vendredi 22 mai 2015

allez voir là bas si j'y suis

Onze ans au service du Christ comme prêtre, avec les plus jeunes, collégiens, lycéens, étudiants, dans les établissements catholiques d'enseignement (faut pas se planter dans l'ordre des mots), dont sept ans dans la douce ville de Cherbourg, croisée de mondes et d'horizons, de vrais Cotentinais et purs expats, c'est une belle aventure qu'il est difficile de quitter... des chrétiens, des amis, des projets, des rencontres, de la réflexion, des lectures, des photos, des sourires et des regards, des machins sur les internets, des approfondissements, des collaborateurs tellement précieux, des trucs compliqués parfois, un bel oratoire, des jeunes, des jeunes, des jeunes... et des #%$&§!!£ de goélands

Pourtant, 

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Il y a une joie, et une appréhension dans les commencements... Découvrir une ville que je ne connais que peu, des chrétiens et des habitants que je n'ai pas encore rencontrés, découvrir une mission dont je pressens les grandes lignes sans bien savoir encore comment elle se vivra, Mgr Le Boulc'h m'envoie donc comme curé (désormais, tu auras le droit...) de la paroisse Notre Dame de la Baie (oui, tu peux faire des jeux de mots) de Saint Pair-sur-mer (oui, tu vas faire plein de jeux de mots), succédant encore une fois au P. Jean Christophe Mâche. 

Un pèlerinage, une plage de sable blanc, quelques falaises et quelques églises, aussi, des résidents l'hiver, beaucoup de plus de Parisiens vacanciers l'été, un grand centre paroissial, pas mal d'ajoncs et de genêts, un pommier dans un clocher, une vallée des peintres, une autre du Lude, une flèche octogonale, la vénération des Saints Pair, Gaud, Scubilion, Senier et Aroaste, d'aucuns diront que je passerai ce ministère en vacances, heureusement que je continuerai d'accompagner les coopérants d'Indonésie pour éviter cette calomnie #ohwait.  

Quelque chose me dit que le Seigneur me rendra encore bien souvent témoin des milliards de miracles de sa Miséricorde. Qu'il me donne d'en être passeur, qu'il nous donne d'en être vivants. 

lundi 4 mai 2015

Donnez du son à un âne

Les-racines-du-ciel (1)J’ai coupé mes radios.
Les tombereaux de nouvelles me coupaient de la Bonne Nouvelle, ou plutôt suramassaient leur putrides effluves par dessus la bonne odeur de l’Esprit, me donnant envie d’oublier de sentir. Et les chroniques partisanes dévidaient leur fil sans m’éveiller même un sourire. 

J’ai coupé mes radios pendant le carême, et je ne les ai pas rebranchées depuis, sauf au petit matin, sur France Cul, histoire de me tenir un peu au jus.
Les dimanches matins, c’est Lenoir, et souvent ça m’ennuie, les lundis c’est Fourest, et ça m’apitoie… au point de finir par désirer dormir plus, ou ne plus m’informer que par papier.

J’allais continuer à maugréer et deux pépites m’ont traversé les oreilles :

la chronique politique de ce matin, un hommage à Jean Léonetti. Je ne suis pas sûr de comprendre les tenants et aboutissants, mais il y avait une vibration qui n’était pas d’émotion mais de justesse, juste avant Miss Fourest. C’était là:

le texte et l’audio (quelques minutes):

et dimanche, les racines du ciel donnaient la parole à Colossimo sur les chrétiens d’Orient. Et c’était brillant de lucidité sur les tentatives de récupération et la malédiction des chrétiens d’Orient. Là encore, d’une justesse défrisante

le texte et l’audio (une heure):

sensible et intelligent. C'eût été dommage de les rater. A vous de les écouter.