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flight n°CX633

IMG_6443 Les temps de passage sont toujours une aventure, plus ou moins sous contrôle. Les premiers pas dans la vie de foi autonome sont assistés par les retraites et célébration de profession de foi, ou les grands camps d’aumônerie qui vous emmènent, solidement encordés, sur les premières crêtes spirituelles. A la mesure de toute une vie ce ne seront peut-être que des monticules, mais on garde le frisson des premiers vertiges, quand bien même ils ne furent pas si vertigineux.

En matière de risque calculé, les voyages en avion se posent là. On transite d’aéroports luxueux en devantures d’échoppes tape-à-l’œil, on vérifie toutes les 3 minutes votre bagage, il y a presque plus de policiers que de passagers… tout est inscrit sur le billet. Une fois en vol, nourriture, divertissement, voyage, tout se déploie en temps utile, en temps utile… ou plutôt en temps tronqué.

Par le hublot, à 11 000 mètres d’altitude, les pays, la nuit, deviennent points lumineux, les fleuves de fines bandes claires et interminables, les montagnes des terrains vagues. Et l’on se surprend à rêver d’immobilité sur les terres traversées à 1000 km/h. Mais le voyageur scotché sur son siège, aventurier immobile à grande vitesse, se laisse transporter jusque dans de nouvelles contrées, et les heures disparaissent aussi vite que les kilomètres.

IMG_6451 Dans l’avion c’est une surprenante cohabitation d’histoires, de récits, d’attentes et de voyages. Certains rentrent, investissent, se délassent… Le ton reste feutré, moquetté, on perd quelque peu ses repères. Le temps d’un somme et la Chine se déploie sous les ailes, passionnante, intrigante. A 11h de la France, on découvre en descendant vers Hong Kong les reflets rouges d’une mer constellée d’îlots surexploités et de cargos. La première impression de Hong Kong est donnée par les personnels de santé qui vous scrutent derrière leurs masques verts à la descente de l’avion, thermomètre  à la main, puis par la foule patientant de ci, de là, ordinateur ouvert, wifi allumé. Autant CDG Paris est efficace et austère, autant celui ci semble attentionné… et surveillé, comme en témoigne le planton des toilettes.

Au bout de quelques heures, j’embarque à nouveau, pour Denpasar cette fois-ci. Voisinage sympathique avec un pakistanais en voyage avec sa famille, pour débarquer au bout de cinq longues heures dans l’île des dieux.

Je n’étais pas sûr que quelqu’un vienne me chercher… impression vérifiée, je hèle donc un taxi, pour me rendre à la paroisse de Tuban Kuta, Il est deux heures du matin, un garde regarde la télé à l’entrée. On essaie une porte ou l’autre, toutes fermées. On dégotte donc un matelas dans une grande pièce qui sert de rangement. La première nuit sera roots, ça me va. A peine 3 heures et quelques de sommeil plus tard, c’est la messe. Le temps d’une douche dans la salle de bain version Bali (un wc, un bac, une casserole) et l’aventure balinaise pourra commencer.

ça y est, je suis rentré !

PS: j’ai peur qu’en récupérant aussi rapidement la langue indonésienne, je perde par le même mouvement l’usage du français…

Commentaires

1. Le jeudi 15 juillet 2010, 11:51 par Ririk le Dom

Pour le moment, je te rassure, tout me semble français. Mais, promis, dès que tu dérailles, je te préviens !!!
Profite bien de ton voyage.

2. Le jeudi 15 juillet 2010, 18:35 par Corinne

Grâce à la technologie, j’emmène de quoi te suivre pendant mes vacances, moins lointaines et exotiques que toi. Merci d’avance !
Beau voyage David

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