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lundi 17 décembre 2012

bien en chaire

Même si par principe et par chanson, le jeune™  est con, je dois avouer que je suis plutôt verni de ce côté là. Les jeunes que je côtoie ont plutôt tendance à ne pas l'être, voire à briller plus que par intermittence, dans leur joie de vivre, leurs engagements, leur sens du service, et leurs idées. Bon, à vrai dire, il faudrait un peu relativiser, mais je le jeune™, globalement, il assure. J'en veux pour preuve la soirée d'aumônerie que nous avons organisée sur le thème du mariage gay bien avant les vacances de la Toussaint. Petit sondage à la louche, au tout début, et ça votait 50-50 pour contre. OK. Il faut dire qu'à l'aumônerie, y a des cathos de familles cathos, y a des cathos de familles pas cathos, y a des enfants pas trop catho de familles cathos, y a les potes, et dans tout cela, un éventail idéologique assez large, du militant mjs  au militant ump (voire...) (mais ils se reconnaîtront).

Grand objectif de la soirée, les aider à se parler. Et pour cela, la technique fut simple. temps A:
1. prendre une dizaine de phrases de l'Evangile et leur demander lesquelles pourraient avoir une réelle pertinence pour la société d'aujourd'hui, et lesquelles seraient mal reçues aussi
2. découper en 10 le petit raisonnement ecclésial qui lui fait dire (à la fin) qu'elle n'est pas pour cette extension du mariage
3. faire causer entre eux, mais uniquement avec des arguments

ils ont tellement bien causé qu'on n'a pas eu le temps de poser le temps B qui voulait être un temps de questions réponses où on pourrait expliciter un peu mieux les tenants et aboutissants, et leur livrer un petit papelard pour faire réfléchir.

Comme on n'avait pas fini, j'ai cédé aux sirènes de la facilité et reprogrammé une deuxième soirée sur le sujet, pour mettre les choses plus au clair. Entre temps, Bernheim avait écrit, l'actu s'était un peu affolée, on avait du grain à moudre. Cette deuxième soirée fut un bide pour la simple et bonne raison qu'ils avaient simplement continué (sans se faire mal, hein, ce sont des lycéens) à cogiter de leur côté. Pas besoin de mâcher des réponses, les questions avaient ouvert leur réflexion. A mort le prêchi prêcha.

Supers, ces jeunes, je vous dis.

Bon, vu que ça s'affole médiatiquement, et que les manifs jouent à celle qui aura la plus grosse, ils montent aussi un peu dans les tours et dans les cars, et se promettent bien d'aller défiler, les uns en décembre, les autres en janvier. Ils sont sans doute assez grands pour savoir ce qu'ils font, et la force de leurs convictions ne laissent que peu de place à une moue ou à une mollesse de quiconque. ça va manifester, point.

Faut dire qu'il va falloir se lever de bonne heure pour les empêcher de participer à leur #premièremanif (conséquente). Ils croient en leurs convictions, et tout le monde est content de leur motivation, ça promet d'être joyeux et #theplacetobe. Bon.

N'empêche que comme aumônier, et prêtre, je suis un peu plus réservé. Ce n'est pas mon habitude, il faut dire, de pousser les gens à aller manifester dans la rue. Je déteste les mouvements de foule, et être associé à des slogans idiots que des imbéciles ne manquent jamais de scander. Rarement ça vient de l'organisation, mais des imbéciles, dans un groupe, y en a toujours suffisamment, et avec des voix puissantes ou des marqueurs (in)dé(lé)biles.

Si bien que des questions me viennent pour ces jeunes. Comment les aider à prendre place dans un mouvement de foule qui ne sera pas un lieu de dialogue mais de scansion, et éventuellement d'opposition? Comment les aider à gérer la violence éventuelle qui leur sera adressée personnellement par des militants opposés et rendus agressifs par un rapport de force perdu? Comment les aider à discerner pour ne pas se laisser emporter par leur propre enthousiasme, et finir par crier des slogans auxquels ils ne croient pas, posant des gestes qu'ils n'assumeront pas? Bref, il y a un devoir des parents et des adultes pour accompagner ces jeunes. On ne peut pas les laisser aller ainsi. On ne peut pas les laisser aller seuls. Ou alors on ne les laisse pas aller. C'est trop important.

