Aller à la recherche

de pâtir à paître, la patience et la passion

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A quoi suis-je promis,
si ce n’est à la joie de vivre
au-delà de cette peau
qui me tient enfermé ?

Il faut naître nouveau
cellule du grand corps
façonné du dedans
par l’Esprit qui l’habite
et me dit : “N’aie pas peur
si l’amour te dépouille
de trop d’amour de toi !
Laisse la nuit de l’homme
te mettre au jour de Dieu !”

Noël est à venir
avec son ciel tout neuf
et sa nouvelle terre.
Mais dans combien de temps ?
Combien de millénaires
faudra-t-il traverser
pour que le Verbe qui prit chair
fasse de toute chair depuis lors en attente
l’Eucharistie de sa promesse ?

Je dois apprendre encore
la patience des étoiles,
et celle de la Vierge.

Didier Rimaud, A l’enseigne de Pâques, chants et poèmes III, Cerf p. 47

Commentaires

1. Le jeudi 10 février 2011, 18:15 par Corine

Lu plusieurs fois ici, j'ajoute Didier Rimaud à ma pile de livres à lire. Merci!

2. Le vendredi 11 février 2011, 06:28 par yayon

Je suis frappée par "laisse la nuit de l'homme te mettre au jour de Dieu"

une petite phrase toute banal qui me rappelle que le temps de Dieu n'est pas le mien, que les aridités de nos coeurs d'enfants de Dieu sont parfois bien présentes, que les épreuves rappellent à notre bon souvenir nos coeurs de chair parfois douloureusement blessé mais que malgré tout ça, il nous faut demeurer PATIENT car Dieu est là et que sa lumière, sa présence, son amour pour nous ne supprime rien de tout ça mais nous donne de pouvoir les traverser avec foi, espérance, courage et confiance.

Ce poème est un magnifique cri de confiance de l'auteur en son créateur. J'aime beaucoup ça me touche d'autant plus en ce moment.
Merci David!

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