Aller à la recherche

ô truie, que ne vous dois-je!

comme on en parlait en septembre dans ce blog, il y a de saines colères. Il y en a aussi de tout aussi stériles, adolescentes et futiles... quoique rouges à souhait. Il en est de même des déceptions, énervements et découragements. On peut être certes bardé d'un regard peu enclin à se laisser désabuser tout en étant (trop/très/assez) critique, on n'en reste pas moins surpris par l'inventivité humaine qui n'a pas de limites. Dans ces cas, l'étonnement n'a de cesse, et la bile suinte du stylo. Alors laisse-moi te dire...

merci à toi, toi mon alter égo, mon frère, qui enrichit ma vie de toute la richesse de ton intériorité, de ta générosité, de ton imagination, de ton sens de l'à propos et de l'initiative...

ma vie serait terne sans...

cette charmante initiative de 6 collégiens désoeuvrés qui ont décidé, sans se servir de leur cerveau (ce qui est un exploit hors de la portée de la majorité) qui ont donc décidé de mettre à sac l'aumônerie, et quelques autres pièces, comme ça, pour s'occuper. Une statue abîmée, du bazar partout, la clé usb de notre travail de ces derniers temps, une trousse offerte par un enfant n'ont pas résisté. Heureusement que vous n'êtes qu'en 6e et 5e, ça vous laisse de la marge pour progresser dans l'inventivité,

cette charmante voisine qui, dérangée depuis ses persiennes fermées par ma voiture sur son trottoir, a jugé bon de prévenir la maréchaussée pour que je puisse contribuer par une obole de 35€ à la vie de la cité

ce goût prononcé de la dissension de toutes les collectivités qui préfère massacrer son prochain et revendiquer une parcelle de pouvoir plutôt que de communiquer avec lui. (Tullius Detritus n'est pas mort)

ce charmant libraire qui a conseillé un manga tout à fait fade, sirupeux, plein de bons sentiments et inepte, bref, fleur bleue

ce propos amène de jeunes padawans trouvant que c'est n'importe quoi, les blogs de curés, y z ont autre chose à faire,

le tout ponctué de chants à harmonies tellement variables qu'on en perd la ligne, à force de fermer les yeux faute de pouvoir boucher les oreilles, de concélébrations à géométries et tonalités variables, ou ces célébrations belles certes, mais dans des églises sans chauffage

vous savez attaquer mon optimisme à la base. Soyez en remerciés. Grâce à vous, pas de méprisable candeur dans mon regard. Un choix d'espérance fragile. Mais faudrait voir à pas pousser mémère dans les orties, tout de même!

quoique
quoique, au cours d'une soirée, on rencontre une femme brisée par le décès d'un proche, une famille éprouvée par une violence subie, on voit une jeune qui parle des étoiles et de la prière, un homme, debout silencieusement dans une église, une restauratrice qui vous parle du mariage de son frère...

quoique on rentre de retraites de profession de foi, émaillées de sourires et de complicités, réhaussées d'expériences spirituelles décapantes, une marche pascale enthousiasmante où le pardon saisit...

et tout le reste retrouve son statut de futilités.

Enfin tout de même, cette douce relation avec autrui qui sait vous séduire de manière souvent inouïe me fait penser à cette douce chanson de Juliette:

- Ami vous commencez
A Chauffer mes oreilles
Vous voulez m'énerver ?
Je vous le déconseille !

- Eh là, ma tourterelle !
Votre mauvaise foi
Ne vous rend pas plus belle,
Ne nous disputons pas

- Ne pas nous disputer ?
Pour ça je suis d'accord
Si vous reconnaissez
Que c'est vous qui avez tort

- Ah si vous me cherchez
Vous allez me trouver !
- Et je vais trouver quoi ?
Allez-y montrez-moi !

La bave du crapaud
Ne va jamais bien haut
Mais gare à ce qui tombe
De la blanche colombe

Poussez pas, je vous prie,
Mémère dans les orties

- Normalement personne,
A moins d'être malade,
Ainsi ne déraisonne
- Au milieu des salades

C'est vous qui divaguez
Dans les rhododendrons
- J'aurais dû me méfier
Maman avait raison

- Votre mère parlons-en !
Une fichue mégère !
- A nos atermoiements
Ne mêlez plus ma mère !

- Voyou de bas étage !
- Ogresse coprophage !
- Misérable pandour !
- Pompante Pompadour !

