Galilée (&confrères) avait raison, c’est marrant cette histoire de rotation
on est posé sur son coin de terre immobile qui file à toute allure
et on se retrouve croisé par une foultitudes de destinées
de sens plus ou moins concordants, certains de concert, certains zigzaguants,
lune, étoiles, bouleaux, ruisseaux, rocher déposé là, bâtisses d’éternité
amis, camarades, relations, méconnus, mésaimés, inconnus
fidèles ou inattendus, ponctuels ou en pointillés
on pourrait raconter une histoire en mouvement, puisqu’on est tant traversé.

et puis certains jours, à force d’être traversé de tant d’histoire
vous mettez le pied dans le mouvement, déplaçant l’inertie à la mesure du monde
vous vous piquez de le rattraper, courir après, pour l’attendre un peu plus loin
grisé de vitesse, d’émotions nouvelles, de rencontres improbables
vous changez de carré de pré pour goûter différemment le quotidien
et traverser la vie de vos fidèles amitiés.

Mais lièvre ou tortue, traversé ou traversant, dérouté dans
l’épique ou l’opaque, le mouvement n’est pas tant dans la vitesse
que dans l’attention aux petites choses, aux vibrations, qui se délectent…

cène unthédefous 1

Je me poserai plus épisodiquement ces prochaines semaines en ces pages
l’été est propice aux infidélités à l’agenda propret, aux courses de plus longue haleine
aux cieux qui demandent un peu de temps.

Je vous parlerai sans doute des petits mouvements à Taizé, Paris, Singapour, Batam ou Bali, Saint Romphaire, Ciudad Real, Madrid ou Cherbourg, (H-10) mais d’ici là, je vous laisse le mode d’emploi, pour écrire à partir du peu, pour sourire de la vibration. François Morel :


Parler de tout, parler de rien par franceinter