lundi 22 décembre 2014

une dinde et des boules

afin de soutenir la libre pensée dans sa croisade son combat contre les symboles signes machins religieux chrétiens qui ont du sens, je me permets de leur soumettre ce joli dessin pour les fêtes de Noël fin d’année. Il va de soi que le mot Noël, directement référé au dies natalis du Christ sera lui aussi rayé du vocabulaire. il est trop orienté référencé

noel republicain

plus de crèche donc (nativité du Christ), sapin (arbre rappelant le jardin d’Eden et l’immortalité) bougies, étoile (qui a guidé les mages) (ni de galettes des rois, hein, ni de cadeaux) ni de bûche (bois mort qui devient lumière, OMG) ni de Père Noël (lien trop fort avec St Nicolas). il sera prohibé de se souhaiter un “joyeux Noël”. On se contentera donc d’une dinde avec des boules. On aura le bon goût d’éviter aussi le foie gras et les huîtres, pour des raisons de bienséance. On gardera pour l’an prochain le combat contre le thème “fête de la famille”, le lien avec Jésus Marie Joseph méritant d’être dénoncé.

Naturellement, les jours fériés à tendance chrétienne seront bannis du calendrier. Ils seront remplacés par des jours de consommation où tous ceux qui ne sont pas employés d’entreprises de commerce auront le droit le devoir d’aller consommer ce que lesdits employés leur vendront.

Pour information, les expressions “O Mon Dieu” voire les initiales “OMG”, trop propagandistes, seront passibles de lavage de la bouche au savon.

jeudi 18 décembre 2014

Hacked Bob

ce qui est bien, entre prêtres, c’est qu’on peut utiliser un humour totalement moisi. Je me sens très à mon aise.

Screenshot_2014-12-18-18-20-534

lundi 15 décembre 2014

blablateur

La SNCF n’aime pas trop le clergé
(ou alors simplement les gros prêtres cools),
elle ne simplifie plus du tout les trains vers Lourdes (c’est le moins qu’on puisse dire),
ET ne propose jamais de trains aux horaires qui pourraient être utiles à un prêtre cherbourgeois ayant une réunion matinale à Orsay. Bref, j’allais, samedi, encore une fois, me retrouver à aggraver le réchauffement climatique et les trous dans mon budget et mon énergie en roulant, seul, vers Paris. Mais la fatigue et la semaine à venir tendaient discrètement à chercher des pis aller. C’est alors, qu’ex-jeune, je me suis souvenu que j’avais envisagé de faire du covoiturage, façon conducteur, afin de ne pas faire plein de kilomètres seul. Mon emploi du temps étant particulièrement bordélique, je n’avais jamais trop réussi à organiser un voyage mais il était temps de vérifier l’inscription.

Miracle (dirait un charismatique), un chauffeur effectuait un parcours quasiment idéal à des horaires quasiment pas trop mal… J’optais donc pour les économies et le lever matinal. Quelques sms plus tard, je me retrouvais passager, menant une conversation épisodique aussi molle que matinale. Avec le lever du jour, la conversation se fit plus précise. Je m’en étais douté, covoituré, il était impossible de taffer (argl). Puis vint LA question, normale, banale, anodine.

“et vous faites quoi dans la vie ?”

puis deux heures de conversation dense sur la foi, les engagements, les jeunes, les valeurs, la messe, les moines, etc.
Bel échange, profond, juste.
et juste un peu plus rincé après Clignement d'œil

au retour, point de train encore, 2e covoiturage, plus roots, 4 dans la voiture, départ 19h.
La question “et tu fais quoi dans la vie” tomba à 19h20. 
on est arrivés à presque minuit.

trustman

petits lieux de rencontres en déplacements, d’échange, à très courte distance,
le dialogue y est soutenu, l’espace restreint, les échappatoires rares, même quand ça dérape un peu. (alors que dans le train, l’espace permet d’interrompre délicatement la conversation au bout d’un moment, quand il risque de ne plus tant avancer)

et le Seigneur nous conduit sur ses chemins.