- Au trou le ver de terre !
- Au bûcher la sorcière !
- Fripouille, andouille, arsouille !
- Non aux rimes en ouille

Poussez pas, je vous prie,
Mémère dans les orties

- Qu'est c'que j'ai fait au ciel
Pour être tombé sur
Ce tromblon en dentelle
Cette caricature !

- Vous me faites penser
A du poisson pas frais
Il n'y qu'à regarder
Votre face de raie

- Filons la métaphore
Puisque j'ai toujours su
Que vous êtes, trésor,
Une sacrée morue

- Quant à vous mon tout beau,
Vous n'êtes qu'un maquereau !
- C'est à vous qu'il échoit
D'avoir un nez d'anchois

- Ce Q.I. de pétoncle
Viendrait-il de votre oncle ?
- Sait-il votre tonton
Que sa nièce est un thon ?

- Eh qu'on vous pousse avec
Mémère dans le varech !

- Mais vous avez vu l'heure ?
Nous sommes en retard !
Remisez vos rancoeurs,
Nous reprendrons plus tard

- Oui vous avez raison,
On nous attend je pense
Mais juste une question
Avez-vous les alliances ?

- Bien sûr que je les ai !
Pour qui me prenez-vous ?
- Pour un type distrait
Et mon futur époux !

Commentaires

1. Le lundi 14 avril 2008, 00:00 par NO NAME
votre article me parle beaucoup, merci
2. Le lundi 14 avril 2008, 00:00 par Christophe
Re. Heureusement que tu apprends à regarder...
3. Le lundi 14 avril 2008, 00:00 par Christophe
David est entré en thérapie, il va devoir dépenser une fortune pour extirper de son conscient tous ces traumatismes ! Courrage tu n'es pas au bout des vilénies humaines !
4. Le lundi 14 avril 2008, 00:00 par manucolomb​ani
Tant mieux si c'est ancien ... les plaies sont quasi cicatrisées, alors ...
5. Le lundi 14 avril 2008, 00:00 par Claire
On signe où David ?  Mémé (plus raffiné que mémère...?..)  elle aime pas les orties....surtout le lundi matin et qu'en plus elles sont mouillées !!!
6. Le lundi 14 avril 2008, 00:00 par David
rassurez-vous, tout est rentré dans l'ordre, ces événements ne sont pas récents, loin de là, mais émaillent hélas parfois notre quotidien. la simplicité du regard a parfois un coût!
7. Le mardi 15 avril 2008, 00:00 par Véronique
ce que j'aime chez vous, c'est la gravité de votre humour... cette manière si amusante de nous raconter la bêtise des autres ! du coup tout devient léger !
8. Le mardi 15 avril 2008, 00:00 par NO NAME
au  trui.......plutôt porc épic..non !
:o)
9. Le mardi 15 avril 2008, 00:00 par Claire
Rien à voir avec le sujet, mais votre photo me rappelle qu'il faut que j'aille chez le coiffeur...
10. Le mercredi 16 avril 2008, 00:00 par Allaupi Capoubel
Bonjour David ! On ne se connait pas, et je me demande par quel hasard je suis tombé ici (en fait non, je dirai juste que cela peut servir de laisser son blog dans les commentaires de Boulet), mais en lisant cet article, je ne peux m'empêcher de laisser un message. Finalement je ne sais pas trop quoi dire, si ce n'est que malgré le fait que je sois un athée pratiquant votre blog me semble très intéressant ^^. Je suis naturellement conscient que ce commentaire est révélateur de mon étroitesse d'esprit vis a vis des hommes de dieu(x), mais je compte sur vous pour me donner tort.
Et hop, dans les favoris...
11. Le samedi 19 avril 2008, 00:00 par David
cher Allaupi,
un athée qui lit Boulet ne peut pas être complètement mauvais! ^^. Bienvenue dans cet espace qui vire parfois au n'importe quoi, qui essaie de rester touché par ce qui arrive, qui n'est pas un lieu où l'on affirme des idées, mais où le quotidien met en route. Alors, des gros mots parfois, des mots compliqués aussi, des rencontres décapantes, et un regard un peu décalé. Que celui qui ne s'est jamais mis accroupi ou presque allongé pour prendre une bonne photo me jette la premiè... ah non, c'est pas une bonne idée. Que celui qui ne s'est jamais mis accroupi ou presque allongé pour prendre une bonne photo essaie de le faire, ça change le point de vue!

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet

Page top