mercredi 30 avril 2014

rome

17.30 départ de Cherbourg
18.30 chargement des cars à Saint-Lô. Les journalistes voudraient qu’on leur envoie des photos depuis là bas. #non
Le chauffeur annonce, pêle-mêle, qu’il ne fera pas fonctionner la télé, que l’air conditionné n’aura de l’effet que dans 4 heures, qu’on s’arrêtera pour manger vers 23h30. Nous sommes 84 dans le car, et en douce, on attaque les pique niques.

Au matin, les autres chauffeurs remplacent le premier au caractère un peu primesautier. Au tunnel de Frejus, on découvre que l’autre bus a voulu passer par le tunnel du Mont Blanc, une fois en Italie, on apprend que le tunnel du Mont Blanc est fermé aux cars, et l’on se souvient que le chauffeur, contrairement à notre demande expresse, a mélangé les bagages des jeunes.

Deux heures plus tard, le 2e car arrive au tunnel du Frejus. Son embrayage casse. Les jeunes descendent sur la bande d’arrêt d’urgence et patientent derrière des plots prêtés par la maréchaussée. Puis un transfert piéton de 3km, via la bande d’arrêt d’urgence, et escorté par les policiers est organisé pour le 2e car. La panne ne peut être réparée. La compagnie de bus affrète un deuxième car et un autre plus petit pour emmener les jeunes à Rome depuis la Savoie. Ils célèbrent l'eucharistie, partagent, chantent, et hop on multiplie les chauffeurs.

Dans le premier car, on annonce que les bagages ne seront pas arrivés, c’est la renonciation aux changes qui auraient dû être dans les soutes. On finit par regarder le film sur Jean XXIII et dans les Apennins, après la 2e session de saladettes, les voitures nous doublent en klaxonnant, appels de phare… une fumée se voit à l’arrière, la vitesse diminue. Les chauffeurs poussent le car de bande d’arrêt d’urgence en petite aire d’autoroute d’altitude, avec jolis arbres, herbes folles et tables de pique nique. Il est 17h. La police arrive, le réparateur est convoqué. Nous organisons le premier temps de partage avec les jeunes, célébrons une eucharistie face à la montagne, et envisageons de manger quand la police nous avise qu’il nous faut partir. il n’y a ni WC, ni éclairage, ni électricité sur cette aire, et la nuit arrive. Un premier car de voyageurs demi plein est arrêté, les jeunes sont convoqués, un italien de passage fait des traductions avec les deux voitures des forces de l’ordre. Deux autres cars sont arrêtés, tous les jeunes attendent patiemment, chantent, rient, sagement. On nous fait monter dans le premier bus, fait descendre les passagers des autres bus pour prendre leur place et le convoi s’organise précédés par les voitures de police aux gyrophares allumés. Ma voisine de derrière parle français, elle est présidente de l’université de Sienne et l’on devise, huit kilomètres durant sur les merveilles de Fra Angelico et sur sa vie. Nous descendons dans une station essence pendant que la nuit se fait sur la situation. Les cars empruntés, qui ont perdu entre une et deux heures, partent reprendre leurs passagers sans moufter. Notre car ne repartira pas. La compagnie ne répond pas, les policiers nous proposent un car de Bologne (contre un bon paquet de paiement cash pour la compagnie, forcément). On pique nique sur la station, les voitures de police se relaient à nos côtés, les jeunes jouent, chantent, s’organisent, se réchauffent, rigolent, prient avec nous. Les policiers restent à discuter, en conduisent deux au village d’à côté. Des véhicules de sécurité de l’autoroute, tout comme le réparateur se succèdent pour récupérer les bagages dans le car et nous les déposer. il fait un peu froid, l’ambiance ne faiblit pas. Vêpres improvisées en grand rond, prière du soir, cafés à foison… et plus tard vers minuit, après moultes promesses que le car arrive bientôt, il finit par se pointer. Il manquera de la place pour les bagages? on les mettra sous les pieds, entre les tentes. Le bus s’enfonce dans la nuit, dévale la montagne et arrive à Rome, tout son chargement roupillant allègrement vers 4h.

