Aller à la recherche

de perfectione

image

il a une jolie mâchoire carrée

une soutane tout ce qu’il y a de plus ajusté

il beau, il est fort, et le sourire convaincant.

c’est un prêtre, un vrai, au catholicisme militant.

La grandeur de l’Eglise se voit dans son regard, la sainteté lui serre le col, il a la prière coincée derrière l’oreille, tout à son lectionnaire, son bréviaire et son homéliaire. Il fait saliver les plus midinettes, et son célibat brille à la face des nations. Il pense en CEC, ou en conciliaire, mais pas uniquement le dernier, tous, et surtout les premiers. Il obéit sans faille à son évêque, écoutant avec ardeur les tenants ultramontains d’une foi sans mélange. Il pourfend l’athée, le tiède, le sentimentaleux, le moderniste, le franc mac, le relativiste, le genderiste, le laïc-qui-voulait-être-plus-que-brebis. Il est tout attaché à l’autel, par devant, par derrière, et distribue avec bienveillance et rigueur les sacrements. Il est déjà un peu du ciel, la morale est son bâton. Le cas de conscience n’est pas son problème car il est tout entier plongé dans la Vérité. Son austérité choisie le laisse dans la joie de ceux qui sont sur le Chemin, et ne sauraient s’en éloigner.

* * *

imageil n’a jamais mis de col romain, il est comme nous, il est si proche,

ce n’est pas un aficionado du latin, mais connaît la Bible, et nous en rapproche

avec lui, on a moins peur, on peut lui parler, soulager notre cœur, il ne garde rien pour lui, brille d’amour de son Seigneur, de son Jésus, qu’il amène en douceur. Sa prière est discrète et ses mots choisis, il est même délicat dans toutes ses homélies. Il a des copains partout, en usine, des athées, il a même dû un moment côtoyer les camarades CGT. Certes il gueule parfois, ou ajuste des liturgies, mais il est tellement bon que tout le monde le connaît. On parle de lui, et de toute son équipe, bras cassés, malheureux qu’il a remis en route, et qui au service se découvrent une mission, faire de l’Eglise un corps, un accueil, une communion. Il est le prêtre gentil, et proche, et pas pénible, qui ne rabâche ni caté, ni canon, ni dogmes, mais donne à connaître le Christ, et donne place à chacun, surtout au prochain trop lointain, dans sa mère, sa sœur l’Eglise.

* * *

Les uns, ou les autres sont les prêtres que nous aimons, qui nous font aimer l’Eglise en laquelle nous croyons en Dieu.
ou alors celle et ceux que nous méprisons.

 

mais je voudrais qu’on aime beaucoup plus qu’on respecte
ceux dont la brisure nous inquiète sans nous faire rêver  
à une vie où la sainteté, de ce monde, serait être parfait,
ces hommes à la chair fragile, en rupture de puissance,
que notre bienséance habille de mots prudents, en toute décence.

peut-être en connaissez vous, aussi,
pas à tous les instants, ou par toute leur vie,
de ces prêtres rudes à l’accueil, bourrus, inaccueillants,
prêtres homosexuels, ou à la séduction et la sexualité mal ajustées,
prêtres ayant des problèmes avec l’argent, le pouvoir, le nom ou l’habit,
qu’ils se cachent apeurés derrière un col romain désexualisant,
ou n’assument tellement pas leur ministère qu’une croix minuscule n’habille leur revers
prêtres dépressifs, ou plus encore, abîmés dans une longue dépression chronique
noyée dans la bouffe, l’alcool, ou les objets de transition
et je ne vous parle pas des amis prêtres qui, pour ne pas mourir, ont quitté le ministère
vous laissant désemparés, et ne sachant que faire. Lâches? honnêtes? Infidèles? ou amis encore…

nous leur faisons payer leur manque de perfection, en déguisant de figures de style nos gueules cassées, qui ont cet écho dans leurs vies mal données.

de même que chez les riches et le gotta on ne meurt de cancer, mais de longue maladie, on les isole de notre bienséance, au lieu d’apprendre de nos faiblesses.

