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le silence feutré du lecteur

Depuis quelques semaines, avec Anne-Claire, nous nous posons des questions sur l'interactivité des blogs. Même si d’aucuns persistent toujours à en prophétiser la fin et la mort, on note finalement une fréquentation plutôt en hausse. Les réseaux sociaux, et le microblogging de twitter en particulier, tendent à relayer plus largement les billets, les coups de cœur, les découvertes. Facebook quant à lui donne une bonne visibilité dans un réseau moins orienté “web”.

Sans curiosité exacerbée, on se retrouve à lire en tous sens, y compris et surtout sur des sites et blogs auxquels on n’est pas affilié.

Certes, j’ai l’impression que je continue à lire, ou tout au moins survoler systématiquement les billets de certains sites et blogs, par accointance, sensibilité, confiance dans le regard ou la plume de l’auteur… et mes flux rss ponctuent assurément mes journées. Mais je lis aussi les “RT”, les liens des amis au goût sûr et à l’enthousiasme mesuré.

Simplement, il me semble, alors même que les visiteurs sont assez nombreux, que les réactions et interactions sont dispersées et raréfiées. Moi-même, je commente peu, je partage les découvertes, les enthousiasmes sur twitter ou facebook, je suis de nouveaux blogs, twittos, me désabonne de certains avec lesquels je consone moins. Je “like” peu, ou en clin d’œil.

Certes, le contenu a une grosse influence. Les billets "sur l'Indonésie" ne sont pas représentatifs, ils amènent en général peu d'interaction (hélas pour moi, mais c'est ainsi)... mais je reste toujours surpris des commentaires, ou de leur absence sur certaines autres prises de parti. On devine la lecture, qui vous dépasse un peu.

L’intérêt du blog, comme du web 2.0 repose sur cette proximité entre celui qui écrit, qui partage, et le lecteur qui peut faire écho à sa manière, dans une simple interaction. Est-ce l’assurance d’une réponse, qui atteste d’une lecture attentive du blogueur qui pousse à réagir, ou autre chose? ou au contraire, l’intérêt des blogs est-il de pouvoir découvrir la diversité tranquillement ?

Mais alors, vous, comment lisez-vous ? réagissez-vous habituellement et comment ? qu’est ce qui vous pousse à commenter / partager / relayer / agréger sur scoopit / fuir ? un commentaire qui vous ressemble vous dispense-t-il de le faire ? ça prend déjà pas mal de temps pour lire, ce n’est pas la peine d’aller plus loin ? Amis de passage, lecteurs réguliers, partagez vos manières de lire en ligne.

Commentaires

1. Le samedi 17 mars 2012, 09:34 par Mahina

je passe, souvent en silence... depuis que j'utilise FB, cela me permet d'être accrochée par le titre d'un article (alors que perso, mes blogs ne sont quasi jamais en lien sur cet espace! pourquoi? je ne sais, c'est ainsi!)
Suivant les blogs, parfois, je commente, sur d'autres si peu...pourquoi? peut-être parce que je ne me sens pas "à la hauteur"... Relayer? oui, parfois... quand "j'aime", je le dis et partage!
Les articles que j'ai du mal à lire: ceux qui sont trop long, encore que ce n'est pas une évidence de tout instant!
Ceux que je préfère... les poèmes, les "vécus", , en fait, sait-on parfois ce qui nous touche et nous accroche? une sensibilité que l'on perçoit...

2. Le samedi 17 mars 2012, 09:37 par yayon

En ce qui me concerne, j'avoue que j'ai levé le pied sur mon "adiction" d'internet chronophage par contre (ça risque de revenir dans les temps à venir...) grâce à mes flux rss, FB et maintenant twitter je ne peux pas louper un nouveau billet (ou alors c'est vraiment de la mauvaise volonté hihi) et c'est avec joie que je jette un oeil, lit un billet par ci par là, savoure un clin Dieu, se réjoui de partage rempli de joie précieuse.

Mais j'avoue ne plus commenter pareil, tu sais quand on a été squateuse et commentatrice assidue, le trop tue le pas assez, alors oui on peut avoir l'impression que je suis passé de tout à rien (même sur mon blog) par manque de temps, de motivation et peut être par complexe...

J'ai découvert avec le temps que dans cette sphère KTOWEB (comme d'autre) beaucoup se connaissent, c'est souvent les mêmes "fidèles" partout au fil des blogs donc dans ces cas là j'ai plutôt tendance à me faire discrète, me faire oublier...
C'est sans doute un tort mais c'est comme ça.

Moi aussi je me pose chaque jour la question (depuis plusieurs années) de fermer mon blog par manque d'interaction, de temps pour mettre en ligne des billets. Donc je comprends tout à fait vos questionnements à tous les 2 mais qu'on se rassure c'est toujours avec autant de joie que je bave sur tes photos d'Indonésie et que j'ai l'impression de voyager un peu au fil de tes billets, la beauté parfois se passe de commentaires ^^.

merci à toi pour ces partages, ces interrogations qui sans doute rejoignent aussi nos quotidiens. Je n'ai pas la réponse à ces questionnements mais je sais qu'au fil de vos blogs je me suis enrichie, j'ai grandi, j'ai ouvert mon regard sur le monde, j'ai approfondi ma foi, je me suis laissée interpellée et ça c'est drôlement chouette

3. Le samedi 17 mars 2012, 09:54 par Vianney +

Bonjour l'Abbé ;)
Je commente très peu sur les blogs, seulement quand il me semble que j'ai vraiment quelque chose à dire, soit parce que j'ai une réaction qui me semble intéressante à partager, parce qu'elle complète ou contredit, soit parce que - plus souvent sur les posts "rigolos", je pense à un certain Edmond... - j'ai envie de rebondir par une saillie drôlatique qui, je pense, permettra au suivant de continuer.
Sur FB, j'utilise très peu le bouton "J'aime", je trouve que c'est trop facile. De la même manière, je ne commente jamais - sauf très rare exception - pour dire juste que j'aime bien. Peut-être parce que le même commentaire : "J'aime bien !" sur mon blog me laisse sur ma faim et que j'aimerais savoir pourquoi ? J'ai peut-être tort !
Cher David, je te lis souvent, j'aime souvent aussi. Je te le dis ici pour toutes les fois où je ne te l'ai pas dit... et où je ne te le dirai pas ;)
Que Dieu te bénisse ! Bien bloguement,
P. Vianney +

4. Le samedi 17 mars 2012, 10:01 par Claire

N'étant qu'une lectrice 2G, je n'agrège pas sur scoopit, même si l'expérience semble riche et prometteuse... ;-) Pas plus de twitter et Facebook, mais là par choix. Certains billets me parlent plus, pour d'autres les mots manquent et souvent la crainte d'être maladroite et mal comprise. J'ai bien aimé vos photos, mais plus encore les textes d'Indonésie et tout ce qu'ils disaient de déplacement intérieur. Il y a des acquiescements silencieux, pas sûre d'être très fan du +1, des textes qui nous touchent et continuent de mûrir...

5. Le samedi 17 mars 2012, 10:52 par Edmond

Je ne suis même pas sûr d'apporter grand chose avec mon commentaire, puisque tu sais que je n'ai jamais été un "commentateur"... Pour le coup, je n'ai rien changé à mon attitude depuis que je me balade sur le web : mes commentaires sont rarissimes, et je serais bien en peine d'expliquer pourquoi. Habituellement, c'est (probablement comme Vianney - qui est d'ailleurs un fieffé menteur : il est statistiquement le troisième plus gros commentateur chez moi, juste derrière un certain David !) parce que je n'ai pas l'impression de pouvoir ajouter vraiment grand chose, si ce n'est peut-être une vanne.
Pourtant, de toute ma "carrière" de commentateur, il y a une fois dont je reste intimement fier, parce que le petit ajout laissé sous un billet, curieusement, à ce moment-là, m'a fait grandir. C'était une sorte d'aphorisme décalé, et toi tu nous parlais de ton grand-père (tu auras évidemment oublié cet anecdotique petite phrase).

