Salaud
Par David le Dimanche 11 octobre 2009, 01:16 - les mots d'un autre - Lien permanent
je me surprends parfois à crier avec la foule. Sûr de mon bon droit, de ma justice. Je hurle avec les loups. Ce n’est pas le bon Nobel, pas le bon ministre, pas la bonne liturgie, pas la bonne manière de réagir. Mon opinion, je la sais sûre, d’ailleurs je la partage.
Avec soupçon de distance, je me rends compte de la vacuité de ces énervements, et peut-être même de leur insanité pour la vie de chrétien. Le feu qui nous brûle est-il toujours celui de la charité? Frappat, dans son chemin de croix, avait ainsi fait résonner Simon de Cyrène.
Dans la foule hystérique, c’était presque l’unanimité. « A mort ! » « Salaud ! » « tu fais moins le fier, hein, maintenant ! » Foule abrutie de simplisme et de méchanceté. Foule qui rend bête, foule qui hurle, foule des slogans haineux et des fureurs qui se croient sacrées. Foule de lynchage, attirée par le sang. Foule des bonnes consciences qui tendent les poings vengeurs vers les fourgons cellulaires. Foule qui rend la justice, à sa manière, par des vociférations, des sarcasmes et de la lâcheté.
Mais, parfois, dans la foule agglutinée aux portes du malheur, un homme libre se dresse. Il tranche sur le reste. Il crie : « ça suffit ! Taisez-vous ! Ne voyez-vous pas dans quel état se trouve le condamné ? ne voyez-vous pas qu’il souffre mille morts ? »
Il brave les braves gens. Il fait de sa conscience un rempart contre les bonnes consciences.
Il va, seul, vers le méprisé. Il le soulage d’une partie de son fardeau.
En agissant ainsi, en sortant de la foule, il se prépare un avenir plein d’ennuis. Il se moque des conséquences. Il ne tremble pas pour sa réputation. Il s’est dressé au mépris de sa carrière, de son statut, de sa place dans la société. C’est un dissident. Il sera marqué à vie par cette imprudence.

Commentaires
David : le lien implicite que vous faites entre le Christ et le ministre me gêne absolument. D’un côté on a l’agneau sans tâche, tué par la folie des hommes ; de l’autre celui qui, du haut d’une (im)posture d’artiste, regarde la foule avec dédain, bravache.
Certes, être chrétien ce n’est pas crier avec les loups. Mais être chrétien, ce n’est pas faire de l’anticonformisme per se.
Nous pouvons (et parfois devons) être en colère face à des attitudes qui risque d’entraîner des hommes loin de Dieu. Face à la banalisation du sexe tarifé, qui si l’on écoutait Fourest (le Monde) serait presque anodin puisqu’objet d’une transaction. Face à une culture qui merchandise le corps.
Je vous propose la vision inverse : le Christ, dans chaque homme et chaque femme de notre société, traverse la foule ; il traverse cette culture qui le rejette, qui au nom de la revendication libertaire de sa propre toute puissance rejette la dignité du don qu’il nous fait.
Osons dire “stop, game over”. Sans lancer une contre-vendetta. Mais simplement pour que le monde sache qu’un autre chemin est possible.
je vous rejoins sur l’anticonformisme nécessaire de la foi par rapport aux idées véhiculées par une société. Je m’inquiète quand le combat d’idées se confond avec un combat de personnes. Oui au rejet de la défiguration de l’homme, sous toutes ses composantes, mais j’avoue avoir d’abord pensé au texte, qui m’invite à sortir de mes tentations de lynchage!
suite à votre commentaire, j’ai modifié donc l’article, et ajouté un “barré”…
le texte de Frappat est saisissant. Il ne dit pas que l’homme n’est pas coupable, il garde tout de même le souci de l’homme. Je ne sais si vous avez déjà lu ce bouquin/chemin de croix de Frappat. Il est très exigeant.
D’accord avec toi David: rien ne sert de s’acharner contre une personne qui est suffisament accablée! et rejetée par des personnes qui n’ont même pas compris le pourquoi … la rumeur déforme tellement le réel problème.
@ incarnare : je pense que vous n’avez pas bien lu l’article de Caroline F.: elle demande tout au contraire d’éviter l’almagame de différentes situations!
