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samedi 25 avril 2015 15:50

la délicatesse sans mélancolie

Il faut du fond et de la forme
pas trop profond, parce qu’on s’y perd
pas trop de formes, on s’exaspère

une pompe à vélo pour un peu d’air
quelques guitares et un micro
des onomatopées, des mots.

de la liberté, de la bonté, des choix qui relient
des nuages et des colères, des joies
et des hommages aussi*.

"Qui nous fera voir le bonheur ?",
cite le psalmiste, en quête de joie
“nous” répondit le poète, léger.

A force de dire “je”, y a tout qui rétrécit…

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la pochette est de Baudoin, qui un temps dessina du Vargas,
les musiques, à la guitare, se laissent facilement apprivoiser
je ne suis pas le seul à aimer :

Francofans avril 2015

ah et si vous allez sur le site de David Sire,
vous verrez plein de spectacles, une bidulosophie (cet art de laisser de la place à ce qui compte) des contes pour enfants, des albums épatants et surtout, vous apprendrez à aimer le type rien que pour les lieux où il va se donner…

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ou d’autres encore. Improbables et vivants. A ne pas rater.

Je est un nous, Sélénote, en sortie bientôt paraît-il, ou en dédicace partout là où il donne…
nécessaire

* à la petite vieille en bas de chez toi, à un photographe montagnard qui aurait presque eu pu être Fred, au compagnon d’Emmaüs, à ceux qui posent des trésors au milieu des peurs, et des chansons pour desserrer les baillons.

dimanche 6 octobre 2013 21:04

une ballade sur le chemin perdu

CirquePlume©YvesPetit (19)

Je vais finir par être jaloux du talent que Dieu dépose dans la vie de tant de personnes qu’Il s’acharne à mettre sur mon chemin… parce que ça tient du miracle. Il a dû décider, depuis le début de ma vie, de me sauver même quand je n’ai même pas l’impression d’être perdu. Il l’a fait en me tapant sur l’épaule dans le coin d’un oratoire parfois, en patientant que ma nuque se déraidisse souvent, en papillonnant d’un cil discret en orée d’un coucher de soleil mirobolant, d’un bout de Parole glissée au coin de l’oreille, d’un arpège de poète libre et chantant. Il l’a fait d’un sourire au bon moment, d’un téléphone qui a sonné à vide, d’un bout de papier griffé d’encres adressées, d’une vibration au fond de la poche. Il l’a fait au bas d’une page cornée, d’un cd retrouvé, ou dans une photo, ou quelques notes offertes par un artiste vrai et vibrant. Il l’a fait dans l’horizon balinais.

Samedi, tout allait bien avec ce qu’il faut de boulot par dessus la tête. C’était mon seul soir libre de toute la semaine, parce que la veille, c’était un beau moment d’aumônerie, mardi, des lumières estudiantines sur le récit de Cana, mercredi des étudiants célébrant leur année en commencement, jeudi un dîner de confiance délicate dans une famille engagée. Et lundi, j’avais reçu un email à durée de vie limitée, qui annonçait un ami, un spectacle, une ville, et le tout uniquement pour cinq jours. C’était le dernier soir. J’ai foncé, en retard comme parfois vers Caen, le coeur léger de revoir Greg, le génial pianiste-trompettiste-danseur-joueur_de_gamelan-percussionniste_corporel que j’avais reçu comme ami à Bali. Je suis arrivé à Caen, le moteur essoufflé de s’être hâté, et 1/4h avant le début, c’était archi complet. Grégoire avait griffonné mon nom pour l’ouvreuse, et m’avait invité d’un coup de fil tonitruant, à me faufiler pour trouver une petite place. J’ai grimpé quatre à quatre les gradins et demandé au sourire qui m’accueillait au sommet si elle n’avait pas une idée pour un tout seul et tout maigre. Deuxième rang, parfait. La famille à mes côtés était tout sourire, tout heureuse d’être là. Un papa, quatre enfants arrivés depuis pas mal de temps. On a bavassé les dernières minutes, je devais être le seul parmi les mille spectateurs entassés à ne pas savoir ce que je venais voir… le cirque plume.