La Sainteté n’est pas affaire de perfection,
mais de salut reçu, dans tous nos instants plus ou moins donnés.

blogDavidLerouge-fr-tousdroitsreserves_596

j’écris ces lignes un peu rageuses en repensant à 3 mots ou événements…
à Fabien, prêtre de mon diocèse, qui dans son témoignage lumineux disait “ lorsque j’ai eu 35 ans, j’ai pris conscience que Dieu nous choisit avec nos fragilités et nos petitesses. On doit trouver sa joie dans sa vie fragile”. (vidéo mise en ligne dans le billet du 8 décembre 2010)
au costard que certains bien pensants taillent à mes confrères pas assez parfaits à leurs goûts sans concession,
à l’emphase liturgique de la Nativité cette année, trois encensoirs qui se balançaient, pour faire parfait, dans une chorégraphie d’autant moins facile à digérer qu’elle finissait asynchrone, pendant qu’on élevait simplement le corps du Christ sur l’autel. J’aurais préféré qu’on ne soit que ce qu’on était…

Commentaires

1. Le vendredi 31 décembre 2010, 06:38 par Corine

Différences, imperfections,fragilités, l'humanité en un mot, sont les richesses de ce monde.

...Et bonne route vers l'An Neuf! :-)

2. Le vendredi 31 décembre 2010, 07:51 par Paul

David, ton billet illustre (ou plutôt révèle, car je ne crois pas que ce soit ta position) également notre tendance à voir toute "séparation", toute volonté de "radicalité" comme un rejet de du monde, une volonté de perfection qui nous agresse.

J'en ai eu un exemple récemment : je lisais ces jours-ci un article sur des soeurs dominicaines dont la congrégation grandit de manière exponentielle aux états-unis ( http://www.npr.org/2010/12/22/13175... ).

J'ai été peiné de voir un article de la presse catholique "progressiste" les tacler immédiatement ( http://ncronline.org/blogs/ncr-toda... ) comme de dangereuses traditionalistes, alors qu'ayant rencontré 5 d'entre elles, je sais qu'elles ne sont pas du tout renfermées sur elles-mêmes, ou dans une quelconque illusion de gloriole personnelle.

Bref, je crois qu'il y a surtout une question de génération : la génération précédente vivait tout sur le mode politique et la radicalité consistait à s'enfouir au creux du monde. Ma génération vit une spiritualité plus individuelle (certes, parfois trop) dont la radicalité s'exprime par une certaine visibilité. Les deux ne sont-elles pas également valables ?

3. Le vendredi 31 décembre 2010, 09:59 par Zabou

Et passer du "de perfectione" au "de caritate" ; passer d'un désir de perfection à celui de sainteté ; passer de plein de lourds volumes sur le "comment" à l'unique qui vaille : celui de notre vie.

4. Le vendredi 31 décembre 2010, 10:04 par Laurence

Quand c'est possible, il faudrait pouvoir faire des équipes avec ces 2 prêtres... La sagesse de l'un, avec la fougue de l'autre... les langues, peut-être, apprendraient à mieux tourner.

Bonne année David, et surtout garde cette rage...

5. Le vendredi 31 décembre 2010, 10:47 par élizabeth

merci

6. Le vendredi 31 décembre 2010, 10:50 par le chafouin

Je suis comme Laurence, j'ai du mal à préférer l'un des modèles à l'autre, il y a plein de figures différentes de prêtres et c'est tant mieux.

Balancer le caté pour être "gentil", c'est bien mais ça ne suffit pas toujours. A l'inverse, ne penser qu'au caté sans vivre soi-même ce qu'on professe et sans être habité par Dieu, c'est un peu vain.

Bref, si l'on arrêtait tout simplement de juger les autres?

P.S : David, j'aime beaucoup la nouvelle forme de ton blog!

7. Le vendredi 31 décembre 2010, 11:54 par M.

Je suis formée tous les lundis par un prêtre de type 1 (en gros), et le prêtre de ma paroisse de campagne, chez mes parents, est exactement de type 2 ;-)
Je rends grâce à Dieu de m'avoir mise entre les mains de deux saints prêtres, car ils le sont, tous deux selon leur vocation.
Merci David, de nous rappeler par cet article de rechercher la sainteté au-delà de la perfection, la profondeur de l'amour sous le lustre des apparences, quand bien même cela semble à première vue moins glorieux, ou passe pour lâche, ou niais.
Merci de nous rappeler que la sainteté, ce n'est jamais plus qu'un enfant dans une mangeoire.