Bon dimanche!
Moi je n’ai pas lu le bouquin/chemin de croix de Frappat… mais plus je repense à l’extrait que tu as cité plus je pense que cela ne va pas tarder !
Merci pour l’indic !
Je me redemande si on est vraiment faits pour gérer toute cette masse d’informations, de gens, d’évènements, dont nous submergent les médias. Je me demande si on ne devrait pas revenir à des groupes humains de taille plus petite, comme les régions, pour avoir une chance de connaître mieux, et dans la durée, ceux avec qui nous vivons et ceux à qui nous communiquons un certain pouvoir sur nous et sur nos enfants.
Là, ils ont établi tellement de frontières entre eux et nous qu’on ne peut même pas avoir accès à des informations ordinaires, comme par exemple: “Combien d’enfants a eu le Président Mitterrand”… alors pour les informations vraiment importantes, comme “y a-t-il vraiment un réchauffement climatique”, ou “Le suffrage du peuple a-t-il été respecté”, ou “a-t-on vraiment marché sur la lune”, on finit aussi par douter… et par chercher ailleurs les renseignements qu’on veut: dans les rumeurs, dans notre imagination (qui peut avoir plus de bon sens que leurs mensonges), ou se passer de renseignement. On ne peut pas tous être spécialistes en tout. Et pourtant, on doit voter pour des gens, ou pour dire oui ou non, donc il faut bien qu’on se fasse une idée. C’est une responsabilité qui nous incombe.
Quand il n’y a plus de confiance, tout se paralyse.
Sans confiance, j’ai l’impression que seules les dictatures peuvent fonctionner.
Que ceux qui se disent démocrates et qui ont abusé de la confiance des gens en prennent acte.
@Guîta : la tribune de CF surfe sur un amalgame (entre homosexualité et pédophilie) créé par le ministre lui-même et non ses détracteurs, pour les décrédibiliser et pousser son propre combat (l’homosexualité).
Pour accroître la malhonnêteté intellectuelle du procédé, elle choisit de le faire dans le même paragraphe où elle fait la distinction entre tourisme sexuel et viol.
J’arrive tard, mais je me dois de te remercier pour ce texte qui fait beaucoup de bien.
je ne suis donc pas le seul à me poser des questions: j’avais cité Frappat, il en remet une couche
http://blogfrappat.la-croix.com/200…
1:12 !!! David est-ce raisonnable ? Merci pour le lien et de nous faire réfléchir…
bien sûr que non, Claire. Je rentrais d’un dîner merveilleux, et envoyais deux photos ratées (mise au point sur le nez) au travers d’un cloître… c’était forcément un peu lent, et donc un peu tard.
crier avec les loups? … ou avec les victimes des loups?
merci David, ça faisait bien longtemps que je n’étais pas allée sur le blog de Bruno Frappat -> Je l’aime bcp, certes,
So je privilègie le tien!
@ bientôt
@do: c’est justement la question! relisez bien le billet de Frappat. Il ne dit pas que le condamné n’est pas coupable. Il se méfie de la bonne conscience de celui qui se sait dans son droit et s’autorise tout. Quand bien même ce seraient les victimes qui hurleraient, dois-je hurler aussi: “Salaud”
Là, vous avez fait mouche, mon Père…
Si j’osais… si j’osais, je ferais une translation… et je dirais peut-être que, même en pleurant sur ce qui défigure la messe (ya une petite vidéo qui circule pas mal en ce moment en France et à l’étranger sur une certaine messe des bords du Rhin), le “devoir d’indignation” s’arrête juste avant le lynchage ?
Et qu’en l’occurence, un “devoir de désolation” ou (mieux) un “devoir de prière fraternelle” suffirait ? C’est pas comme si on n’était pas habitués à ces vieux restes des années 70…
C’est drôlement fichu, tout de même. Il faut croire que le Seigneur garde toujours un oeil vigilant sur Ses brebis survoltées. Pas moyen de râler tranquille sans qu’un athée se ramène et balance : “Ah ben c’est ça la charité chrétienne ? Merci bien ! Je vais plutôt aller voir les mecs que vous conchiez, finalement !”