Les bagages ne sont pas là, l’autre bus est loin derrière. On redonne des piques niques, on passe aux sanitaires et on file dans le centre de Rome, distant de 6,5km. ça ne sera pas à pied, il faudrait marcher sur une autoroute, ça ne sera pas en car, les horaires de conduite sont explosés, ça ne sera pas en bus qui ne pourrait embarquer 80 personnes d’un coup… ça sera par train, la station est à quelques centaines de mètres relativement sécurisées du camping où la voiture arrivée plus tôt a déjà monté des dizaines de tentes, avant que l’orage ne les embête quelques temps. Il est 5h, nous arrivons à la station. La machine ne délivre les billets que 6 par 6, et uniquement avec des billets de 10€. ça tombe bien, on en a assez. Mais si les métros ont été multipliés en cette fête de la canonisation, ce n’est pas le cas des trains. Le premier n’arrivera que vers 6h18, un peu plus tard, et finalement totalement déjà bondé. A ce moment, le 2e car, finalement arrivé, nous rejoint sur le quai, nous sommes de nouveau 160, sales, avec deux nuits de bus dans les jambes, mais motivés. Nous monterons tassés absolument dans le second, l’occasion de discuter en espagnol et en anglais avec un gros groupe de jeunes adultes de l’Opus Dei. il est bientôt huit heures et nous sommes dans le centre de Rome.

Les jeunes sont partants, les jeunes sont partis, et l’on a tellement pris l’habitude de remercier et sympathiser avec les policiers qu’on les salue à tour de bras. La sécurité civile nous donne de l’eau, on nous protège à chaque passage piéton et même si la Piazza del Popolo est vide et non équipée, on file vers le chateau Saint Ange pour apercevoir la via della Reconciliazione avant de rejoindre la place Farnese où une retransmission en Français a été organisée. On avait prévu d’arriver dans Rome dès le samedi pour participer à une des veillées, on a tous prié sur des aires d’autoroute plus ou moins italiennes.

La traversée de la place Navone est épique, les Polonais sont là, massivement, joyeusement, et les Italiens ne manquent pas à leur réputation dans les foules. Utilisant leur technique du “je m’en fous, y a de la place, on fonce”, nous réussissons à rejoindre la place Farnese déjà complètement bondée. Les jeunes s’asseoient partout, se faufilent, s’intersticent et s’immiscent partout nous sommes arrivés. Nous avons mis deux nuits, 12 heures de trop de car, mais nous sommes là pour la messe. Yann file consacrer des hosties pour la suite, les miennes sont dans mon sac, avec mon aube, dans l’autre car. Déjà, sur l’aire de montagne, j’ai dû célébrer avec Guillaume en surplis et étole, par dessus le pantalon de rando. Classe.

Et le rite se déploie. ou plus exactement, il ne se déploie pas. La canonisation est d’une sobriété exemplaire, quelques phrases, quelques chants et l’eucharistie peut commencer. Ma voisine est la soeur d’un paroissien cherbourgeois, on retrouve d’anciens copains jeunes ou curés, les forces de l’ordre nous tassent au passage rare des ambulances, c’est beau de chant, de prière, de complicité, d’accompagnement. il fait beau. et nous donnons la communion à beaucoup de croyants profondément touchés. Nous y sommes arrivés, nous étions là à la canonisation des papes Jean et Jean Paul.

A dire vrai, un seul moment nous a glacés, avec de nombreux jeunes qui ont partagé ce sentiment. Quand les caméras ont montré les officiels, et que le visage du Français est apparu, des gens ont crié, sifflé, hurlé. C’était d’une violence de manif, mais c’était au coeur de la messe, au coeur de cette communion et de cette canonisation. il y a sûrement beaucoup de passif (d’ailleurs plusieurs jeunes avaient eux mêmes manifesté en leur temps) mais ces cris en bord d’eucharistie nous ont tous glacés.