dimanche 14 décembre 2014

La mission comme un mystère de Visitation

Il est tout à fait évident que ce mystère de la Visitation, nous devons le privilégier dans l’Église qui est nôtre. J’imagine assez bien que nous sommes dans cette situation de Marie qui va voir sa cousine Élisabeth et qui porte en elle un secret vivant qui est encore celui que nous pouvons porter nous-mêmes, une Bonne Nouvelle vivante. Elle l’a reçue d’un ange. C’est son secret et c’est aussi le secret de Dieu. Et elle ne doit pas savoir comment s’y prendre pour livrer ce secret. Va-t-elle dire quelque chose à Élisabeth ? Peut-elle le dire ? Comment le dire ? Comment s’y prendre ? Faut-il le cacher ? Et pourtant, tout en elle déborde, mais elle ne sait pas.

D’abord c’est le secret de Dieu. Et puis, il se passe quelque chose de semblable dans le sein d’Élisabeth. Elle aussi porte un enfant. Et ce que Marie ne sait pas trop, c’est le lien, le rapport, entre cet enfant qu’elle porte et l’enfant qu’Élisabeth porte. Et ça lui serait plus facile de s’exprimer si elle savait ce lien. Mais sur ce point précis, elle n’a pas eu de révélation, sur la dépendance mutuelle entre les deux enfants. Elle sait simplement qu’il y a un lien puisque c’est le signe qui lui a été donné : sa cousine Élisabeth.

Et il en est ainsi de notre Église qui porte en elle une Bonne Nouvelle - et notre Église c’est chacun de nous – et nous sommes venus un peu comme Marie, d’abord pour rendre service (finalement c’est sa première ambition)… mais aussi, en portant cette Bonne Nouvelle, comment nous allons nous y prendre pour la dire… et nous savons que ceux que nous sommes venus rencontrer, ils sont un peu comme Élisabeth, ils sont porteurs d’un message qui vient de Dieu. Et notre Église ne nous dit pas et ne sait pas quel est le lien exact entre la Bonne Nouvelle que nous portons et ce message qui fait vivre l’autre. Finalement, mon Église ne me dit pas quel est le lien entre le Christ et l’Islam. Et je vais vers les musulmans sans savoir quel est ce lien.

Et voici que, quand Marie arrive, c’est Élisabeth qui parle la première. Pas tout à fait exact car Marie a dit : as salam alaikum ! Et ça c’est une chose que nous pouvons faire ! On dit la paix : la paix soit avec vous ! Et cette simple salutation a fait vibrer quelque chose, quelqu’un en Élisabeth. Et dans sa vibration, quelque chose s’est dit… qui était la Bonne Nouvelle, pas toute la Bonne Nouvelle, mais ce qu’on pouvait en percevoir dans le moment. D’où me vient-il que…l’enfant qui est en moi a tressailli ? Et vraisemblablement, l’enfant qui était en Marie a tressailli le premier.

En fait, c’est entre les enfants que cela s’est passé cette affaire-là… Et Élisabeth a libéré le Magnificat de Marie Et finalement, si nous sommes attentifs et si nous situons à ce niveau-là notre rencontre avec l’autre, dans une attention et une volonté de le rejoindre, et aussi dans un besoin de ce qu’il est et de ce qu’il a à nous dire, vraisemblablement, il va nous dire quelque chose qui va rejoindre ce que nous portons, montrant qu’il est de connivence… et nous permettant d’élargir notre Eucharistie, car finalement, le Magnificat que nous pouvons, qu’il nous est donné, de chanter : c’est l’Eucharistie. La première Eucharistie de l’Église, c’était le Magnificat de Marie. Ce qui veut dire le besoin où nous sommes de l’autre pour faire Eucharistie : pour vous et pour la multitude…"

​Christian de Chergé

jeudi 11 décembre 2014

le poète

Il y a des événements importants dont les journaux ne se feront jamais écho, de par leur caractère anecdotique supposé… et une journée fraternelle des prêtres du diocèse crotté de Coutances en est probablement un paradigme. On y échange, on s’y écoute, on y informe, on prie, mais ne sont conviés que les quelques uns plus ou moins grisonnants qui ont donné leur vie dans le sacerdoce dans la communion avec un évêque et ses successeurs... des prêtres diocésains, donc. 