Plouf ! Le pavé dans la mare. Un tel souci du détail dans la correction divine… quel timing ! C’est fou ce que ça doit compter pour Lui, qu’on tienne nos langues !
le devoir de lutter pour la justice. le devoir d’œuvrer pour défendre les enfants, le devoir de se mettre au service du Seigneur, y compris dans la liturgie, le devoir de visiter le prisonnier (et pas seulement visiter celui qui est nu, les raccourcis dans l’Evangile, c’est toujours dangereux
), le devoir de dénoncer le péché, mais pas le pécheur. le devoir parce qu’on est sauvés aussi. Le devoir de le faire dans la communion, et en prenant le temps de ceux avec qui on marche. le devoir d’habiter notre histoire de toute la force d’un amour incarné.
mince, ça fait du boulot.
En fait, je crois que les gens qui s’indignent s’indignent moins du fait qu’un homme ait violé une enfant (droguée, 13 ans, ça fait beaucoup pour reconnaître la liberté du consentement, mais ok, elle peut avoir menti aussi, seule la justice est habilitée à trancher) , que du fait que des hommes politiques justifient ce mal. En tout cas, c’est ce qui me fait réagir.
Donc pas le lynchage de l’homme (vraiment, ça ne m’intéresse pas de voir ces violeurs en prison dans les conditions qu’on sait, qui sont pires pour eux que pour les autres, même si mon premier mouvement est que peut-être ça les aiderait à comprendre leurs victimes) ,
Mais le lynchage de la banalisation d’ actes aussi dramatiques, oui!
on a déjà des gens qui veulent inscrire le droit à l’avortement à la DUDH, on aura le “droit à la sexualisation des enfants” juste après! C’est vraiment en marche! Et là, il pourrait être encore temps d’y faire quelque chose, après, on ne reviendra pas en arrière.
(à mon avis, c’est même déjà trop tard)
Est-ce vraiment utile, d’essayer de l’empêcher ? Ils le feront de toute façon… C’est le camp du Bien officiel.
Je veux dire… est-ce vraiment utile de chercher une influence au niveau mondial, quand on se fait déjà bâcher au niveau local ? …
Est-ce qu’ils n’ont pas raison, finalement, ceux de la Frat’ St-Pie X, qui disent que pour rayonner bien, il faut se contenter de rayonner à sa toute petite échelle… ?
A quoi ça sert, les pétitions, les courriers par-ci, les manifs par-là et les indignations collectives… C’est toujours “les cathos-nazis veulent opprimer le bon peuple”.
Pfff… Qu’est-ce qu’on est sensé faire dans ce monde de fous furieux ? Bon, c’était le quart d’heure “où suis-je ?”
oui, on ferait mieux d’aller dormir et de confier ça au Patron, sinon, on va se faire encore disputer!
“confiance, le poids d’une messe pèse plus lourd que tout le mal du monde.” (Paul VI) (paraît-il)
Je veux bien qu’une forme de réalisme nous pousse à vouloir poser une parole aujourd’hui dans la société, ou qu’on y perçoive une tendance qui ne ressemble pas aux convictions qui nous sont propres. Mais il ne faudrait pas non plus nourrir à l’égard du “monde” un regard de peur, de défiance et de combat.
Il serait dommageable de devenir ici un groupe de “conjoints d’expats” qui, bien souvent, augmentent leur peur du pays où ils sont à force d’en parler. C’est un phénomène récurrent, on se retrouve, on se raconte nos petites histoires et on finit par se persuader qu’ils nous en veulent, qu’ils sont dangereux, que chez nous, on est plus à l’abri que là bas, mais bon, avec notre petit personnel, ça le fait quand même.
Réalisme certes, mais volonté de vivre dans la confiance. Rassurez-vous, vous trouverez toujours des signes que tout est foutu, qu’on doit tout mettre par terre ou se terrer. On peut aussi trouver des signes qui nous invitent à vivre des premières lignes de Gaudium et Spes.
Je suis très frappé de voir combien il est difficile de rester dans le sujet… Sur un billet qui ne parle ni de la place de l’Eglise dans la société, ni de la messe supposée massacrée par des prêtres, voilà qu’on trouve des considérations sur le Christ supposé traverser ce monde (dans lequel il s’est, précisément, incarné) en le méprisant, sur une messe rhénane dont tout le monde ignore tout, et sur la fraternité St-Pierre, dont je ne nie pas les mérites mais je me demande bien ce qu’elle vient faire dans cette galère…
Modère, David, modère !!!