Bon. Outre ma propre pratique, je fais le même constat que toi sur les commentaires chez moi. Même si, en ce qui me concerne, la forte baisse du rythme de publication explique certainement le phénomène. Je remarque néanmoins que les gens sont de plus en plus enclins à faire des remarques directement en réponses sur Twitter et Facebook. C'est assez frustrant, car ces commentaires (parfois intéressants et qu'on aurait aimé voir développer) disparaissent très vite, et ne profitent pas vraiment aux autres lecteurs. Mais c'est ainsi... Le commentaire devient plus instantané, je crois.

Enfin, voilà quoi !

6. Le samedi 17 mars 2012, 11:04 par Corine

J'ai passé pas mal de temps à me balader sans rien dire, à me nourrir un peu de la diversité des points de vue, des écritures. J'ai toujours écrit, d'une autre manière. Le blog c'est arrivé doucement, à la suite de quelques partages amis. Et pourquoi pas un blog? Du jour où je l'ai créé, petit à petit, j'ai laissé des commentaires. Sans doute pour créer un échange aussi. Parce qu'on sait que c'est ainsi que les liens se font. Là ou des auteurs ont mis mon blog en lien, j'ai trouvé cela sympathique. Moi je mets pas mal de liens et c'est surtout pour mes amis non blogueurs un peu comme lorsque je leur partage un bon bouquin.
Aujourd'hui je lis, un peu comme le journal.Tôt le matin ou un peu tard le soir. Il y a des endroits où je prends sans commenter. Pourquoi? Par exemple chez Koz, cela m'inviterait à tenir un discours que je tiens avec mes amis, mon mari mais qui ne ressemble pas à l'atmosphère de mon blog et je n'ai peut-être pas envie de ça. Parfois aussi je ne sais pas quoi écrire comme réponse ou commentaire à quelque chose qui me touche ou que j'ai simplement eu du plaisir à lire; souvent j'aime quand même le signaler, par un sourire.
Il est rare que ce que je lis sur mes blogs préférés me déplaisent, oui très rare; je suis souvent en communion de pensée, en fait!
les blogs où je laisse des commentaires sont finalement limités; je crois que j'aime bien les réponses que m'ont fait leurs auteurs et c'est pour cela que je continue à leur laisser des petits messages. Quand je les écris et que je lis les réponses, ou bien quand je lis les propres commentaires sur mon blog, je ressens souvent...comment dire... l'impression d'élargir un peu la sphère amicale autour de la Foi, parce que même si mon quotidien est bien rempli des témoignages du christ, l'entendre encore, le voir encore, le lire ailleurs, c'est plutôt chouette. Et j'ai découvert aussi parmi mes amis avec ou sans blogs que cette lecture leur apportait ça aussi. Bref, on se sent moins seul, même si on n'est pas très nombreux!

Je suis toujours étonnée de découvrir d'autres blogs, qui parfois existent depuis un moment mais que je n'ai pas pris le temps d'aller lire. Avec le concours du Pèlerin par exemple.

Je pense que beaucoup de choses m'échappent car pas de facebook ni de twitter. Google+ récemment mais sans que je n'y vois vraiment d'intérêt. Pas de réseaux sociaux, ce n'est pas parce que cela me dérange mais je ne veux pas donner davantage de temps pour ça et j'ai l'impression que ça pourrait vite en prendre. Cela ne me frustre pas parce que la seule chose qui me plaît finalement dans cette histoire, c'est d'écrire, et de lire les autres. Et puis une dernière chose, je suis curieuse toujours de la diversité et dans les blogs que nous lisons, il y en a. J'aime me dire que l'église est riche de tout ça.
Bon j'arrête là mon bavardage car je crois que je pourrais continuer encore longtemps mais finalement, votre idée, à toi et Anne-Claire, j'ai comme l'impression que je l'attendais. Merci. Corine

7. Le samedi 17 mars 2012, 11:07 par Jean-Croc le marin

Je te commente peu mais te visite régulièrement, pour moi c'est une façon d'approcher d'un état, allez, je lâche le grand mot, de communion. Faut-il réagir, exprimer un accord ou un désaccord ? Bof ... Un clin d'oeil, oui, bien sûr, mais peut-on aller réellement au-delà, et vraiment débattre ? J'aime mieux le vis-à-vis, si possible un verre à la main !

8. Le samedi 17 mars 2012, 11:27 par Zabou

Je différencierai deux choses dans les questions que tu soulèves : le "relai"-RT (quel que soit le moyen) et le commentaire.

Je partage un lien sur Facebook, twitter ou autre parce que je souhaite partager un article intéressant à d'autres, sur le principe du "si j'ai aimé, cela peut plaire à d'autres, non ?" . Ou, tout simplement, parce qu'en général, on a tendance à vouloir partager ce que l'on aime. A côté, je commente éventuellement parce que j'ai envie de "consonner" d'une manière plus particulière à tel ou tel article, de réagir, d'apporter un p'tit regard à côté ou autre. Après, pour l'un comme pour l'autre, et surtout pour le commentaire, il me manque bien trop souvent le temps !

Reste aussi la fonction "like" : toute simple mais juste pour signaler amicalement un passage et une lecture qui fut appréciée à l'auteur.

9. Le samedi 17 mars 2012, 11:49 par Gilles GRIMAUD

De la parole vous en faites votre ministère. Nous vous écoutons.
Wikipédia nous dit que l’épître peut être aussi une « conversation en l'absence » de l'interlocuteur sur des aspects sociaux ou moraux de l'existence. Nous sommes là.
Et l’absence d’un commentaire, notre amen.

10. Le samedi 17 mars 2012, 12:36 par Edhral

Je lis beaucoup de billets de blogs :

  1. parce que je suis abonnée au blog, à l'aide de mon agrégateur de flux RSS ;
  2. parce qu'ils ont été indiqués par d'autres sur leur blog ou sur Twitter.

Votre blog, M. l'abbé, est dans mon agrégateur ; je lis donc tous vos billets, souvent avec grand plaisir, et certains me font réfléchir. Je profite donc de ce commentaire pour vous remercier et vous encourager égoïstement à continuer ! :-)

Dans tous les cas, que ce soit une lecture au coup par coup ou par abonnement, je ne laisse quasiment jamais de commentaire. Le manque de temps est une raison, mais la principale est qu'en général je ne pense pas que ce que je pourrais dire ait un intérêt.

Par contre, j'essaie de partager sur Twitter mes découvertes, et j'envoie donc des liens à mes suiveurs sur des billets qui m'ont plu, intéressée, enrichie... Ça me semble être une variante du "like / +1" un peu plus appréciable pour le créateur du contenu partagé.

Bon temps de Carême à tous.

11. Le samedi 17 mars 2012, 13:29 par René (copié collé par mes soins)

On se pose tous la même question de savoir qui "regarde" à travers la serrure sans laisser de trace. Pour ma part, soit ce que je lis me semble banal (sans connotation péjorative dans mon propos) et je passe, soit je trouve des idées nouvelles et je manifeste soit mon adhésion, soit mes réserves... acceptant que le débat puisse éventuellement se prolonger. Bien souvent, je n'engage pas le fer pressentant que cela risque de tourner à la polémique ou au dialogue de sourds.

12. Le samedi 17 mars 2012, 13:46 par Nitt

"Vous, comment lisez-vous ?"
Toujours avec plaisir chez certains, avec circonspection chez d'autres, avec curiosité sur les blogs que je découvre. Souvent entre deux activités, j'essaie justement de réapprendre à lire posément. On n'est pas aidés.

"Réagissez-vous habituellement et comment ?"
Je mettais un point d'honneur à toujours laisser un commentaire, jusqu'à ce que j'aie un travail ! J'ai compris alors que l'essentiel n'était pas toujours dans l'interactivité. Une lecture silencieuse est aussi une bonne lecture.
N'ayant pas de grands talents rhétoriques, je commente généralement pour féliciter, remercier, encourager, partager sur un thème, pas beaucoup plus. Quand je suis trop profondément touchée ou dépassée pour arriver à dire quoi que ce soit d'intelligent, je reste silencieuse.

"Qu’est ce qui vous pousse à commenter / partager / relayer / agréger sur scoopit / fuir ?"
Commenter, je l'ai déjà dit, partager, ça c'est pas souvent parce que Face de bouc est tellement rempli d'infos de tous les côtés que je préfère partager peu, mais bien. Je le fais quand un texte m'a fait grandir, ou qu'il traite d'un sujet qui me touche et que je trouve important. Lorsque j'y trouve de la beauté, ou un cri d'alarme.
Je fuis la longueur, la rancœur, les crêpages de chignons ou de cravates, la vaine excitation, la vulgarité.

