
le ciel gris d’un soleil pudibond
épaissit la densité des vitraux,
nimbe l’église d’un halo froid,
d’un mystère de pénombre.
les gemmaux les plus chatoyants
des vaisseaux les plus grandiloquents,
retiennent en leur opacité le poudroiement de la lumière
quand l’astre du matin ne fait danser ses rayons en empreintes colorées.
Le meilleur des communicants pourra écrire le plus beau vitrail
pour vendre le chatoiement de son église,
ses efforts resteront vains, voire stérilisants,
sans le chemin lumineux d’une rencontre de transfiguration.
que le soleil se cache derrière les nuages perlés,
l’église reste le lieu de la présence et de la rencontre,
elle protège des avanies, intempéries, désespoirs solipsistes
sans brio, froidement parfois détache l’amour de ce qu’elle a de “joli”…
la beauté de l’Eglise ne se balade pas que sur ses murs, mais en deçà,
sauras-tu l’éprouver?

sur le Blog de 

4 réactions
1 De David - 27/07/2009, 08:56
les jolis atours deviennent opaques quand la lumière se fait faible… apprendre à aimer leur beauté, et à s’en détacher pour leur préférer toujours la lumière qui les transfigure. “la brume rend la lune floue”, Alexis HK
(ps: ce qui est formidable avec les textes avec des mots jolis
)
mais longs et compliquésdedans, c’est qu’on peut en oublier un, l’effacer par mégarde et personne ne s’en rend compte. C’est bizarre son truc, mais ça doit être fait exprès… t’as tout lu? ouais, vite fait!2 De Christophe - 27/07/2009, 14:32
C’est l’approche des vacances qui t’inspire ?
3 De do - 28/07/2009, 00:44
“quand l’astre du matin ne fait danser ses rayons en empreintes colorées” :
y-aurait pas un truc en trop ou en pas assez?
4 De Claire - 28/07/2009, 22:53
Bonnes vacances !!! Je pars tester si les églises gardent bien le frais…David , j’avoue n’avoir pas lu votre billet avec soin. La première phrase m’a terrassée …Le reste trop alambiqué pour ma frêle cervelle.