Aller à la recherche

premier abord

au premier abord, c’était un dimanche sans présidence d’eucharistie,
un dimanche où je pouvais célébrer où bon me semblait,
un dimanche à aller voir les amis
célébrer avec eux, et se réjouir de voir grandir les enfants…

Blogdavidlerouge-110ea

au premier abord, c’était un dimanche très pluvieux,
un délicieux dimanche d’automne, qui ne tranchait guère dans le calendrier
qui s’acharnait, le malheureux, à indiquer “juin”.

Pluie. Donc visite. Donc musée, neuf, et bien fait, à Elbeuf.
et l’occasion de quelques clichés.

dans le plus pur style industriel des temps modernes

Blogdavidlerouge-2Blogdavidlerouge-100Blogdavidlerouge-3

en version laine fil tissu drap…

Blogdavidlerouge-99deBlogdavidlerouge-101Blogdavidlerouge-103

avec quelques réminiscences plus artisanales
Blogdavidlerouge-107Blogdavidlerouge-106Blogdavidlerouge-108 
et même des colliers de barbe patronaux tout à fait délicieux.
Blogdavidlerouge-105

mais ça : ces jolis clichés esthétisants, c’est bien le premier abord.
parce que sur ces machines, huilées et mises en valeur, il y avait aussi

des hommes.

Blogdavidlerouge-112
des femmes
Blogdavidlerouge-113Blogdavidlerouge-114

des zombies?
Blogdavidlerouge-116
et des jeunes.
Blogdavidlerouge-115

qui même, parfois, ne devaient pas tant que ça rigoler, surtout quand le maire…

Blogdavidlerouge-104

en admirant l’esthétique dépoussiérée de ces machines impeccables et huilées,
on pourrait oublier les petits qui les graissaient, les servaient
qui se sont battus parfois, qui vivaient d’une pauvre humanité
qui sont devenus personne quand les usines ont fermé.

Parce que la beauté de l’acier, en fait, n’est que de prime abord.
La vraie beauté, elle est de chair, et il faut l’aborder.

Commentaires

1. Le jeudi 14 juin 2012, 21:58 par Gilles GRIMAUD

Je suis étonné…
J’ai 62 ans, et je viens juste de remarquer qu’en 1950, ma grand-mère née en 1888, avait 62 ans à ma naissance…
Cela me fait tout drôle ses baisers âgés si présents encore à mon endroit…
Cela me fait des frissons d’avoir été aimé comme ça, pour rien, juste d’être bébé…
Il est une femme qui m’a aimé, elle aurait 124 ans aujourd’hui, deux fois mon âge, et son amour m’est encore sage…
C’est étonnant l’amour, ça se dilue tant, éternellement…

2. Le jeudi 14 juin 2012, 22:02 par Gilles GRIMAUD

Elle m’embrassait.
Forcément d’être ma grand-mère d’un siècle dernier, née quand même en 1888, je pense encore en cœur à elle. Elle est sépia aussi, de ferme en ville, des histoires qui font les pas…
Les jeunes sont en couleurs, de l’arc-en-ciel l’histoire n’en finit pas…

3. Le jeudi 14 juin 2012, 22:25 par Corine

Regards levés, regard baissé, regard posé. C'est beau de regarder.

4. Le jeudi 14 juin 2012, 22:43 par Corine

Je me demande si ce n'est pas le mouvement qu'il y a dans les regards qui est beau finalement. Puisque les commentaires vont par deux ce soir.

5. Le vendredi 15 juin 2012, 00:20 par C.S. Indhal

David, tu es très fort !
Faire passer, comme ça, si naturellement, de ces visages enfantins simples et mignons à des machines dépouillées et belles à leur manière, puis à l'histoire, aux femmes et aux hommes qui l'ont tissée… Pour en revenir aux jeunes, et à l'Homme… Je n'ai pas pu m'empêcher de remonter ensuite aux premières photos, tant l'ensemble se tient et se complète harmonieusement ! Une belle réflexion, en quelques images et peu de mots… Avec toujours ce ton juste et ce rien de profondeur qui fait tout… Pour l'inspiration, je ne sais pas, mais je ressens là ton style particulier. Et je pense que Dieu voit aussi que cela est très bon. ;-)

6. Le lundi 25 juin 2012, 10:44 par David

@Gilles: je me suis tu, parce que je ne sais comment écrire sans ternir la délicatesse de votre témoignage.

@Corine: le regard, toussa.

@CS: je fais ce que je peux, hein ;)

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet

Page top