"Un commentaire qui vous ressemble vous dispense-t-il de le faire ?"
Dans ce cas-là, j'ai pris l'habitude face-de-bouquienne de plussoyer.

"Ça prend déjà pas mal de temps pour lire, ce n’est pas la peine d’aller plus loin ?"
Pour aller plus loin, il me faut relayer l'info/le thème/la discussion/... sur mon blog. Il est rarissime que je me sente apte à enrichir la conversation. Un p'tit commentaire quand je le sens pas trop bête ni répétitif, et hop-là.

Et moi aussi, j'ai regretté la baisse de commentaires dès lors que j'ai mis mes articles en lien sur FB. C'est vrai qu'il est plus facile de cliquer sur "j'aime" que de l'écrire. Le problème est réglé en partie depuis que j'ai décoché le partage de mes articles sur le célèbre site blanc et bleu, mais du coup j'ai moins de réactions, et peut-être un peu moins de lecteurs...

13. Le samedi 17 mars 2012, 16:16 par David

@Mahina: j'aime bien l'idée que la sensibilité n'appelle pas nécessairement la réponse... et que le silence implique simplement de ne pas trouver de mots justes pour participer. je vous suis... 

@Yayon: que la beauté se passe de commentaires... pour ne pas 'trop parler', ça me va aussi. 

@Vianney: merci l'Abbé. Jolie différenciation des types de lectures... bloguement aussi. 

@Claire: va pour l'acquiescement silencieux. 

@Edmond: même constat, donc. Je me retiens (rarement) de la vanne, et c'est dommage. En fait, je crois que ce sont ces commentaires "perdus" sur twitter ou fb qui font le plus bizarre. On aimerait que d'autres les lisent. ils apportent souvent qqch. (ps, je suis flatté que tu aies osé commenter)

@Corine: je crois que votre thématique du commentaire comme geste d'amitié se sent bien. Peu de polémiques, beaucoup de sourires. oui. mais régulièrement et fidèlement. oui. 

@Jean Croc: va pour les whiskies dès qu'on pourra. pour ce qui est de la communion, je n'en doute pas. Vraiment pas. 

@Zabou: je consonne au "like" pour signaler qu'on est passé, qu'on a lu, apprécié. le partage pour ce qui pourrait plaire à d'autres, le commentaire pour déposer plus qu'un clic. 

@Gilles Grimaud: très intéressant cette hypothèse de l'épitre comme une conversation en l'absence. Je souris de vos amen... et ne vous oublie pas quand j'écris (parce qu'on n'écrit pas qu' "entre soi"). 

@Edhral: oui pour les partage, je suis d'accord, c'est un bon moyen de partager, de laisser résonner le texte autrement. et de lien en lien, des relations se tissent. 

@René (dont j'ai piqué le commentaire sur FB). le comm comme valeur ajoutée, dans la mesure où l'échange sera fécond est aussi une bonne expression du silence que parfois certains billets suscitent. ils disent autrement un banal, qu'on réentend mais qui n'appelle pas de mot en plus. pour ce qui est de la polémique, je ne sais pas faire, je vous comprends néanmoins. 

@Nitt "Une lecture silencieuse est aussi une bonne lecture." et les petits mots des échos de lecture! merci de ta fidélité. 

14. Le samedi 17 mars 2012, 19:34 par Nitt

Tu remercieras Edmond, c'est lui qui faisait ta pub tout le temps. J'ai failli par te suivre avec intérêt et joie. Et voilà.
Bon, n'empêche, quand j'aurai mon permis, faudra que je fasse un tour en Normandie moi.

15. Le samedi 17 mars 2012, 20:35 par David

Edmond, je vais avoir du mal à lui dire merci aussi pour ça sans être très ému.

16. Le samedi 17 mars 2012, 22:28 par Edmond

Genre...

17. Le samedi 17 mars 2012, 22:44 par effetah

Je viens ici de temps en temps, mais c'est la première fois que je commente. Pourtant j'aime bien le ton de vos billets, leur délicatesse, leur profondeur et leur légèreté, l'attention souriante aux autres dont ils témoignent. Mais tous blogs confondus, je commente très peu, parfois parce que le sujet ne m'interpelle pas, parfois parce que je n'ai pas le temps, souvent parce que je n'ai rien à ajouter ou parce que (ça paraît stupide, mais c'est vrai) je ne sais pas quelle adresse mail laisser ou encore parce que je suis remontée dans les archives d'un blog et que le billet sur lequel j'aurais eu envie de réagir est déjà ancien (les commentateurs réguliers sont peut-être en moyenne plus technophiles que l'internaute silencieux, qui du coup a moins d'outils type flux rss pour lire très régulièrement tout ce qui est publié à telle ou telle adresse et réagir dans la foulée).

Quand un billet me touche très particulièrement ou...m'apprend à regarder l'ineffable comme je ne l'avais pas encore considéré, mon réflexe "relationnel" est plutôt de le partager avec les personnes qui me suivent sur Twitter (en citant l'auteur si je m'aperçois qu'il a un compte, pour que mon tweet apparaisse dans ses interactions). En revanche je lis presque toujours les commentaires d'un billet (ou d'un article de presse lu en ligne) qui m'intéresse, et j'en viens souvent à me promener chez certains commentateurs ou à les suivre sur twitter.

Dans la vie aussi, en fait, j'écoute souvent sans parler. Il n'est pas impossible que cette réserve soit parfois féconde, mais il m'arrive aussi de me reprocher d'être là comme un pique-assiette.

Donc pardon et merci de ce que vous partagez avec nous ici.

18. Le dimanche 18 mars 2012, 19:52 par Sa'di

Je lis un certain nombres de blogs, mais en général sans commenter, ni partager sur les réseaux sociaux. Si vraiment un billet me touche, ou si je pense qu'il peut intéresser quelqu'un en particulier, j'envoie le lien par mail. J'ai d'ailleurs hésité à commenter aujourd'hui, vu que je n'ai pas grand chose à ajouter à la réponse d'effetah. Mais je profite de l'occasion de vous remercier, ainsi que les commentateurs réguliers qui enrichissent ce blog.

19. Le dimanche 18 mars 2012, 20:11 par JonasTree

on lit, on se laisse bercer par les mots puis on repart sans rien dire pour en conserver des bribes.

20. Le dimanche 18 mars 2012, 20:19 par Laurence

Je lis tous tes billets... Mes réactions consistent le plus souvent en un bon rire devant les billets "légers", un "rha oui alors !..." quand tu dénonces un truc qui m'agace aussi, ou un "Wahouuuu !!" devant les photos.
C'est plutôt émotionnel comme réaction immédiate. Pas de quoi laisser un commentaire. Par contre ça vaut un lien quelque part.

Et sinon, parfois je commente, mais je réfléchis à la question (Je ne sais plus si c'est oui ou non à la question sur Edmond Prochain, par exemple), je clique sur "prévisualiser", puis j'oublie de cliquer sur "envoyer" et je quitte le blog, et donc, "fffff...", Tu n'as plus que le bruit du vent.

21. Le dimanche 18 mars 2012, 21:36 par Benoit SIBILLE

Ma lecture est presque toujours silencieuse, parfois je transmet le lien sur facebook.
Mais j'avoue quand quand j'ai un commentaire (c'est rare) sur l'un de mes deux blog... intérieurement je me réjoui ... on se sent aimé ! lol

22. Le dimanche 18 mars 2012, 21:37 par F Bon

tout a basculé il y a 3 ou 4 ans avec montée en pression de facebook puis de twitter - on "propulse" et relaye, mais on laisse peu de trace de nos visites - pourtant je considère désormais ce blog comme un rendez-vous de pensée et de regard qui m'est essentiel - exigence et mouvement vers l'autre - vous en remercie – et jamais les outils réseaux ne nous permettront cette autonomie d'écriture – il faut tenir, même si parfois c'est marathon solitaire (en apparence)!

