samedi 30 juin 2012

l'important, c'est la rose

Depuis que le cathologue a libéré la vanne catho, la théologie se pare, fume, de fragrances inattendues.

Aussi, dans nos échanges avec une choupinette que j’aime bien, elle me posa une colle bien inquiétante, au vu des chaleurs estivales. Et si elle avait raison? Ciel, je crains pour mon avenir.

au vu de l’odeur de sainteté qui se dégage des auréoles des débardeurs cet été, ça doit pas sentir la rose au paradis.

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Mais tout ça est-il le fruit du Hazard? il suffisait de ne pas abuser du … “jerk

vendredi 29 juin 2012

la pousse de Bambou

Vous pouvez le dévorer en 20 minutes, ou le savourer en trois heures : ce sont deux conférences de François Cheng sur ce lien intrinsèque et profond entre toute vie, toute pulsation, et la beauté, et la bonté, et leurs importances énigmatiques. On y frôle la question du mal, du beau, du bien, du vrai, mais appuyée sur un devoir éthique, une aspiration à la vacuité intérieure comme appel à la contemplation. ça peut se lire vite. On peut surtout y revenir, simplement, un soir, accoudé sur une digue, seule respiration d’humanité face à un paysage splendide, ou dans le détail d’une herbe qui frissonne, ou d’un sourire amoureux.

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jeudi 28 juin 2012

La douceur angélique et le Semper des corps

la marche qu’on saute, toujours la même
les mains qui s’ouvrent au Notre Père
les mots qui s’enchaînent automatiquement pendant le “je confesse à Dieu”
le double tour de clé, un genou au sol, dans la serrure du bas de la porte de la sacristie,
l’inclination en passant devant le saint sacrement
le pas en arrière, à la communion, parce qu’il a mis son missel sous son bras, signe qu’il va devoir partir juste après pour aller au tribunal, son sac l’attendant déjà sur la gauche
ce coup d’œil sur le pique cierge de Marie Madeleine Postel pour vérifier s’il y a un cierge à rallumer
la petite vérification de l’heure, juste avant l’offertoire
le regard pour vérifier la volute de fer forgé sous laquelle se glisser au moment d’aller chercher le ciboire
les mots qui suivent le Notre Père
les mains en corole qui ouvrent la voûte, juste avant la préface
la main qui se serre sur le cœur, parce que je ne suis pas digne de le Recevoir
le combo ouvrir-la-porteduplacard-prendre-une-grande-hostie-dans-la-boîte-mettre-du-vin-dans-le-calice-coup-d’œil-à-l’ordo-interrupteurs-lumière-eau-dans-la-burette-choix-du-lectionnaire-et-missel-sur-le-plateau-cierge-aube-chasuble-tout-déposer-sur-la-crédence-s’asseoir-prier
le “Bonne journée à tous”,
la custode qu’on remet à la religieuse
l’air “normal” du sanctus qui part tout seul
le genou gauche qui ploie après l’élévation
le ton de la voix pour dire “heureux…”
l’inquiétude quand la folle arrive

parfois la tête, hébétée, y est moins
et le cœur a la délicatesse de se lover dans la simple fidélité des corps.

Je méprise ma routine si souvent, et parfois, c’est justement elle qui me tient.

jeudi 21 juin 2012

Ctrl H

Le monde se divise en deux catégories:

Ceux qui pensent que les séries télé, c’est “plus belle la vie”, “Derrick”, ou “Walker Texas Ranger”, qui les dédaignent de la télécommande pour aller vaquer, dimanche après midi, en bord de mer ensoleillé, et ceux qui ont découvert comment certaines séries, hautement addictives, déploient en scénarios léchés, rythmes fignolés, imaginaires féconds, tout un portrait de l’humanité, rarement sous ses meilleurs jours, mais avec un brio digne de pas mal de films de ciné.

C’est pour se rassurer qu’on dit ça, parce qu’en fait, les séries, on en boufferait jusqu’à pas d’heure, rebondissant d’épisode en saison, accrochés par un récit, des personnages incroyables, une photo souvent bien faite, et un sous-titrage hasardeux. Parce qu’il faut le reconnaître, ces séries sont souvent anglosaxonnes, et sonnent mieux dans les angles. Bref. Mes deux dernières addictions furent Breaking bad (un prof de chimie, se découvrant un cancer inopérable, décide de synthétiser de la méthamphétamine pour laisser un pécule à sa famille… plongée dans le côté obscur de la vi(ll)e) et bien sûr Game of Thrones, le Trône de Fer, basée sur les romans de George R.R. Martin, et qui racontent dans un monde un poil mythologique, les luttes de pouvoir pour ledit trône, chacun s’en croyant l’héritier légitime. C’est rempli de coups bas, de trahisons, d’alliances, et de vilénies. Il y a du sang, du sexe, du pouvoir, de l’argent. Bref, de l’humainerie. Au début, on est un peu perdu dans la foule des protagonistes bien campés, puis on s’y retrouve, puis l’histoire se complexifie. Personne n’y est vraiment bon, ni totalement mauvais, et Tyron, qui est nain, n’y est pas confiné dans le rôle de passe-partout.

