Aller à la recherche

regarder au dedans

coloriage-noel-creche-11On raconte souvent, dans les séminaires, une blague célèbre. Un dominicain et un jésuite discutaient fermement devant la crèche. Leur querelle avait pour objet l’enfant Jésus. Avait-il ou non, à la naissance, les yeux fermés? Le jésuite soutenait qu’il les avait ouverts, pour voir les beautés de la création… Mais le dominicain soutenait mordicus le contraire. Jésus avait ouvert les yeux, certes, mais les avait derechef refermés. “J’imagine que vous allez me dire que c’est par goût de l’intériorité” lui soutint le jésuite, pinçant. “Pas du tout, rétorqua le dominicain, Jésus a bien ouvert les yeux, regardant à gauche puis à droite. Il vit le bœuf puis l’âne… et il referma prestement les yeux en murmurant : “si c’est ça, la compagnie de Jésus””.

Ami dominicain, j’espère que ton Maître (c)adoré aura la même délicatesse que le Général des jésuites en visite en France. Grâce au dernier billet, Profondeur, de Pierre de Charentenay le lundi 3 octobre 2011, j’ai vraiment pu l’apprécier:

“Le supérieur général de la Compagnie de Jésus, le Père A. Nicolas, espagnol ayant passé toute sa vie au Japon, était à Paris ces jours ci pour rencontrer les jésuites de France. Son message est revenu à plusieurs reprises sur la profondeur de nos vies, comme sur la profondeur de la parole à porter dans l'Eglise et dans le monde. Comme un jardin japonais qui dessine des paysages aux volumes diversifiés.

Nous sommes menacés de superficialité dans nos activités, dans notre réflexion, dans notre action. Tourbillonnant sans cesse d'une chose à l'autre, pressés par le temps et les urgences, nous n'avons pas le temps de nous enraciner, de penser au-delà du bout de notre nez.

C'est le temps de l'intériorité, de la compassion, de la méditation et du retour à l'essentiel. Loin des images et de leur impact, nous sommes appelés à regarder au dedans pour y lire la présence de Dieu, son amour pour nous et pour le monde. C'est dans cette profondeur que nous pourrons trouver la guérison de toutes nos blessures et la paix dans la vraie liberté. C'est aussi là que nous deviendrons la source transparente qui permettra aux autres d'étancher leur soif.”

Commentaires

1. Le lundi 3 octobre 2011, 21:51 par Nitt

Voilà qui va plus loin, plus profond, que ce que je viens de raconter chez moi !
Merci David pour cette mise en profondeur.

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