Et pendant que j’y suis, un petit dessin pour continuer mon commentaire :
http://yap-yap-yap-yap.blogspot.com…
et les lectures du jour, qui ont suscité (par anticipation) mon dernier article) http://www.levangileauquotidien.org…
Emmanuel, je ne modère pas a priori… mais apparemment, je dispute, n’est-ce pas, do?
Incarnare> Je suis désolé mais il suffit de faire un tour sur “Salon Beige” ou “e-deo” pour voir que beaucoup pensent et écrivent “homosexualité <=> pédophilie.” Certes, tous ne font pas l’amalgame mais il y en a pas mal dont hélas au sein de l’Eglise.
Oui, mais le “pointeur” en prison n’est pas Ministre de la République. Il n’écrit pas un livre ni fait de l’argent sur les frissons qu’il expérimente quand il participe à l’exploitation sexuelle, il ne prétend pas contre toute crédibilité que celui qu’il appelle “gosse” serait un boxeur thaï de 40 ans, et il ne se fait pas défendre et légitimer par les pouvoirs en place etc etc etc … Ce à quoi FM a participé est absolument ignoble, et ce qui pose problème, c’est la publicité de ces actes qu’il a lui-même orchestrée et sa mise à l’honneur dans les fonctions qui sont les siennes. Excusez-moi, mais Frédéric Miterrand n’est pas du tout dans la situation du condamné de Frappat. Voir l’article de Didier Lestrade (fondateur d’act-Up) sur Slate …
@Laurent et Bashô, je n’ai pas lu le livre et me sens un peu mal tout à coup de devoir en parler tant que ça. Comme je le soulignais chez Koz, le souci vient sans doute d’un télescopage de plus en plus grand entre des problèmes de société et des personnes qui viennent à l’incarner. On n’est plus raciste mais ami des Le Pen (ces gros fachos!), autodidacte/autotracté et en échec scolaire mais ami des Sarkozy, homosexuel, touriste et pédophile mais soutien de FM… et on finit par parler plus de la personne qui “incarne” un pb que du pb qu’elle défend/a défendu/témoigne/représente. L’effet devient peu à peu croissant et on ne peut plus s’en sortir car on ne sait plus bien contre qui on se bat (on parle de l’idée, et la personne est touchée, on parle de la personne en visant l’idée qu’elle défend, on parle du sujet en s’énervant de soutiens plus politiques qu’autre chose). De temps à autres, dans ce merdier (pourvu que personne d’ici quelques années, ne vienne pas me faire un procès parce que j’ai dit un gros mot), dans ce merdier donc, d’entendre un Frappat qui rappelle
la priorité de la personne, même coupable, même indéfendable, dans son mystère d’être créé et aimé
et l’appel au soutien des petits (qu’ils soient les spoliés, les coupables, les maltraités… les ministres)
ne me font pas pas de mal!
Les pages nauséabondes sont sur le site du Monde. Mais justement Père David, à force d’appeler tout le monde “petit” on confond tout, et le petit alors n’est plus soutenu. Quand un grand frappe un petit dans la cours d’école, il y a 1000 raisons de le regarder comme un petit lui aussi, mais il me parait sain que tout le monde, unanimement, condamne le geste du grand. Il n’y aurait pas eu “curée” (et quelle “curée” s’il vous plaît ??? FM demeure confortable ministre ce me semble) s’il n’y avait pas eu exhibition et provocation. Je persiste à voir votre application du texte de Frappat abusive et même blessante.
@ Père Pic :
Mon Père, qui vous dit que je méprise le monde ? Je me demande simplement quelles actions et quelles paroles sociales et politiques sont réellement une vivante expression de la foi catholique : en tant que catholiques dans le monde, comment sommes-nous sensés réagir face à ces phénomènes de société ?
Doit-on considérer la France comme un pays chrétien, auquel cas l’Eglise peut s’exprimer publiquement et espérer être écoutée ? Ou comme une terre de mission, auquel cas il faudrait se contenter d’un simple rayonnement local ?