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L’histoire est vraiment bien construite, et je pense que la série ne démérite pas. Et on comprend que la littérature ado fasse flores autour de ces récits d’heroic Fantasy. J’étais encore tout intrigué par l’imagination féconde de l’auteur quand, lundi soir, à la messe, j’ai écouté la première lecture du livre des rois. C’était encore un de ces découpages de la liturgie qui me laissent sans voix. On coupe le récit avant le dénouement, et on se retrouve avec un récit amoral à souhait pour l’homélie… “la suite demain, n’oubliez pas de revenir”. Comme le premier protagoniste était Naboth, le parallèle avec Tyrion fut immédiat… et le récit ne déméritait pas.

Prenez donc 1R21. puis utilisez la fonction Ctrl H de Word…
Remplacez Naboth par (logiquement) Tyrion, Jézabel par Cersei (qui prend alors un statut de mère), Acab par Joffrey, Elie par Robb Stark, Les israëlites par la Night’s watch, Samarie par Kings Landing et le trône de fer,  Les ennemis par les sauvageons, Dieu par les Sept  et …

Vous avez le script de la saison 3 de Game of Thrones en avant première. En mieux même !

01 Tyrion, de la famille Lannister, possédait une vigne à côté du palais de Joffrey, roi de Kings landing. 02 Joffrey dit un jour à Tyrion : « Cède-moi ta vigne ; elle me servira de jardin potager, car elle est juste à côté de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l'argent qu'elle vaut. »03 Tyrion répondit à Joffrey : « Que les Sept me préservent de te céder l'héritage de mes pères ! »

04 Joffrey retourna chez lui sombre et irrité, parce que Tyrion lui avait dit : « Je ne te cèderai pas l'héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, tourna son visage vers le mur, et refusa de manger. 05 Sa mère Cersei vint lui dire : « Pourquoi es-tu de mauvaise humeur ? Pourquoi ne veux-tu pas manger ? » 06 Il répondit : « J'ai parlé à Tyrion Lannister. Je lui ai dit : 'Cède-moi ta vigne pour de l'argent, ou, si tu préfères, pour une autre vigne en échange.' Mais il a répondu : 'Je ne te cèderai pas ma vigne !' » 07 Alors sa mère Cersei lui dit : « Est-ce que tu es le roi du trône de fer, oui ou non ? Lève-toi, mange, et retrouve ta bonne humeur : moi, je vais te donner la vigne de Tyrion. »

08 Elle écrivit des lettres au nom de Joffrey, elle les scella du sceau royal, et elle les adressa aux anciens et aux notables de la ville où habitait Tyrion. 09 Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne, faites comparaître Tyrion devant le peuple. 10 Placez en face de lui deux individus sans scrupules, qui témoigneront contre lui : 'Tu as maudit Les Sept et le roi !' Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le, et qu'il meure ! »

11 Les anciens et les notables qui habitaient la ville de Tyrion firent ce que Cersei avait ordonné dans ses lettres. 12 Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Tyrion devant le peuple. 13 Alors arrivèrent les deux individus qui se placèrent en face de lui et portèrent contre lui ce témoignage : « Tyrion a maudit Les Sept et le roi. » On fit sortir Tyrion de la ville, on le lapida, et il mourut. 14 Puis on envoya dire à Cersei : « Tyrion a été lapidé et il est mort. »

15 Lorsque Cersei en fut informée, elle dit à Joffrey : « Va, prends possession de la vigne de ce Tyrion qui a refusé de la céder pour de l'argent, car il n'y a plus de Tyrion : il est mort. » 16 Quand Joffrey apprit que Tyrion était mort, il se rendit à la vigne de Tyrion et en prit possession.

