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le tohu bohu de la suie genesis

Quand on erre en métro, et surgit de la terre, on note rapidement que Paris est loin d'être aussi homogène que les grandes avenues haussmanniennes aux appartements divisés : on y trouve des ruelles charmantes, des bouts d'immeubles jadis faits pour être accolés, des barres rebutantes, des bicoques vieillissantes à la patine populaire, qui n'ont plus rien à voir avec leurs loyers surdimensionnés. Me baladant du côté des Batignolles, j'ai croisé une pléiade de femmes enceintes et de bébés, qui attestent que le quartier a dû résister un moment à l'inflation, ou que les crèches sont ici démultipliées. Car à vivre dans une ville, on choisit la communauté, des bébés, des transports, du chauffage, des canalisations... tout est mutualisé. Mais les architectes parisiens sont des êtres surprenants qui avaient oublié que les habitants le soir ne doivent pas simplement évacuer le stress et la fatigue de la journée, mais aussi les émanations des chauffages, poêles et cheminées, reliquats d'un confort quand même individualisé. Reste à chacun de bricoler son conduit de cheminée!

Commentaires

1. Le mardi 22 mai 2007, 00:00 par Amélie Heurtaux
ça donne envie de se promener...de découvrir les bas-fonds parisiens. Je ne connaissais pas. Ou cela ne m'avait jamais frappé. Merci donc de me faire pointer les yeux là-dessus... et jolies photos, vraiment.

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