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Aphorisme des pères du désert pastoral.

"si tu changes de paroisse parce que tu trouves que l'herbe est plus verte à côté,
c'est que tu en es encore au stade de bouffer de l'herbe...”

certains n’hésitent pas, non plus, à manger à tous les râteliers…

si l’affectivité de ma foi m’incite, jeune, à aller cueillir les fruits spirituels en des lieux nourrissants, savoureux, de délicate consolation, j’apprendrai peu à peu que Dieu ne se révélait pas que dans le sucré, mais dans chacun de mes instants, même les plus résistants. Il sera source d’eau vive dans le désert, ponctuation d’appel de mes pérégrinations des ascensions au plus profond. Même si mes sens renâclent parfois à y consentir.

Commentaires

1. Le mardi 11 septembre 2012, 17:15 par David

et même si de temps en temps il est bon de savoir s'éloigner un peu pour retrouver des lieux avec lesquels on consonne mieux, des lieux plus nourrissants, ce n'est pas sans une certaine joie qu'on découvre les petites joies de l'enracinement, celui qui demande du temps et de petits moments, celui qui fait aimer vraiment. comme ces piliers d'éternité

2. Le mardi 11 septembre 2012, 17:26 par Edmond

Ou alors :
"Si l'herbe semble plus verte dans le pré du voisin, c'est que tu n'es pas daltonien. Bravo. Mais remets-toi quand même à prier maintenant."

3. Le mardi 11 septembre 2012, 18:09 par Anne-Claire

On ne choisit sa paroisse, on ne choisit pas son curé...
On râle, on voudrait mieux, autrement. Mais on reste, parce que c'est ici qu'on est appelés à être.
Dingue, le lien vers Sacristains fonctionne ! Chouette billet, même si depuis, Simone arrive seule, Marcel est mort...

4. Le mardi 11 septembre 2012, 18:14 par David

je suis conscient que ça demande une forme de maturité spirituelle pour reconnaître le même Christ dans les sacrements, même célébrés inélégamment... et je sais que le "moche" détourne souvent de Dieu... mais pourtant, comme le suggère le billet d'Edmond, il y a là, même si ce n'est pas de l'évangélisation optimisée par des consultants en processus et management, de vrais beaux ferments d'Evangile. C'est ta communauté, même pauvre, et va falloir apprendre à l'aimer.

5. Le mardi 11 septembre 2012, 18:24 par Eliette

C'est pour ça que je continue à aller tous les WE dans la même paroisse où les têtes sont toutes grisonnantes, où le nouveau prêtre pas très rigolo, où les chants dans le style "un grand champ à moissonner"... Pourtant on manque pas de choix à Lyon mais bon... j'aime bien ce genre de "fidélité" si je peux glisser le mot. Et ils sont bien sympathiques ces ptits vieux.

Ah oui, accessoirement, j'ai 10sec entre ma porte et celle de l'église. Aussi. :)

6. Le mardi 11 septembre 2012, 18:34 par Vieil imbécile

Le 'virgule jeune virgule' me semble important... et justifie certaines messes "rassembleuses". Après, j'en témoigne :), l'âge nous aide à découvrir les vertus de l'aridité, de la pauvreté, de la voie directe sans ferrata et sans assurance. Reste à gérer nos enfants.

7. Le mardi 11 septembre 2012, 18:45 par David

@Vieil imbécile: oh oui, parlons de nos enfants! euh, nous avons des enfants? sinon: +1 sur tout. (et je kiffe votre lecture des virgules, déposées à dessein)

@Eliette: <3 Tu es LA jeune vieille

8. Le mardi 11 septembre 2012, 19:00 par Vieil imbécile

@Eliette : ça fait longtemps que je me réjouis de te lire aimer les ptits vieux. #huhuhu
@David : Oué, d'accord, la formulation est maladroite :). Quand on a la chance (poke @ntrouiller) d'avoir des imbécilions, on aime aller rassemblés à la messe. Puis vient un moment où l'appel du sucré peut l'emporter chez certains d'entre eux.
PS : j'aime les cardinaux alcoolisés :)

9. Le mardi 11 septembre 2012, 19:13 par francine

le désert pastoral n'est quand même pas évident à vivre: une chance,il existe des lieux "sources" même au sein du désert, ça s'appelle "des oasis"! et franchement, parfois c'est plus que bienvenu !la desertion n'est pas bonne mais..parfois tentante! ah! la fidélité...