17 La parole des Sept fut adressée au roi du Nord Robb Stark : 18 « Lève-toi, va trouver Joffrey, qui règne sur le trône de fer à Kings landing. Il est en ce moment dans la vigne de Tyrion, où il s'est rendu pour en prendre possession. 19 Tu lui diras : 'Ainsi parlent les Sept : Tu as commis un meurtre, et maintenant tu prends possession. C'est pourquoi, ainsi parlent les Sept : A l'endroit même où les chiens ont lapé le sang de Tyrion, les chiens laperont ton sang à toi aussi.' »

20 Joffrey dit à Robb Stark : « Tu m'as donc retrouvé, toi, mon ennemi ! » Robb Stark répondit : « Oui, je t'ai retrouvé. Puisque tu t'es déshonoré en faisant ce qui est mal aux yeux des Sept, 21 je vais faire venir sur toi le malheur : je supprimerai ta descendance, j'exterminerai tous les mâles de ta maison, esclaves ou hommes libres. 22 Je ferai à ta maison ce que j'ai fait à celle du Nord, et à celle du Mur, tes prédécesseurs, car tu as provoqué ma colère et fait pécher Le trône de fer. 23 Et les Sept ont encore cette parole contre Cersei : 'Les chiens dévoreront Cersei sous les murs de la famille Lannister !' 24 Celui de la maison de Joffrey qui mourra dans la ville sera dévoré par les chiens ; celui qui mourra dans la campagne sera dévoré par les oiseaux du ciel. »25 On n'a jamais vu personne se déshonorer comme Joffrey en faisant comme lui ce qui est mal aux yeux des Sept, sous l'influence de sa mère Cersei. 26 Il s'est conduit d'une manière abominable en s'attachant aux idoles, comme faisaient les sauvageons que les Sept avait chassés devant les Night’s watch.

27 Quand Joffrey entendit les paroles prononcées par Robb Stark, il déchira ses habits, se couvrit le corps d'un vêtement de pénitence ; et il jeûnait, il gardait le vêtement de pénitence pour dormir, et il marchait lentement.

28 Alors la parole des Sept fut adressée à Robb Stark : 29 « Tu vois comment Joffrey s'est humilié devant moi ! Puisqu'il s'est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur de son vivant ; c'est sous le règne de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. »

Et dire qu’on fait lire aux jeunes de l’héroic fantasy, donnez leur une Bible, et montrez leur les récits qui les feront vibrer (ou pas)
(si vous voulez retrouver le récit initial, ouvrez votre Bible Clignement d'œil )

demain, on vérifiera comment Desperate housewifes a tout piqué à Sara et Agar, et les romances acnéiques au cantique des cantiques.

samedi 16 juin 2012

Hinneni

9782070134755comment descendre au plus profond des cieux ?
comment remonter le cours des rivières ?
comment s’appuyer sur la crête pour ne pas tomber dans le ciel ?
comment écouter s’inscrire la Parole sur la paroi des cœurs ?
comment chercher le mot de la rencontre dont le sens m’échappe ?
comment retrouver le nom de Dieu ?
comment rendre toute la vibration de 10 paroles qu’on connaît sur le bout des 10 doigts ?

en se laissant mener par les mots d’Erri de Luca qui fait vibrer la richesse du texte en hébreu de ce Moïse à la peau assoiffée, au regard enfiévré, au “qui suis-je” énigmatique. C’est un peu difficile, un peu poétique, et ça risque de vous donner envie de vous mettre à apprendre l’hébreu.
Mais peu vous chaut.

“Béni soit celui qui inaugure une source”
au sommet, “il faisait l’expérience du vertige qui, en lui, n’était pas un appel du vide vers le bas, mais se pencher sur le vide du haut. Là, sur le sommet, il percevait la divinité qui s’approchait. Là-haut, il s’enveloppait de vent.”

et son frère de lui dire: “on doit toujours descendre, démissionner de la hauteur atteinte. Regarde en bas maintenant, règle ta vue sur la distance courte, retrouve la mesure et la hauteur de la terre. L’élan qui te pousse à escalader les montagnes, à chevaucher les hauteurs est fantastique, mais plus grande est l’entreprise qui consiste à être à la hauteur de la terre, de la tâche de l’habiter qui nous est assignée”.

Entre hauteurs et quotidien, souffles et soifs, feux et ardeur, Erri de Lucca emmène sur un chemin où la Parole gravée dans la montagne a inscrit un mode de vie pour des générations d’hébreux, et même pour nous, en étrangers. Cent trois pages, chez Gallimard

jeudi 14 juin 2012

premier abord

au premier abord, c’était un dimanche sans présidence d’eucharistie,
un dimanche où je pouvais célébrer où bon me semblait,
un dimanche à aller voir les amis
célébrer avec eux, et se réjouir de voir grandir les enfants…

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au premier abord, c’était un dimanche très pluvieux,
un délicieux dimanche d’automne, qui ne tranchait guère dans le calendrier
qui s’acharnait, le malheureux, à indiquer “juin”.

Pluie. Donc visite. Donc musée, neuf, et bien fait, à Elbeuf.
et l’occasion de quelques clichés.

dans le plus pur style industriel des temps modernes

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en version laine fil tissu drap…

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avec quelques réminiscences plus artisanales
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et même des colliers de barbe patronaux tout à fait délicieux.
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mais ça : ces jolis clichés esthétisants, c’est bien le premier abord.
parce que sur ces machines, huilées et mises en valeur, il y avait aussi

des hommes.

