perd la vie.
Seigneur, j’ai tant de mal à croire que tu veux me sauver et m’envoyer. Je crois plus souvent en moi qu’en toi. Convertis mon cœur à ta puissance bienveillante.

Je confesse à Dieu tout puissant.

Démarche de chacun devant la croix, s’incliner, se laisser regarder par toi. Choisir d’accueillir le pardon de Dieu. et se laisser envoyer dans sa propre vie. 

Chant : Ecoute la voix du Seigneur cplt 1-2-5

Notre Père

oraison
Ecoute Seigneur la prière de tes enfants,
Ecoute-les quand ils se reconnaissent pécheurs
Sois indulgent avec nous , accorde nous le pardon de nos fautes
et la grâce de ta paix
Que ta grâce nous aide à éviter désormais le péché
et à te servir d’un cœur sans partage.

Envoi vers le sacrement du pardon

Je vous salue marie, pleine de grâ â ceu

voilà.

lundi 26 mars 2012

Ô Marie, si tu savais

Les exégètes des arcanes les plus ésotériques
doivent se gausser quand ils entendent tant de parents
pourtant fort athées prénommer leur rejeton “Théo”,
après les enfants rois, les enfants dieux…
(Amédée et Gottlieb sont, eux, pour l’instant tombés en désuétude)

Ils rigolent moins des patronages que ma petite sœur et son mari
ont déposé dans les patronymes de leurs enfants.
Syméon, celui qui a vu le salut et la lumière
Elie, celui qui a frissonné du souffle de Dieu
Madalène, premier témoin de la résurrection
et plus récemment, Théotime, celui qui honore Dieu, qui en est estimé.

Théotime et sa mère, donc

la logique eut voulu pour le petit dernier un nom hébraïque
ou tout au moins un nom biblique
la rupture de la série nous surprit sans doute
jusqu’à ce que la finale de “la cité de la peur” m’en livre le secret.

Certes, l’harmonique de foi vous parait évidente,
mais il fallait la totalité des initiales
pour dévoiler la vraie idole de ce (encore) jeune couple.
Syméon. Madalène. Elie. puis Théotime.

SMET.

faut pas dire du mal de Johnny,
Ah l’idée ! #oupas

samedi 24 mars 2012

ma Ram rame

Certains matins, ou certains soirs,
j’ai la mémoire triste, comme peut l’être l’alcool,
une mémoire de gueule de bois, de lendemain,
stridant du rire du jour d’autrefois.

blogDavidLerouge-fr-tousdroitsreserves_501

une image figée dans l’“alors” ternissant, sans concession, les ors du moment

une mémoire d’un rutilant qui matifie mon aujourd’hui
une mémoire d’aisance dans le pénible et l’ardu
une mémoire du fruit juteux au temps douloureux de la germination
une mémoire d’un hier qui n’existe que là, dans la mémoire,
une mémoire de “vieux”.

“alors”, me dis-je,
je priais fécond, je priais savoureux
j’aimais plus, j’aimais mieux
j’avais tissé de nouveaux liens, j’avais réussi
j’avais assez de ressort pour aider des jeunes à rebondir vers Lui.

car ma mémoire oublie l’effort, l’ardu, l’aride d’hier,
ou pour mieux dire, elle l’a sucré[1] .

et le sucré de ma mémoire affadit mon aujourd’hui
m’assèche au lieu de m’assoiffer. Le sec regrette l’eau
quand la soif l’attend.

et pourtant, j’ai franchement besoin de mémoire

Il m’est nécessaire de regarder cet hier pour discerner l’histoire
commune avec Dieu, pour apprendre à le connaître
mais il m’est dangereux de tomber dans ces empreintes, embourbé,
sans y découvrir un cap à suivre.

ou, pour reprendre une métaphore plus “contemporaine”,
l’enjeu, pour vivre pleinement, est de ne pas zoner dans le disque dur des exploits passés,
mais étendre ma mémoire vive, celle qui permet les applications d’aujourd’hui[2] .

Notes :

[1] dans les deux sens du terme

[2] c’est la notion de mémorial dans l’Eglise, telle qu’on la vit dans l’anamnèse, mémoire de la vie donnée du Christ, actualité de sa résurrection à laisser jaillir en nous aujourd’hui, à célébrer, attente d’un accomplissement dans Sa gloire. C’est tout con mais coton.

samedi 17 mars 2012

le silence feutré du lecteur

Depuis quelques semaines, avec Anne-Claire, nous nous posons des questions sur l'interactivité des blogs. Même si d’aucuns persistent toujours à en prophétiser la fin et la mort, on note finalement une fréquentation plutôt en hausse. Les réseaux sociaux, et le microblogging de twitter en particulier, tendent à relayer plus largement les billets, les coups de cœur, les découvertes. Facebook quant à lui donne une bonne visibilité dans un réseau moins orienté “web”.

Sans curiosité exacerbée, on se retrouve à lire en tous sens, y compris et surtout sur des sites et blogs auxquels on n’est pas affilié.

Certes, j’ai l’impression que je continue à lire, ou tout au moins survoler systématiquement les billets de certains sites et blogs, par accointance, sensibilité, confiance dans le regard ou la plume de l’auteur… et mes flux rss ponctuent assurément mes journées. Mais je lis aussi les “RT”, les liens des amis au goût sûr et à l’enthousiasme mesuré.

