Le marathon touche à sa fin… la succession passionnante mais passablement éreintante d’événements de fin d’année suspend son rythme acharné. Il va être temps de dormir un peu. Ce qui est bien avec Fessedebouc, c’est que désormais, on sait dans la minute qui suit le camp que celui-ci a bien plu, qu’ils s’y sont retrouvés, avec tout l’enthousiasme lié à la folie de ces temps forts!

Les jeunes sont libérés des exigences scolaires, ils sentent l’air des vacances, et les week-ends, middle-weeks prennent donc des airs particulièrement joyeux. On chante, on crie, on se soutient, on prie, on partage, joue, se lance des défis, raccommode les histoires compliquées, vit le sacrement du pardon, mange, se rend service, reprend tel ou tel pour que la vie de groupe se passe bien, soutient les animateurs débutants, relance les autres, discute jusqu’à pas d’heure sur les projets du matin, IMG_8203 [640x480]regarde le soleil se lever pendant les derniers quarts de la veille de feu, sous le chant incroyable des oiseaux (c’est beau, certes, c’est rouge et tout, mais qu’est ce que c’est tôt), on stimule l’inventivité de chacun… en belle collaboration.

Cette année, le thème qui traversait tout le camp était la découverte de l’espérance dans nos vies… mais au lieu d’enseignements ou de groupes de partage abscons, nous l’avons fait en partant à la découverte d’un autre pays. Celui des 5e dont je m’occupais avec Elisabeth était … Bali et l’Indonésie, forcément! Quelle émotion bizarre d’entendre les jeunes, dans les grands jeux, soutenir leur “village” en hurlant plus fort que les autres “INDONESIE, INDONESIE, OUAAAAAIIIISS”. A fond dans une culture, à fond dans le projet, quitte à y perdre pas mal de voix et de sommeil!

Je ne me lasse pas de constater que le cheminement des jeunes se fait au travers de toutes les activités, à commencer par les moins spi. le groupe s’est formé autour des grands jeux, certains ont été remués par les temps de désert, d’autres les temps d’équipe, la messe, les poule-renard-vipère… Mais à la fin, on n’en pouvait plus de crier ensemble notre joie, même les plus rétifs. On aurait presque pu voir s’allumer au dessus des têtes de petites auréoles de sainteté. Non pas qu’ils aient été sages (quoique si, en fait, mais on s’en fiche) mais plus près, ensemble, de Dieu.

Il y en a quand même que cette sainteté imprévue, mâtinée de folie évangélique, de bonne humeur spirituelle et de cacophonie permanente continuent  à surprendre… à s’en gratter le crâne pour se demander comment ils ont pu devenir ces apprentis saints, là!

ça commence comme ça!ça chauffe, hein?