BlogDavidLerouge-429

Rien de nouveau (ou alors un seul, ordonné cette année), des absents forcément (qui n'ont pu venir, ou nous ont quitté), et donc évidemment beaucoup moins nombreux qu’avant. Au programme: un petit temps de partage, réparti dans des groupes aléatoires (on ne se connaît pas tous bien) et installés dans les appartements des prêtres très âgés de la maison d’accueil diocésaine qui nous reçoit, un apéro et un repas, des échanges et des échos de ce qui se vit, de ce qui se choisit, d’un sens et d'une orientation.

Et c’est là que se situe toute l’originalité de ce moment, dans le linéament entre un programme et une parole, dans l’espace où se dit beaucoup de la foi chrétienne, dans cette poésie de la liturgie, de la foi dont Mgr Le Boulc’h s’est fait résonnance dans l’homélie. un pas de côté, vers le coeur.

BlogDavidLerouge-401

Dans le livre d’Isaïe, le langage de la prophétie devient poésie. Isaïe est le prophète de l’Avent parce qu’il a reçu le don de transmettre l’espérance à un peuple désorienté. L’espérance est poésie. Elle ne peut se limiter à des planifications, des stratégies ou des programmes. Nous le constatons, aujourd’hui comme hier, cela ne suffit pas à propulser les hommes dans l’avenir. Pour trouver l’espérance, les hommes ont besoin d’images, de poésies et de rêves qui réveillent en eux le désir de se mettre en chemin. Ils ont besoin du prophète poète.

Isaïe annonce à son peuple les temps nouveaux. Ce jour-là, les collines et les montagnes seront abaissées et feront place à des plaines fertiles. Les sources jailliront dans les déserts et ses fleuves abreuveront la terre. De beaux arbres de toutes espèces seront plantés, ils grandiront et « tous les regarderont et les reconnaîtront ». Cette belle espérance du prophète est donnée à Israël. Elle est donnée aussi à l’Eglise, nouvel Israël, qui la reçoit dans le Christ Jésus. Comme Israël, l’Eglise se voit appelée à travailler pour que le monde trouve sa fécondité, et réponde à l’espérance que Dieu a mise en lui.

Frères prêtres, les communautés d’Eglise dont nous partageons ensemble la charge sont appelées ainsi à travailler à la fécondité du monde. Selon la parole du livre d’Isaïe, cette fécondité passe par l’aplanissement des montagnes et des collines. Elle passe aussi par le creusement jusqu’à la source qui irrigue. Elle passe encore par l’action de grâce devant les arbres qui s’élèvent.

Il est demandé à notre Eglise de réduire les collines, tous les obstacles qui empêchent notre monde de tendre à son espérance. « Briser les montagnes, abaisser les collines », c’est là une tâche exigeante pour nous, en cette période délicate de notre histoire contemporaine où des signes de plus en plus nombreux nous laissent l’impression douloureuse que notre société désorientée ne cesse de s’éloigner de l’humanisme chrétien qui lui a donné pour une part son inspiration. Je pense en particulier aujourd’hui aux débats difficiles qui s’annoncent concernant l’euthanasie. Le 25 novembre dernier, devant les élus européens, le pape François, dans des paroles libres et percutantes, exprimait son inquiétude face aux dérives qui conduisent nos sociétés occidentales à réduire et à relativiser leur vision de l’homme. Il appelait alors au réveil de la conscience européenne pour le respect de la dignité de toute la personne et de toutes les personnes. Il y a donc ces obstacles liés à l’esprit du temps auxquels nous sommes confrontés, mais, c’est aussi notre Eglise elle-même qui doit réduire en son sein les obstacles qui l’empêchent de devenir féconde en notre monde. Obstacles de la division, des tentations de la mondanité, du sectarisme et de l’intégrisme.

La prophétie d’Isaïe appelle à briser les montagnes et à réduire les collines. Elle appelle aussi Israël à retrouver la source vive. « Sur les hauteurs dénudées, je ferai jaillir des fleuves, et des sources au creux des vallées » dit le Seigneur.
Notre Eglise sera source de fécondité dans notre monde si elle sait creuser toujours plus en elle le désir du Christ Jésus. Notre Eglise irriguera le monde, à la condition qu’elle s’abreuve elle-même à l’eau vive de l’Esprit Saint. Frères prêtres, nous avons la responsabilité de conduire notre Eglise à sa source, dans la méditation de la Parole de Dieu, dans la célébration et l’accueil de la présence sacramentelle du Ressuscité, dans le témoignage auprès de tous de l’Evangile de Jésus qui éclaire la vie des hommes.