La-manif-pour-tous-rassemble-une-foule-festive-et-familiale_article_main photo la Croix abh

Et on le voit, les glissements sont à portée de twitpic. C'est la poussette gazée par les femen et qu'on a mise en valeur d'un rond rouge pour dire qu'elles étaient pas gentilles, les femen. (Il faut dire, que foutait cette poussette dans un rassemblement militant potentiellement mouvementé?) C'est le jeune garçon qui brandit une affiche, avec enthousiasme dimanche dernier, et sa photo multidiffusée et multihuée pour l'irresponsabilité des parents. Ce sont les deux minettes qui se roulent une galoche affriolante devant alliance Vita à Marseille. Dites les filles, j'espère que votre premier employeur aura la mémoire courte ou n'était pas trop connecté. L'image des enfants, dans des lieux aussi médiatisés, c'est pas sans poser de questions.

Je sais bien que l'enjeu de ces réformes touche les familles et que les familles peuvent vouloir manifester leur mécontentement. Je sais bien que les têtes jeunes, ça fait moins réac de droite, je sais bien que la manif est bon enfant, et qu'elle est bien encadrée... N'empêche que ça mérite un poil de discernement. Décidez, et accompagnez, (et pour les jeunes, laissez-vous accompagner). Sinon, vous êtes les irresponsables que vous dénoncez à force de twitpics.

En version plus courte, c'est ce que j'ai dit, dimanche, à la messe, pendant les annonces. Parce que justice et justesse sont bien faites pour aller ensemble. Parce que même si la chaire est faible, j'ai pas envie qu'on les livre.

jeudi 18 octobre 2012

la touchante naïveté du 6e

“Hey monsieur, j’arrête le caté, j’ai un mot de mes parents.”
OK, montre-moi ça. Pensif

*fouille 20 secondes dans son sac, et extirpe d’une pochette :

lettre des parents, quart de copie simple dont le reste dépasse du cartable, écriture hésitante, pas de date, pas de signature, orthographe et syntaxe aléatoires... huhuhu

petit malin, va. Rire#BienEssayé.
Allez, on monte tous dans la salle. Oui, toi aussi, surtout toi, bien sûr.

samedi 22 septembre 2012

Projet Xst

parce que les jeunes ne sont pas ce que vous croyez
parce que la vie, c’est quand même un beau projet
parce qu’on n’a pas fini d’inviter
parce que construire rend plus heureux que (se) détruire.

projet-x-affiche copie

NB: toute ressemblance avec du portnawak djeunes alcoolisé est impensable.

mardi 31 mai 2011

le bonjour d'Emile #1000

jauk“J'ai dansé le Baris ce week end à Marseille........ !
Si tu as des restes de Jauk ce serait rigolo
que tu viennes danser à Marseille !”

si vous croyez avoir tout compris de la vie des prêtres que vous côtoyez à la lumière de leurs homélies, ou de la face sacerdotale qu’ils vous confient, donnée, il vous faudrait sans doute traverser en douceur leurs épaisseurs d’histoires en marées pour en découvrir les vrais courants…

l’unité d’une vie, traversée de lumière, s’irise en éclats
de rire ou de colère,
de beauté et d’enthousiasme
de peur brute ou de nuits
d’instants ou de temps étiré
de prières et de déserts
de fatigues ou de fougues
de vieilles passions ou nouveaux entrains

danseur balinais ? indonésianophone tenté si longtemps et si souvent d’y rester ?

guitariste ? photographe ?

billettiste ? en coups de sang, enthousiasmes, regards poétiques sur le quotidien, variations, coups d’œil, voyages, décalages, sourires ?

lecteur de Desproges ? Barbery, Audeguy, Cheng, Scholtus, Lépront, Fournier, Makine, Singer, Garcia Marquez, Thévenot, Gaudé Baricco, Gailly, Lecler, Hillesum, Boris, Balthasar, Rémond, Sepulveda, Claudel, Sijie, Cassingena, Radcliffe, Rimaud, … ;

voix virtuelle consonnant avec Emmanuel, Edmond, Koz, Zabou, Anne Claire, Véronique, Henri, Fredsab, FrEricOp, Marc, Natalia, Benoît, et autres blogueurs et twittos…

