Les aménagements urbains me font parfois sourire, surtout aux abords des églises.

Devant la Basilique de la Trinité et son parvis venté, et histoire, sûrement, d’en préserver le caractère piétonnier, on trouve un simple et unique panneau de …. sens interdit ! Beaucoup pourraient y voir toute une symbolique. C’est assez symptomatique.

Deux exceptions y sont néanmoins accordées… les ambulances, en accès urgence, et les corbillards, pour les célébrations.  Mis à part naissance et mariage, ce sont les raisons qui poussent tout un chacun à la spiritualité, ce sont les « exceptions » acceptables par la société, celles que, dans la modernité, l’on concède à la foi en Dieu : un peu de lumière dans les obscurités de la vie… quand il est moins question de compréhension et d’explication que continuer à vivre : un peu de sens là où il disparaît.

Que la foi soit lumière dans les ténèbres du Mal, de la souffrance, ou du deuil reste une expérience fondamentale : c’est la réponse de Dieu qu’on est prêts à entendre… Mais ce temps du carême vient nous rappeler que cette lumière est appelée à s’immiscer jusque dans le riant et le lumineux de nos journées. Le sens qui surgit dans cette absence vient rejaillir partout.

Parce que se laisser élever, c’est une dynamique de chaque instant et pas une exception,
parce que le Christ lumière nous éloigne, définitivement et en tous temps, des sens interdits. 

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