10. Le mardi 11 septembre 2012, 19:15 par Skro

Franchement, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à aller manger à tous les râteliers. Ca permet de varier le bol alimentaire, et d'affiner son goût. Et accessoirement à discerner ce qui fait simplement guili à l'affect de ce qui nourrit profondément.

Ensuite, il y a aussi le reste des plantes du pré (ou de celui d'à côté), qui peuvent pousser au déracinement (et ce malgré les efforts du jardinier pour essayer de ménager chèvres et choux).

Et effectivement, on ne parle pas assez des enfants (et de l'allergie à iceux de la part de certaines personnes)

11. Le mardi 11 septembre 2012, 19:22 par David

@Francine: fidélité est quand même vachement synonyme de foi...

@Skro: voilà. comme ça on n'est vraiment pas d'accord. :-) je maintiens la ligne, tout en comprenant très bien ce dont vous parlez. en même temps, pour moi, c'est un peu biaisé (oui, il y a un i) je suis "attaché" à un lieu, et plus encore à un diocèse, à un "peuple". ça a du bon.

d'ailleurs ma question antispam me demandait dans quelle ville j'étais prêtre. Je mets Cherbourg ou twitter?

12. Le mardi 11 septembre 2012, 19:37 par Skro

Mais je suppose que vous avez choisi à un moment où vous alliez vous attacher...
Après, la question de la fidélité se pose certainement différemment pour des laïcs qui sont (la faute à la société) mobiles...
(Après, je peste aussi sur les gens qui vont voir si l'herbe est plus verte que là où je vais, parce que c'est un peu déprimant de se retrouver en minorité quand on est - relativement - jeune et avec des enfants encore en âge pénible...)

13. Le mardi 11 septembre 2012, 19:40 par David

@Skro: j'ai découvert peu à peu que le lieu où j'étais appelé, où j'avais ma place à prendre et assumer était ce diocèse. Depuis, j'ai été envoyé dans des endroits auxquels je n'avais jamais songé ;)
pour ce qui est de votre mobilité: c'est un peu vrai, mais pas tant que ça, non? (Bon, à Cherbourg on est tellement au bout du monde qu'aller ailleurs, c'est forcément loin ;) )

14. Le mardi 11 septembre 2012, 21:49 par do

néanmoins, un jour, mon fils, 6 ans, m'a dit qu'il préférait aller dans la paroisse d'à côté parce que "le prêtre, là, lui, il parlait de Jésus"...
1) les homélies du premier étaient des cours d'histoire mal ficelés et sans aucun intérêt spirituel apparent.
2) la sono était post conciliaire elle aussi
3) il nous expliquait qu'on devait rester dans notre paroisse même quand on avait pas de prêtre (ADAP), que c'était nul ces gens qui partaient à côté juste pour aller chercher "leur petit bout de pain" (texto).
... bref, je ne me suis pas fait prier pour aller dans la paroisse d'à côté et je ne l'ai jamais regretté.

il me semble que plein de paroissiens des paroisses d'à côté d'Ars allaient à la paroisse d'à côté,
et pourtant ce curé des paroissiens des paroisses d'à côté est devenu le patron de tous les curés...
ça donne à réfléchir, non?

Ecclésiastique 6, 36 "Si tu vois un homme de sens, va vers lui dès le matin, et que tes pas usent le seuil de sa porte."

15. Le mardi 11 septembre 2012, 22:04 par Thomas

La paroisse, c'est un peu comme la famille, de ces choses qu'on ne choisit pas mais qui peuvent rendre heureux, et on ne change pas de famille comme ça, d'un coup d'un seul...

16. Le mardi 11 septembre 2012, 22:17 par Isabelle

Pas possible, vous vous êtes donné le mot, Edmond et vous?
Pas toujours facile de résister aux sirènes des paroisses d'à côté (je ne dis pas ça pour maintenant, pour ceux qui connaîtraient ma paroisse), et de croire que c'est en s'impliquant qu'on pourra peut-être apprécier ce qui nous exaspère. Mais parfois, que c'est rude!

