mardi 25 novembre 2014

coucou, petit parisien

lundi 24 novembre
il paraît qu’il pleut à Paris.
je n’ai pas pris mon appareil photo,
mais c’est tellement beau que même le téléphone s’en sort
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après, tu peux continuer de te gausser sur mon bout du monde
froid, pluvieux, bouseux (pour le côté frisquet, ok)

simplement, si tu n’es jamais venu par ici (poke … ) tu rates un truc Clignement d'œil

lundi 10 novembre 2014

Cap Levi

parisois, marisienne,
tu peux me redire que tu préfères le pont des arts
les lumières sur la Seine
ton boulot, la vie culturelle,
tes soirées bière à 10mn de métro,
la taille immense de ton appart’
mais que veux tu “la campagne”…

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jeudi 15 mai 2014

distractions

le temps des professions de foi approche à grand pas, et avec lui  les foires d’empoigne afférentes qui vont bien! En effet, si les plus jeunes sont à fond dans la célébration, ce n’est pas toujours le cas de toutes les familles, ni de tout le monde dans les familles. Il n’est pas rare que ça bruisse sec à l’arrière, et que tatie Georgette se sente une âme de mitrailleuse pendant la célébration, à l’aide de son dernier téléphone nokia dont elle pense qu’il fait des photos, alors qu’en fait, à peine. Bref, depuis toujours j’ai interdit que les participants desdites célébrations prennent la moindre photo, afin de préserver le climat de prière, de fête, de recueillement et de beauté. Pour ce faire, une seule solution: déléguer les photos à un photographe attitré et mettre en ligne, sur un site discret, les photos de l’événement avec le lien opportun.

Las, cette année, mon site discret a mis la clef sous la porte, il a fallu innover. J’ai donc installé vite fait mal fait une petite arborescence sous ce blog afin de mettre en ligne les albums photo (sans aucun intérêt artistique) des célébrations en tous genres. Et pour que tout le monde ait le lien, je l’ai inscrit à la fin de la feuille de messe… Et pour faire moderne (et cool, en gros), je l’ai mis en QR code histoire de simplifier la vie de tout le monde.

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Je ne suis tout de même pas né de la dernière pluie (surtout à Cherbourg) et je devine pertinemment que le cousin/la cousine qui est venu tiré par les cheveux à la célébration et pense se faire chi suer (en même temps, il/elle n’a rien écouté depuis le début) va forcément à un moment ou à un autre flasher sur le QR code, histoire de glander sur le net (comme le reste de sa vie). Alors subrepticement, j’ai changé le lien planqué dans le code : il ne renvoie pas vers l’accueil du site, comme celui écrit en toutes lettres mais vers une autre page, un peu plus circonstanciée. On verra aux stats si ce jour là, mon truc a marché:

pour tout comprendre, il faut cliquer sur l’image ci dessous (ou la flasher avec son smartphone, forcément)

qrcode (2)

vendredi 7 juin 2013

jadis

si un jour, par mégarde, vous étiez tenté de penser que c-était-mieux-avant
que tout-allait-pour-le-mieux-dans-le-meilleur-des-mondes
entrez dans une église, levez les yeux, et regardez la danse macabre
et dites-vous que si les pasteurs installaient déjà de telles sculptures en 3D dorée,
la conversion de chacun, et même de la société, à l’époque, c’était pas gagné

BlogDavidLerouge-167BlogDavidLerouge-8-3Récemment mis à jour4

mercredi 16 janvier 2013

lux in the sky

Dieu que les temps sont troublés, Dieu que les gens sont troublés
Du plus juste de leurs convictions, du plus profond de leurs paix vécues
même manifestées dans la joie, ou apeurées dans l'effroi
l'altérité se fait altercation,
le dépit dégoût,
l'envie de débat une débâcle,
la paix épée,
l'affirmation sereine vitupération malsaine
chacun est dépouillé de sa foi et de ses convictions, par des réductions et des insinuations.

Certains ont réfléchi, pesé, mûri, et voudraient le partager,
d'autres l'ont moins fait, d'autres encore ont l'épiderme brûlé d'un jugement, une infamie,
certains rusent et trichent, d'autres blessent, acérés, sans le désirer
on excommunie et/ou vomit le frère qui n'aurait pas la même idée,
on le somme de s'expliquer, pour autant qu'il se range de son côté

le pouvoir ne se fait plus serviteur, mais arrogant,
pouvoir du nombre, pouvoir en place, illusions abimées de force
et les petits trinquent.

mon ciel en est troublé,

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alors je continue ma quête de lumière.

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dimanche 25 novembre 2012

le beau est-il divin?

Cette semaine, j’ai entendu parler de François Cassingena Trévedy, un professeur qui m’a mené par le bout de sa pensée il y a quelques années, lui qui écrit à la lisière de l’Esprit et de la poésie en traits tirés entre la vibration d’une émotion esthétique et la fulgurance spirituelle…
Qu’on lise ses étincelles, on y pressentira un feu intérieur. Beau et vrai.

François vibre en ces linéaments de la vérité où tout fait écho
une note, un frissonnement, un mot
comme si Dieu habitait chaque instant. C’est faux,
il habite chacune de ses respirations : tout prend alors sens, surtout le beau.

ce n'est pas mon cas.

Ce soir, d’un bref coup d’œil par le velux
le ciel était beau, il avait été terne tout le jour, à quelques arcs en ciel pluvieux près.
Il y avait une telle lumière que j’ai attrapé l’appareil photo, et d’une main, j’ai saisi l’instant,
de l’autre je tenais mon téléphone dans lequel je racontais des bêtises.