23. Le dimanche 18 mars 2012, 21:48 par David

je ne réponds pas encore ce soir à chacun, mais je lis et apprécie de voir les différentes couleurs du silence qui se déploient ce soir. Bravo de savoir dire que ce silence signifie... même redondant! MERCI

24. Le dimanche 18 mars 2012, 22:03 par Z

Je crois que je ne manque aucun de vos billets :-)

Ça ne veut pas dire pour autant que je les lis dès publication, ça peut être plus tard, ou alors un soir je vais revenir sur d'anciens billets que je n'avais pas lus ou que j'ai envie de relire.

Mais je commente très peu, déjà parce qu'un simple « +1 » me semble assez peu intéressant, ensuite parce que parfois d'autres ont déjà dit ce que j'aurais eu envie de dire, parfois aussi parce que je relis des vieux billets et qu'un commentaire sur un vieux billet est toujours un peu étrange.

Enfin parce que parfois je sais que mon commentaire en appellerait d'autres qui à nouveau me demanderaient de développer. Je ne me sens pas forcément prête pour ces joutes, toutes courtoises soient-elles. Pas envie forcément de partir pour des conversations sans fin où finalement, je le sais, chacun resterait sur ses positions. Peut-être pas non plus assez de bagage théologique ou de foi pour tenir la conversation sur la distance... alors je formule ma réflexion dans ma tête et je la garde pour moi, finalement sans trop de frustration (signe qu'elle n'avait sans doute pas tant besoin que ça d'être partagée :-) )

Mais je n'ai pas une lecture purement passive et consommatrice, sachez-le ! (puisque je pense que c'est ça, au fond, le sens de la demande : est-ce qu'on écrit pour soi ou pour les autres, est-ce qu'écrire déclenche quelque chose chez l'autre, est-ce qu'on fait du bien ? Non ?)

25. Le dimanche 18 mars 2012, 22:15 par Anne-Laure

Je confirme la plupart des raisons évoquées par les commentaires précédents : par manque de temps malheureusement (mais d'une certaine manière, cela prouve aussi - j'espère ! - qu'il y a un grand nombre de blogs de qualité à lire si même les plus accros ne prennent pas toujours le temps de réagir...) commenter, sur des blogs comme le tien surtout, c'est estimer avoir quelque chose à dire, qui apporte au billet, qui prolonge la réflexion. C'est vrai que commenter pour juste remercier... peu le font. Moi la première. La fonction "j'aime" a remplacé cette politesse minimale IRL. Sauf éventuellement sur les blogs persos, et encore. Une amie "virtuelle" (mais pas que), qui publie scrupuleusement un billet par jour, s'en plaignait en comparant au bonjour que l'on n'oublie jamais de dire à la boulangère. On peut aussi penser à l'immédiateté des publications, le fait que sur FB notamment, les publications & commentaires disparaissent rapidement dans les arcanes du site : même sur un agrégateur de flux, le problème se pose. J'ai beau ouvrir au fur et à mesure de la journée dans des onglets différents les billets que je veux prendre le temps de lire et de commenter, le soir... je suis loin d'avoir fait tout ce que je voulais !
Donc comme tu l'as déjà souligné, sache qu'un long silence entre deux commentaires fleuves, éventuellement ponctué de mentions "j'aime", signifie simplement merci... pour tes photos, tes clins d'oeil, tes questions, tes réflexions...
(P.S. : "cuisine" pour calice ? :-) )

26. Le dimanche 18 mars 2012, 22:46 par Corine

Discussion ce soir avec un copain journaliste et un autre qui écrit des bd. "Et pourquoi pas des commentaires silencieux sur des blogs ?...ce n'est guère différent des commentaires de mes articles de presse que je n'entends presque jamais ou si rarement..." pas différent non plus de mes lecteurs silencieux, souligne aussi l'ami écrivain, toujours surpris aux séances de dédicaces de les rencontrer et de les entendre... et peut-être une autre raison encore au silence: parfois quand on arrive après les amis du blogueur, ceux qu'on sent ou sait proches...pas très envie de s'immiscer, un peu comme arriver au milieu d'une conversation amie qu'on ne saurait troubler. Je te dis ça parce que je l'ai vécu parfois et aussi parce qu'on m'en a fait la remarque chez moi.

27. Le lundi 19 mars 2012, 00:21 par Firenze

Après j'apprends à regarder, le nouveau blog de David:
J'apprends à commenter.
Si la lecture de ce blog ou d'autres n'appelle pas toujours de commentaire de ma part, bien souvent je voyage par les photos, je souris, je partage et je prie aussi grâce à ces lectures.
Merci pour le temps passé à écrire, photographier, publier et répondre aux commentaires des lecteurs.
Je n'irai certainement jamais en Indonésie mais je reste sans voix devant la beauté des photos et la découverte de ces visages et paysages.

28. Le lundi 19 mars 2012, 09:23 par David

@effetah: ne vous excusez pas... on partage pour être lu... mais vous pouvez vous autoriser de commenter un billet plus ancien. On l'a vu il y a peu sur un billet sur le gars amarré à son bar... c'était chouette de voir les échos qu'il permettait, même si longtemps après. Mais je n'accuse personne de ne pas commenter, je ne le fais que peu aussi. ou alors comme vianney. on peut bouger plus intérieurement

@Sa'di: bonne idée, ajustée et adressée, que d'envoyer un lien par mail. ça m'arrive peu. Suis d'acc avec vous, certains commentaires enrichissent vraiment. 

@JonasTree: si c'est pour garder des bribes, ça me va!

@Laurence: c'est toi, les "fffffff", alors? t'inquiète pas pour les mauvaises réponses, je revalide dès que je peux après. Mais mes questions me font (encore) rire!

@Benoit SIBILLE: on est tous pareils alors. Aimé, lu, et le silence prend sens. Comme aujourd'hui. Vos commentaires sont tout à fait éclairants

@F Bon: j'entends vos encouragements à écrire. De votre part, c'est très précieux. les comms de réseaux sociaux sont moins féconds, selon moi. plus éphémères... mais signe d'une lecture et d'un intérêt partagé tout de même. 

@David: tiens, moi. 

@Z: Craindre de s'enquiller dans une discussion théologique stérile, où personne ne bougera, je crois que je vous comprends bien. ça rejoint un peu René. Je devine que ça fait bouger en tout cas. merci. 

@Anne-Laure: on n'est pas obligés de remercier... la lecture suffit. Et puis il FAUT garder les autres priorités. C'est Beaucoup mieux. (toi aussi tu aimes mes questions débiles?)

@Corine: c'est justement la différence avec la "vraie" édition papier. La possibilité de réagir et d'interagir. Mais pour ce qui est de l'intimité, ou la complicité, il y a toujours de la place pour tout le monde, hein!

@Firenze: je vais pirater votre webcam pour coller vos sourires... ça en fera sans doute sourire d'autres. merci. 

29. Le lundi 19 mars 2012, 09:32 par Anne-Claire

Je viens sur la pointe des pieds lire tous vos commentaires aussi... Et tout y est passionnant et vraiment très intéressant/enrichissant/instructif. Et les silences feutrés sont souvent les plus bavards et les plus beaux...
Belle idée, David, d'avoir mis en billet notre discussion ! Merci à toi et à chacun.

