Aller à la recherche

mercredi 30 avril 2014 14:20

rome

17.30 départ de Cherbourg
18.30 chargement des cars à Saint-Lô. Les journalistes voudraient qu’on leur envoie des photos depuis là bas. #non
Le chauffeur annonce, pêle-mêle, qu’il ne fera pas fonctionner la télé, que l’air conditionné n’aura de l’effet que dans 4 heures, qu’on s’arrêtera pour manger vers 23h30. Nous sommes 84 dans le car, et en douce, on attaque les pique niques.

Au matin, les autres chauffeurs remplacent le premier au caractère un peu primesautier. Au tunnel de Frejus, on découvre que l’autre bus a voulu passer par le tunnel du Mont Blanc, une fois en Italie, on apprend que le tunnel du Mont Blanc est fermé aux cars, et l’on se souvient que le chauffeur, contrairement à notre demande expresse, a mélangé les bagages des jeunes.

Deux heures plus tard, le 2e car arrive au tunnel du Frejus. Son embrayage casse. Les jeunes descendent sur la bande d’arrêt d’urgence et patientent derrière des plots prêtés par la maréchaussée. Puis un transfert piéton de 3km, via la bande d’arrêt d’urgence, et escorté par les policiers est organisé pour le 2e car. La panne ne peut être réparée. La compagnie de bus affrète un deuxième car et un autre plus petit pour emmener les jeunes à Rome depuis la Savoie. Ils célèbrent l'eucharistie, partagent, chantent, et hop on multiplie les chauffeurs.

Dans le premier car, on annonce que les bagages ne seront pas arrivés, c’est la renonciation aux changes qui auraient dû être dans les soutes. On finit par regarder le film sur Jean XXIII et dans les Apennins, après la 2e session de saladettes, les voitures nous doublent en klaxonnant, appels de phare… une fumée se voit à l’arrière, la vitesse diminue. Les chauffeurs poussent le car de bande d’arrêt d’urgence en petite aire d’autoroute d’altitude, avec jolis arbres, herbes folles et tables de pique nique. Il est 17h. La police arrive, le réparateur est convoqué. Nous organisons le premier temps de partage avec les jeunes, célébrons une eucharistie face à la montagne, et envisageons de manger quand la police nous avise qu’il nous faut partir. il n’y a ni WC, ni éclairage, ni électricité sur cette aire, et la nuit arrive. Un premier car de voyageurs demi plein est arrêté, les jeunes sont convoqués, un italien de passage fait des traductions avec les deux voitures des forces de l’ordre. Deux autres cars sont arrêtés, tous les jeunes attendent patiemment, chantent, rient, sagement. On nous fait monter dans le premier bus, fait descendre les passagers des autres bus pour prendre leur place et le convoi s’organise précédés par les voitures de police aux gyrophares allumés. Ma voisine de derrière parle français, elle est présidente de l’université de Sienne et l’on devise, huit kilomètres durant sur les merveilles de Fra Angelico et sur sa vie. Nous descendons dans une station essence pendant que la nuit se fait sur la situation. Les cars empruntés, qui ont perdu entre une et deux heures, partent reprendre leurs passagers sans moufter. Notre car ne repartira pas. La compagnie ne répond pas, les policiers nous proposent un car de Bologne (contre un bon paquet de paiement cash pour la compagnie, forcément). On pique nique sur la station, les voitures de police se relaient à nos côtés, les jeunes jouent, chantent, s’organisent, se réchauffent, rigolent, prient avec nous. Les policiers restent à discuter, en conduisent deux au village d’à côté. Des véhicules de sécurité de l’autoroute, tout comme le réparateur se succèdent pour récupérer les bagages dans le car et nous les déposer. il fait un peu froid, l’ambiance ne faiblit pas. Vêpres improvisées en grand rond, prière du soir, cafés à foison… et plus tard vers minuit, après moultes promesses que le car arrive bientôt, il finit par se pointer. Il manquera de la place pour les bagages? on les mettra sous les pieds, entre les tentes. Le bus s’enfonce dans la nuit, dévale la montagne et arrive à Rome, tout son chargement roupillant allègrement vers 4h.