Il faut dire que je n’aime pas le cirque, les hommes qui maîtrisent fauves et animaux, qui maîtrisent le corps, qui maîtrisent le rire, le strass et les airs, et concluent, bras et mains tendus, victorieux, d’un sourire en TADAAAAM, j’ai peur des clowns parce que leur identité s’inscrit sur leur peau, ils cachent l’intérieur sous l’emphase, et le maquillage démesuré fait obstacle à ma sérénité. Je suis moins impressionné que perturbé par cette excellence vibrionnante. Je n’aime pas le cirque.

Et la lumière s’est éteinte sur le plateau encombré vers lequel descendait un piano à queue suspendu, et où oscillait une larme de verre. ET TOUT A COMMENCE.

C’était encore une fois, comme à chaque fois que je suis touché, d’une sensibilité et d’une légèreté sans nom. Pas de brio, pas d’excellence tapageuse mais des talents qui s’expriment dans des sourires complices, un clown émouvant, des artistes-musiciens-circassiens qui laissaient se déployer leur talent dans une poésie sans mot, dans une douceur ébouriffante.

Il y avait cette femme qui jouait avec les flots, avec la mort, avant de s’élever aérienne vers des cieux sans effort, ou ces personnes traversant le plateau en rythme effréné, il y avait de l'air, du son, du talent, il y avait ce second degré léger, il y avait ce rythme, celui de Greg, mais partagé avec des talentueux du corps et du reste. Parce que c’est cela qui m’a touché avant tout. C’était tout l’homme, de la moindre fibre de ses muscles à la délicatesse de son mouvement, du pétillement de ses yeux aux harmoniques de ses ensembles musicaux, on sourit, on rit, on vole un peu.

CirquePlume©YvesPetit (7)

On se dit surtout que l’on doit, dès le retour, vaquer à cette occupation fondamentale, de donner le sourire, de sourire en donnant, de permettre à ceux que l’on rencontrera de déployer en eux le don qu’ils ont reçu, de concourir, comme Eglise, à quelque chose de cette joie qui est don de Dieu. Je vous assure que parfois, il y a des gens qui ont une manière de vous regarder et de vous donner, qui vous permet de deviner sous tant de talent quelques reflets des cieux. Un cirque d’une humanité bercée d’infini, tendre, léger, donné.

Le plus beau, c’est de croiser au sortir des étudiants du mercredi, ou un ancien élève qui me reconnaît, puis de parler en vérité avec l’ami retrouvé. Parce qu’il est doux de se laisser sauver.

et comme dans toute ballade, à la fin de l’envoi, ils touchent.

ça se passe là.

samedi 16 mars 2013 07:57

ai-mez-vous

quelques mots, quelques notes, et une bouffée de poésie...

Fichier audio intégré tidaataaa tadadaam. 

dimanche 17 février 2013 23:03

(

glissant, léger, sur l’arrondi de la terre,
j’ouvre dans mes sentences et mes silences
une parenthèse, un temps en suspens
même quête de l’homme, de Dieu, au delà des mers

Blogdavidlerouge-84

ikebana

Aube de carême, premier dimanche
l'eucharistie rassemble toute la paroisse
musiciens, chanteurs, servants, prêtres,
chrétiens unis pour un même appel

les vitraux léchaient les piliers de lumière,
les voûtes étaient immaculées
et sur la nappe d'autel, sous mes yeux,
l'ombre de la croix,
et d'une branche presque nue

Blogdavidlerouge-86.

dimanche 25 novembre 2012 20:57

le beau est-il divin?

Cette semaine, j’ai entendu parler de François Cassingena Trévedy, un professeur qui m’a mené par le bout de sa pensée il y a quelques années, lui qui écrit à la lisière de l’Esprit et de la poésie en traits tirés entre la vibration d’une émotion esthétique et la fulgurance spirituelle…
Qu’on lise ses étincelles, on y pressentira un feu intérieur. Beau et vrai.

