Il ne s’en serait jamais cru capable. D’ailleurs il ne l’était pas. D’ailleurs il ne voulait même pas savoir s’il l’était.

Tout allait bien, tout était calé, et même équilibré… Et un jour survint le déferlement, le débordement, le déséquilibre. Déferlement d’émotions et d’émerveillement, débordement d’attention pour la fragilité entre ses mains, déséquilibre en avant, pour être à la hauteur, pour le mettre à la hauteur parce qu’il sait maintenant qu’il doit, qu’il veut, qu’il va l’aimer et l’élever.  

Il n’était pas capable, mais au bord de ce berceau, de cette crèche, la vie qu’il avait donnée, la vie qu’il tenait entre ses mains, la vie de ce petit être qui lui était confié a transformé la sienne, le poussant sur des chemins inconnus et vertigineux qu’il allait parcourir d’un pas vigoureux.

C’est fou comme un enfant peut tout chambouler. C’est fou comme un Enfant peut tout réorganiser.

Dans toute vie, un peu de paille, ou de layette et le monde prend un autre sens… Par sa venue dans notre vie, Dieu, comme l’enfant, nous rend capables de Lui, capables d’aimer, de donner, de servir. Nous ne le faisons pas par sens du devoir, ni par peur ou pour des idées. C’est juste que tout change quand la rencontre se fait…

On peut évoquer les crèches, l’ « orange au pied du sapin », les cadeaux, le père Noël, les illuminations, la place du pauvre et du réfugié, la fête de famille, et même la douloureuse solitude de ceux qui sont abîmés… nous ne pouvons oublier la venue de Celui, qui, se laissant accueillir, nous donne la Vie, et la capacité d’aimer. 

Commentaires

1. Le mercredi 16 novembre 2016, 18:10 par Vieil Imbécile

C'est fou, ça : j'étais pas au courant de votre résurrection !

2. Le samedi 19 novembre 2016, 20:40 par Pascal Doguet

Je n ai pas grandchose a dire, mais j aime beaucoup se texte.

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