Les bagages ne sont pas là, l’autre bus est loin derrière. On redonne des piques niques, on passe aux sanitaires et on file dans le centre de Rome, distant de 6,5km. ça ne sera pas à pied, il faudrait marcher sur une autoroute, ça ne sera pas en car, les horaires de conduite sont explosés, ça ne sera pas en bus qui ne pourrait embarquer 80 personnes d’un coup… ça sera par train, la station est à quelques centaines de mètres relativement sécurisées du camping où la voiture arrivée plus tôt a déjà monté des dizaines de tentes, avant que l’orage ne les embête quelques temps. Il est 5h, nous arrivons à la station. La machine ne délivre les billets que 6 par 6, et uniquement avec des billets de 10€. ça tombe bien, on en a assez. Mais si les métros ont été multipliés en cette fête de la canonisation, ce n’est pas le cas des trains. Le premier n’arrivera que vers 6h18, un peu plus tard, et finalement totalement déjà bondé. A ce moment, le 2e car, finalement arrivé, nous rejoint sur le quai, nous sommes de nouveau 160, sales, avec deux nuits de bus dans les jambes, mais motivés. Nous monterons tassés absolument dans le second, l’occasion de discuter en espagnol et en anglais avec un gros groupe de jeunes adultes de l’Opus Dei. il est bientôt huit heures et nous sommes dans le centre de Rome.

Les jeunes sont partants, les jeunes sont partis, et l’on a tellement pris l’habitude de remercier et sympathiser avec les policiers qu’on les salue à tour de bras. La sécurité civile nous donne de l’eau, on nous protège à chaque passage piéton et même si la Piazza del Popolo est vide et non équipée, on file vers le chateau Saint Ange pour apercevoir la via della Reconciliazione avant de rejoindre la place Farnese où une retransmission en Français a été organisée. On avait prévu d’arriver dans Rome dès le samedi pour participer à une des veillées, on a tous prié sur des aires d’autoroute plus ou moins italiennes.

La traversée de la place Navone est épique, les Polonais sont là, massivement, joyeusement, et les Italiens ne manquent pas à leur réputation dans les foules. Utilisant leur technique du “je m’en fous, y a de la place, on fonce”, nous réussissons à rejoindre la place Farnese déjà complètement bondée. Les jeunes s’asseoient partout, se faufilent, s’intersticent et s’immiscent partout nous sommes arrivés. Nous avons mis deux nuits, 12 heures de trop de car, mais nous sommes là pour la messe. Yann file consacrer des hosties pour la suite, les miennes sont dans mon sac, avec mon aube, dans l’autre car. Déjà, sur l’aire de montagne, j’ai dû célébrer avec Guillaume en surplis et étole, par dessus le pantalon de rando. Classe.

Et le rite se déploie. ou plus exactement, il ne se déploie pas. La canonisation est d’une sobriété exemplaire, quelques phrases, quelques chants et l’eucharistie peut commencer. Ma voisine est la soeur d’un paroissien cherbourgeois, on retrouve d’anciens copains jeunes ou curés, les forces de l’ordre nous tassent au passage rare des ambulances, c’est beau de chant, de prière, de complicité, d’accompagnement. il fait beau. et nous donnons la communion à beaucoup de croyants profondément touchés. Nous y sommes arrivés, nous étions là à la canonisation des papes Jean et Jean Paul.

A dire vrai, un seul moment nous a glacés, avec de nombreux jeunes qui ont partagé ce sentiment. Quand les caméras ont montré les officiels, et que le visage du Français est apparu, des gens ont crié, sifflé, hurlé. C’était d’une violence de manif, mais c’était au coeur de la messe, au coeur de cette communion et de cette canonisation. il y a sûrement beaucoup de passif (d’ailleurs plusieurs jeunes avaient eux mêmes manifesté en leur temps) mais ces cris en bord d’eucharistie nous ont tous glacés.

A la fin de la messe, les équipes se sont dispersées dans Rome, pour manger au soleil d’abord, pour se balader dans la cité ensuite… sous une pluie de plus en plus battante. Et les jeunes eux même ont donné le rythme, marchant en tête à leur tour, ne trainant pas derrière, choisissant ensemble de se poser, riant devant la porte du Gesù fermée, sirotant, sous l’averse, des capuccini hors de prix, traversant la place Saint Pierre bondée, attendant l’un, riant avec l’autre, et plaisantant avec les touristes, les pélerins, les amis. On n’est pas restés si longtemps, vers 18h, tout le monde avait envie de rentrer, de se laver, de se changer (depuis le vendredi), de manger à l’abri. Le pizzaiolo qui nous nourrit à l’oeil, les policiers qui nous ouvrent le chemin, tout devenait objet de joie, trempée.