A la fin de la messe, les équipes se sont dispersées dans Rome, pour manger au soleil d’abord, pour se balader dans la cité ensuite… sous une pluie de plus en plus battante. Et les jeunes eux même ont donné le rythme, marchant en tête à leur tour, ne trainant pas derrière, choisissant ensemble de se poser, riant devant la porte du Gesù fermée, sirotant, sous l’averse, des capuccini hors de prix, traversant la place Saint Pierre bondée, attendant l’un, riant avec l’autre, et plaisantant avec les touristes, les pélerins, les amis. On n’est pas restés si longtemps, vers 18h, tout le monde avait envie de rentrer, de se laver, de se changer (depuis le vendredi), de manger à l’abri. Le pizzaiolo qui nous nourrit à l’oeil, les policiers qui nous ouvrent le chemin, tout devenait objet de joie, trempée.

Cette douche fut une bénédiction. les autres tentes avaient été montées, tout le monde est resté à discuter tard, jusqu’à l’orage nocturne qui a précipité chacun sous sa tente. Bon, il se trouve que l’orage a aussi précipité sa flotte dans la tente que je partageais avec d’autres et nous avons fini en chien de fusil, sacs de couchage ruisselants, vêtements essorables et livrets compactés d’eau au petit matin. Mais j’étais tellement las que je ne m’en suis rendu compte qu’après.

Au matin, certains essayaient de retourner à Saint Pierre, les autres prenaient le temps de prier, de partager, de ranger, de se laver, de manger, de charger les cars finalement là tous les deux. Notre car (rose) a été réparé et soudé ce dimanche matin, et on pouvait repartir. La matinée fut souriante, l’échange profond, le boulot efficace. Ceux qui allèrent à Rome coururent beaucoup pour peu d’effet, mais ils l’ont fait.

A 14h, on remontait dans les cars aux premières gouttes. A 16h30, ce mardi, nous avions rendez vous à Orvietto, superbe cathédrale et lieu de méditation autour du miracle eucharistique pour une messe d’action de grâce. En descendant des cars, au bord d’un rond point, la pluie a redoublé, on est montés, 160 pèlerins dans des rues dignes du Mont Saint Michel, mais avec de la circulation, jusqu’à la cathédrale. La pluie ne faiblissait pas. nous sommes passés par la porte Sainte, avons prié de manière très belle, recueillie, profonde et longue devant le corporal exposé, lieu du miracle eucharistique du XIIe siècle, nous avons célébré paisiblement l’eucharistie, et tout en pestant contre les toilettes bouchées, nous avons réussi à rejoindre les cars. C’était tellement beau qu’on avait pris une heure de retard, mais qu’importe, tout le monde rayonnait.

19h, pause sur une aire d’autoroute à proximité de Florence, c’est le pique nique. Les saladettes commencent sérieusement à nous courir sur le haricot, on attaque désormais les piques niques de l’organisation. L’ambiance est là, la flaque de liquide de refroidissement à l’arrière du car aussi. La soudure a lâché, les nerfs de nos chauffeurs aussi. Nous sommes de nouveau bloqués. Un des petits cars n’est pas avec nous, et tout le monde se montre solidaire. les policiers réapparaissent et nous sécurisent, nous squattons les files de la station essence, dansant, chantant, riant, jouant. Certaines accusent un peu le coup, mais les soutiens sont innombrables. Cette fois ci, on ne repartira pas le soir même, cette fois ci, on ne pourra pas trouver de car de remplacement, cette fois ci, aucun car ne viendra de France, il faudra attendre. La police nous cherche un hébergement, et on chante à tout va. L’autre car, une fois les bagages répartis s’en va en premier, on continue d’assumer avec les jeunes qui ne lâchent ni l’affaire, ni personne. Finalement, à minuit, on ressort les sacs de couchage des valises (qu’on avait déjà rangées, puis ressorties) et alors qu’il pleut encore et toujours, on décide de dormir dans le car. A l’arrière, un mécanicien officiel MAN démonte les pièces à changer le lendemain matin, prépare le travail. Au dehors, les voitures de police veillent, dans son magasin Fabrizio accueille ceux qui veulent changer d’air et s’occupe des sanitaires. On a vu pour la nourriture, tout le monde est d’accord pour mettre en commun les restes de nos sacs. A 7h30, deux animatrices retrouvent Fabrizio. il a fini son boulot à 6h et les attend patiemment. il les emmène en voiture à la ville la plus proche, leur paie un petit déjeuner, et va avec elles faire des courses au moins cher et au plus efficace. Salami, jambon, pain, fromage, bananes, 3 caddies, deux heures, et un repas un peu plus frais pour le midi. Il sera acclamé par les jeunes, tout comme les chauffeurs, les policiers, les personnels d’autoroute. A 11h, le car est vraiment réparé. Le temps de payer (et c’est long), de manger, de faire des holas depuis l’aire d’autoroute au moindre camion qui passe, et l’on peut repartir. Il est 13h, on vient de passer 19 h sur une station d’autoroute italienne. La machine a café est HS, ce fut la troisième nuit dans le car.

