Paris nov 2009_10

il faudrait parler longuement du sacrement du pardon, et de sa place dans la vie des prêtres, comme dans celle des chrétiens. Sacrement qu'ils essaient de vivre en le recevant. Sacrement qu'ils vivent aussi en le donnant. De manière pas si surprenante, les péchés confiés à Dieu dans ce sacrement ne me restent pas en mémoire et ne me "lestent" pas. Je garde simplement la saveur d'avoir été témoin encore une fois d'une conversion, d'un Dieu à l'œuvre justement là où il était attendu.

sauf une fois. La sollicitation était alors moins sacramentelle que psychologique... comme si je devais porter le poids de la vie de celui qui me la confiait. C'était à moi de la renvoyer vers Dieu. Et c'était aussi lourd que pour mes propres péchés. La force des prêtres dans le sacrement du pardon, c'est d'être artisans d'une rencontre (souvent) existentielle entre les hommes et Dieu. Je n'y passerais pas 18 heures par jour, je ne suis pas assez jeanmarieviannisé, mais j'en connais la brûlure. ça peut pourrait être un lieu de pouvoir et de puissance sur l'autre, c'est un lieu de confiance en Dieu...

et ça vous met le feu!