François vibre en ces linéaments de la vérité où tout fait écho
une note, un frissonnement, un mot
comme si Dieu habitait chaque instant. C’est faux,
il habite chacune de ses respirations : tout prend alors sens, surtout le beau.

ce n'est pas mon cas.

Ce soir, d’un bref coup d’œil par le velux
le ciel était beau, il avait été terne tout le jour, à quelques arcs en ciel pluvieux près.
Il y avait une telle lumière que j’ai attrapé l’appareil photo, et d’une main, j’ai saisi l’instant,
de l’autre je tenais mon téléphone dans lequel je racontais des bêtises.

Il y a des moments comme ça, dont on pressent qu’ils sont précieux…
sans doute saturés, mais on ne sait pas de quoi…

la beauté? Dieu? toussa… c’est un raccourci qu’on fait souvent
au grand dam de ceux qui n’y voient que du beau.

à ma mesure de petit croyant.
Ce n’était pas Dieu,
C’était un espace ouvert, lumineux,
un lieu qui (r)appelle la beauté et l’espace intérieur,
un espace où on peut le rencontrer

Blogdavidlerouge-42Blogdavidlerouge-43

samedi 7 avril 2012 06:00

Impropères

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Hier soir, c’était vendredi saint. Nous avions fait des choix de temps étiré et de musiques pour faire vibrer le silence. Toucher de notre prière l’Ineffable. Celui qui est le Verbe, qui s’est tu, et que les mots peinent à dire…

Après l’homélie, le stabat mater de Pergolèse, entre chaque intention de la grande intercession, quelques phrases à l’orgue des gnossiennes et des gymnopédies de Satie, pendant la procession de vénération de la croix, une hymne à cette croix, hymne simple et belle. Elle fut trop courte. On chanta encore. Trop court toujours. Et pour la première fois, vite et violemment, pendant que les chrétiens s’avançaient, j’ai lu les impropères, balancés comme ça, à sec, sans musique. Au rythme des vers, sans même m’arrêter pour les répons. Les mots cinglent, les phrases se pressent, le souffle se fait court.

(Chœur)

                                    O mon peuple, que t´ai-je fait?
                                En quoi t´ai-je contristé? Réponds-moi.

Répons 1.

         O Dieu saint,
         O Dieu fort,
       O Dieu immortel,
      prends pitié de nous.

                                  I (Chœur) Peuple égaré par l´amertume,
                                         peuple au cœur fermé,
                                            souviens-toi!
                                          Le Maître t´a libéré.
                                    Tant d´amour serait-il sans réponse,
                                     tant d´amour d´un Dieu crucifié?

                         (Soliste)

                         1. Moi, depuis l´aurore des mondes,
                         j´ai préparé ton aujourd´hui;
                         toi, tu rejettes la vraie Vie
                         qui peut donner la joie sans ombre,
                         ô mon peuple, réponds-moi!

                         2. Moi, j´ai brisé tes liens d´esclave,
                         j´ai fait sombrer tes ennemis;
                         toi, tu me livres à l´ennemi,
                         tu me prépares une autre Pâque,
                         ô mon peuple, réponds-moi.

                                          (Tous) O Dieu saint... !

                         3. Moi, j´ai pris part à ton exode,
                         par la nuée je t´ai conduit;
                         toi, tu m´enfermes dans ta nuit,
                         tu ne sais plus où va ma gloire,
                         ô mon peuple, réponds-moi.

                         4. Moi, j´ai envoyé mes prophètes,
                         ils ont crié dans ton exil;
                         toi, tu ne veux pas revenir,
                         tu deviens sourd quand je t´appelle,
                         ô mon peuple, réponds-moi.

                         5. Moi, j´ai voulu, vivante Sève,
                         jeter l´espoir de fruits nouveaux;
                         toi, tu te coupes de mes eaux
                         mais pour aller vers quelle sève?
                         ô mon peuple, réponds-moi.