Il y a des moments comme ça, dont on pressent qu’ils sont précieux…
sans doute saturés, mais on ne sait pas de quoi…

la beauté? Dieu? toussa… c’est un raccourci qu’on fait souvent
au grand dam de ceux qui n’y voient que du beau.

à ma mesure de petit croyant.
Ce n’était pas Dieu,
C’était un espace ouvert, lumineux,
un lieu qui (r)appelle la beauté et l’espace intérieur,
un espace où on peut le rencontrer

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dimanche 18 novembre 2012

ce non lieu en bord de monde

Depuis quelques temps, je nourris une défiance assez marquée
pour les quelques outils pourtant fort utiles supposés me dire où je suis sensé être… 
(comme pour les personnes qui s’essaient aussi à le dire plus existentiellement, d’ailleurs)

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C’est pourquoi je n’ai accordé une confiance que circonspecte à mon GPS quand il m’a dit…

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dimanche après midi, comme promis, je suis parti flâner.

C’est la première fois de ma vie que j’habite dans un port. A ma surprise, un port n’est pas la mer, on la voit peu. Il est point d’accès à des mers, celle du travail des pêcheurs, celle des dimanche des plaisanciers, celle, violente, qui malmène ses usagers, celle qu’on traverse pour accéder à l’ailleurs où la vie continue. La mer est un travail dans un port, mais la mer n’y est pas visible, ou pas vraiment.

Il y a un port que je ne connaissais pas du tout,
le port que l’on longe, que l’on n’effleure que par des voies trop rapides,
c’est la zone portuaire,
une friche industrielle de bord de monde,
où s’échouent quelques projets,
où l’espace, vaste, est abîmé,
où la modernité laisse gésir, rouiller et pourrir ses outils fatigués…

ça ne se visite pas,
on y erre, on y boit, on y tague,
c’est un terrain vagues,
grillagé vers la terre, dont il n’est plus,
bétonné vers la mer, dont il n’est pas.

c’est la civilisation par une de ses orées,
elle mérite qu’on s’y arrête.

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un bateau, oublié sur des roues aux pneus crevés
incapable de tout ce mouvement qui était sa raison d’être

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rien n’arrête vraiment le regard.
Ni les terrils de sable, ou de pierre,
ni les espaces, ni les grillages,
ni les grues plus loin.

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ni le vieux fort abandonné,
barricadé, attirant, comme un aimant,
des architectures broyées d’autres structures
triées, empilées… abandonnées

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et quelques mètres plus loin, c’est la fin de l’ambigüité
c’est le monde de la mer, qui encore une fois,
était absent de ces espaces abandonnés.

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et un peu plus loin, un homme lance son lien…

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dimanche 6 novembre 2011

vestibule et paillasson

Cherbourg,
il pleut[1] .

Mon manteau ruisselle du grain imparable, subi et traversé, 
parapluie d’autant plus inefficace que je l’avais oublié  
chaussures maculées de poussière collée,
de résidus d’une flaque gerbée par un automobiliste indélicat
et un peu de boue mal évitée dans ma hâte…

Il est 20h, coup de sonnette, j’arrive chez les amis qui m’ont invité.
on se salue à la porte, paroles et gestes rituels de fraternité,
un pas à l’intérieur, je dépose mon manteau imbibé dans le vestibule,
frotte mes pieds sur le paillasson, consciencieusement,
même si ça ne m’évitera pas un bon recirage[2] en rentrant plus tard à la maison,
mais le cœur léger, dispo et moins crado pour le salon de mes hôtes,
je peux prendre part à la fête.

rite pénitentiel[3]

paillasson-on-essuie-ses-pieds

Notes :

[1] c’est pour les besoins de l’histoire, il ne pleut pas à Cherbourg

[2] voire un ressemelage plus fondamental à moyen terme

[3] je vous laisse le soin de faire vous-même le parallèle, et la différence entre rite pénitentiel et sacrement du pardon... ;)

lundi 8 novembre 2010

un cœur qui (me) bat

blogDavidLerouge-fr-tousdroitsreserves_107Je connais mal la ville où je suis.

Je la connais mal en prenant toujours les mêmes chemins pour aller d’un point à l’autre, cernant de mes habitudes des ilots d’ignorance floue. C’est ainsi. Au début, on erre en quête d’une boulangerie, puis les repères se posent et l’on saute de l’un en l’autre, sans surprise, efficacement. Il y a tant à découvrir dans la tâche pour ne pas se laisser perdre.

sauf quand inopinément la rupture se fait:

quand il faut aller non pas “à” mais “chez”, quand on ne se satisfait plus de directions, on gratte dans les pâtés de maisons.

ou encore allant à la gare, à pied un jour de grand froid, on évite les espaces découverts, on guette les raccourcis, suppute une allée pour s’éviter une risée. Ce n’est guère pourtant de l’errance, c’est de l’efficacité. et au détour d’un pas pressé, dans le renfoncement d’un bâtiment, sous le auvent hasardeux et sans attrait d’une entrée fermée, on aperçoit un tas de couvertures, pimpant, et quelque part en dessous un homme, dormant, à peine. Il n’est pas là car tout le monde l’ignore. Il n’est pas là car je ne pouvais le voir. Il n’est pas là et pourtant…

Il a déchiré ma certitude de son absence dans mon quotidien. Il est un cœur qui n’a pas encore cessé de battre.

Ma ville va mal et je ne le savais pas,  

et je comprends mieux ce pincement, discret, que je ne m’expliquais pas; cette vibration en contrepoint.

qu’il en aille de même dans mon existence me transit.
Qu’ai-je laissé mourir, oublié, au détour de ma vie,
allant au grand pas de mes engagements?