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traces

C'est triste à reconnaître, mais on n'a pas toujours la lucidité heureuse.
Elle a la fâcheuse tendance de se laisser colorer par l'heur du moment
et pousse souvent le contraste de nos introspections circonstanciées
loin de la tendresse et la douceur du Christ de l'Evangile

Prenez la foi, par exemple...

soumise au néon un peu blafard d'un jugement un peu raide
mon attachement au Christ peut me paraître bien souvent de façade
un crucifix posé sur le mur blanc de mes convictions
visible, solide, mais ne me traversant pas assez en profondeur.

Dans ces moments de fausse lucidité louvoient les tentations
de laisser tomber ce crucifix, le déposer, de continuer sans :    
"j'ai essayé, Seigneur, mais ça n'a pas pris,
tu es venu à ma rencontre, et je ne t'ai pas laissé entrer...
il faut se rendre à l'évidence, mon mur est là, intact, tu ne m'as pas transformé..."

et le Seigneur, patient, fidèle, demeure au plus près, dans ces atermoiements
ne se laissant pas abuser par ces raisonnements viciés de défaitisme.
Il offre encore et toujours son amitié, son pardon, sa vie...

"parce que vois-tu ma présence dans ta vie s'est dessinée
éclairant, discrètement, un espace de lumière, un espace où tu restes marqué
un espace où se sont apprivoisés ombres et lumière, pureté et poussières
tu l'as simplement sous estimé... "

Blogdavidlerouge-139

photo prise après avoir décroché un crucifix dans une sacristie, afin de projeter un petit film sur le pardon pendant un temps de réconciliation... (j'ai un peu poussé les contrastes)

et je me dis que si on nous poussait, bêtement, à enlever un peu trop vite les "crucifix" de nos convictions, le signe serait encore plus parlant, encore plus violent!

Commentaires

1. Le jeudi 21 mars 2013, 18:21 par Corine

Il y a des instants étranges. 18h14: attendre dans une salle des profs déserte l'heure prochaine d'un conseil de classe. Passer par ici. Lire. Lever la tête et se rendre compte qu'au-dessus de la porte le crucifix n'a toujours pas été raccroché depuis les travaux de peinture, depuis la rentrée. Peinture neuve, il n'y a même plus de traces. J'évite les conclusions, les métaphores bien davantage. ;-)
Sinon, j'aime bien ce billet, encore. :-)

2. Le jeudi 21 mars 2013, 18:55 par Soc

Ben, tiens! C'est juste pile poil ce que je me disais aujourd'hui!

3. Le jeudi 21 mars 2013, 20:35 par Anne-Claire

Traces. Ou empreintes.
J'aime bien cette photo, elle frôle le négatif, tes mots, non...

4. Le jeudi 21 mars 2013, 20:39 par David

Ah mince, oui. En même temps, j'avais donné le nom d'empreintes à beaucoup plus grand que cette photo, tu sais: http://davidlerouge.fr/index.php?po...

5. Le jeudi 21 mars 2013, 20:52 par Marc

tu devrais faire de la com' David ;)

http://diocesemontreal.org/leglise-...

6. Le jeudi 21 mars 2013, 21:20 par Zabou

Traces de Sa gloire ! :-) ;-)

7. Le jeudi 21 mars 2013, 21:22 par David

Dieu dans notre histoire? (et tu vas te faire unfollower par @poussah avec des messages comme ça. :) )

8. Le vendredi 22 mars 2013, 22:20 par Anne Sophie

Est-ce aussi vrai pour notre âme ?
La croix y laisse-t-elle pareille trace ou empreinte ?
Faut-il du temps comme l'exprime la photo ou le premier contact suffit pour y laisser une empreinte ? ...

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