17. Le mardi 11 septembre 2012, 22:29 par David

@do: oui, ça donne à réfléchir, oui on le voit parfois, mais hors des cas supermégagaçantsquimestérilisentlafoi, on a tôt fait, dans certaines grandes villes, de n'avoir que des paroisses d'élection, et tout le mouvement est d'accompagner chacun pour qu'il retrouve sa place, nourrie et nourrissante, chez lui. (et pour les enfants, cf mes virgules autour de jeune)

@Thomas: la famille... oui, malgré, parfois, le tonton aux blagues lourdes ;)

@isabelle: j'ai trouvé l'idée du billet en flânant chez lui, entre trois réunions.
pour les prêtres aussi. Mais si vous faites l'expérience de la vie communautaire, vous découvrez qu'il faudra aimer les gens comme ils sont, parce qu'ils sont là, et qu'ils sont vos "frères". ça fait souvent mal, on y apprend beaucoup. C'est pas toujours coool, non, ça non.

18. Le mercredi 12 septembre 2012, 01:20 par do

en fait, je crois surtout qu'on passe par des étapes différentes
et qu'on doit absolument faire confiance au discernement -et à la conscience- de tout un chacun, si agaçant soit-il.

j'ai été une fidèle comme peu de gens à ma paroisse -pile en revenant de Medjugorje en passant-
à mes paroisses même, durant des années.
au point que quand j'ai déménagé et que j'allais à l'église d'à côté,
au bout de deux ans, j'ai décidé en une seconde de faire 20 mn de marche tous les dimanches (et ça monte!)
pour aller à une église LOIN EN DIABLE,
JUSTE parce que je venais d'apprendre par un paroissien qui distribuait le journal paroissial dans mon immeuble,
que non, non, l'église à côté c'était pas mon secteur paroissial, mais que c'était l'autre, celle qui était à l'autre bout.
j'ai inscrit mon gosse au KT de LOIN le lendemain et j'ai fait 3 ans le KT à LOIN.
j'aurais jamais pu, à l'époque, me supporter ailleurs que dans MA paroisse.

Maintenant, je vais n'importe où.
la semaine, c'est une question d'horaire, pour être le moins fatiguée possible le soir.
le week end, c'est souvent les bénédictins parce que mon père spi est là, mais comme ils à 30km,
je vais aussi chez des super franciscains ...qui sont à 500 m de chez moi,
mais j'y vais pas pour la distance,
j'y vais même pas parce qu'ils sont super,
au contraire, ils m'énervent parce qu'ils n'aiment que les gens super, et moi, je suis pas du tout ça.
du coup je me FORCE à aller chez une messe super bien avec des chants génial et des prêtres génial ...mais qui m'énervent.

on me demanderait pourquoi je vais à ces messes, je serais incapable de le dire,
mais ce dont je suis sûre, c'est que ma paroisse, maintenant, je peux plus.

ensuite, je crois qu'il y a un autre aspect, encore plus agaçant que celui dont j'ai parlé dans mon autre com',
je suis hyper désolée d'avance, David,
mais je crois bien que la fidélité, c'est AUSSI la fidélité du prêtre à la communauté qui lui est "donnée". et sans récriminer.
même si c'est une communauté de petits vieux avec des voix éraillées,
même si la paroisse-d'à-côté a été confiée à une communauté de 7 frères de St Jean de 30 ans d'âge moyen qui font plein de partages d'évangile pour les enfants et de groupes de prières pour les jeunes et qui raflent tous les paroissiens un peu *intéressants* malgré des homélies de 40 mn bon poids et des exigences d'un autre âge, et même si on trouve ça hyper injuste.

parce que les petits vieux, les familles pratiquantes en pointillé, les jeunes qui viennent mais qui savent pas encore pour qui,
les gamins de l'aumônerie, mon frère qui supportait plus l'Eglise, ils ont eux aussi besoin d'un prêtre,
et ils ont autant de valeur aux yeux de Dieu, même si ils rempliront sans doute pas les séminaires.

c'est un mystère pourquoi Dieu il a l'air de laisser se former des groupements de chrétiens que nous on aurait jamais fait comme ça (genre les bourgeois, quoi. ou les Versaillais -qui fournissent la France entière en vocations-, ou les frères de St Jean, la Communauté de l'Emmanuel, l'Opus Dei, les Légionnaires du Christ, les protestants, ...et même des jésuites, c'est dire!).
et oui, c'est agaçant, un peu.