8. Le vendredi 31 décembre 2010, 12:48 par do

il faudrait arrêter aussi de faire des catégories: il y a des prêtres de type 1 qui nous aident, d'autres pas, exactement pareil pour ceux de type 2, ça peut dépendre de leur proximité avec Dieu, qu'elle soit dans la prière ou dans le social, mais ça peut aussi dépendre de notre parcours, de ce dont on a besoin à un moment donné.
ça me donne envie de pleurer, qu'on critique un prêtre; que ce soit d'un type ou d'un autre, qu'il soit homosexuel ou qu'il ait abandonné son ministère pour ne plus être seul, qu'il regarde sa montre après un entretien de 2mn ou qu'il traîne 1h avec quelqu'un alors qu'il y a une queue de 20 personnes, qu'il ne m'adresse jamais la parole parce que je suis pas assez "bien" ou qu'il me colle avec des blagues douteuses:
lui, il a donné sa vie à Dieu à un âge où je donnais la mienne au diable, et qu'ils soient alcooliques ou en soutane, ce sont eux qui ont permis à Jésus de me racheter.
Mais par pitié, ne les opposez pas! Ils sont les membres d'un seul et même corps, dont je ne suis qu'une cellule de rien du tout: ils sont mes frères, mes pères, parfois même un peu mes mères, ne les critiquez pas. Même s'ils ont un col romain et qu'ils parlent du CEC: moi, je n'ai pas eu ce caté, on parlait de la drogue, du racisme, mais je n'ai jamais entendu parler de Jésus dans l'école catholique à laquelle mes parents avaient confié mon éducation religieuse, pensant qu'ils n'étaient pas assez savants pour la faire eux-mêmes. Mon premier CEC, c'est un ami que je connaissais depuis 2 mois, qui sortait de chez les frères de St Jean, qui me l'a donné quand il a acheté le nouveau: je ne savais rien. J'avais gâché ma vie et celle de ma famille de façon irrémédiable, mais ce garçon, en quelques mots, m'a aidé à faire un bout du chemin, à me tourner vers quelqu'un qui s'appelait Jésus et que je ne connaissais pas. Beaucoup de personnes ont été mises sur mon chemin, toutes avaient des défauts, mais elles ont été pour moi, à un moment donné, des envoyés de ce Jésus. Il ne faut pas les opposer, on est si différents, si complexes, Dieu se sert de tout. Même des tradis qui font de belles liturgies avec de l'encens, avec de beaux chants, avec du latin: parfois, c'est de ça dont on a besoin quand on a pas eu la chance d'être éveillé à la beauté par son éducation, ou quand certains mots ont pris un sens complètement détourné. Dieu nous dépasse, il ne passe pas que par des choses humaines, on ne peut pas juger de tout dans l'Eglise.
Je sais que je vous agace avec ces références là, mais c'est que s'il est juste de rejeter toute critique des prêtres dont vous vous sentez proches, il n'est pas juste de répondre par une critique même voilée de ceux qui leur sont parfois opposés dans certains discours malveillants.
enfin bon, je sais bien (...trop bien), des fois, quand quelque chose nous blesse, le ton peut prendre cette direction; je ne suis pas la dernière à qui ça arrive...

9. Le vendredi 31 décembre 2010, 13:07 par sebastien

bonjour à toi,
même si c'est un coup de gueule avec une analyse rapide comme on les fait dans "ces moments là", merci surtout pour l'ouverture finale. Nous sommes quelques uns prêtres ni noirs, ni blancs peut être... gris, cette couleur qui pourrait manifester une certaine fidélité au pas de notre besoin d'être sauvés. Gris mélange d'élans et de reculs, gris de pardon et de péchés... Bonne année à vous frères prêtres avec la promesse de mon humble prière, elle aussi bien souvent un peu "pastel".

10. Le vendredi 31 décembre 2010, 13:12 par David

@corine: fragilités qu'on a plus de mal à reconnaître et accompagner chez ceux qui sont sensés mener. 

.

