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Dans le rituel des inhumations, entre l’homélie et le dernier adieu, on trouve une séquence introduisant le Notre Père que je dis souvent avec force et douceur… Je la trouve, au moment de l’épreuve, d’une audace surprenante et d’une pertinence prophétique. A dire vrai, on pourrait en faire sa prière de chaque soir, ou après avoir lu un passage de l’Ecriture. Elle nous sort de la succession des événements pour se redécouvrir sujet d’une histoire sainte.

Nous te rendons grâce, Père très saint, pour ce regard nouveau que ton Amour nous donne sur ce qui s'est passé.
Voilà que nos années, riches de souvenirs, se révèlent à nous, plus profondes et plus belles, comme la trace ineffaçable de ton passage dans nos vies.
En ton Fils, Jésus Christ, mort et ressuscité, nous sommes assurés, dès aujourd'hui, qu'elles sont détruites ces séparations: murailles de nos fautes, brisures de la mort, poids de nos peines.
C'est pourquoi, près de nous se créent des présences nouvelles quand ton amour vit dans nos cœurs. Puisque tu vis, nous revivrons.
Entraînés par ceux-là qui nous ont précédés et qui vivent en toi, avec l'immense cortège de tous les saints, en frères, nous osons dire: …

Et nous voilà, au coeur de chaque instant, percuté par l’Eglise visible et invisible, par la trace de la Charité dans nos vies et par le choc de l’espérance de la miséricorde… C’est un peu ça, le luxe de la révélation chrétienne: savoir que “le supplément” (d’âme, de charité) qu’on invoque parfois, est en fait l’essentiel qui se déploie

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