Simplement, il me semble, alors même que les visiteurs sont assez nombreux, que les réactions et interactions sont dispersées et raréfiées. Moi-même, je commente peu, je partage les découvertes, les enthousiasmes sur twitter ou facebook, je suis de nouveaux blogs, twittos, me désabonne de certains avec lesquels je consone moins. Je “like” peu, ou en clin d’œil.

Certes, le contenu a une grosse influence. Les billets "sur l'Indonésie" ne sont pas représentatifs, ils amènent en général peu d'interaction (hélas pour moi, mais c'est ainsi)... mais je reste toujours surpris des commentaires, ou de leur absence sur certaines autres prises de parti. On devine la lecture, qui vous dépasse un peu.

L’intérêt du blog, comme du web 2.0 repose sur cette proximité entre celui qui écrit, qui partage, et le lecteur qui peut faire écho à sa manière, dans une simple interaction. Est-ce l’assurance d’une réponse, qui atteste d’une lecture attentive du blogueur qui pousse à réagir, ou autre chose? ou au contraire, l’intérêt des blogs est-il de pouvoir découvrir la diversité tranquillement ?

Mais alors, vous, comment lisez-vous ? réagissez-vous habituellement et comment ? qu’est ce qui vous pousse à commenter / partager / relayer / agréger sur scoopit / fuir ? un commentaire qui vous ressemble vous dispense-t-il de le faire ? ça prend déjà pas mal de temps pour lire, ce n’est pas la peine d’aller plus loin ? Amis de passage, lecteurs réguliers, partagez vos manières de lire en ligne.

mercredi 14 mars 2012

No-Entry

Les aménagements urbains me font parfois sourire, surtout aux abords des églises.

Devant la Basilique de la Trinité et son parvis venté, et histoire, sûrement, d’en préserver le caractère piétonnier, on trouve un simple et unique panneau de …. sens interdit ! Beaucoup pourraient y voir toute une symbolique. C’est assez symptomatique.

Deux exceptions y sont néanmoins accordées… les ambulances, en accès urgence, et les corbillards, pour les célébrations.  Mis à part naissance et mariage, ce sont les raisons qui poussent tout un chacun à la spiritualité, ce sont les « exceptions » acceptables par la société, celles que, dans la modernité, l’on concède à la foi en Dieu : un peu de lumière dans les obscurités de la vie… quand il est moins question de compréhension et d’explication que continuer à vivre : un peu de sens là où il disparaît.

Que la foi soit lumière dans les ténèbres du Mal, de la souffrance, ou du deuil reste une expérience fondamentale : c’est la réponse de Dieu qu’on est prêts à entendre… Mais ce temps du carême vient nous rappeler que cette lumière est appelée à s’immiscer jusque dans le riant et le lumineux de nos journées. Le sens qui surgit dans cette absence vient rejaillir partout.

Parce que se laisser élever, c’est une dynamique de chaque instant et pas une exception,
parce que le Christ lumière nous éloigne, définitivement et en tous temps, des sens interdits. 

Blogdavidlerouge-115

dimanche 11 mars 2012

Une Eglise des ors et du chatoiement

Même paroisse, autre église, permettez-moi de vous emmener quelques pas.
Comme quand un touriste me le demande, je dois concéder que je n’ai aucune idée de la valeur historique de ces peintures, sombres, qui ornent les piliers de la Basilique de la Trinité… mais elles attirent le regard… vers le haut, immaculé.

Blogdavidlerouge-16-2Blogdavidlerouge-15-2

ou vers le chœur… voire les autels.

Blogdavidlerouge-5-2Blogdavidlerouge-4-3

quelques albâtres anglais plus anciens pour une histoire inscrite dans la pierre…
Blogdavidlerouge-9-2cBlogdavidlerouge-7-2r

des dorures, des sculptures…

 Blogdavidlerouge-12-2Blogdavidlerouge-13-2

Blogdavidlerouge-11-2Blogdavidlerouge-14-2

et sur les autels, fiers, colorés, s’élancent vers le ciel, des cierges majestueux, irisés, fascinants. Blogdavidlerouge-10-2Blogdavidlerouge-2-3

on pourrait être tenté de croire que tout était mieux alors, plus beau, plus flamboyant, l’Eglise d’alors brillait de mille feux, scintillants et chatoyants, mais à mieux y regarder, parfois, on découvre qu’il n’était pas certain que ces candélabres brûlent d’un feu si ardent.

méfions nous des reflets chatoyants, ils peuvent n’être que les atours d’une simple et froide rigidité de fer.

“je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé.”

Blogdavidlerouge-3-3

jeudi 8 mars 2012

semer

Accompagner des jeunes dans leurs premiers pas de foi,
c’est marcher à leurs côtés, indiquant un cap, une direction,
invitant ceux qui sont posés là, sans savoir que c’est une route 
prévenir des accrocs du chemin, accepter qu’ils s’en jouent,
suivre leurs courses éperdues, leurs fatigues désabusées,
convenir que, titubant en ces premières gauches enjambées rythmées,
ils vous piétinent les pieds, voire certains jours vous les cassent franchement

leur permettre d’aller au plus profond, comme à l’épidermique,
de vivre, de prier, respirer, s’engager
avec la foi au cœur.

On dit même que souvent, on sème sans toujours voir les moissons.
C’est poser les premiers événements de leur foi.

A Nantes, fin des années 50, on célébrait la profession de foi
sans pour autant affubler les demoiselles d’un voile un peu trop “religieuse”
on chercha donc des atours qui puissent convenir…
pour préparer un avenir

papesses-2

de papesses ?