30. Le lundi 19 mars 2012, 11:05 par Vieil imbécile

Avant de rentrer dans le vif du sujet, deux petits points techniques... sur votre blog, on n'est pas enregistré, le "Se souvenir de moi sur ce blog" est une promesse politique, autant suivie d'effet qu'une perspective de subsidiarité. Il faut donc à chaque fois - a la mano - décliner sa triple identité. Ce barrage à l'entrée - sans compter l'épineuse colle - limite les interventions bisounoursiennes. Un autre point, c'est le matériel de lecture. Si c'est le téléphone - qui nous permet de subtiliser, plus ou moins discrètement, plus ou moins distraitement, du temps à une autre activité - le commentaire a beaucoup moins de chance d'émerger de l'esprit embrumé de votre serviteur.
Un autre point : la singularité du blogueur. Le commentaire ne vient pas du tout de la même manière pour chacun. Ce que je vais essayer d'exprimer n'aurait que peu de chance d'être valide à propos d'un autre blogue.
Je n'ai pas fait une étude, j'aurais pu regarder chacun de mes comms, le mettre dans une case et en tirer une conclusion à dominante statistique. Mon baobab l'a aisément emporté.
Il me semble que c'est une motion interne qui me pousse à commenter (pas celui-là, là c'est juste pour satisfaire votre appel à décortiquage). Une émotion, tout en espérant éviter la commotion de l'auteur. Une fêlure détectée, une disharmonie, une fleur sous un orage, un nuage au-dessus d'un champ de fleur, une assonance (oui, je n'utilise pas votre terme de consonance, depuis que l'Académie a supprimé un "n", je trouve qu'il dissonne, merci @zabou de lui avoir restitué ;) ), un poil à gratter le cervelet.
Il n'y a pas que ça bien sûr. Un désir d'ajouter, sur le beau pont à sens unique que vous dressez entre vous et nous, un petit sentier de randonnée en sens opposé. Probablement aussi des enfouis désirs de briller, d'être remarqué, d'exister ; une attente d'un contre-commentaire en clin d'oeil...
Et puis, toujours, une volonté d'exprimer un remerciement. Remerciement pour ce que vous avez écrit, certes, mais avant tout pour ce que vous êtes. Il devrait y avoir ça d'ailleurs. Pas un bouton "j'aime", mais un bouton "merci", qui exprimerait mieux le fait que vous avez fait bouger intérieurement. Bouger dans la bonne Direction. Un bouton qui exprimerait ma joie d'avoir fait un petit pas vers le Royaume.

31. Le lundi 19 mars 2012, 12:09 par céline

Je passe, je survole, je fouille, je relis, je m'agace, je souris, je zappe, je souscris, j'admire, je réfléchis, j'y repense...je ne commente pas pour des raisons déjà évoquées dans les commentaires précédents.Principalement le "rien à ajouter", et surtout le "pas à la hauteur". Souvent j'ai eu envie, j'ai commencé, j'ai effacé, reformulé, presque envoyé, pour finir par renoncer. Et finalement je suis heureuse de cette liberté, celle de vous lire et celle de pouvoir réagir...ou pas!

Merci de ce que vous partagez et de votre constance à le faire

32. Le lundi 19 mars 2012, 13:05 par Daniel

paresse et procrastination sont les principales raisons de mes silences.

33. Le lundi 19 mars 2012, 23:18 par David

@Anne Claire: on les découvre divers, ces silences. tu pourras faire un billet si tu veux, silence divers du printemps, tu étais l'automne de mes années. ;)

@vieil_imbécile: je ne sais pas où il faut que je cherche pour débloquer ce fichu bouton qui sert à rien, mais pour moi aussi. Si ça enlève les bisounourseries, c'est pas trop trop grave.
sinon, nonobstant vos précisions orthographiques, j'aime bien le domaine de la fêlure qui appelle l'inscription de l'emplâtre idoine, ou de la brisure en écho. C'est sans doute là que c'est le meilleur.
et si ça peut vous rassurer, on est bien content quand un commentateur brille, capte une allusion perdue, ou ressort un élément qu'on avait négligé soi même. "ça donne à penser" comme on disait dans les seventies. Sérieusement, c'est stimulant de se savoir finement lu. plus finement qu'on ne l'a écrit, souvent.
et pour les boutons en tous genres, je vais y réfléchir. <nanmélolquoi> <merci> <j'aiencoreriencompriscommed'habitude> <t'asfumé>

céline, j'aime bien que vous ayez le droit de ne pas commenter. Mais sentez vous libre de petits mots tous simples si vous le sentez... on est parfois plus "juste" qu'on n'ose se l'accorder.

@Daniel: feignasse! ;)

34. Le mardi 20 mars 2012, 00:27 par s.u.père François

Je rattrape mes lectures trop rapidement parcourues après des semaines surchargées. C'est bien ça le problème. Lire d'un oeil, rapidement, sans prendre le temps de commenter, ni de dire merci sauf par le truchement d'un RT, d'un Like ou autre Scoop-it... (Et commenter simplement pour dire 'merci' ça fait un peu court ou pire kikoolol - et souvent pourtant c'est pas l'envie qui me manque)

C'est sans doute frustrant de ne pas avoir autant de commentaires que de lecteurs ... mais la Parole est semée amplement... au bord des chemins, dans endroits rocailleux,... on ne sait où. Gratuité de l'écriture.

35. Le mardi 20 mars 2012, 00:57 par Vieil imbécile

Oh ! Que j'aime vos quatre saisons... ça c'est une fleur ! Rien de tel pour m'endormir, un sourire jusqu'aux oreilles :)

36. Le mardi 20 mars 2012, 08:27 par Anne-Claire

@vieil_imbécile : vous avez bien dormi ? ;-)

37. Le mardi 20 mars 2012, 11:27 par effetah

Je viens de tomber par hasard sur cette maxime pas très charitable de Chamfort, qui me fait sourire en pensant à la discussion que nous avons ici:

"De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui le font en silence".

(Hum, ce n'est que mon deuxième commentaire chez vous et c'est déjà presque un troll...ce qui, dans mon cas au moins, accrédite la citation ci-dessus. Je sors.)

38. Le mardi 20 mars 2012, 11:39 par David

@s.u.père François: les RT les scoop it sont tout de même le signe d'une lecture qui a fait écho. Mais je suis d'accord avec tous, n'ayez pas peur de garder le silence si vous le sentez... il sera simplement un chouilla plus explicite désormais. 

@vieil imbécile: on demandera à la vieille imbécile si vous souriez en dormant. (euh, elle le prendra pas mal, si on l'appelle la vieille imbécile?)

@Anne-Claire: il semblerait que oui

@effetah. Maxime comme en écho au proverbe homilétique: "si tu n'as rien à dire, dis le vite". proverbe hélas peu vérifié ;)

39. Le mardi 20 mars 2012, 12:57 par Vieil imbécile

@Anne-Claire : oui, un sommeil peuplé de printemps, de fleurs, d'amitié, de sourires, de silences. Peut-être à l'horizon quelques orages/cauchemars de chers tiers.
@David : oups. Ya erreur. Je partage ma vieillesse avec la chair de ma chair. Pas mon imbécillité. Vieille femme d'imbécile serait plus adequatio rei. Même si elle n'est pas la moitié d'un imbécile.

40. Le mardi 20 mars 2012, 13:12 par David

@vieil imbécile. Me fait penser à la seule insulte que les parents peuvent balancer sans trop se planter à leur progéniture: "fils d'imbécile". (à force de recopier ce mot, il finit par m'intriguer. Dans ces cas là, le Grand Robert est mon ami: ÉTYM. 1495, « faible »; lat. imbecillus, de im-, et bacillum, dimin. de baculum, proprt « sans soutien, sans bâton », d'où « faible ».
vous tournez en tout cas joliment autour du thème.

41. Le mardi 20 mars 2012, 13:41 par Vieil imbécile

Oh ! je suis enchanté de votre recherche étymologique. La faiblesse n'est-elle pas notre bien le plus précieux pour cheminer vers le Royaume ?
Oui, j'ai vu traîner sur touiteur cete insulte. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la tester, il faudrait que j'ai cette présence d'esprit au cours d'une vraie colère. L'effet serait hautement divertissant... et convertissant.

42. Le mardi 20 mars 2012, 18:51 par Eliette

Moi je suis en prépa alors j'ai pas le temps et pis voila.

...

Ah oui, c'est vrai que je commente assez souvent.