Le poète Isaïe exhorte son peuple à aplanir montagnes et collines, à creuser en lui jusqu’à la source d’eau vive. Il l’appelle encore à contempler les arbres qui s’élèvent sur les terres pourtant incultes. Que tous sachent regarder et reconnaître la beauté des arbres qui s’élèvent parfois dans des conditions bien peu favorables. C’est là un appel pour nos communautés d’Eglise à ce qu’elles sachent se réjouir et s’émerveiller devant les hommes quand ils font preuve d’élévation. Frères, il faut nous réjouir devant tous ceux et celles qui, quels que soient leurs lieux, leurs religions, leurs philosophies, témoignent de la beauté de l’humanité qu’ils reçoivent de Dieu. Nous émerveiller et rendre grâce à Dieu quand, dans nos communautés d’Eglise, malgré nos terres incultes, grandissent des hommes et des femmes selon l’Evangile du Christ Jésus.

(Homélie prononcée par Monseigneur Laurent Le Boulc’h lors de la journée du presbyterium – jeudi 11 décembre 2014)

BlogDavidLerouge-430

lundi 1 décembre 2014

Le bisou est-il l'avenir du christianisme?

On l’a vu en Turquie ce week-end, le souci de l’unité entre Eglises est à la fois affaire de petits gestes, de grandes humilités, et de petits pas de souri(re)s l’un vers l’autre. Le pape François a donc demandé la bénédiction du patriarche, lequel l’a embrassé chaleureusement et fraternellement. Il ne pouvait pas le bénir, maintient Isabelle de Gaulmyn, le geste aurait été trop impliquant, et clivant… Le geste de fraternité, sans doute beaucoup plus télévisuel qu’une bénédiction, n’aura pas encore pu aller jusqu’au bout. D’ailleurs, au vu de l’histoire si mouvementée entre les églises, on est en droit de se demander vers quel genre d’unité nous pouvons essayer de tendre. Quoiqu’il en soit, au nom du Christ, nous devons la construire et l’espérer.

Néanmoins, si vous êtes un peu paumés dans l’oecuménisme officiel, voici, pour les patriarches et papes qui seraient un peu perdus, un petit récapitulatif.

DPO

Une petite histoire de cet été à Taizé, comme en écho, même si je pense qu’elle était une simple opportunité plus qu’un modèle à exporter. Le premier soir dans l’église, je me suis retrouvé, parce que seul francophone, à confesser les jeunes en anglais et en français (avec quelques mots de ci, de là en d’autres langues pour rigoler). Le plus surprenant, c’est que beaucoup des personnes qui sont venues me voir n’étaient pas catholiques. Je leur précisais que je n’étais pas frère, que j’étais prêtre catholique, mais que je ne leur donnerai pas le sacrement du pardon, ils voulaient venir, parler, déposer leurs péchés. J’écoutais, on parlait, et ensemble, à la fin, on remettait tout cela entre les mains du Père par la prière. Sans absolution, donc.

Assez tard, s’asseoit à côté de moi une femme, pasteur protestante, qui vient elle aussi échanger longuement, déposer de lourds poids et mettre les questions dans son ministère entre les mains de Dieu. C’étaient de justes questions de pécheur, de justes questions de pasteur… et naturellement, le secours des sacrements ne pouvait venir poser un terme à notre échange et à notre prière… Or bien souvent, c’est je crois la seule parole vraiment utile que je peux dire dans ces cas là. Mais pas ici. Alors, je lui ai dit que j’aimerais, pour conclure cette prière, la bénir. Comme je bénis les enfants, comme je bénis les chrétiens, et tant d’autres personnes bien souvent. Je lui ai dit que je voulais la bénir, mais lui demandais, en retour, de me bénir à son tour. J’ai tracé sur son front la croix, priant en français. Elle m’a béni en allemand.