Mais se plaindre des paroissiens qui vont à côté
(encore que à Cherbourg, tu es tranquille, c'est le coin où il y a le moins de *à côté* du monde!)
c'est un aussi faux problème que de se plaindre des curés qui sont pas à notre goût:
les seuls paroissiens dont il faut qu'on s'inquiète, c'est ceux qui vont nulle part et qui finissent chez les astrologues. ou pire.

et curieusement, quand on s'occupe de ces paroissiens-là, parfois,
on devient une paroisse avec de l'herbe plus verte que les autres et où tout le monde vient brouter...
"Psaume 23, Sur des prés d'herbe fraîche il me parque. Vers les eaux du repos il me mène,

il y refait mon âme; il me guide aux sentiers de justice à cause de son nom. "

19. Le mercredi 12 septembre 2012, 08:23 par David

@do : j'ai des petits problèmes avec vos longs commentaires, ;) vous y déployez de nombreuses pistes qui rendent le dialogue un poil compliqué. on s'affirme mutuellement des trucs mais je vous réponds souvent à côté. Parce que mon aphorisme du désert est plus une interpellation de tout un chacun, l'invitant à regarder sa pratique plus qu'un impératif catégorique... parce toute cette discussion doit prendre en compte les éléments que vous nommez:
paroisse/religieux
les éléments de l'histoire personnelle de chacun
les appels particuliers
les coups de barre pour se réajuster
l'influence de "la conversion" et des attitudes afférentes
le devoir du curé de prendre en compte le peuple qui est sur "ce" territoire, quel qu'il soit.

je maintiens tout de même ce thème du "consentir" au lieu qui m'est donné, mais comme une interpellation. Même si ça arrache parfois. Et ce n'est pas une loi.

et je ne sais pas pour qui est votre assertion sur les prêtres qui se plaignent. C'est loin d'être mon cas, je n'aurais aucune raison de le faire, et je taquine avec une obstination sans faille et un sourire non caché nombre de paroissiens pas du tout versaillais. Je suis comme mes grands parents, j'ai tendance à taquiner les gens que j'aime bien.

20. Le mercredi 12 septembre 2012, 09:28 par Simon

Distribuer la communion dans sa paroisse, pas celle qu'on a choisi mais celle qui est la plus proche, la sienne, bref, celle où se réunit son petit bout d’Église, et regarder chaque visage s'avancer, les recueillis, les effondrés, les joyeux, les mômes qui rigolent, les vieux qui peinent, les chewing-gommeux, les illuminés, les pressés, ceux qui regardent et ceux qui ne regardent pas, ceux qui attrapent et ceux qui reçoivent, celui qui dit "merci" et pas "amen", sa propre femme et puis ses enfants, et la copine divorcée-remariée, et au fond de l'église ceux qui ne viendront pas, et, et, et... chaque visage et y voir Son visage, et n'avoir rien choisi de tout ce foutoir d'humanité sinon de se faire petit devant les autres.

21. Le mercredi 12 septembre 2012, 09:36 par David

@simon: marry me! (ah merde non, c'est pas comme ça que ça marche... ;) :D #déjàpris #taubira #euhnonenfaitnon) Bref. VOI-LA. 100% raccord!

22. Le mercredi 12 septembre 2012, 09:42 par Mary Tudor

Saint-Josemaria dit la même chose dans Chemin, je crois. Au début, ça m'avait énervée, on voit bien que c'est pas lui qui se tape les messes aux tam-tam, et vas-y coco l'homélie sur les sans-pap', en plus le prêtre il veut jamais mes louvettes qui communient à genoux comme les intégristes...^^

On a tous des histoires, des anecdotes, des exemples qui finalement nous montrent que l'abonnement à la paroisse envers et contre tout, tout comme la messe à la carte ne seront jamais bons s'ils ne sont pas dans la juste mesure... Et de toutes façons, on ne nous demande pas nos papiers/justificatifs de domicile à l'entrée.

On pourra aussi citer le Père Zanotti qui remplit la paroisse à Marseille, où il faut veiller à ce que son charisme ne soit pas primordial. Ou en contre-exemple, le prêtre qui se bat pour son église située à côté de celle du dimanche matin où tous les Martin de l'Alouette retrouvent Geoffroy-Marie qui a présenté sa Fiancée à Bonne-Maman, finalement, on a parlé du projet d'école Sainte Jeanne et Saint Louis, la sortie de messe était sympa...