Cette douche fut une bénédiction. les autres tentes avaient été montées, tout le monde est resté à discuter tard, jusqu’à l’orage nocturne qui a précipité chacun sous sa tente. Bon, il se trouve que l’orage a aussi précipité sa flotte dans la tente que je partageais avec d’autres et nous avons fini en chien de fusil, sacs de couchage ruisselants, vêtements essorables et livrets compactés d’eau au petit matin. Mais j’étais tellement las que je ne m’en suis rendu compte qu’après.

Au matin, certains essayaient de retourner à Saint Pierre, les autres prenaient le temps de prier, de partager, de ranger, de se laver, de manger, de charger les cars finalement là tous les deux. Notre car (rose) a été réparé et soudé ce dimanche matin, et on pouvait repartir. La matinée fut souriante, l’échange profond, le boulot efficace. Ceux qui allèrent à Rome coururent beaucoup pour peu d’effet, mais ils l’ont fait.

A 14h, on remontait dans les cars aux premières gouttes. A 16h30, ce mardi, nous avions rendez vous à Orvietto, superbe cathédrale et lieu de méditation autour du miracle eucharistique pour une messe d’action de grâce. En descendant des cars, au bord d’un rond point, la pluie a redoublé, on est montés, 160 pèlerins dans des rues dignes du Mont Saint Michel, mais avec de la circulation, jusqu’à la cathédrale. La pluie ne faiblissait pas. nous sommes passés par la porte Sainte, avons prié de manière très belle, recueillie, profonde et longue devant le corporal exposé, lieu du miracle eucharistique du XIIe siècle, nous avons célébré paisiblement l’eucharistie, et tout en pestant contre les toilettes bouchées, nous avons réussi à rejoindre les cars. C’était tellement beau qu’on avait pris une heure de retard, mais qu’importe, tout le monde rayonnait.

19h, pause sur une aire d’autoroute à proximité de Florence, c’est le pique nique. Les saladettes commencent sérieusement à nous courir sur le haricot, on attaque désormais les piques niques de l’organisation. L’ambiance est là, la flaque de liquide de refroidissement à l’arrière du car aussi. La soudure a lâché, les nerfs de nos chauffeurs aussi. Nous sommes de nouveau bloqués. Un des petits cars n’est pas avec nous, et tout le monde se montre solidaire. les policiers réapparaissent et nous sécurisent, nous squattons les files de la station essence, dansant, chantant, riant, jouant. Certaines accusent un peu le coup, mais les soutiens sont innombrables. Cette fois ci, on ne repartira pas le soir même, cette fois ci, on ne pourra pas trouver de car de remplacement, cette fois ci, aucun car ne viendra de France, il faudra attendre. La police nous cherche un hébergement, et on chante à tout va. L’autre car, une fois les bagages répartis s’en va en premier, on continue d’assumer avec les jeunes qui ne lâchent ni l’affaire, ni personne. Finalement, à minuit, on ressort les sacs de couchage des valises (qu’on avait déjà rangées, puis ressorties) et alors qu’il pleut encore et toujours, on décide de dormir dans le car. A l’arrière, un mécanicien officiel MAN démonte les pièces à changer le lendemain matin, prépare le travail. Au dehors, les voitures de police veillent, dans son magasin Fabrizio accueille ceux qui veulent changer d’air et s’occupe des sanitaires. On a vu pour la nourriture, tout le monde est d’accord pour mettre en commun les restes de nos sacs. A 7h30, deux animatrices retrouvent Fabrizio. il a fini son boulot à 6h et les attend patiemment. il les emmène en voiture à la ville la plus proche, leur paie un petit déjeuner, et va avec elles faire des courses au moins cher et au plus efficace. Salami, jambon, pain, fromage, bananes, 3 caddies, deux heures, et un repas un peu plus frais pour le midi. Il sera acclamé par les jeunes, tout comme les chauffeurs, les policiers, les personnels d’autoroute. A 11h, le car est vraiment réparé. Le temps de payer (et c’est long), de manger, de faire des holas depuis l’aire d’autoroute au moindre camion qui passe, et l’on peut repartir. Il est 13h, on vient de passer 19 h sur une station d’autoroute italienne. La machine a café est HS, ce fut la troisième nuit dans le car.

Ensuite, il fallut rouler, et rouler et rouler. Le matin, nous avons épuisé nos forfaits pour appeler tous les parents en mode communications internationales, un pique nique sous la pluie vers Lyon à 21h30, le film Karol  (sans le son, forcément) dans l’après midi, puis plus d’autre film. A mâcon, on changeait de chauffeur. A Rouen, on déposait une jeune pour qu’elle attrape son avion pour ses vacances familiales, et à 9h10, nous arrivions, fourbus, quatre nuit dans les bus, à Saint Lô. 44h de voyage de retour, 21h de retard et une très puissante odeur de fennec. 