Bon, ok... je développe un peu mais vite fait alors ;) Un peu comme Yayon, j'ai commencé à arpenter la blogosphère en laissant beaucoup trop de commentaires et pour beaucoup inutiles je pense. Je crois que je me suis calmée un jour où Koz m'avait envoyée une vieille vanne sur sacristains. Ceci étant dit, je suis toujours heureuse et touchée des commentaires qu'on peut me laisser chez moi. Du coup, j'aime bien prendre le temps de laisser un message. C'est une façon de dire "Je suis venu, j'ai vu, j'ai aimé". J'imagine que chacun a son noyau dur. Ces blogs dont il ne rate pas un seul billet. Et puis on va voir à côté parfois, un lien...
Mais même chez ceux qu'on lit régulièrement, on ne sait pas toujours quoi commenter. Ta récente série de photos d'Indonésie que j'ai grave kiffé, ben... j'écris pas "j'ai grave kiffé", de un parce que j'ai déjà du le mettre un jour en bas d'un billet et qu'on va pas se répéter à chaque article, de deux parce que ça sonne très mal à côté de tes lumières. Limite, il faudrait commenter en rimes en dessous de certains billets pour ne pas se sentir ridicules... Et puis tout simplement, on ne trouve pas grand chose de profond et d'intéressant à rajouter!
Maintenant, à moins qu'on ne rentre dans la private joke, je préfère commenter directement sous le billet qu'ailleurs. C'est plus... convivial si je puis dire. C'est comme quand tu dînes chez des gens: Tu prends le dessert sur place à table, pas ailleurs... (ok, comparaison foireuse).
Voili voilou.
Sur ce, mes amitiés à tes lecteurs :)

43. Le mardi 20 mars 2012, 21:00 par Camille

Merci ! pour votre regard.
j'arrive finalement à lire presque tous vos billets; et mon mari, qui n'est pas du tout branché blog, m'écoute souvent lire tel ou tel passage, ça nous fait sourire, ou réfléchir tous deux, selon : de bons moments.
merci vraiment.
et vive la communion fraternelle, qui se développe à travers ces echanges.

44. Le mardi 20 mars 2012, 22:04 par lilo

Je viens régulièrement lire tes billets, certains me touchent plus que d'autres, mais je ne suis vraiment pas douée pour mettre des mots qui reflètent ma pensée, donc j'évite....

45. Le mercredi 21 mars 2012, 08:51 par David

@Eliette: je kiffe ce que t'écris, choupinette. Je crois que les commentaires ont une sympathique valeur ajoutée, en bas du billet plus qu'ailleurs. Mais bon, c'est aucunement obligatoire de dire qqch. D'autant plus que le blogueur lui même choisit ses sujets et ne parle pas de tout. 

@Camille: content de vous faire sourire de temps à autres. On en a tous besoin. 

@lilo: j'aime bien tes mots en vrai... C'est tout aussi bien. 

46. Le mercredi 21 mars 2012, 12:58 par Chriss et Dan

Lecteurs assidus nous le sommes; dès le matin c'est l'occasion d'aller lire ce que tu écris et ainsi êtres proches...
Merci pour tout ce que tu partages et à bientôt en "vrai"

47. Le mercredi 21 mars 2012, 22:30 par François+

Lecteur plutôt assidu, commentateur nettement moins, entre autre parce que je ne vais pas chaque fois écrire 'sympa', 'chouette', 'bien vu', 'marrant', ... et que souvent d'autres disent bien mieux que moi ce que je ressens et pense à la lecture de tes billets. Je crois que je me situe entre 'Vieil imbécile' et 'Eliette'
Souvent ma manière de commenter sera le relais 'Facebook'
Et puis la pub que je te fais : encore dernièrement, qqn me demandait quelle pouvait-être ma vie de prêtre d'un point de vue plus intérieur, et en réponse je lui ai conseillé de lire ton blog.

48. Le jeudi 22 mars 2012, 07:45 par Claire

.... silence bavard....malheureusement ou heureusement, je n'ai pas un avis sur tout ;-) !!! Ce serait trop fatigant !!!

49. Le jeudi 22 mars 2012, 08:04 par David

@Chriss et Dan... ah ben pour vous, les parents, je savais!

@François+: pour toi aussi je "devine" ta lecture bien souvent. Mais tu le sais, et c'est sans doute la morale de ce blog, être prêtre, c'est répondre au mieux à des appels, dans la foi, et l'humour, et ce n'est pas "un modèle". 

@Claire: pas sûr que vous ne soyez pas dans les commentateurs les plus actifs... les plus fidèles depuis longtemps en tout cas. Et puis vous faites partie des joies des recontres "pour de vrai"... et ça n'a pas de prix. 

50. Le jeudi 22 mars 2012, 10:12 par Axolotl

Comment faire parler le lecteur sur son silence... très fort !!

Pour ma part, je lis tous le billets, parfois en retard, depuis pas mal de mois. Je commente peu, parfois par manque de temps, parfois par manque de mots. Parfois aussi parce que j'aurais l'impression de m'immiscer dans une conversation entre amis. Un peu comme dans une soirée où on ne connait personne, mais on aimerait bien, car ces gens ont l'air sympathiques et semblent tenir des propos intéressants et enrichissants, auxquels on n'apporterait pas grand chose. Parfois, enfin, pour éviter un long bavardage inutile (comme ici même, tiens !!).

Pour l'Indonésie, j'ai grandement admiré vos photos, qui ont éveillé beaucoup de souvenirs et d'envie de voyages. J'admire toujours (avec un léger soupçon d'envie)(aïe péché capital) votre inimitable oeil de photographe.

Pour le reste, je pourrais, à chaque fois, dire simplement "merci" pour ce regard que vous portez sur le monde et qui enrichi ma propre vue.

51. Le jeudi 22 mars 2012, 23:43 par Gilles GRIMAUD

Je ne sais pas pourquoi, mais de lire la demi-centaine de commentaires pour un billet, je me dis que le plaisir pour mon cas de vous de visu vous avoir rencontré après un commentaire, qu’il est peut-être le temps pour vous d’organiser notre fête à blabla, un jour, quelque part, histoire de rencontrer les bavards et ceux qui n’ont jamais dit qui que mot sur la toile, une sorte de fête aux visages où chacun pourrait être là seulement pour avoir lu un jour « j’apprend à regarder »… une fête de nos silences et de nos commentaires…

52. Le vendredi 23 mars 2012, 14:45 par Antoine

Bonjour,
Lecteur de passage sur votre blog, je vous félicite car pour la première fois, vous avez réussi à me faire lire tous les commentaires d'un billet. Car même si votre billet témoignait de la solitude de l'écrivain, le réel intérêt se trouvait dans les commentaires. Vous nous invitiez à réfléchir à la question : Quel lecteur suis-je ?

Je commente rarement mais je lis énormément tel un boulimique sans réellement gouter, prendre le temps d'écouter (ou lire). Merci de m'avoir poser cette question car cela me pousse à réajuster ma relation à la lecture.

53. Le vendredi 23 mars 2012, 23:59 par Lune

Bonjour, bonsoir,
Je lis avec bonheur, tout un tas d'affaires ici, ici et là. Et ça bouge mon regard d'un degré parfois. Mais je ne m'en rends pas compte tout de suite... c'est quand ça rebondit quelques minutes après avoir éteint l'ordinateur, ou quelques heures plus tard que c'est bon... Y a des commentaires qui volent au vent dans ces cas là. Et l'impression d'avoir trouvé une pépite dans un sac de terre, le sac de certaines journées.

J'ai posé la même question sur mon blog il y a quelques jours... sans réponse :)
Frustration d'être sans dialogue... sans avis... sans retour.
Des visiteurs de je ne sais où, silencieux...
J'ai souvent envie d'arrêter de raconter, parce que sans retour (autre qu'un compteur des visites), on a juste l'impression de se mettre en maillot sur la plage...

Merci de m'avoir laissé réfléchir ce soir à pourquoi moi aussi, je grappille ci et là, en silence... :)

54. Le samedi 24 mars 2012, 23:40 par C.S. Indhal

Bonsoir David,

Eh bien moi, je suis un lecteur irrégulier. Je fais souvent un "check-up" de tous les blogs que j'apprécie et que je ne suis pas allé voir depuis un moment, je m'attarde un peu plus sur les articles qui me touchent ou m'interpellent. Et je commente il me semble assez peu. Le plus souvent, je laisse un commentaire pour prendre part à un débat ou une discussion, ce qui est assez rare ici… Parfois, c'est ma sensibilité qui s'exprime, parce que je suis touché par telle réflexion ou telle phrase - quand c'est par une image, il est vraiment rare que je dise quelque chose : j'ai certaines difficultés à décrire ce que je 'vois' dans une image…

Souvent, quand il n'y a rien à dire, je ne dis rien. Seulement recevoir, écouter, essayer d'entendre ce qui nous est dit derrière les mots écrits…

Personnellement, j'ai m'interroge aussi sur cette "interactivité" entre l'auteur de blog et ses lecteurs : cela bouscule un peu les modes de relations traditionnels entre auteur et lecteur, artiste et spectateur… Chez moi, mes (quelques) lecteurs commentent très peu. Tout au plus pour dire qu'ils apprécient ce que j'écris. Cela débouche rarement sur de véritables échanges. Cela est peut-être dû au style de mes billets… Par ailleurs, je suis très peu sensible aux questions de "retwittent" et autres "like"… D'une part parce que je n'utilise ni FB, ni Twitter… D'autre part parce que, pour ma part, je préfère renvoyer quelqu'un directement "à la source" si j'ai apprécié un article de blog.

