Parmi les mots dont on a oublié l’origine et la majuscule, la Madeleine des pleurs a une bonne place. On la soupçonne d’être de Proust, avec ses souvenirs émus. Non, la Madeleine est d’Evangile… Femme honnie de son temps, rejetée, méprisée, Marie de Magdala était enfermée dans le jugement que la société portait sur elle, et dans sa vie, et dans son péché.

Un jour, elle rencontra le Christ, et à la différence de tous ceux chez qui cette rencontre provoquait des questionnements et des querelles, elle découvrit enfin un regard qui la considérait, l’aimait, sans la juger. Marie Madeleine fit l’expérience alors du pardon et de sa vie sauvée. Elle en pleurait des larmes de joie et de libération.

C’est cette même Marie Madeleine qui, quelques jours après la mort du Christ, alla au tombeau pour rendre hommage à cet homme Dieu qui l’avait sauvée et que la violence de l’homme avait assassiné… mais elle fut la première à le rencontrer vivant, et à aller l’annoncer aux Apôtres.

Marie Madeleine fut cette femme qui pleura toutes les larmes de son corps, de son cœur, dans une expérience ineffable d’Amour Inconditionnel. Marie Madeleine c’est l’histoire d’une rencontre, d’un Amour plus fort que la honte, que la mort, que ce qui détruit.

C’est une figure de Pâques, une figure d’avenir, et ses pleurs sont une fontaine qui jaillit.

Commentaires

1. Le mardi 11 avril 2017, 08:04 par David

(article publié dans le journal paroissial trimestriel *toutes boîtes - 16400 exemplaires* pour son numéro de Pâques)

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