Deux jours plus tard, elle m’interpelait dans la grande cour. Le geste avait touché, il nous fallait encore un peu plus parler. A l’époque, les bisous de patriarches ne se pratiquaient pas encore. ça n’aurait pas sans doute eu le même effet.

mercredi 26 novembre 2014

grandi

jpg (1)

Voilà, dimanche dernier, à Coutances, c’étaient les ordinations,
deux diacres permanents, Francis, mon âge, et Gonzague
et un prêtre, Alain, en paroisse à Cherbourg.

deux

C’est vraiment toujours très beau, la cathédrale archi comble
le week end jeunes pour inviter les ados et se laisser interpeler,
la veillée de prière pour les vocations, simple, tournée vers le Christ,
la liturgie dans sa noble simplicité.

jpg (3)

Et à de nombreuses reprises, on m’a demandé si ça me rappelait des souvenirs, si ça me replongeait dans ma propre expérience, dans la joie des débuts et des commencements. Je ne m’étais pas posé la question… mais à bien y réfléchir, ce n’est pas du tout ce qu’une ordination produit… La grâce des commencements est plutôt réinterpelée lors de la messe chrismale, quand nous renouvelons les promesses de l’ordination. Non, ce jour-là, une autre impression beaucoup plus forte nous saisit, celle d’accueillir un frère dans le corps des prêtres, parmi nous, dans le presbyterium. Dans les trois gestes de l’imposition des mains, de la communion autour de l’évêque, main tendue pendant la prière d’ordination, et lors du geste de paix, un frère m’est donné. Il y a là un mystère d’unité des prêtres autour de leur évêque, des prêtres comme UN tout, un corps, une unité profonde, une mission et un sacrement partagé.

Ce jour là, comme prêtres, je grandis.

jpgjpg (2)

mardi 25 novembre 2014

Bibliocat

Je ne sais pas encore bien à quelle sauce je vais le manger
mais je plonge avec avidité dans les pages riches en idées du “Bibliocat”, la dernière sortie des productions de l’Emmanuel. Un parcours catéchétique autour de 57 expressions sorties de la Bible qui sont passées dans le langage de tous les jours (talents, calvaire, Emmaüs, Capharnaüm…) et qui deviennent la porte d’entrée, inattendue, dans un chapitre de la vie chrétienne.

A chaque fois, une explication du terme et de son origine, un texte biblique conséquent à creuser, voire à approfondir, des textes ou autres documents en lien avec ledit thème, une prière toute simple, une proposition d’action et de conversion pour la semaine, des activités sérieuses ou ludiques, des quizz suffisamment élaborés pour que même les premiers de la classe ne trouvent pas nécessairement la réponse en 2 secondes (combien de livres prophétiques dans la Bible?)

Je dois avouer que pour l’instant, aucun document ne m’a vraiment convaincu pour l’accompagnement des ados. L’idée qu’une nouvelle formule émerge et vienne alimenter la soif de connaissance des djeunses n’est pas pour me déplaire. Pour avoir envie de découvrir, il faut de la matière, et surtout il faut qu’elle soit bien amenée.

C’est un peu cher, ça sera *forcément* inégal, c’est de Pierre Trevet, et ça vaut le coup d’y fourrer son nez.

IMG_20141124_181453

coucou, petit parisien

lundi 24 novembre
il paraît qu’il pleut à Paris.
je n’ai pas pris mon appareil photo,
mais c’est tellement beau que même le téléphone s’en sort
IMG_20141124_135656IMG_20141124_135951IMG_20141124_140234IMG_20141124_140343IMG_20141124_140532IMG_20141124_140754IMG_20141124_141225IMG_20141124_140955
après, tu peux continuer de te gausser sur mon bout du monde
froid, pluvieux, bouseux (pour le côté frisquet, ok)

simplement, si tu n’es jamais venu par ici (poke … ) tu rates un truc Clignement d'œil

pour faire de bons prêtres

petit tour entre les chaises à la fin de la messe matinale, un papier est resté dans une stalle,

IMG_20141125_095035
Petit coup d’oeil, tout va bien, ce sont les grandes lignes du déroulé de la veillée de prière pour les vocations en lien avec celle de la cathédrale, à l’occasion de l’ordination de deux diacres permanents et un prêtre, Alain, dans notre diocèse. J’aime vraiment bien que les chrétiens se retrouvent pour prier, pour porter les engagements de chacun, pour accompagner ces pas à la suite du Christ, même si on devine qu’il n’y a pas de recette toute faite pour avoir plus de prêtre,

quoique, l’imprimante avait autre chose entête.