Pour ma part, j'espère que beaucoup de personnes passent sur mon blog et apprécient de le lire, en silence et sans laisser trace de leur passage… Peut-être parce que j'ai été "formaté" par le Scoutisme ?
"Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux… à donner sans compter… sans attendre d'autre récompense que celle de savoir que nous faisons Votre sainte volonté."

55. Le dimanche 25 mars 2012, 00:11 par Lune

@C.S. Indhal - pile au moment où j'allais rejoindre ma tente, dites donc...
"Seigneur Jésus, apprenez-nous à être généreux… à donner sans compter… sans attendre d'autre récompense que celle de savoir que nous faisons Votre sainte volonté."
Ca faisait un petit moment...
c'est toujours aussi doux...
merci...

56. Le dimanche 25 mars 2012, 11:08 par incarnare

David, il m'est arrivé sur ce billet ce qui m'arrive souvent ces temps-ci : je m'étais juré de le commenter, et le temps ne m'en a pas été laissé. J'y reviens donc.

J'ai, fût un temps, beaucoup commenté. J'ai pu ainsi avoir de longs échanges avec Koz dès le lancement de son blog. Ces échanges m'ont permis de deviner au fur et à mesure une personnalité riche, que j'ai eu plaisir à rencontrer ensuite IRL.

Lire de plus en plus au travail ou sur mon mobile fait que je commente moins. Je crois que c'est lié aussi au fait de vous avoir rencontré en chair et en os : tu peux être assuré que je te lis régulièrement et que j'apprécie notamment ces billets qui me parlent moins spontanément (ex. sur l'Indonésie) parce qu'ils témoignent d'une dimension de ta personnalité qui m'échappait encore.

Je vois deux raisons de commenter: 1. la contribution (lorsque je ne suis pas d'accord, ou que je crois que le raisonnement du blogueur peut être prolongé sur un axe laissé en souffrance ; je ne le fais pas alors avec la certitude d'avoir la vérité, mais avec la confiance que l'Esprit nous permet de nous faire grandir les uns les autres) et 2. le dialogue (car, finalement, les blogs ne sont pas des livres, mais des plateformes de communion).

Un petit message personnel à Nitt : merci de ta fidélité et de faire savoir qu'un billet a su t'intéresser. Mais on voudrait te connaître mieux ! Je suis conscient que ça te demanderait sans doute trop de temps de commenter plus longuement chaque billet... alors viens nous rencontrer un jour de #FASM ! :-)

57. Le dimanche 25 mars 2012, 14:28 par David

@Axolotl: ah mince je crois que je vois ce à quoi tu fais référence... mais heureusement, à la différence des "verres de l'amitié", on peut mener dans le bas des billets différentes conversations qui peuvent même se payer le luxe de se croiser. pour ce qui est de l'indonésie, je crois que j'aime encore mieux les gens que mes clichés! ;). regardons ensemble alors. 

@Gilles Grimaud: "la fête à blabla", comme vous y allez. Avouez que ça serait un beau bordel, tout de même. En même temps, j'avais été très content de vous rencontrer dans cette librairie il y a quelques mois. En quelques commentaires, et quelques minutes, on s'était reconnus. 

@Antoine: je me demande  de temps en temps. si internet ne causait pas particulièrement une boulimie de la lecture, le flux découlant, parfois même sans soif. C'est une vraie question, et si c'est souvent bon, il est bien de réinterroger nos pratiques, comme je m'interroge moi même sur l'écriture

@Lune: je suis un peu pareil que vous, certains textes ne me restent qu'après, et ça ne me dérange pas vraiment qu'on passe silencieusement ici. Pour ma part, je n'ai pas l'impression d'être sur la plage, ni nudiste, parce que j'ai moins l'impression de laisser voir, regarder ce que je suis que ce que je vois. Partager un regard, ce n'est pas appâter le voyeur mais le regardant. Soit dit en passant, je suis bien content que ça ait commenté autant. 

@CS Indhal: plus qu'une différence de support et de rapport, j'ai l'impression que le blog invite à une "lecture" commune, où le commentateur épaissit le trait de celui qui a écrit en premier. Du coup, chaque mode de réaction, même silencieux, apporte quelque chose à l'objet publié. pour reprendre RIcoeur, c'est un monde du texte qui se développe. J'aime l'option que vous proposez: "offrir" sans rien attendre en retour, j'aime bien aussi l'idée d'intelligence commune et cumulée. et pour le coup, pas nécessairement besoin de polémique. 

@lune: ça grouille de scouts ici. 

@incarnare: j'avais pas pensé au coup du mobile, mais c'est clair qu'il invite moins à l'interactivité. En revanche, je suis d'accord avec toi, il y a un truc sympa dans la rencontre IRL, ou dans la reconnaissance dans les billets de la personnalité de celui qu'on aime bien, même s'il s'y dévoile peu personnellement. le commentaire de (cet enfoiré d') Edmond Prochain sur sa lecture du petit bouquin auquel j'ai participé m'avait déjà touché dans ce sens. 

@tous: pfiou, vous êtes vachement nombreux. Et je pourrais même parler des quelques uns croisés à Lourdes ce week end et qui ont commencé par un "Bonjour David, vous ne me connaissez pas mais je vous connais... ". C'est un peu de cela. quelques regards. 

58. Le lundi 26 mars 2012, 11:33 par Guîta

Pour ma part, je viens bien souvent me "ressourcer", ou tout simplement m'informer....
Mais me pose toujours la question de l'utilité de "mon" commentaire!
J'aime lire les autres commentaires.
Peut être ne me sens pas tjs sur la même longueur d'ondes ... ou sens un grand décalage entre ce que je souhaiterais écrire et ce qu'écrivent les autres... et de ce fait, je garde pour moi mon appréciation !

Mais c'est toujours un grand plaisir de venir te lire David !

59. Le mardi 27 mars 2012, 10:49 par Axolotl

@David "pour ce qui est de l'indonésie, je crois que j'aime encore mieux les gens que mes clichés"... mais ça ne contredit pas mon propos... Je pense qu'on ne photographie bien que ce (ceux) que l'on sait regarder et aimer ou, au moins, tenter de comprendre. J'aurais dû parler de "regard" et non d'oeil... Si j'envie la qualité du résultat, j'apprécie pleinement votre regard sur le monde et tente d'en nourrir ma propre réflexion.

Merci

60. Le mardi 27 mars 2012, 11:22 par David

@guîta: je devine même vos passages, parfois, guîta... et je ne suis pas inquiet. Quand vous avez qqch à ajouter, vous ne vous privez pas. 

@axolotl: on est sur la même longueur d'ondes. 

61. Le mardi 27 mars 2012, 19:51 par Isabelle

Jusque là je suis restée silencieuse devant ce billet. Peut-être parce que je suis une lectrice simplement sur le blog, éloignée de twitter et autre facebook (n'est-ce pas Anne-Claire et Zabou?)
Mes commentaires cette année s'espacent; ce n'est pas la marque d'un désintérêt mais d'une activité croissante pour moi. Et puis parfois les billets sont tellement denses et pointent un sujet si sensible que je préfère me taire et relire, relire...
Ce qui me pousse à commenter? Le besoin de remercier, d'admirer. Ou de rebondir par un clin d'oeil à un billet qui me fait sourire tout en me faisant réfléchir.
En tout cas, merci!