                                  II (Chœur) Vigne aux raisins d´amertume,
                                      vigne aux sarments desséchés,
                                            souviens-toi!
                                        La Grappe fut vendangée;
                                     ce Fruit mûr serait-il sans partage,
                                      ce Fruit mûr que Dieu a pressé?

                         (Soliste)

                         6. Moi, j´ai porté le poids des chaînes,
                         j´ai courbé le dos sous les fouets;
                         toi, tu me blesses en l´opprimé,
                         l´innocent tombé sous la haine,
                         ô mon frère, réponds-moi.

                         7. Moi, j´ai porté sceptre et couronne
                         et manteau royal empourpré;
                         toi, tu rougis de confesser
                         le Fils de Dieu parmi les hommes,
                         ô mon frère, réponds-moi.

                         8. Moi, j´ai marché vers le calvaire
                         où mes deux bras furent cloués;
                         toi, tu refuses la montée
                         quand meurt en croix l´un de mes frères,
                         ô mon frère, réponds-moi.

                         9. Moi, je revis depuis l´Aurore
                         où le Vivant m´a réveillé;
                         toi, le témoin de ma clarté,
                         es-tu vivant parmi les hommes?
                         ô mon frère, réponds-moi.

                                     (Chœur) Frère sevré d´amertume,
                                        frère au cœur desséché,
                                            souviens-toi!
                                          Ton frère t'a relevé,
                                    Jésus-Christ, le Verbe et la Réponse,
                                       Jésus-Christ, l´Amour révélé.

et à la fin tous reprenaient, répondaient en frères, en scansion murmurée, sans papier, sans le prévoir… “O Dieu saint, O Dieu fort, O Dieu immortel, prends pitié de nous.” et j’ai fait une overdose de mots puissants, je me suis tout pris dans la tronche. Bon.

mercredi 13 avril 2011 18:35

crispé sur le bord de lui-même

dans la résistance des jours en leur succession, se déploient ou nécrosent tant d’idées, paroles, gestes et fidélités qui sont d’un hier aspiré d’avenir, ou d’un demain griffé de passé.

le carême m'apprend la grâce, gratuite, imméritée, s'inscrivant dans la chair, lui donnant d'espérer

appelant le pas d’après qu’on ne peut retenir… où Dieu m’attend, plus encore qu’avant

« Un homme était penché sur sa genèse.
La vie roulait partout vers son estuaire triste,
Les abîmes du ciel paraissaient bien taris,
Ceux des fonds de la chair ne rendaient que le vide
à qui cherchaient en eux un signe de l’Esprit :
L’homme restait crispé sur le bord de lui-même. »

Paul en Turquie 2e jour_45

« Je suis le versant de la vie secrète
Qui en vieillissant sait s’en rapprocher,
Mais qui dès l’enfance en disait la fête »

Patrice de la Tour du Pin,
dans ses poèmes choisis,
recueillis par FX Maigre

mardi 1 mars 2011 20:23

coruscation*

Escalier V. Quelques volées de marche en colimaçon, vestige des anciens bâtiments encarapaçonnés dans le beau VIe arrondissement. Sous des murs de brique rouge et blanche, des arcades dessinent une cour pavée et arborée. Au 2e étage, une salle biscornue, un pilier en son milieu, des murs sans équerre, un bureau sur une estrade, quelques tables. La-salle-idoine.

Dans ma trousse, deux crayons, noirs. Un fin, pour suivre le fil, un plus épais pour relever les quelques mots qui jailliront du tournicotis d’une pensée en allégorie. Habitués des plans au scalpel, à l’architecture calibrée, il fallait passer de l’autre bord, celui de la lectio, des mots qui se répondent, qui s’entrechoquent, interagissent, sans trop de liaison logique raisonnable mais dessinant entre eux une théologie. Dans le fil des mots, un terme s’époussetait, gonflait, tournoyait pour se dissoudre dans un prochain, en consonances faisant avancer le propos de justice en justesse, puis en ajustement vers une jubilation. Les sourcils parfois des auditeurs s’accentcirconflexisaient. 