IMG_20141125_091916

lundi 24 novembre 2014

Glorious

Vendredi 21 novembre, le diocèse de Bayeux avait invité Glorious et les jeunes à se retrouver à Caen pour un concert une soirée de louange. Nous étions 1300, au chaud, bien tassés, et étant le seul qui ne sautait pas partout pendant la louange, je me suis mangé un certain nombre de pains. J’avais choisi de faire quelques photos. Il y avait de quoi être touché par la prière, le chant, la danse… (Heureusement que les jeunes n’ont pas compris toutes les implications de l’invitation qui leur a été faite de danser comme David). Entre décibels et silence, entre exhortation et louange, ce fut beau, ce fut chaud, ce fut Glorious.

Comme j’ai la flemme de vous mettre toutes les 400 photos, je vous en mets trop, mais pas classées chronologiquement, mais par période, forcément. D’ailleurs, c’est bien le commentaire de tous les titulaires de n’importe quel brevet d’animation: “ah mais c’était pas du tout la courbe de soirée comme il faut le faire”. Non c’était pas. C’était plus détonnant. ;)

Glorious, période bleue

BlogDavidLerouge-395
BlogDavidLerouge-415BlogDavidLerouge-412BlogDavidLerouge-417BlogDavidLerouge Glorious-30BlogDavidLerouge-414BlogDavidLerouge Glorious-10
BlogDavidLerouge-396BlogDavidLerouge-425BlogDavidLerouge Glorious-22BlogDavidLerouge Glorious-31BlogDavidLerouge-408BlogDavidLerouge Glorious-13BlogDavidLerouge Glorious-14BlogDavidLerouge Glorious-16

Glorious, période rose

BlogDavidLerouge Glorious-15BlogDavidLerouge-404BlogDavidLerouge-400
BlogDavidLerouge-427BlogDavidLerouge Glorious-26
BlogDavidLerouge-407
BlogDavidLerouge-397
BlogDavidLerouge Glorious-21BlogDavidLerouge-398

BlogDavidLerouge-423BlogDavidLerouge Glorious-18

Glorious, période rouge orangé

BlogDavidLerouge Glorious-20BlogDavidLerouge-419BlogDavidLerouge-420BlogDavidLerouge-405

Glorious, période blanche

BlogDavidLerouge-399BlogDavidLerouge-422BlogDavidLerouge Glorious-17BlogDavidLerouge-421BlogDavidLerouge-426BlogDavidLerouge Glorious-19dernière BlogDavidLerouge-416BlogDavidLerouge-403

le glorious fan club, dont les plus midinettes m’ont vrillé les tympans

BlogDavidLerouge Glorious-4BlogDavidLerouge Glorious-5BlogDavidLerouge Glorious-7BlogDavidLerouge-410

samedi 15 novembre 2014

balade anecdotique

BlogDavidLerouge-389
BlogDavidLerouge-390
BlogDavidLerouge-386
BlogDavidLerouge-384
BlogDavidLerouge-383BlogDavidLerouge-388
BlogDavidLerouge-387
BlogDavidLerouge-385
BlogDavidLerouge-392
BlogDavidLerouge-393
BlogDavidLerouge-394BlogDavidLerouge-391
BlogDavidLerouge-382
BlogDavidLerouge-381
BlogDavidLerouge-380

Rebelle

je ne peux m’empêcher cela de trouver cela ironique, à chaque fois.
2014_11_15
quitte à être anticonformiste, souriez.

jeudi 13 novembre 2014

Avec ma Bible et mon couteau

IMG_5573

pour le plaisir d’un titre,
vider, un soir, ses poches ;
ce qu’on traîne à portée de main,
raconte, lui aussi, une histoire.

faux-plafond

Chaque fois que je suis tenté d’éclairer de toute la hauteur de mon intelligence
le monde tel que je le vois, le monde tel que je le conçois et le comprends
chaque fois que ma raison me semble suffisante de ses lumières
pour tout dire, tout voir, tout expliquer, pour vous illuminer
et que je peux, péremptoire, pérorer: "Eurêka, j’ai tout capté"

il me faut bien l’avouer : j’ai oublié que le faux plafond de mon intelligence
et ses lustres ne vaudraient rien s’il n’étaient câblés au dessus.