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des femmes
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des zombies?
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et des jeunes.
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qui même, parfois, ne devaient pas tant que ça rigoler, surtout quand le maire…

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en admirant l’esthétique dépoussiérée de ces machines impeccables et huilées,
on pourrait oublier les petits qui les graissaient, les servaient
qui se sont battus parfois, qui vivaient d’une pauvre humanité
qui sont devenus personne quand les usines ont fermé.

Parce que la beauté de l’acier, en fait, n’est que de prime abord.
La vraie beauté, elle est de chair, et il faut l’aborder.

vendredi 1 juin 2012

Prière de ne pas me roucouler dans l'oreille

Je tiens à mes neurones. J’en ai pas assez et ne suis pas sûr de vouloir les laisser en viager à qui que ce soit. Je n’ai jamais bien compris comment ils fonctionnent mais me garderais bien, comme firent les grecs en associant les éclairs à Zeus, d’y voir une mécanique divine. Bien sûr, je prie, avec tout ce que je suis, je prie en me tenant en la présence de Dieu, en élargissant l’espace intérieur pour y écouter sa Parole, pour y laisser rayonner son amour et sa lumière, pour apprendre à agir en conséquence. “Ô Toi qui es présent dans le fond de mon cœur, laisse-moi te rejoindre dans le fond de mon cœur”. Je prie l’Esprit de me donner l’intelligence des Ecritures, je lui demande de m’aider à bien connaître Dieu… et à rester juste.

De là à parler d’inspiration, je me tâte. Je me demande même si, quand on évoque ce sujet, on ne serait pas, parfois, à deux clics d’un énorme cliché.

En version conscience, ça pourrait ressembler à un dessin animé, ou à une scène de Pirate des Caraïbes… un petit être vaguement cornu ou ailé qui batifole à deux pas de vos pavillons, et vous susurre vos bonnes ou surtout vos mauvaises actions, une personnification de la bonne ou mauvaise conscience, toute extérieure à soi. Nous sommes le ring d’un combat, avec l’autonomie intellectuelle du ring. C’est pour la version “décision”. Le thème se décline d’ailleurs assez bien, en version intracrânienne, avec la version de Lars Von Trier dans Breaking The Waves: L’héroïne, passablement allumée, parlait à Dieu avec sa petite voix et des larmes dans les yeux, dans le bizarre de sa vie tourmentée, et elle se faisait elle même les réponses, avec une grosse voix toute pathologique en reprenant les mots indigestes et acérés du Pasteur.

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Dans la version inspiration, c’est la colombe, ou le petit Jésus à califourchon sur votre épaule, et qui vous dicte ce que vous avez à dire, les paroles qui toucheront. Dieu se sert du prédicateur, en court-circuitant son cerveau et susurrant “la” Bonne Parole. D’ailleurs, avec une telle vision, on imagine assez facilement les évangélistes soufflés par les mêmes bourrasques. “Ecoute ce que l’Esprit di(c)t(e) aux Eglises”.

Sans aller jusqu’à ce cliché, j’ai pourtant l’impression, quand j’écris mes homélies, que mes neurones sont passablement verrouillés, et peu sujet à manipulation spirituelle. Je choisis, pense, préfère les mots que je vais utiliser. Je n’attends pas qu’ils me tombent dans l’oreille. Les mots viennent de mon écoute de la Parole, que je sers, les mots viennent de mon attention au peuple auquel je vais devoir faire entendre la Parole, que j’écoute aussi, les mots me viennent de choix, d’audace, d’humour, d’écriture. Dans MES synapses.

Mais alors, quid de l’Esprit Saint? Il est présent tout le temps, et plus encore.

C’est avec lui, comme tout un chacun, que je peux comprendre un peu Dieu
C’est avec lui, que je prie, dans l’audace de sa présence
C’est avec lui, que je reste serviteur et adorateur de ce même Dieu

C’est lui qui se saisit de mes mots, de mes mots choisis, et fait que tel ou tel touche. Non pas que j’aie été télécommandé, mais parce qu’il donne la fécondité. Il prend les choses comme il prend les mots pour en faire des signes. ça, je ne peux le faire. Je ne peux que donner. Lui, il donne la profondeur et la justesse que je ne saurais deviner. Et c’est très bien ainsi.

Ainsi, même quand je suis mécontent du propos, untel vient nous dire qu’on a touché juste, ou quand on est content, qu’on a bien cerné le mystère, un autre vous dire “rien compris” “bien aimé ton petit exemple ridicule” ou rien.

Une homélie s’écrit, avec toute l’intelligence du prédicateur, sa foi, sa vie, sa plume. On ne peut pas plus. L’Esprit, lui, lui donne sa fécondité (bis, je sais, mais tout est là)