Au moment de l’annonce de la parution imminente de l’encyclique par le pape François en avant-première sur les internets, un cardinal, par une fausse manipulation, révèle les deux projets de refonte du site web du Vatican en lien avec l'AFP, première source d'extrapolation vaticane.
La première dans la droite ligne des dernières évolutions.
la seconde, plus sobre, abandonnant le parchemin pourtant joliment scanné.
hélas, aucune date de release n’a été communiquée. On attend la Keynote de Lombardi, sous peu
je suis tombé par hasard sur une super campagne d’affichage pour des jardins publics anglais… sur le mode du détournement coloré et ludique d’interdictions
et je me dis que ça pourrait être une bonne idée pour les églises, où, bien souvent, on se fait engueuler par les pancartes
à vous. il y a encore tant à faire… pour inviter quand l’église célèbre, pour une adoration, pour ne pas se brûler au feu de l’Esprit, pour prévenir de l’espace parfumé du baptême… Courage, créons!
Si le conducteur cherbourgeois est plutôt placide voire indolent, stoppant son véhicule au moindre piéton qui envisage de traverser parfois, en conduisant, sans savoir pourquoi, me viennent des idées qui ne sont pas sans rappeler les heures les plus sombres de l’histoire.
Les chrétiens sont des gens délicats. S’ils n’hésitent pas à se tourner vers Dieu pour le louer pour lui demander des trucs plus ou moins pressants, ils ont quand même des manières et n’oublient pas que pour Dieu, ça doit pas être facile facile de s’y retrouver dans toutes ces exigences qui arrivent par paquets de millions… sans parler de ces cierges immaculés qui brûlent, holocauste ciré, de par le monde. Alors, pour être sûr(e)s que leur prière sorte un peu du lot, certains rajoutent un petit quelque chose.
soit dit en parlant, je suis fan du “exhaucer”… qui demande, en quelque sorte, un peu de hauteur pour prières suscollées.
En cette période de fin d’année, je m’astreins à résister à la tentation d’utiliser une sorte de spray en bombe qui agirait sur les plus chiants, les plus pestes du caté, façon Mt 25, pour les récalcitrants à la sainteté
fais gaffe, toi, la tache qui n’a pas d’auréole, ça va éliminer à sec.
et je ne parle pas ici des indélicats qui se croient obligés de déverser sur l'homme d'églises les tombereaux de haine cuculpabilisée qu'ils feraient mieux d'adresser à leur surmoi qui n'assume pas, ou à leurs cours d'histoires revus à la truelle je ne parle pas non plus des paroissiens dilettantes qui houspillent le clergé quand on ne leur donne pas ce à quoi ils ont "droit" je ne parle pas des mètres carrés de clichés qu'on nous colle à longueurs de TL sur la tronche, non, je parle du chœur de métier : la messe et ses aléas trinitaires.
Le risque numéro 1, le matin, c'est côté Parole... parce que si certains Evangiles se laissent brosser dans le sens du poil, on a de temps en temps des vacillations dans l'homélie (comme ce matin) quand il s'agit d'arracher les yeux peccamineux, couper les pieds qui déconnent ou de commenter une lecture dont la fine pointe ne sera donnée que le lendemain. Cher Fils, tu ne nous simplifies pas toujours la vie.
L'habileté numéro 2 consiste à ne pas se laisser troubler par les didascalies du missel, d'un joli rouge qu'il ne faut surtout pas lire ou qu'il faut ajuster sans se planter.
mais ça s'apprend.
Non, ces jours ci, c'est l'Esprit qui me bat à froid, sous les différentes comparaisons qu'on lui a attribuées. je ne parle pas du vent, à Cherbourg, c'est le quotidien, ni de la pluie, forcément. Le feu, on gère.
mais le souci vient d'une autre image bien courante pour l'Esprit, à savoir la blanche colombe qui a eu pour effet collatéral non désiré d'attirer quelques coreligionnaires à plumes qui roucoulent à tue-tête, planent sous les voûtes, et s'allègent allègrement à 10 cm de mon siège.
ça fait monter grave la pression à chaque froufrou de décollage entendu au-dessus de la tête et ça déconcentre un chouilla.
J'avais donc été tenté de me plaindre des risques du métier jusqu'à ce que je découvre, ce matin, que la rambarde en pierres à quelques mètres au dessus avait fini par trouver la vie trop longue et choisi de se délester de quelques dm3 de caillou pendant la nuit, à l'endroit où symétriquement, je suis sensé me tenir. Si l'Esprit ne tient plus l'unité de l'église, je suis foutu.
voilà, les risques du métier, on vous disait. je ne vois qu'une solution... (surtout qu'il pleut dans certaines églises)
dans des contrées non moins pluvieuses que nos mois de mai arrosés ils ont pris leur parti de ces déluges quotidiens, et décorent les portes du train interne de l'aéroport de stickers édifiants
alors s'il fait un peu frais, profitez-en pour mettre les bières à rafraîchir sur le rebord de la fenêtre^
(et je ne dis pas ça parce que j'habiterais une région connue pour ses pluies très fréquentes, ses températures très tempérées et son vent très présent, non )
puisqu'on entend encore des outrés de la langue, des transis du tradi, des monoidiomiques appauvris qui trouvent que le latin, dans la liturgie, c'est pire que désuet, réacque, que ça chasse le péquin, le retrosatanasse, l'égarre (humanum est), le duralexsedlexe, surtout pendant le kyrie , alors qu'il y a tant de cholis chants créés par les troubadours du bon Dieu (de langue française, Dieu merci), puisqu'il y a encore des hauts cris qui entravent la recherche du beau de critères débilitants au lieu de puiser dans tous les registres de quoi servir la beauté, le frère, et Dieu avec tout ce qu'on est et ce qu'on a reçu, avec tout ce qu'on crée et tout ce qu'on donne, puisque ces combats semblent à certains si nécessaires, je propose d'expurger les rassemblements nationaux de l'Eglise de France des mots latins qui font choli pour des vrais mots français (môssieur) et qui ne seront pas sans poésie Ainsi, désormais, vous pourrez entendre parler de ....
pardon.
pardon notamment à cause de cette démarche initiée dans l'Eglise de France et qui a trouvé un écho tout particulier dans la prison de cherbourg, puisque le travail de relecture des initiatives de charité et de fraternité a permis un échange et une profondeur dans cette petite assemblée dominicale... "oui, moi, je suis aidé" et Dieu sait que cette phrase a pu ouvrir bien des cœurs. Et comme disait un confrère à propos de la foi, mais ça vaut pour la fraternité en Christ: "la fraternité est un pari, et ce pari vaut bien une messe". voilà.
sur le Blog de David Lerouge, 37 ans, prêtre à Cherbourg... pour, en quelques mots et photos, approcher de l'ineffable !
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