@tous: figure#1 et figure#2 n'existent pas. Ils ne sont que le fantasme qu'on plaque sur eux. Ils sont une aventure aussi, une manière d'habiter avec plus ou moins de succès, plus ou moins de fécondité, plus ou moins de témoignage leurs faiblesses et pauvretés. Simplement, parfois, ils prêtent plus le flanc à l'idéalisation dont on voudrait les affubler. ils peuvent même servir de parangons à ceux qui veulent justifier leurs jugements. Ces deux figures n'étaient là que pour mettre en valeur la suite. Ce n'est pas ici un journal intime, et je ne vous abreuverai de "je" pour les faiblesses, mais elles sont celles de tous mes confrères, comme les miennes. On n'ose en parler. Ni de l'alcoolisme, ni de la dépression, ni de l'obsession ou de la séduction, du goût du pouvoir, ce sont des lieux de chute pour tout un chacun, et ô combien aussi pour les prêtres. Pas tous, pas toujours, pas tout le temps, pas toujours dramatiquement. Cela n'empêche pas de vivre avec, de mettre en valeur et utiliser ce qu'ils peuvent donner. Avons-nous gardé des liens avec ce prêtre qui a quitté? avons-nous retenu le haut le coeur ou le propos vindicatif pour tel ou tel chute "incompatible"... 

chaque choix a ses forces, sait être reconnu, mais porte ses faiblesses... plus ou moins intriquées. 

.

@Laurence : j'ai vu des paroisses lyonnaises où on avait associé en équipe des stéréotypes comme ceux que je décris. C'était pas très heureux de communion, à vue de nez... hélas, ou vraisemblablement. 

.

@do: vous le savez, j'utilise souvent le cliché pour le désactiver. Si ça vous saoule. lisez sébastien. j'ai écrit justement ce qu'il a résumé dans la 2e partie de son commentaire. 

.

@sébastien: je ne suis pas énervé, ni à chaud. je grossis le trait de mes clichés pour vous dévoiler justement le pastel. 

.

Bon, pour mon anniversaire, je vais commander des cours d'écriture, ça évitera les contre sens. 

11. Le vendredi 31 décembre 2010, 15:03 par Tigreek

David, tes descriptions, tout en clichés soient-elles, j'aurais pu faire les mêmes. On est bien d'accord que le trait est grossi ; mais qui n'a pas reconnu une figure proche dans l'un de ces portraits ?

Dans ma paroisse j'ai la chance d'avoir les deux. Et le fonctionnement de cette paroisse donne une richesse, une communication entre les modes de vie...

A l'arrivée du jeune vicaire, j'ai ainsi vu le plus ancien, celui qui semblait célébrer avec peut-être un peu de routine, reprendre goût au sacré, à la liturgie... Mes mots sont évidemment maladroits pour le dire, mais depuis il y a un je-ne-sais-quoi de plus dans la liturgie célébrée par ce prêtre... Quant au jeune vicaire, même si ses manières peuvent paraître rudes au premier abord, elles évoluent avec le temps.

Et nous paroissiens, ça nous change aussi... Je peux avoir des coups de gueule comme toi, David, mais ce que je retiens de ce mélange de caractères, de cette "cohabitation", au sens positif du mot, entre trois prêtres dans la paroisse, c'est la façon dont chacun parle de Jésus, de ce qu'il a au plus profond de lui et qui l'a, un jour, décidé à devenir prêtre.

Bien sûr, il y a des faiblesses. Celle de tout homme. Et aussi la fatigue, le stress, parce que le boulot s'accumule, on leur en demande toujours plus... Mais ce qui m'émerveille à chaque fois que je vais à la messe, c'est la manière dont chacun transmet l'Amour de Dieu. A mon sens, c'est ça qu'il nous faut dire, nous chrétiens, quand on entend les pires horreurs sur tel ou tel prêtre : allez à la messe, regardez-les célébrer, laissez vos préjugés de côté et vos coeurs s'ouvrir...