Les jeunes ont été admirables tout le temps. Légers, drôles, responsables, causants et profondément en soutien les uns des autres tout en étant en lien simple avec nous. Ils ont même développé beaucoup d’énergie à de nombreuses reprises, tant de joie, tant de confiance, tant de foi. Nous avons tenu notre objectif. Je crois que nous les avons tous admirés.

et donc, Jean Paul II et Jean XXIII ont bel et bien été canonisés sous le soleil. Nous en sommes témoins, et nous pouvons en rendre témoignage. Tout comme nous pouvons témoigner d’une profonde et bienveillante solidarité de ceux que nous avons rencontrés, de la présence active de nos anges gardiens (personne de perdu, personne de blessé et pas la moindre petite gastro généralisée) et surtout de la joie de passer, ensemble, au delà de ce qui aurait pu en décourager plus d’un. Personne n'a eu peur. Et les uns avec les autres, personne n'a d'ailleurs eu de raison de s'inquiéter

vendredi 11 avril 2014 21:28

prayboys

parmi les petites indiscrétions que je fais bien souvent, il y a le coup d’oeil que je jette dans le cahier déposé dans de nombreuses églises. On y trouve de tout, à commencer par des félicitations de livre d’or “très jolie église”, mais aussi un fourmillement de petites prières souvent simples et existentielles que j’embarque avec moi… Pendant la dernière retraite, des jeunes de 6e ont déposé dans une vasque leur prière, toute simple… s’il reste de la place libre dans les vôtres, vous pouvez associer celles ci. ou simplement vous ébahir, comme moi, de la richesse d’un cœur de 12 ans.

Merci Jésus je te dis merci parce que tu ma pardonner, que tu a édé mes parents quand … est mort et parce que tu me réconforte quand j’en est besoin. Amen

Merci de me rendre plus sage chaque jour, Merci

Merci Seigneur pour tout ses merveilleux moments passés avec l’équipe de cathéchisme en ta compagnie dans notre cœur

Dieu, pour la terre et l’univers, je t’aime. Pour la vie et l’éternité, ne m’oublie pas. Amen

Merci Seigneur pour se super début de profession de foi. Je t’aime de tout mon cœur. Amen.

Dieu, nous les hommes tu nous as crée. tu as crée la Terre, TU nous as donné la vie Eternelle. Tu nous as donné et nous donne Encore ton amour Eternelle. Tu es notre Père alors nous te devons bien le plus grand amour possible, de la part de tous les humains du monde. Nous t’adorons.

Jésus nous pardonne tous nos pécher et dois que je l’ai mérité , on le mérite tous d’être pardonné. Amen.

Je t’aime de tout mon coeur que cela reste pour l’éternité et des siècles des siècles. AMEN.

Seigneur pardone moi sil te plait mais bêtise tout ce que jai fait de mal a tout ce a qui jai répendu la tristesse, Amen.

Je te remercie pour tout ce que tu fais, Amen.

Merci <30 Jésus Je t’aime et encore merci pou tous <3

Je t’aime

Merci mon Dieu pour toutes les bonnes choses que tu as faites et pardonne moi de tout mes péchés

Seigneur pardone moi de ne toultan pas dire pardon et pardone moi aussi les tristesse que j’ai pue donner. Pardone-moi Seigneur pour tous mes pêchers.

Mercie pour tous ce que tu as fait pour moi, pour ma famille MERCI <3

Seigneur, soutien-moi dans les épreuves, Aide moi dans la peur, manifeste ta présence quand la tristesse vient, donne-moi le sourire malgré les épreuves difficiles, Aude moi à mûrir en confiance et à apprendre à t’écouter dans mon cœur. Je sait que tu es là, alors écoute-moi ! Le désespoir arrive, la séparation, les crises, le logo sur la voiture, l’amitié, l’envie, l’orgueuil, le mensonge. Vas-tu me laisser, moi, ta fille, dans le déséspoir? Aide-moi!! la tristesse approche.

Merci, SEIGNEUR, pour tous ce que tu m’as emmené jusque maintenant, pour ce que tu m’emmènerias, merci pour ces trois super jours. MERCI BEAUCOUP.

Pour le gros secret que le prête ma dit Aide moi dieu.

