la nouveauté de la rentrée dans la paroisse, ce sont les petits billets spi avec lesquels on va décorer la feuille de messe pour occuper ceux qui s’ennuient pendant l’homélie… Je vous avais épargné les homélies, vous allez vous coltiner en avant première les ptits trucs écrits sur des coins de table à cette fin. ça permettra des réactions avant les versions “papier”…
Comme les giboulées d’automne hiver printemps (rayez les mentions inutiles, je suis perdu niveau climat) se pressent à nos fenêtres, les inscriptions se bousculent dans nos agendas : il faut décider de ce qu’on va faire et organiser au mieux les prochaines semaines des uns et des autres… tout l’indique : C’est la rentrée. Ecole, piscine, caté, football, dessin, voile, dix mille activités, trois cents envies, vingt quatre heures par journée.
Et l’Eglise n’est pas en reste. On manque d’un volontaire par ci, première rencontre scoute par là, renouvellement de l’équipe truc, les appels sonnent à toute volée, au milieu d’un tintamarre de sons divers et embrouillés…
Et au milieu de ce charivari de cris d’appels incessants tintinnabulent discrètement mais patiemment les paroles des psaumes 130… « Seigneur, je n'ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux ; je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. » et 40 « alors j'ai dit : « Voici, je viens. »…
Plus qu’organiser, remplir, saturer un agenda, nous répondons à un appel pressant, un appel à laisser croître et grandir le don déposé en nous, en relation, en humanité, en don, en prière… Je ne saurais recevoir si je ne laisse la place où donner, je ne pourrai donner si je ne garde le temps pour découvrir, aimer, me ressourcer…
A l’appel du Seigneur à me mettre encore une fois en route à sa suite, que jamais je ne sois tenté de répondre, « pas aujourd’hui, Seigneur, j’peux pas, j’ai poney. »






Le nonce vieillissait tranquillement. De sa vie romaine, il avait appris l'art d'agrémenter une conversation avec culture, goût et discrétion. L'humour était fin, les engagements discrets. Il goûtait les "Monseigneur", appréciait les discussions historiques sur le Saint-Lô dont il se considérait comme un des fils et meilleurs connaisseurs, supportait les innovations pastorales qui n'étaient pas de son goût, et allait de plus en plus lentement au travers de la rue Amiard, perdant les kilos amassés au cours des années, dans une maladie dont il ne se plaignait jamais. Chaque samedi, il venait picorer 3 grammes de viande et à défaut des plats, on lui passait ses répétitions et ses emportements, ses souvenirs largement enjolivés et ses victoires supposées, menant le dur combat du plus sourd qui parlera le plus longtemps.
sur le Blog de 

Derniers commentaires