animateur de professions de foi, sweat à capuche et pantalon de rando, ou le même, costume sombre, cravate ou col, souliers cirés, ou encore randonnant, sac au dos, canon au poignet…

bdvore des tanigushi, Guibert, Boulet, Tan, Tardi, Diaz, Makyo, Schuiten, Larcenet, Rabate, Gorce, Davodeau, Ka, Chabouté, Pedrosa, Ileana, Sfar, Masbou, …

traversé par les sourires d’Anne, Fabien, Anne-Marie, Benoît, Sophie, Elodie, Michel, Anne-Claire, David, Marie-Pierre, Matthieu, Amandine, Romain, Amélie, Peggy, Made Bagus, Kati…

complètement influencé par deux maîtres Robert Scholtus et Patrick Prétot

et en chacun de ses instants, prêtre. Tout autant qu’en prêchant, présidant…

image

Tout pourrait n’être que lest
pensanteurs, épaisseurs de résistance à la grâce
ou constellation où la lumière scintille.

1000 billets pour le déposer, le partager, en faire une histoire
sans apesantir les relations du quotidien.

merci de votre fidélité, et de votre délicieuse mise en écho
vous les 200 000 à être passés par ici…

parce que la lumière qui traverse une vie a pour prétention de maculer le monde de ses taches de beauté.

Bonjour des Mille… et amitiés à vos zygomatiques.

samedi 29 janvier 2011

au croisement de trois projets

J’aime bien être prêtre.
j’aime bien en gros
et aussi en petit.

Je ne renie pas râler un peu quand il faut faire de la paperasse,
ou faire une énième homélie sur les Béatitudes (qui a eu la sage idée de faire sortir ce texte si souvent?),
ou essayer d’apaiser des tensions entre chrétiens de bonnes volontés (antagonistes),
ou aller à une réunion qui fait pas envie,
ou se lever trop tôt,
ou… (pfff, parfois la liste est longue)

Je ne renie pas ressentir des pincements en voyant se déployer de mois en mois la joie des enfants des amis, quand pourraient se déployer de moi en moi le tas d’habitudes de vieux gars… ou parce que j’ai pris le luxe de vides dans mon agenda, réaliser dans l’espace libre qu’il n’est pas peuplé de personnes à qui parler… (oups)

Mais je ne peux cacher ma joie, habitant chaque interstice des instants choisis
en débordements inattendus comme ces derniers jours. Certes, c’était stressant. Mais …

Sentir, en réunion paroissiale, l’importance de la formation aux différentes prières.
Réunir un soir, dans une église que la majorité des chrétiens du centre ville ne connaissaient pas, une cinquantaine de paroissiens, parler 10 minutes d’adoration, ressentir une vraie curiosité pour certains, une sereine habitude chez d’autres, puis éteindre les lumières, sauf un ou deux spots, passer une aube, ouvrir le tabernacle, et se laisser être, tranquillement, devant le Seigneur. C’était une prière habitée, accompagnée, douce. C’était presque trop court. C’était une première. C’était bien. (et l’église était chauffée)

Le lendemain soir, soirée aumônerie. 12 à l’heure. 50 au repas. YEAH! Mais ça le fait. Après la prière, passer une vidéo des enfoirés esquintant Jean Ferrat avec un clip de gens amoureux, dans l’obscurité (zut, j’ai oublié d’éteindre les bougies, ça vire au romantique) puis lancer une soirée sur “amour et sexualité, les chrétiens peuvent en parler”. Pour une fois, on brise les groupes constitués, pour parler de ce sujet avec ceux qui ne sont pas les amis habituels, pour d’autres paroles… Et je laisse traîner une oreille. Du réalisme, de grands projets, de l’idéalisme, de la sincérité, de la fidélité, des incompréhensions… L’échange prend, et c’est fichtrement respectueux, malgré quelques rires gênés, comme tout le temps. Réussir enfin à dire à cinquante lycéens que c’est important, beau, et pas anecdotique, que la parole d’Eglise protège et élève, qu’il n’est pas question de jugement, mais de parole et d’échange, parler d’amour, de mariage, de sentiments… non au nom de ce que je sais, mais des histoires traversées par mon ministère, et des richesses de la délicatesse de la parole ecclésiale. Même parler un peu d’homosexualité… C’est un peu sur le fil… mais intéressant. A la fin, leur laisser quelques papiers, des liens, des lieux de parole… ça valait le coup de prendre le risque de cette aumônerie.

et dans quinze jours, une soirée encore, organisée par la paroisse pour tous les couples mariés, afin de rendre son auréole à Saint Valentin. Une messe d’action de grâce pour le sacrement du mariage reçu, vécu, fatigué parfois, blessé aussi, rayonnant, ressuscité… Une soirée pour que la grâce continue de couler.