Seigneur je t’adore éternellement pardonne moi mes pêché et s’il te plait je voudrai que tu souhaites à ma famille qu’elle soit en bonne santé AMEN.

Dieu, tu es la lumière, tu as cré la terre et les cieux, puis moi. Merci mon père Amen.

Seigneur je me pardone pour mes péché mais tu m’as pardoné. Je te remerci.

Seigneur, je t’aime, merci de m’avoir pardonné je ne recommencerais plus. merci pour c’est trois jour formidable et Merci pour ton amour.

Merci Seigneur

Merci DIEU de m’avoir es-cuser.

Seigneur protège …, ma famille, sa famille, aide-moi à grandir sérieusement dans la paix et dans la foi, amen. Merci Seigneur.

Merci mon Dieu pour toute les mervel que tu nous offres.

Notre Père pardonne moi mes pêchés et s’il te plait fait que mes parents ne se dispute pas trop pour mes fautes.

Jésus Fils de Dieu pardonne pour tous mes pechers, j’essayerai d’être plus agréable. je ferai mieux la prochaine fois. Amen.

Merci beaucoup pour m’avoir envoyer dans la bonne direction, grâce à vous je sais qu’il faut que j’assume mes erreurs ! et d’en subir les conséquences.

Merci pour ma famille, mes amis et bien d’autres. Merci de les laisser en bonne santé.

Jésus je te demande pardon pour tous les péchés qui m’ont éloignés de toi et je te remercie parce que tu me les as pardonnés et que maintenant, pour toi et pour moi, c’est du passé

dimanche 20 octobre 2013 23:18

la main sur le coeur

Cher vieux, il eût fallu que tu le susses, en gros, mais dans les aumôneries, parfois on abuse de moyens pé-da-go-giques pour permettre au jeune collégien de s’exprimer. Parce que le jeune collégien a un souci de poil dans la main généralement de l’ordre de la forêt vierge, rétif même à la machette, surtout quand il a décrété que ça ne lui plaisait pas. Et comme son plaisir (supputé) handicape son vouloir (nécrosé), il ne fait que ce qu’il aime, ou alors il grogne, il regimbe, il néglige, il chahute, il résiste passivement, il avionne en papier, il sarbacane, bref, il fait ch… . Donc, pour passionner l’ado, il faut du talent, des idées, et de la retenue dans le coup de poing dans la tronche et le coup de pied au cul. Note que le collégien a des capacités surprenatoires qui pourraient te laisser coi. Par exemple, il aime écrire sur un tableau (si) alors que bon, bref. Il peut avoir des enthousiasmes musicaux pour des choses que spontanément, tu n’aurais pas classifié dans “la musique”, il se bougera pour une cause, ponctuelle, au loin, mais râlera pour venir à un ouikènde qui finalement l’enthousiasmera, il s’habille comme tout le monde, mais pire, et ne laisse aucune part à la différence. D’ailleurs, quand tu es collégien ET différent, tu peux, en gros, attendre le lycée pour que ça soit moins pire. Bref. Pour la pédagogie du collégien, il faut lui parler de ce qu’il aime, qu’il pourra ponctuer d’un ‘nan mais moi’ (comme tous les adultes, note), ou le faire gribouiller sur un tableau.

Ce matin, dans une aumônerie qui est délicatement accolée à une église en forme de je sais pas trop quoi, genre un demi tonneau blanc, j’ai trouvé sur un tableau noir un joli bonhomme vaguement très proche de la calvitie sur lequel on avait tatoué tout plein de bons sentiments qui sont le gage d’une humanité qui irait mieux si réellement on se bougeait un poil pour qu’on les applique. J’avoue, je n’ai pas tout compris, notamment ce que “dormir” faisait “là”… Mais j’ai ri de bon coeur à cette délicieuse proximité entre le coeur et la main, entre l’aimer et le geste, et les aléas de maroquinerie qui vont avec.

IMG_20131020_094320IMG_20131020_094043

cher collégien, si tu me lis, sache que je t’aime bien, mais que de temps en temps, je… (rigole bien, ça me soulage)

et sinon, faire des liens entre le coeur et le geste, c'est délicatement génial, hein. 

lundi 4 mars 2013 14:22

le songe d'une nuit d'été

La force de ceux qui ont de la culture, mais je veux dire vraiment  de la culture, c’est qu’ils peuvent voir des ponts, des échos, des miroirs là où le péquin moyen ne voit que la surface des choses. Genre, dans le théâtre balinais ou javanais. J’aime beaucoup la musique, je goûte la délicatesse des gestes ou leur force, et leur justesse, j’entrave un peu l’histoire, je vibre de concert, et toute cette beauté me fait encore plus aimer l’homme, et Dieu. Bon. Mais Shakespeare là-dedans ?

