les confesseurs de Notre Dame de Paris ont une parole de feu
Par David le Mardi 24 novembre 2009, 23:21 - les mots pour le dire - Lien permanent
il faudrait parler longuement du sacrement du pardon, et de sa place dans la vie des prêtres, comme dans celle des chrétiens. Sacrement qu'ils essaient de vivre en le recevant. Sacrement qu'ils vivent aussi en le donnant. De manière pas si surprenante, les péchés confiés à Dieu dans ce sacrement ne me restent pas en mémoire et ne me "lestent" pas. Je garde simplement la saveur d'avoir été témoin encore une fois d'une conversion, d'un Dieu à l'œuvre justement là où il était attendu.
sauf une fois. La sollicitation était alors moins sacramentelle que psychologique... comme si je devais porter le poids de la vie de celui qui me la confiait. C'était à moi de la renvoyer vers Dieu. Et c'était aussi lourd que pour mes propres péchés. La force des prêtres dans le sacrement du pardon, c'est d'être artisans d'une rencontre (souvent) existentielle entre les hommes et Dieu. Je n'y passerais pas 18 heures par jour, je ne suis pas assez jeanmarieviannisé, mais j'en connais la brûlure. ça peut pourrait être un lieu de pouvoir et de puissance sur l'autre, c'est un lieu de confiance en Dieu...
et ça vous met le feu!

Commentaires
Très juste ce “regard” sur la confession.
Je me suis toujours demandé comment les prêtres le vivaient et s’ils gardaient en mémoire ce qu’on leur confiait en nous délestant de nos péchés. Me voilà rassurée !
Je me souviens quand j’étais enfant d’avoir vu un vieux curé terminant une confession avec de grosses larmes roulant sur ses joues.
J’avais été très impressionnée et très émue par ce geste, à l’image de l’infinie compassion du Père.
C’est dangereux de se confesser à Notre-Dame
Enorme ! Jolie trouvaille !!
C’est clair ! J’arrête Derrick pour Les Feux de l’Amour…
bon, en même temps, c’est pas si sûr, les confessionnaux “actifs” sont dans l’autre bas côté, isolés d’une seyante porte de verre. Ceux là sont juste encore là, derrière les porte-bougies (ikea)
C’est drôle… on ne pourrait pas vivre sans confession… pas moi en tout cas. Pourtant, Dieu sait que je n’aime pas ça et que je m’y traîne à reculons une fois tous les tremblements de terre ! Mais c’est juste absolument indispensable à ma vie. Etrange… c’est drôle, la grâce, tout de même.
C’est peut-être justement à cause du feu qu’ils ont déménagé de l’autre côté ? Le verre, au moins, c’est ignifuge. :D