A vrai dire, c’était peu évident à prendre en notes. Agaçant aussi quand les liaisons semblaient fort arbitraires, loin de logiques qu’on dit cartésiennes, mais le “dit” de François Cassingena Trévedy se tenait, dévoilé en mots choisis, fruit d’une méditation fine, mais brossée à la spatule. C’était le cours “Art et Liturgie”. 

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C’est ce que que je retrouve dans son dernier livre, poétique de la théologie, où il esquisse les linéaments de sa manière de penser : cette adresse pour condenser le mystère contemplé en quelques mots choisis. Aucun terme ne pourrait être remplacé par un synonyme appauvrissant, et pour en donner toute la mesure, il n’est pas rare que Cassingena aille fouiller dans les étymologies, et dans les richesses des traductions et leurs dérivés pour laisser s’exprimer toute la profondeur du mystère autour duquel il tournoie. Parfois, on arrive assez loin de la définition du Larousse des collèges [1] ; souvent, il faut explorer toutes les possibilités du mot pour goûter le trésor ainsi dévoilé. 

La forme importe peu, ou moins, le silence et la condensation du mystère tiennent toute la place. La théologie n’explique plus, elle est “parler Dieu”. Ecrire Dieu serai-je même tenté de préciser, avec la sobriété d’un haïku, tout teinté de siècles de théologie [2], notamment patristique. Il faut se laisser jouer par le propos de ce livre, pour mieux comprendre la démarche, et se laisser évangéliser par elle. Elle souffre forcément des défauts des systèmes qu’elle dénonce, ouvrant un autre chemin qu’elle promet meilleur, mais peu importe, un livre qui appelle au silence. ce que je n’ai su faire ici encore. 

Pour l’instant, je suis plongé en ses lignes, qui ne sont des vers, mais tournent auprès de Celui qui les inspire, peu à peu. Parler et vivre de Son Mystère sans le nommer, voilà qui, en maints projets, me plaît. Il y a tant d’arts de laisser Dieu dire.

Notes :

*Brillant, éclatant

[1] il n’est d’ailleurs pas rare qu’il invente un terme qui manque au vocabulaire (cf. le titre de ce billet).

[2] A titre personnel, je parlerais bien de sa parenté philosophique avec Lévinas, tant l’infini contemplé et recherché vient mettre en échec toute prétention à l’appréhension de la totalité qui est l’apanage des penseurs par système, dogmaticiens, et autres apologues. (quant au parallèle avec la philosophie de la donation chez Marion, je laisserai à d'autres le soin de le faire) 

samedi 22 janvier 2011 12:33

enfant [du lat. infans,"qui ne parle pas"]

alt

Enfant.
Etre.
Recevoir.
Ne rien dire.
Te regarder,
te demander avec les yeux,
te remercier avec les yeux.

Fermer les yeux,
parce que tu es là.
Les ouvrir
pour voir ton sourire.
Devenir ton image,
de plus en plus,
à force de te regarder.

A chaque respiration,
prendre mon souffle
en tes mains
et l’y remettre
à chaque expiration,
comme ton Verbe,
ton enfant,
celui de la crèche
et celui de la croix.

Habituez vos sens aux choses de la nuit ;
Ne dites pas : “il n’y a rien, rien que l’ombre !”
S’ils n’avaient ouvert leurs yeux dans la ténèbre,
Les bergers de Noël auraient-ils vu la gloire
Se frayer un chemin de jour à la jointure
Du ciel et de la terre, et venir jusqu’à eux,
Pour les émerveiller à cet endroit obscur
Où le soleil du monde allait jeter le feu ?

Didier Rimaud, “la crèche et la croix”, A l’enseigne de Pâque, Chants et Poèmes. III, Cerf, p. 49-50

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