IMG_20141113_120220

si un jour tu as l’impression de tout avoir compris et éclairé,
C’est probablement que tu en as beaucoup manqué.

mardi 11 novembre 2014

Christe Lux Mundi

un mystère enfin éclairé.
extrait de cette publication:
ITM Alimentaire International, Intermarché super, notre combat pour vous, du 13 au 23 novembre, p. 37 (pas d’ISBN)B2JY-lxCIAArgld

lundi 10 novembre 2014

Cap Levi

parisois, marisienne,
tu peux me redire que tu préfères le pont des arts
les lumières sur la Seine
ton boulot, la vie culturelle,
tes soirées bière à 10mn de métro,
la taille immense de ton appart’
mais que veux tu “la campagne”…

BlogDavidLerouge-357BlogDavidLerouge-359BlogDavidLerouge-360BlogDavidLerouge-361BlogDavidLerouge-362BlogDavidLerouge-363BlogDavidLerouge-364BlogDavidLerouge-365BlogDavidLerouge-366BlogDavidLerouge-367BlogDavidLerouge-368BlogDavidLerouge-369BlogDavidLerouge-370BlogDavidLerouge-371BlogDavidLerouge-372BlogDavidLerouge-373BlogDavidLerouge-374BlogDavidLerouge-375

dimanche 9 novembre 2014

illu minée

Je crois qu’au début, j’avais dû trouver ça bien. Des photos jolies, bien composées, des illustrations raccord et aux critères de visibilité indéniables… Ces photos d’illustration étaient une réussite. On les retrouvait dans les catalogues de jouets (là, bof), dans les articles des blogs et des journaux, intercalées entre de très bons clichés AFP ou autres photographes plus ou moins géniaux. La qualité était là, et le choix judicieux. Il faut dire que le langage web ne peut se suffire que de textes, et a besoin de jolies photos pour appâter le chaland. Blogueur, j’ai toujours eu du mal à ne mettre qu’une photo, ou à en mettre une pour rien, mais je n’ai rien à vendre, c’est pas bien grave.

Quand est venue la mode de mettre en image les paroles de la Bible, et les tweets du pape, j’ai trouvé ça tout aussi intéressant et tellement plus percutant que les photos de sous bois, de fontaines, de fleurs, en signets avec des zolis mots des psaumes, sauce fadasse… J’en ai affiché quelques uns dans l’aumônerie, bien vus, bien visibles. Bon boulot.

Oui mais voilà, le policé lasse, la banque d’images peu à peu agace. Pire, parfois, à vouloir illustrer façon sous titrage télétexte tel ou tel article sur la science, les internets, on voit apparaitre des mannequins souriants en blouse blanche autour de tubes à essai, des vieux qui rigolent en regardant la feuille d’impôts, ou un visage bien soucieux de celui qui ne va pas bien. Policé, propre, fade.

La manie de l’illu proprette a tout gagné, et parfois, on sent que la recherche par mots clés a été totalement bâclée. Quand on sait la portée du beau, du visible, du dévoilé, quand on connait la profondeur du talent de photographes, ces illus qui sont à la photo ce que la Golden est à la pomme lassent et finissent par dégoûter. Pire, parfois, on ne voit même plus comment on en a pu arriver là:

là, par exemple, je ne comprends pas ce que viennent faire ici les sourieurs en chemise

IMG_00260

là, je.

 IMG_00243

HEIN QUOI:

IMG_00240

elle est à qui, cette main?

IMG_00249

Les mauvaises photo d'illu, c'est un peu comme un morceau de plastoc planqué au milieu de ton plat... ça suffit à le rendre infect. Alors voilà, ami blogueur, webeux, journaliste, sache-le, désormais, si tu publies avec une photo vaguement, très vaguement glanée dans une banque d’images fadasses, je passerai mon chemin et ne lirai pas le reste. On n’a jamais touché avec du creux. On ne peut toucher qu’avec une parole adressée.