De Shakespeare, je ne connais rien. Je crois avoir lu sur le frigo d’Elodie des magnets reprenant les insultes les plus savoureuses issues de ses pièces, mais ça doit s’arrêter là. Pire, je n’ai jamais vu une seule représentation de lui. Nada, quedchi. La honte. Alors de là à voir des liens… c’est définitivement foutu pour briller en société.

J’ai débarqué à Yogyakarta pour la première fois de ma vie lundi dernier. Je ne savais que ça, et la présence de Kati quelque part dans le coin. A l’aéroport, un gars m’attendait. La voiture a filé vers… je ne sais pas où. Je n’ai quasiment aucune idée de l’endroit où j’ai passé la semaine, sur une carte, tout du moins. Sinon, j’étais au pied d’un volcan, le Merapi,  que je n’ai aperçu que quelques minutes/heures par jour, par effraction au milieu des nuages. A 6 kilomètres du centre du cratère qui a encore explosé il y a à peine trois ans… et comme les éruptions ont lieu tous les quatre ans, j’ai un an de marge, à une vingtaine de kilomètres de Borobudur, dans la montagne. C’est tout. En revanche, à 800 mètres d’un espace consacré à la danse, et au théâtre javanais. C’est là que Kati et Nicolas m’attendaient.

Kati ose créer ici, au bout de la route qui mène au volcan, le songe d’une nuit d’été, une pièce de Shakespeare, en mêlant danses javanaise et théâtre à l’européenne, musiques, costumes, personnages issus de la tradition artistique javanaise et même plus particulièrement liée à l’espace du volcan. C’est audacieux, extraordinairement difficile à monter, car les ponts à tendre sont légion. Les soubresauts amoureux et les enjeux divins de Shakespeare à la sauce indonésienne… relevé et sucré !

Mais le pari le plus fou, sans avoir beaucoup de sous, c’est d’avoir demandé à des lycéens, totalement débutants artistiquement, de tenir tous les rôles. Seuls quelques musiciens et danseurs locaux les accompagnent, mais il faut leur faire découvrir la danse, leur faire apprendre les chants en français, les initier au théâtre et au jeu d’acteur, traduire le texte en indonésien et javanais, le répartir, le convertir pour qu’il puisse être reçu, jouer sur les conventions. C’est un travail titanesque qui doit se faire dans une urgence absolue, puisque la représentation sera le 11 mars, à Sumber (si vous voulez y aller, laissez un message Clignement d'œil) et d’ici là, ils ont une semaine d’exams. Forcément, rien ne peut se passer comme prévu, le chorégraphe, notre hôte a chopé le typhus, les jeunes ont une semaine d’examens juste avant le spectacle, etc, etc.

Un ami de Kati, Nicolas, acteur au TNP, a pris quinze jours de vacances ici pour faire découvrir aux jeunes l’art du théâtre. Ils n’en ont jamais eu/vu, il n’y ont jamais eu accès alors tous les après-midis, je traduis ses indications, ses recherches avec eux pour qu’ils puissent se dépasser, jouer au plus juste. L’aventure est passionnante, tellement passionnante que je n’ai même pas eu l’occasion d’aller visiter les grands lieux touristiques des environs. Tant pis, ça sera pour une autre fois.

Au milieu de tout cela, loin du monde et de ses soubresauts, petites rencontres avec les chrétiens du coin (il y a une chouette paroisse dont le curé précédent a ouvert des ponts de rencontre extraordinaires avec la culture autour du volcan, c’est assez décapant) notamment pendant la messe matinale. Je sais qu’il se passe de grandes choses, au-delà des mers… elles sont comme des vibrations en deçà de cette expérience humaine et chrétienne.