Ensuite, il fallut rouler, et rouler et rouler. Le matin, nous avons épuisé nos forfaits pour appeler tous les parents en mode communications internationales, un pique nique sous la pluie vers Lyon à 21h30, le film Karol  (sans le son, forcément) dans l’après midi, puis plus d’autre film. A mâcon, on changeait de chauffeur. A Rouen, on déposait une jeune pour qu’elle attrape son avion pour ses vacances familiales, et à 9h10, nous arrivions, fourbus, quatre nuit dans les bus, à Saint Lô. 44h de voyage de retour, 21h de retard et une très puissante odeur de fennec. 

Les jeunes ont été admirables tout le temps. Légers, drôles, responsables, causants et profondément en soutien les uns des autres tout en étant en lien simple avec nous. Ils ont même développé beaucoup d’énergie à de nombreuses reprises, tant de joie, tant de confiance, tant de foi. Nous avons tenu notre objectif. Je crois que nous les avons tous admirés.

et donc, Jean Paul II et Jean XXIII ont bel et bien été canonisés sous le soleil. Nous en sommes témoins, et nous pouvons en rendre témoignage. Tout comme nous pouvons témoigner d’une profonde et bienveillante solidarité de ceux que nous avons rencontrés, de la présence active de nos anges gardiens (personne de perdu, personne de blessé et pas la moindre petite gastro généralisée) et surtout de la joie de passer, ensemble, au delà de ce qui aurait pu en décourager plus d’un. Personne n'a eu peur. Et les uns avec les autres, personne n'a d'ailleurs eu de raison de s'inquiéter

jeudi 8 mars 2012

semer

Accompagner des jeunes dans leurs premiers pas de foi,
c’est marcher à leurs côtés, indiquant un cap, une direction,
invitant ceux qui sont posés là, sans savoir que c’est une route 
prévenir des accrocs du chemin, accepter qu’ils s’en jouent,
suivre leurs courses éperdues, leurs fatigues désabusées,
convenir que, titubant en ces premières gauches enjambées rythmées,
ils vous piétinent les pieds, voire certains jours vous les cassent franchement

leur permettre d’aller au plus profond, comme à l’épidermique,
de vivre, de prier, respirer, s’engager
avec la foi au cœur.

On dit même que souvent, on sème sans toujours voir les moissons.
C’est poser les premiers événements de leur foi.

A Nantes, fin des années 50, on célébrait la profession de foi
sans pour autant affubler les demoiselles d’un voile un peu trop “religieuse”
on chercha donc des atours qui puissent convenir…
pour préparer un avenir

papesses-2

de papesses ?

mercredi 25 mars 2009

la course aveugle

Plus d'une semaine après, les radios, télés, blogs et journaux frémissent encore des soubresauts qui ont agité l'Eglise. Certains ressassent, s'obstinent, militent, ou poussent la caricature, d'autres essaient de s'extraire de la violence du débat pour en saisir les enjeux, le substrat caché, tel un koz qui tel le ressac finit par polir le propos, exhalant de nouvelles irisations. Pas inintéressantes d'ailleurs. Mais inaudibles pour quiconque ne cherche pas à comprendre, se satisfaisant de ce que "produit" la petite phrase.