62. Le jeudi 29 mars 2012, 12:52 par DO92

J'arrive en 62ème. Pourquoi rajouter un 62ème commentaire longtemps après les autres ? Quand d'autres ont déjà dit, mieux que moi ce que je dis. Personne ne va lire, sauf l'auteur du billet, et c'est déjà un plaisir de l'imaginer. Auparavant, quand il m'est arrivé de commenter, j'ai suivi l'intégralité des commentaires. J'ai eu parfois la chance d'engager une discussion. Voire de générer un commentaire auquel il a fallu répondre. Comme je lis plusieurs blogs, cela est vite devenu chronophage. J'avais l'impression que c'était un moyen de changer le monde, ce qui n'est pas complètement faux. Cela m'aide aussi à réfléchir. J'ai fini par réduire puis cesser mes commentaires. Tout en admirant ceux qui s'engagent et s'expriment en animant un blog. Enfin, on est plus enclin à commenter quand on a eu la chance ou on a la possibilité de rencontrer une personne, parce que la vraie vie a aussi tout son charme. Je suis dans le 92, et ne peux que compter sur le hasard pour vous rencontrer. Alors je reste un fan très discret : il faut prendre mon clic de visite comme un petit signe amical de quelqu'un, irrégulier en lecture, au milieu de la foule, qui dit : merci de m'aider à réfléchir et à ouvrir les yeux. Parce que notre regard aussi manque parfois à la lumière, et il faut nous rappeler ce que l'on peut voir.

63. Le jeudi 29 mars 2012, 18:51 par David

@Isabelle. C'est joli ça, de "rebondir par un clin d'oeil". J'avais pas envisagé la possibilité du "aïe, ça touche trop loin pour pouvoir dire quelque chose". En fait, c'est là où l'Esprit se saisit de nos petites intuitions pour en faire des trucs profonds. (ça pourrait paraître prétentieux de dire ça, mais après tout, on ne sait pas bien qui lit...)

@do92: vous croyiez que parce que vous n'aviez pas commenté depuis longtemps on vous avait oublié? J'aime bien votre analyse du chronophagisme commentarial. Si les écrits des uns et des autres ouvrent notre regard, c'est pas pour le scotcher sur un écran. Vive les silencieux qui se barrent au dehors! pour ce qui est du 92, méfiez vous, on pourrait finir un jour où l'autre par se croiser, la cathosphère française est absolument minuscule!

64. Le vendredi 30 mars 2012, 17:13 par Nitt

Je confirme, la cathosphère est toute petite !

@Incarnare : Je suis toute rouge, là, je sais plus où me fourrer.
Commenter plus, ben, je peux essayer, mais vous avez affaire à une prof ! Attention ! Quand je suis pas synthétique, je vire dans le bavardage incessant (la preuve). Et pour vous rencontrer un de ces quatre, l'un ou les autres, flattée je suis, c'est quand vous voulez à partir de l'obtention de mon permis !
Et euh, ça veut dire quoi FASM ? (Je connais le phasme, mais je crois que c'est pas pareil.)
(Et sinon, j'ai un blog depuis 2007 ; pour me connaître, c'est aussi un moyen. j'dis ça, j'dis rien... ^^)

65. Le samedi 31 mars 2012, 22:49 par incarnare

Nitt, la #FASM est un rassemblement périodiques de blogueurs et twittos cathos ! Le rendez-vous est habituellement lancé par un doodle publié sur www.fasm.eu et relayé sur twitter.

Je meurs de honte en découvrant seulement votre blog, qui rejoint directement mon lecteur de flux rss..

66. Le lundi 2 avril 2012, 12:54 par Nitt

@David : Pardonnez-moi mon père, car j'ai péché.
J'ai assassiné Incarnare en lui parlant de mon blog. J'vous promets que j'ai pas fait exprès !

@Incarnare : Bienvenue chez wam ! ^^

67. Le mercredi 4 avril 2012, 12:18 par Aleth

Alors....

Moi, je suis une furtive, là où je passe...
j'avais repéré sur un blog que finalement, je "perdais beaucoup de temps" à commenter, voir les commentaires des commentaires, et recommenter... "chronophagie" qui empêche de regarder la vraie vie !

Le votre... j'y passe au moins une fois par semaine.
Je l'ai découvert grâce à un partage FB, tout comme ceux d'autres de vos compères.

Moi, j'aime bien voyager avec vous à l'autre bout du monde, à voir ces yeux d'enfants émerveillés; j'aime votre regard positif sur tout, sur les détails, qui m'aide après à essayer d'avoir le même dans mon travail; j'aime quand vous nous partagez des poèmes qui montrent la misère de l'homme, ET la miséricorde de Dieu, qui nous aime tel que nous sommes.
Je ne commente pas beaucoup, bien que tentée parfois, parce que vos mots disent déjà quasiment tout. Et que la résonance qu'ils font n'est pas forcement facile à exprimer avec des mots qui ne soient pas fades.

Merci pour vos regards, simples, lumineux, sur les petits riens (des chaises, des pieds, des sourires...) qui permettent de se poser de vraies questions sur comment moi je regarde la Vie autour de moi.

68. Le jeudi 5 avril 2012, 14:04 par Fikmonskov

Je suis un commentateur insupportable : je n'écris que quand je ne suis pas d'accord, ce qui a tendance à énerver certains. Et ce que je comprends très bien, d'ailleurs...

69. Le jeudi 5 avril 2012, 14:28 par David

@Fik: je suis super fier, tu es TOUJOURS d'accord avec moi! (ou presque)

@Aleth: méfiez vous de la fadeur supposée de vos messages... j'ai parfois la même sensation sur mes propres billets (déjà fait, déjà dit...). L'avantage, c'est que je prends l'initiative. vous êtes la bienvenue en tout cas

@Nitt et Incarnare: je vous laisse causer tranquillou, hein. 

70. Le jeudi 5 avril 2012, 16:13 par Fikmonskov

Je sais pas si vous pouvez en être fier : je ne suis pas toujours très fréquentable ;)

Mais en effet, il ne m'est jamais arrivé chez vous d'être pris d'un élan commentateur, ce qui veut dire que je n'ai jamais rien lu qui m'ait paru être une énorme absurdité... Alors que chez d'autres, même des gens "très bien", c'est à chaque article.

71. Le samedi 14 avril 2012, 17:00 par cybersister

Bon, je me décide à ajouter mon grain de sel, puisque c'était l'invitation explicitement faite et à laquelle il a été largement répondu. Hé ben là, cette fois tu dois être comblé.
Je crois qu'on voit les choses différemment selon qu'on est lecteur ou rédacteur de blog.

En tant que lectrice, je me retrouve assez bien dans les billets des uns et des autres blogueurs que je lis régulièrement (dont celui-ci évidemment). Ca prend quand même un peu de temps… Et je ne vois pas ce que je pourrais ajouter d'intelligent ou qui fasse avancer le schmilblick (si besoin est). Donc je m'abstiens. Rarement je me fends d'un banalissime commentaire en me disant qu'il faut encourager celui qui l'a écrit ou simplement lui dire qu'on est toujours là, lecteur, et que ça plaît. Et puis ça entretient les liens. Mais c'est vrai je n'en abuse pas.

En tant que rédacteur c'est vrai qu'on aimerait un petit signe, juste pour dire oui j'ai lu, ça me plaît. Bon d'accord pour dire "ça me plaît pas", c'est plus difficile, encore que… ça peut engager un débat et ça peut être intéressant. Alors, je suis toujours en train de me dire : t'es nulle, t'as pas pris le bon sujet, ton titre est complètement à côté, tu veux blaguer et t'es lourde comme un éléphant, tu argumentes mal, tu n'as rien compris, ce que tu dis c'est du vent, ça n'intéresse personne… bon j'arrête parce que ça peut être long ;-)

A part quelques uns c'est quand même souvent que les billets restent sans commentaire. Alors on peut se poser la question de l'utilité du blog. Pourquoi un blog ? Pourquoi le tenir ? Pourquoi en lire ? Est-ce que ça "sert" à quelque chose ?... Et pourquoi pas aussi la même question pour une présence sur Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux. Quand je vois sur Fb que certains profils ou pages ont des centaines, voire des milliers, d'amis ou de fans et que seules quelques unités cliquent "J'aime"… ça me laisse songeuse. Ce n'est pas tout à fait du même ordre, mais ça ressemble un peu quand même…

Il me semble que ces attitudes et ces interrogations disent quelque chose de la tension que révèle (fait naître) la pratique du web.2 dans une "culture post moderne numérique". Et là il faudrait pouvoir reprendre la réflexion lancée par Nathalie Becquart à la session des Tisserands le 17 mars (son intervention est sur le site de la Cef : http://www.eglise.catholique.fr/tis...

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