Même si les tontons flingueurs et Audiard tiennent le haut du pavé dans le panel de mes citations favorites, je suis tenté depuis la rentrée d'en mettre une à mal, tant elle me semble parcellaire et finalement assez peu exhaustive.
les cons ça ose tout et c'est même à ça qu'on les reconnaît.

J'ai peur de devoir discerner d'autres critères à la connerie, la bêtise, ou la pauvreté aveuglantes qui assaillent depuis quelques temps écoles, maisons et églises... car que voulez-vous, les chrétiens sont comme les autres, ils n'échappent pas à la règle.
J'en veux pour attestation la 5e effraction en deux mois dans les églises de ma paroisse, toute provinciale soit elle, et dans une ville on ne peut plus benoîte. Tristes effractions d'ailleurs qui cassent une porte, une fenêtre, un verrou d'un coup d'épaule ou d'outil, et visite nuitamment l'édifice, à la recherche de liquidités qu'ils ne trouvent jamais. Ils ne s'attaquent pas aux troncs, trop solides, ni au coffre... ils ne prennent pas d'objets liturgiques, dinanderie ou orfèvrerie qu'ils seraient incapables de revendre, mais retournent les sacristies en quête d'un magot improbable ou d'un machin qui pourrait être revendu.
Je les inviterais bien à compter la quête le dimanche, pour réaliser qu'on n'y trouve que rarement des mille et des cents, ou alors oui, des 5 cents, 10 cents d'euros. D'ailleurs, en voyant régulièrement des pièces de 1 centime ou 2 centimes, je me demande parfois pourquoi on n'a pas plus de boutons de chemises. Certes, mais les temps sont difficiles et même les minicentimes sont soigneusement utilisés. Alors ils repartent avec rien, ou la débroussailleuse, mais nourrissent une fascination pour toute porte fermée, surtout si elle ne pèse pas 300 kg, rivets de mise et clés de 150 g en pêne.
Placards à balais, escaliers de clochers, portes de cagibis, tout se force, pour en déployer la béance. ça, et les tabernacles. Je les soupçonne vraiment ne pas savoir ce que renferment ces boîtes métalliques et fermée à clef. ça doit être pour ça qu'ils les ouvrent, pour ne pas en voler le contenu, finalement pécuniairement décevant. On ne trouve pas de sacrilèges flagrants, mises à part ces serrures abîmées, obstinément, connement.
La nuit dernière, un de ces olibrii a soulevé avec méthode la sertissure autour du tabernacle d'une des églises du centre-ville, pour en subtiliser les pierres précieuses qui l'ornaient. Ouvrage sûrement difficile, et pénible en stress... pour quelques strass.

Cette obnubilation pour les portes fermées m'évoque d'ailleurs l'obstination de certains à ne se focaliser que sur les portes encore assez peu ouvertes de l'Eglise, quand les verrous ne donnent que sur des béances. Il y a tant à découvrir, pour peu qu'on ne force, mais qu'on en soit!
Peut-être auront-ils honte quand nous accueillerons leur désir de se marier, ou leur deuil, si puissant, peut-être découvriront-ils un jour notre vrai trésor, plus grand et digne que les strass? Sans doute alors que la miséricorde de Dieu sera plus grande que le pourpre de leurs consciences.
Ducon, Ami visiteur du soir, c'est ballot, mais le trésor, pour l'instant, tu l'as raté!

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