Ah, et forcément, qui dit répétitions et truc extraordinaire dit public, et qui dit public dit enfants, et qui dit enfants dit … photos.

blogdavidlerouge-96blogdavidlerouge-35blogdavidlerouge-47

blogdavidlerouge-49blogdavidlerouge-48blogdavidlerouge-88blogdavidlerouge-52blogdavidlerouge-51

blogdavidlerouge-53blogdavidlerouge-79

blogdavidlerouge-93blogdavidlerouge-46

blogdavidlerouge-42blogdavidlerouge-43

blogdavidlerouge-45

blogdavidlerouge-62

blogdavidlerouge-66

blogdavidlerouge-68blogdavidlerouge-69

blogdavidlerouge-95blogdavidlerouge-75blogdavidlerouge-76blogdavidlerouge-77blogdavidlerouge-81blogdavidlerouge-83blogdavidlerouge-84blogdavidlerouge-86blogdavidlerouge-85blogdavidlerouge-87blogdavidlerouge-90blogdavidlerouge-91

jeudi 18 octobre 2012 18:06

la touchante naïveté du 6e

“Hey monsieur, j’arrête le caté, j’ai un mot de mes parents.”
OK, montre-moi ça. Pensif

*fouille 20 secondes dans son sac, et extirpe d’une pochette :

lettre des parents, quart de copie simple dont le reste dépasse du cartable, écriture hésitante, pas de date, pas de signature, orthographe et syntaxe aléatoires... huhuhu

petit malin, va. Rire#BienEssayé.
Allez, on monte tous dans la salle. Oui, toi aussi, surtout toi, bien sûr.

samedi 22 septembre 2012 10:56

Projet Xst

parce que les jeunes ne sont pas ce que vous croyez
parce que la vie, c’est quand même un beau projet
parce qu’on n’a pas fini d’inviter
parce que construire rend plus heureux que (se) détruire.

projet-x-affiche copie

NB: toute ressemblance avec du portnawak djeunes alcoolisé est impensable.

vendredi 20 avril 2012 11:11

la théologie du cookie

Devenir de plus en mieux serviteur de la rencontre entre les hommes et Dieu a pour fâcheuse conséquence une capacité de mal à en pis à prendre les photos des moments les plus “parlants”. Un ministère estompe l’autre. On ne peut être à la fois au cœur et au bout de la focale.

On se retrouve alors contraint de prendre l’événement par le petit bout des anecdotes, petits moments qui semblent accessoires et qui pourtant circonscrivent et permettent l’essentiel. Les photographiés n’en sont que plus surpris.

J’aurais dû photographier la joie de la louange, la secrète palpitation des silences, l’épaisseur de l’adoration, l’attention de la parole, la finesse des dialogues, la sincérité des témoignages, la pertinence de la Parole, la main posée sur l’épaule, la confiance des larmes du pardon, le murmure de l’eucharistie, la figure apaisante de Marthe, les cœurs ébouriffés par Dieu… pendant ces trois jours à Tressaint.

A l’orée de l’ineffable, des gués, des ponts, moments plus légers qui dessinent le creux où Dieu se laisse trouver

faire des cookies…

BlogdavidlerougeBlogdavidlerouge-2Blogdavidlerouge-3Blogdavidlerouge-9Blogdavidlerouge-7Blogdavidlerouge-8Blogdavidlerouge-4ou fleurir une croix… Blogdavidlerouge-13

passer, marcher, se poser, se chauffer…

Blogdavidlerouge-14Blogdavidlerouge-15Blogdavidlerouge-21Blogdavidlerouge-19Blogdavidlerouge-22Blogdavidlerouge-20Blogdavidlerouge-32

se jouer des éléments, narguant les ondées sans en subir les foudres sous des ciels contrastés

Blogdavidlerouge-28

Blogdavidlerouge-30

ou alors, il faudrait des mots, et des sourires.
Blogdavidlerouge-17Blogdavidlerouge-18

jeudi 8 mars 2012 08:16

semer

Accompagner des jeunes dans leurs premiers pas de foi,
c’est marcher à leurs côtés, indiquant un cap, une direction,
invitant ceux qui sont posés là, sans savoir que c’est une route 
prévenir des accrocs du chemin, accepter qu’ils s’en jouent,
suivre leurs courses éperdues, leurs fatigues désabusées,
convenir que, titubant en ces premières gauches enjambées rythmées,
ils vous piétinent les pieds, voire certains jours vous les cassent franchement

leur permettre d’aller au plus profond, comme à l’épidermique,
de vivre, de prier, respirer, s’engager
avec la foi au cœur.

On dit même que souvent, on sème sans toujours voir les moissons.
C’est poser les premiers événements de leur foi.

A Nantes, fin des années 50, on célébrait la profession de foi
sans pour autant affubler les demoiselles d’un voile un peu trop “religieuse”
on chercha donc des atours qui puissent convenir…
pour préparer un avenir

papesses-2

de papesses ?

mercredi 7 mars 2012 11:25

4e - cdlsbafemt

“Il serait inimaginable d’imposer un uniforme dans les collèges français.”