12. Le vendredi 31 décembre 2010, 16:34 par M.

David : aucun problème pour l'écriture...ta manière de catégoriser pour désamorcer les clivages fantasmés est très claire, et en parlant de type 1 et de type 2 j'entretenais précisément ces catégories auxquelles je ne crois pas, espérant montrer que les différences de "style" de nos prêtres se confondent dans une même vocation à une sainteté particulière. Tel prêtre très catégorique en chaire, très à cheval sur le catéchisme, ne sera qu'indulgence et sensibilité humaine en confession. Tel prêtre aux airs laxistes sera un exemple de patience et d'espérance, et de droiture.
C'est pour cela que je ne supporte pas les blogs où l'on tape volontiers sur les évêques français, voire sur des prêtres, où l'on juge, sans charité ni espérance. De telles paroles me scandalisent, me peinent.

J'avais été extrêmement touchée par ce mot du Curé d'Ars, disant que s'il venait à rencontrer ensemble un prêtre et un saint, il s'inclinerait d'abord devant le prêtre.

Il y a un mystère du prêtre, qui est aussi le mystère de toute sainteté, qui fait que le Seigneur fait la sainteté avec tout ce que nous sommes.
Pour ceux qui sont au bout du rouleau, qui portent leur Croix avec peine ou qui désespèrent d'y être attachés, soyons comme Véronique et comme Marie et veillons, prions, aimons et espérons pour et avec eux. C'est l'Eglise qui fait et porte les prêtres, nous en sommes responsables...

13. Le vendredi 31 décembre 2010, 17:01 par Corine

Fêlures et fragilités sont inhérentes à tout homme et à toute femme.Difficile à reconnaître, je ne crois pas; à accompagner sûrement.

14. Le vendredi 31 décembre 2010, 18:13 par Rose-marie

Merci !

15. Le vendredi 31 décembre 2010, 20:17 par do

ok
mais en définitive, ça nous concerne tous, même les fidèles, cette dichotomie: qui ne fait pas de jeunisme dans l'Eglise de France aujourd'hui? Qui pense plutôt à la mamie solitaire ou aigrie pour lui dire seulement bonjour de temps en temps?
il y a des gens qui le font, mais la plupart restent dans le mouvement naturel de préférer tout ce qui évoque la jeunesse, la réussite, l'humour, l'énergie... du moins dans les actes.

16. Le samedi 1 janvier 2011, 23:13 par Félicie

Merci David pour ce très beau billet.
2 ans de coopération à Madagascar, la fréquentation des scouts d'Europe comme de paroisses de campagne ou du 93 m'ont appris (même si ce n'est jamais assez ! ) à ne pas juger trop vite, à ne pas enfermer trop vite tel ou tel dans une catégorie donnée...et tout à la fois à m'émerveiller et à prier pour l'Eglise et ses prêtres !

Merci encore et bonne année

17. Le lundi 3 janvier 2011, 12:02 par Marc

Merci pour ce billet. C'est très juste. C'est une des très nombreuses raisons qui vont faire que je sens qu'en 2011 je vais partir un peu ailleurs sur mon blog, ce type de débat entre différentes visions de l'Eglise, qui se focalisent inexorablement sur le prêtre m'usent un peu.... beaucoup.

18. Le lundi 3 janvier 2011, 13:25 par David

@tigreek : content que ça se passe bien. En fait, c'est sans doute quand on sent qu'ils sont différents mais qu'ils s'entendent bien que ça marche. 

@rose-marie: you're welcome

@do: on serait donc "commetoutlemonde". hélas. 

@félicie: et vive la coopé!

@marc: bien vu, cette obnubilation sur les prêtres pour parler de l'église. je suivrai donc avec attention tes prochains billets... 

19. Le dimanche 9 janvier 2011, 14:03 par Procedamus

L'intro avec présentation des deux types est caricaturales. Mais le post nous rappelle bien à propos la dignité du sacerdoce et la fragilité des hommes qui en sont revêtus.
D'une certaine façon, David distingue ici pour unir là en soulignant le danger possible d'une rigueur voulant être vérité mais qui s'éloigne de la charité et d'une compréhension voulant être charité mais qui s'éloigne de la vérité.
C'est vrai pour les prêtres sans doute, mais c'est à coup sûr vrai aussi pour l'ensemble des chrétiens : garder une très grande ouverture aux autres en cherchant à connaître (ce qui est difficile) plutôt qu'à juger (ce qui est toujours aisé).

20. Le jeudi 13 janvier 2011, 21:27 par do

oui, terriblement!
et non, aussi. mais jamais assez.

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