(La question sur la beauté de la cathédrale de Coutances est discutable. J'ai donc répondu non, parce Clermont-Ferrand gagne LARGE)

23. Le mercredi 12 septembre 2012, 11:08 par Skro

@13: pour l'auvergnat que je suis (et qui est parfaitement d'accord avec la déclaration finale de Mary Stuart), monter à la câpitale faisait partie des migrations obligatoires (encore que, étudiant parisien, quelle était ma paroisse? la chapelle du foyer où je résidais, la paroisse d'à côté, celle qui hébergeait l'aumônerie où j'ai fini par mettre les pieds malgré mon voeu de ne plus m'y faire reprendre? - et je ne parle pas de mes escapades anglo-saxonnes, qui m'ont permis de découvrir par exemple que l'Ascension se fête le dimanche quand on ne peut pas la fêter le jeudi). Après, effectivement, j'ai déserté l'église (et même le diocèse) dont je dépendais géographiquement pour aller à l'église du bout de la rue, mais de l'autre (en plus, il aurait fallu monter...).Il y a deux ans, déménagement dans la région Centre, nouvelle question de l'endroit où aller (la paroisse d'à côté ou cette congrégation que je connais bien et qui est fort opportunément installée dans le coin?)... Et la question se reposera peut-être encore dans un an.

Et je ne pense pas être un exemple isolé. Sans même parler de mutation (où le changement de paroisse devient une obligation), le simple problème du marché de l'immobilier pousse les gens à changer de quartier, de ville, et donc de paroisse. Dans ces cas-là, que faire? Privilégier l'enracinement dans une paroisse choisie, ou se transplanter à chaque fois dans un nouvel endroit?
(J'avoue, le problème est peut-être aussi une question de "riches" - comprendre parisiens - qui ont plusieurs paroisses à des distances raisonnables de chez eux. Mais ça n'est clairement pas récent, vu où mes parents allaient à la messe dans leur jeunesse...)

24. Le mercredi 12 septembre 2012, 16:13 par Claire

Merci de ce billet et des commentaires, une brebis versaillaise ;-)

25. Le mercredi 12 septembre 2012, 22:15 par Marie-Hélène

Bonsoir David,

Les prophètes, les psaumes et l'evangile de Jean pratiquent tellement la comparaison entre le peuple humain et un immense troupeau de moutons, avec par dessus le marché , un berger qui prend grand soin de chacune de ses brebis...que le fait d'aimer l'herbe verte, et en plus la meilleure possible... sonne plutôt comme un compliment que comme l'esquisse d'un reproche ;-)

Blague mise à part, je suis vraiment d'accord avec vous sur le fond : même si ce n'est pas toujours reluisant, voire même assez rapeux, je sens le plus souvent que l'attitude la plus juste est de " rester" .

Mon bonheur est de croiser dans la rue, au marché, des personnes que je connais ou croise sur la paroisse ou vice-versa.

La foi chrétienne n'est pas une spiritualité hors sol, mais elle s'incarne avec de " vrais gens" , dans de " vrais lieux", à commencer par là où j'habite.

La chose plus subtile, c'est de repérer avec justesse les cas "supermégagaçantsquimestérilisentlafoi" qui peuvent arriver et qui nécessitent un traitement particulier.... comme l'esquive et la réimplantion dans le champ d'à coté !

Bonne route à vous, Monsieur le Poimen, ô kalos ;-) ! Continuez de " Boske ta Probata "

signé : un spécimen des Probata, et contente de l'être !

26. Le mercredi 12 septembre 2012, 23:48 par do

:$ bien d'accord pour la longueur. c'est un peu pour ça que je viens moins souvent: je ne sais plus être légère.
il faudrait que j'aille sur Civitas, ou des trucs comme ça, mais je suis pas d'accord avec eux...
et ok, je voyais une sorte de plainte, ou peut-être de jugement... qui me semblait pas juste. désolée si je me suis trompée.
pour les prêtres qui se plaignent, ici, c'est souvent le cas, explicitement. ça doit m'avoir influencée.