Blogdavidlerouge-113

Comité Désespéré de Lutte contre le slim - Botte à fourrure en milieu tempéré

mardi 8 mars 2011 08:42

une histoire de cordon

Bébé, enfant, petit, on est poreux, ombiliqué sans le savoir. Toutes les expériences, les convictions, les idées de nos parents nous traversent, nous inondent, nous ossaturent sans que le manque de distance ne nous effraie. On est eux et ça nous plaît, mais on ne le sait pas. On déploie ce qu’ils sont. Ce qui est nous ne nous appartient pas. On est “eux” continué. On est une manière différente de l’habiter, avec ses petits non, avec la couleur de notre caractère, mais on est eux. Sans discontinuer. 

Je ne sais pas à quel âge ça change. Enfant sûrement, juste après assurément. A moins d’une violence, d’une histoire rompue, d’un accident. Sinon.

A l’âge où on n’a pas d’avant, pas d’hier, mais un aujourd’hui en attente de demain, un âge que l’on dit adolescent. Ou juste avant. Qu’on demande à un jeune de douze ans de se souvenir de ce qui a compté, du “sensé” et il ne saura quoi dire. Son hier n’est pas à lui. Il est leur. A douze ans, on perd peu à peu ou brutalement l’expérience de ses parents comme sienne, devenant leur, et on passe d’une histoire de trente ou quarante ans, avec ses choix, ses déceptions, ses aléas, pour s’approprier une vie de quelques mois. Pas encore de mémoire. Et plus de passé. C’en est même vertigineux, surtout pour le domaine de la foi. Qui n’a cherché Dieu, avec la douloureuse impression d’avoir tout perdu de sa vie spirituelle. Qui n’a regretté la foi limpide et claire de son enfance, celle de l’évidence de Dieu, qui était en fait l’évidence née, douloureusement, des quêtes insatiables mais apaisées de ses adultes de parents. Enfant on sait Dieu comme quelqu’un qui l’a trouvé, et on est ombiliqué à celui là même. Ado, on se découvre chercheur sans expérience, et on louvoie, crie, oublie (suivant les cas) navigant à vue sur un cap qu’on ne connaît plus. On ne reconnaît plus la voix de Dieu dirait le jeune Samuel. On veut des réponses aussi claires que celles qu’on a perdues, mais sans le temps pour les éprouver, ou les choisir.

Alors on rue. Pour être de plus en plus conforme à l’épaisseur qu’on se devine, pour laisser la part à la sensibilité, aux sentiments omnipotents et destructeurs à la fois, aux convictions qui ne supportent pas la demie mesure de l’histoire vécue, aux rêves, ou au rien face à la violence d’un monde d’adultes désillusionné. Qu’on aime, rêve, fuie, construise, se tirebouchonne le cerveau, ou s’oublie, on pose les premiers jalons de nos propres mais courtes constructions, changeant de cap au gré du vent, des courants, en des caps parfois radicaux et osés, parfois déjà fort bien orientés.

tout y est sérieux. Et tous les mots sont (parfois mal) choisis, et on a beau compte, comme prêtre, de bien écouter ce qui se vit.

Sinon, on peut aussi lire Visage retrouvé de Wadji Mouawad, un roman surprenant où l’on suit les déboires d’un jeune au lendemain de ses 14 ans, alors qu’il ne reconnaît plus du tout ses parents. C’est une aventure un peu bizarre, peut être onirique, ou au contraire très sérieuse, qui part à l’aventure d’un monde inconnu, celui où on perd son passé. Si on le découvre un peu avant cet âge surprenant, il parlera aussi du haut de ses 19 ans.

“je suis à l’âge où l’on peut dire avant. Je peux. Avant, il m’arrivait d’avoir des apparitions.” “je suis à l’âge où un avant existe dans le temps. Un avant sans frontière précise. Plus jeune, ce qui était pour moi l’avant ne m’appartenait pas. Il appartenait surtout à mon père, ma mère. “ “ A cet âge là, j’étais surtout aux prises avec les plus tard. plus tard, tu seras grand, tu comprendras, tu pourras, tu feras, tu iras, et moi je me gavais d’impossible. J’en bouffais plein.”

Wahab, 19 ans, dans visage retrouvé de Wadji Mouawad aux alentours des pages 200

IMG_4234web©DLerouge

- page 1 de 2

Page top