Voyager en groupe en Turquie m'a inhibé l'appareil photo. A la première halte, le groupe, "guidé par le guide" a dégainé l'appareil photo pour, comme un seul homme, mitrailler les orangers, les minarets, les portes antiques, les sculptures truc. On arrivait tellement vite sur un lieu, en masse, qu'il n'y avait pas d'espace, pas de temps pour se laisser toucher, trouver ce qui émerge, l'angle qui rendra l'ambiance, plutôt que le cliché "carte postale" mais raté. Finalement, on ne voit rien. Le groupe est dans des rails qui conditionnent son rapport au monde, dans un temps qui ne se laisse pas prendre. Et la photo n'est plus sensible, mais violente, brutale, sans fond… sauf peut être dans le portrait de ceux avec qui on cheminait.

Il y avait pourtant des traces d'humanité, des questions que la vitesse laissait en suspens, des mystères qui suggéraient une vie, un quotidien, Turc, ou autre. Ces architectures différentes selon les régions, ces fronts barrés de sourcils plus ou moins curieux, ou avides, ces steppes inhabitées d'où sourdait pourtant une présence humaine, mais cachée, cette violence de la nature, cet islam que nous avons ignoré, ces communautés chrétiennes sans prêtre, ce christianisme exubérant qui a disparu, cette vie en bord de rue, sans femmes, cette vie derrière le bord de rue, invisible, cette ultra présence de l'armée… Des questions auxquelles le guide savait répondre, atténuant d'une explication l'attrait du mystère.

J'ai l'impression que l'actualité elle aussi me mène en voyage organisé , à fond de train, de passage obligé en monument à voir, anesthésiant tout regard réel pour réduire au cliché. "ici descendez pour la photo", vous devez penser ça, ou résistez… mais l'explication annule la profondeur. Je ne serai prêt à parler "de l'âme des africains" que quand elle restera signe pour moi du mystère qui appelle.

vendredi 23 janvier 2009

j'suis foutu

Amis Blogueurs catholiques, gare à vous! Au moment même où Frappat (clic) dévoile les appétences virtuelles du Saint Père alors qu’on l’imaginait d’une culture plus livresque, les statistiques du blog que je consultais d’un regard distrait ce matin révèlent un visiteur unique en provenance d’un Etat certes petit, mais influent. J’espère que ce visiteur ne me tiendra pas rigueur d’avoir mis à jour la difficulté du message ecclésial à entrer dans les canons numériques (reclic) il y a bien longtemps, et qu’il mettra les autres blogueurs non pas à l’index mais en lien! On se savait lus par des athées, des curés, des juifs, des amis, des paroissiens, des lycéens, mais aussi potentiellement une Sainteté.

Quoiqu’il arrive, que cela soit sur les plateformes vidéo, blogs, sites web, il ne sera pas facile à une Eglise habituée à donner une parole de vérité, de se situer dans ce contexte pluraliste d’internet où quasiment aucune parole n’a d’autorité. Les blogueurs cathos s’approprient le message évangélique, et le redonnent, incarné dans leur histoire, avec un ton très personnalisé. Mais leurs voix résonnent au milieu du chaos, sans pouvoir revendiquer d’autre autorité que celle d’une vérité inscrite dans leur vie.

Ce pluralisme présente néanmoins l’intérêt de pouvoir prétendre ne pas tout dire, de rendre les paroles complémentaires, et pourquoi pas, finalement, donner parole maintenant aux expressions du Vatican qui n’avaient que peu de place sur la toile virtuelle. Accepter que sa parole ne soit que proposition, qui touche parce qu’elle est juste, et témoin d’une attitude intérieure authentique ne dépareille finalement pas de la justesse ecclésiale. Ce qui fera la différence, c’est l(enracinement de l’écrivaillon dans une relation à celui qui est la Vérité, et dans la tradition qui l’a porté!

Quoiqu’il en soit, ami blogueur, ou ami lecteur du Congo, des Etats-Unis, de Taiwan, du Maroc, du Vatican, de Tam’, de Belgique et de France, quels que soient les liens ou les recherches qui t’ont conduit ici, sois le bienvenu,  et “lâche tes coms”.  (bxvi dit : mdr)