27. Le jeudi 13 septembre 2012, 08:15 par David

@Mary Tudor: comme disait/dirait Jésus, des pauvres (messes) vous en aurez toujours avec vous, mais moi... Alors bon, savoir reconnaître le Christ même quand ça m'agace les poils des dessus de bras ;)

@Skro le modèle paroissial est il mis à mal par les mutations de l'homme moderne? c'est la question que se posait le serf de monastère quand les paroisses furent mises en place. Oui, on bouge, non ce n'est pas simple de trouver ses marques, (pas plus d'ailleurs quand le curé change et que tu étais super pote avec celui d'avant) mais on peut simplement s'interroger sur ce qui motive nos choix, et essayer parfois de s'ajuster un brin. (pour la cathédrale vous avez tort, la preuve, l'antispam le dit, et votre évêque pourrait le penser aussi)

@Claire: merci de votre bêêêêêlle présence

@Marie Hélène: chère probata, il se trouve même que les psaumes nous font reposer sur des prés d'herbe fraîche... et les bergers paîtront les brebis. Mais sinon, grec mis à part (parce que bon, ça fait grave intello, là, et je shuv sherav comme disait Elisée à Samuel) je suis d'accord sur la subtilité. 

@do: de l'agacement, parfois, et ronchonnements aussi. mais pas de jugement ! ;)

28. Le jeudi 13 septembre 2012, 18:46 par Claire

Tant qu'à faire je préfère bêler que chevroter.... Cela viendra bien assez tôt :-)

29. Le jeudi 13 septembre 2012, 21:26 par Axolotl

J'ai lu, relu, je suis revenue... Sans me sentir totalement en phase, ni avec les commentaires...
Si 'Dieu ne se révèle pas dans le sucré', pour moi, j'ai bien du mal à le rencontrer dans le ? Euh ? Salé, alors...
L'impression (qui vient aussi de moi, c'est sûr) qu'il n' y a, le plus souvent, pas de rencontre quand je vais à la messe dans ma paroisse. Où je vais pourtant, parce que c'est plus simple, parce que le cathé des plus jeunes, l'aumônerie des autres ( tristesse de ces messe d'aumônerie qui n'en sont pas vraiment)...
Mais qu'elle bonheur quand, 'chez moi' où ailleurs, je trouve soudain une belle herbe verte, une vraie rencontre....

Bon, c'est mal exprimé, mais c'est peut être parce que vous remuez plus d'idees que je ne me l'avoue

30. Le vendredi 14 septembre 2012, 09:14 par David

@Axolotl: j'ai lu votre comm, et comprends bien votre hésitation.

il vous manque un ou deux éléments: 

1. Je n’ai sorti l’aphorisme que dans la suite du billet d’Edmond, il n’a pas de valeur comme tel.

2. Tout est question de cheminement… il faut se laisser séduire par la foi, par le Christ, par ce qu’il nous fait vivre, goûter l’herbe fraîche et verte…

Et puis un jour, peu à peu, on se prend à aimer encore mieux celui qui fait pousser que l’herbe elle meême (ou le berger, c'est selon)… c’était déjà le cas dès le début en fait, mais on ne le savait pas

Alors, on se prend à aimer aussi son chez soi, avec les gens qui sont là et que je n’ai pas choisis, oùse construit qqch d’autre, de partagé, qui n’est pas d’élection mais de don…

C’est moins joli, ça ne fait quasiment jamais pouic pouic au cœur, c’est pas cooooool, mais c’est plus en plus raccord avec le « fade » de notre vie. C’est pas de l’orgasme spirituel, c’est la grâce qui vient au cœur de « mon » désert. 

reconnaître le Christ qui vient dans mon fade, c'est bon aussi.

3. On a besoin d’oasis, on a besoin d’y emmener les enfants boire pour qu'ils prennent goût… il faut aussi qu'ils essaient par eux mêmes. 

4. plus profondément, on a besoin du désert pour découvrir l'eau qui sourd de la profondeur, pour apprendre à chercher l’eau au puits sans grogner parce que la pluie (qui tombe toute seule du ciel) n’est pas là. 

5. parce que boire de la pluie, la bouche ouverte, c'est cooooool, rigolo, mais pas aussi bon que la source quand on a chaud.

31. Le mercredi 19 septembre 2012, 17:56 par philippe

Oui un adulte peut et même doit aller au desert c'est même là qu'il trouve sa pleinitude. C'est un peu comme jeuner. Mais un enfant ne jeune pas ou alors différement. Alors moi, j'emmene mes enfants dans la paroisse d'à coté afin qu'ils affirmissent leur foi avant de pouvoir aller au desert.

32. Le mercredi 19 septembre 2012, 18:14 par David

@Philippe : et puis, un peu plus grands, ils devront paître sans votre houlette. tout un art de donner le goût d'aller chercher un peu plus loin ce qui est plus profond. Belle mission!

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