(et désolé à pontifexenimages qui a bien souvent de bonnes illus, mais ces quelques coups de mou ont l’art de me dégoûter)

mardi 28 octobre 2014

passe ton deuil d'abord

« Il faudrait que tu y arrives à ne plus y penser, et finir ce travail de deuil »… les proches nous enjoignent bien souvent à passer à autre chose, rapidement, après le décès d’un être cher. C’est souvent très difficile d’ailleurs tant on n’a ni les outils, ni les ressources pour réussir ce fameux « travail ». Il n’empêche, le deuil, le manque, et cette cicatrice intérieure n’ont pas beaucoup de place dans notre société, dans notre vie, dans le modèle de bonheur qu’il est bon que tout le monde ait.

Le modèle ambiant résonne bien avec le mot que l’on entend parfois dans la bouche de plus jeunes « ça va ? trop ! »… Pour être heureux, il faut l’abondance, l’abondance de biens, l’abondance de relations, l’abondance de tout… et le manque, la peine et ce qui ne peut se remplir trouvent difficilement leur place. Comme nous n’arrivons que rarement au « résultat idéal », la solution proposée est alors de sortir, de s’éclater, de remplir ses soirées à force de bruit et d’alcool, et tout semblera, provisoirement, plus léger.

Faut-il pour autant se résoudre, comme on nous y invite implicitement, à évacuer la vie quand elle est moins facile, évacuer la mort comme on a évacué les morts ? Dans une société pourtant sans tabous, elle est devenue une grande muette, qui fait peur, et qu’on doit cacher… Ne doit-on garder dans son cœur que ceux qui sont bien, qui vont bien, qui peuvent nous remplir de leur amour ?

Le Christ, en passant au travers de la mort, pour nous dire la fidélité de Dieu au-delà de tout ne nous invite pas à une humanité dont on a oublié le moins riant, le moins brillant, le moins souriant… Le Christ nous invite à nous remettre, tout entier, avec nos « pleins et nos déliés », avec nos richesses et nos fragilités entre ses mains, pour y découvrir que nous sommes appelés à être bien-heureux, appelés à une unité qui n’oublie rien, personne, et qui prend en compte l’homme de sa naissance à sa vie éternelle…

Dans la prière, nous faisons cette expérience de cette unité face à Dieu, un moment où l’on peut se recentrer, se « concentrer » et expérimenter qu’il nous aime entièrement, avec nos forces et nos manques… Mais plus encore, quand nous prions avec les autres, les dimanches, nous découvrons que cette unité se joue dans la communion de tous, les vivants et les morts, dans une unité qui dit notre profonde identité…

Alors, n’hésitons pas à répondre à l’appel du Christ à nous laisser unifier par Lui. Vivre heureux, c’est ne pas oublier la fidélité à ceux qui, par leur amour, nous ont édifiés…

(billet pour la presse de la manche, dimanche prochain)

dimanche 26 octobre 2014

Cent titres de Clémentine Mélois

Si vous ne connaissez pas encore Clémentine Mélois, il manque quelque chose de foutrarque à votre paraculture. Clémentine depuis des années publie des photos de son travail sur facebook, un travail qui consiste, somme toute, à se saisir de couvertures et à les détourner avec force portnawakeries au gré de calembours, contrepèteries, et jeux de mots laids et réaliser le livre nouvellement nommé.
Eh bien cette paralittérature vient enfin d’échouer sur les pages d’un livre où Clémentine, bien urbaine, a posé en regard de ses photos un peu d’explications non dénuées d’ironie, d’ailleurs.

C’est frais, c’est léger, et ça va dans tous les sens,
avec un sens de la culture qui dépasse de très loin la Pléiade
pour picorer du cinéma américain à la variétoche française
en passant par le grivois le plus assumé et la blague facile.

Attention, le tout prête très fortement à sourire.

20141026_10102220141026_10114720141026_10083620141026_10104920141025_22074720141025_220432
20141026_10122920141026_101439

- page 1 de 143