J’ai pris la Frat’ en exemple parce que c’est effectivement ce qui se dit chez eux. Dans l’Eglise “légale”, la question se pose encore, il me semble…
Vous savez, j’anime 3 fois plus de messes Paul VI que je ne fréquente de messes St-Pie V. Et ce week-end, je paie une petite visite à mes ex-coreligionnaires au temple de Poitiers. Avec une veillée chacha au programme dans 2 semaines.
“Intégriste”, vraiment ?
Quant à ce que j’ai dit sur cette “messe rhénane”… ai-je lynché qui que ce soit ? Je déplorais, au contraire, le concert des réactions (américaines d’abord, françaises ensuite) acerbes sur la vidéo suivante : http://www.facebook.com/l.php?u=htt…
(même si, franchement, ces danses-là ne sont pas ma tasse de thé)
@ Père Lerouge :
En fait, ce n’est pas que je désespère… ce serait plutôt l’inverse ! (sinon je ne me poserais pas la question)
Bon, j’avoue que ce n’était pas forcément évident dans mon commentaire.
Ce que je me demande, simplement, c’est où se trouve la limite entre la réaction “catholique” et l’orgueil blessé. Et je me demande également où se trouve la limite entre une expression réellement inspirée par l’Esprit et une expression “volontaire”, certes, mais plus personnelle qu’inspirée.
Je veux dire : comment être sûr que ce qu’on fait est toujours pour un service absolument désintéressé de Dieu, et que ne vient polluer ce service aucune rancoeur, aucun désir de paraître, aucune attirance pour une “perfection” autosatisfaite… ?
La distinction peut se faire assez facilement, je crois, quand on agit de soi-même, et non par réaction à quelque chose (enfin… ce n’est peut-être pas le cas, après tout…). Mais quand on réagit, l’intention est-elle toujours absolument pure… et la réponse utile ?
Et l’ampleur de la réaction, est-elle due au désir de donner à Dieu la plus belle oeuvre qui soit pour Sa gloire, ou de se dire l’auteur de cette oeuvre-là ? A l’inverse, fait-on “petit” par humilité pure et abandon, ou par une frilosité que l’on n’ose pas s’avouer ?
Et comment fait-on pour le discerner ?
@Laurent: quand un grand tape un plus petit, et que je suis responsable de la cour, je punis le grand s’il est en faute, je tiens compte de la situation si le petit l’a insulté, mais je tiendrai compte de la force inégale. Je ne tirerai pas nécessairement des conséquences sur l’indignité du grand, ou sa place dans l’école. si je ne suis pas en responsabilité, il y a très peu de chances que j’organise une pétition pour le faire virer de l’école.
Je sais, je pousse votre exemple, mais justement, vous me poussez dans les retranchements. Je ne défends pas FM. Je m’en fous éventuellement, car il est à la culture, mais même pas tant que ça. Ce qui commence sérieusement à me courir sur le haricot, là en l’occurrence, c’est la réduction de l’homme au pécheur, et en fait même au péché, pour vous la donner en catégories religieuse. Si je vivais comme ça, il me faudrait une cuvette pour vomir pendant le sacrement du pardon, un gourdin pour éduquer, des ceintures de chasteté à filer dans les préparations au mariage,
La force de l’homme, c’est de ne pas réduire sa richesse de créature au péché dans lequel il s’est enfermé. Sinon, tout le monde au bûcher. moi le premier! et si j’en crois l’Evangile, tout un tas de pharisiens avec!
@ ancilla, dans ces cas là, je doute que l’Esprit soit encore à l”oeuvre:
ensuite, je crois que je ne me sens jamais être “la voix de l’Esprit Saint” (sauf cadre liturgique… et encore, ça me paraît suspect)… en revanche je fais confiance à l’Esprit pour utiliser mes maigres contributions pour en faire qqch, s’il le juge bon!
Bof, je ne pensais pas vraiment à un “téléguidage Esprit Saint”. Plutôt une manière mal formulée dire “vraie charité”.
Mais je crois que j’ai un bout de réponse
alors c’est de ma faute, Ancilla. Dans les commentaires quelque peu mouvementés, quand je réponds le soir, je ne comprends plus bien les sens cachés!
J’éviterai de faire du langage codé la prochaine fois, alors ! Promis !
bah, ça me permet de ressortir de vieux dessin de voutch de derrière les fagots!