J’ai pas osé proposer cette affiche pour la soirée… Mais bon, ces temps ci, il est question d’aimer.

 

image

dans un tabloïd anglais “She” pour la saint Valentin (Publicis, pillant l’idée d’une autre)

et si je l'avais découverte hier soir, je leur aurais bien passé cette petite vidéo (festivalNikon.fr, de Carlos Chapman & Estelle Pesquier)

vendredi 26 novembre 2010

affaire de détails

à l’aumônerie, quand on achète 4 cagettes de mandarines pour la soirée, originaires d'Espagne pour le prix motiver vers les JMJ, on ne choisit pas n’importe quelle marque. C’est comme ça que le message passe!

evangéline

mercredi 23 juin 2010

la palme

Bilan fin d'année kt 2010

Bilan fin d'année kt 2010 

Dans le pensum possible
des réunions de fin d’année
la palme de
la meilleure réunion-bilan
à forte valeur ajoutée
décernée à celle des catéchistes
de l’enseignement catholique

sur une initiative de B.B.
réunion au musée
pour découvrir
avec passion
la symbolique des couleurs

Bilan fin d'année kt 2010

Bilan fin d'année kt 2010 entre ombres et lumières
au milieu d’un musée paisible
(pour ne pas dire vide)
nous nous sommes laissés
enseigner par des couleurs
entre symbolique et plastique
pour ouvrir un désir de faire découvrir
“autre chose”…

à part ça,
on a quand même fait un bilan.

mais il a commencé
différemment.

Bilan fin d'année kt 2010

samedi 21 mars 2009

Imagine all the people…

“Ce que nous comprenons d’un livre à l’autre, d’une image à l’autre, au bout de plusieurs années, c’est qu’un grand peintre ne fait pas qu’imposer ses oeuvres à nos esprits: il finit par changer tout notre paysage intérieur. Chaque image produite par son art, reproduite par notre âme, devient pour nous, peu à peu, la mesure de la beauté du monde.”

Orhan Pamuk, Mon nom est Rouge, Folio, P. 293
Turner, paysage avec une rivière au loin et baie

Bousculant le programme prévu, les jeunes de l’aumônerie ont pris le temps, hier soir, de réfléchir sur l’actualité médiatique vaticane, tendus entre le message omniprésent qu’ils perçoivent, leur foi, et la logique interne de la morale chrétienne en conflit avec les logiques du monde. Comment tenir ce que nous pensons sans nous arc-bouter contre les autres ni perdre la force de notre originalité… Plus que des réponses, nous avons esquissé des éléments de réflexion. Pas si simple, tant nous sommes tiraillés entre les images qui traversent la société et celles qui nous illuminent de l’intérieur. De la vibration de ces images entre elles naît sans doute un nouveau contexte pour notre temps.

Sur l’influence des images dans notre approche du monde, de la société, et même de la beauté (comme le suggère Pamuk), je suis bien tenté d’aller voir l’expo dont parle La Croix (à défaut, je pense que je vais aller jeter un oeil dans le catalogue!)

dimanche 1 février 2009

nous aimons vivre au fond des bois… youkaïda.

La récession étant ce qu’elle est, on ne sait pas bien jusqu’où elle va nous (r)amener. Sans doute est-il temps de retrouver des réflexes ancestraux, nécessaires pour la survie en milieu passablement hostile, sans électricité, internet, chauffage, téléphone portable, tout ça!

Hier soir, j’ai eu deux indices indubitables de ce retour aux roots:

Après une messe où il a fallu se dépatouiller dans l’homélie d’un texte de Paul qui dit grosso modo que “le mariage, c’est chiant et mauvais pour la vie spirituelle” (mais bon, il pensait que la fin des temps était pour la fin de la semaine), j’ai pris ma voiture pour m’enfoncer dans la campagne normande. Au bord d’une petite route, un garçon en cape chaude m’attendait, une lampe à la main. Ensemble nous sommes passés dans des chemins de plus en plus étroits, escarpés, un ruisseau, des mares de boue, même pas solidifiée par les 2° ambiants. Au bout du chemin, deux grands feux, autour desquels s’enfumaient une petite trentaine de scouts. A l’appel des chefs, ils se sont levés, rassemblés, et ont accompagné l’engagement de plusieurs des leurs. Un engagement à une vie marquée par l’Evangile, une vie ouverte sur les autres, librement mais avec ses responsabilités, un  engagement à vie de jeunes, main levée, donnant une direction et un souffle à leurs prochaines années. Main levée, vie offerte… en short. 2°. C’était bien viril, tout de même, et émouvant dans le sérieux de la parole de ces jeunes. il y a donc des hommes heureux au fond des bois(sons froides).

Les piles de ma lampe frontale ayant lâchement rendu l’âme pendant la cérémonie sous le baussant, la redescente depuis le coteau jusqu’à ma voiture via les ruisseau, boue, chemin fut franchement moins glorieuse. Quelques kilomètres plus tard sur la route, la boue se transférant de mes chaussures aux pédales, je réalisai que j’avais omis de prendre la clef du portail. La voiture resterait donc sur un des parkings surchargés par la saturday night fever cherbourgeoise. Et c’est en contournant le pâté de maisons pour accéder au logis, doux logis chauffé par la porte de l’aumônerie que j’ai été hélé par une demoiselle, debout à deux pas de la volée de marches. Elle discutait avec une consoeur invisible à mes yeux, derrière une voiture mal garée.
“hola passant, patiente un instant” (j’enjolive quelque peu le propos)
- c’est à dire que je… …
- encore quelques secondes, attends!
- c’est à dire que c’est chez moi ici…
- encore un instant…
- et c’est sur le pas de ma porte que vous urinez!
- ah oui? ah… bon… enfin… on pensait pas que… c’est pas inhabité?
- ben non!
- ça y est… euh… désolées. Bonne soirée Msieur.

Mon espérance très haut placée me permet de considérer qu’il ne s’agit qu’un de plus de ces épiphénomènes de retour aux sources. Certes, les temps sont durs, et elle était obligée de se soulager en plein air. mais elle en a profité, vraisemblablement, pour marquer son territoire. Vendredi prochain, je vous dirai si cette première démarche à ses suites. Qui sait ? peut-être viendront-elles à l’aumônerie, puisqu’elles s’y sentent chez elles!

jeudi 15 janvier 2009

l'année du paulo

A quelques encablures du 25 janvier et sa fête dédiée, nous avons décidé une piqûre de rappel auprès des jeunes catéchisés sur la vie du saint de l’année, celui dont tout le monde parle, qui a même donné son patronyme au collège desdits jeunes.

L’heure de caté, d’aumônerie, est une aventure à part entière, parfois consolante, ou alors éprouvante, où l’on sensibilise peu à peu des jeunes à des questions qu’ils ne se posent pas encore. Pour éviter de devoir (trop) domestiquer leur énergie débordante et incontrôlée, il faut parfois faire oeuvre de pédagogie inventive. La proposition cette fois ci était de recopier sommairement les toiles murales de la chapelle qui représentaient des événements saillants du Saint de Tarse, et essayer de comprendre ce dont il s’agissait… Je vous livre quelques travaux de 3e, pressés! Il y avait aussi des oeuvres d’art, des traits de génie, ou autres bonhommes bâtons (c’était la consigne), je ne vous en partage que quelques uns pour ce soir! (pour bien les voir, aller dans la page blog)

lapidation de Saint Etienne

Paul flagellé à Lystres, (je souligne le “paul se fait fouetter comme une crème”, les réactions de la foule, la place de la femme du magistrat et le flageolet, celui qui se sert du fouet! Mais Paul, lui, est digne.)

Paul (bougon?) a une vision à Troas… A moi l’Europe!

Paul parle aux Athéniens aéréophages… Je rappelle, donc, que les “aréopagiens” sont des intellos, même s’ils n’ont pas de lunettes), certains même se marrent quand Paul et sa touffe narre

Paul parle aux Ephésiens (on admire le processus d’analyse des réactions)

Paul se fait décapiter à Rome (par Musclor, en présence de Darth Vador)