dimanche 12 juillet 2015

ne nous laisse pas entrer en tentation

pour peu qu’on déconnecte un peu,
pour peu qu’on oublie internet, télé, radio, un instant
pour peu qu’on se laisse faire par le temps des vacances
à base de rencontres, de moments simples, partagés

on ne peut qu’être agressé en entrant dans un supermarché
par les pubs en tous genres, invitant à tout remplacer
tout acheter, tout jeter pour du neuf, pour du pas cher…

hier, dans le supermarché, j’imaginais le pape François arrachant les affiches qui n’incitent pas l’homme à une attitude responsable, à une écologie intégrale, à ne pas entrer dans la culture du déchet, à ne pas chercher à partager notre maison commune…

il n’en restait pas une.
pas une.

mais comme il m’apparait difficile d’arracher effectivement ces affiches, je propose un petit autocollant (intérieur) à coller (virtuellement) sur chacune de ces sollicitations…

LaudatoSi
rudement efficace.

jeudi 2 juillet 2015

chapelles

Suivant les recommandations de l’OMS concernant la vigilance sur les intolérances alimentaires, source de nombreuses pathologies, l’Eglise catholique renonce à l’unicité du rite romain pour diversifier ses propositions

1. messe sans gluten
2. messe sans alcool (sur autorisation expresse du vatican)
3. messe sans traces de fruits à coque, lait de vache, pollen, graine de moutarde, chèvre, sang…

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mais fin d’étoffer sa proposition et de coller à la demande, on pourra aussi opter* pour la
                    (* parce que ça serait quand même vraiment mieux...)

4. messe sans geste de paix
5. messe sans latin ni mention du sacrifice
6. messe sans chant basse
7. messe sans mention du ccfd, ni des migrants, ni de l’ACAT, ni du secours catholique
8. messe sans homélie au début, avant les lectures, avant le credo, avant la PU, après la communion
9. messe sans enfants qui font du bruit
10. messe sans mamie avec son sac en plastique qui concélèbre en stéréo sur le fond sonore du larsen de son sonotone
11. messe sans N. (à customiser)
12. messe sans hypocrites
13. messe sans annonce
14. messe sans gloria/credo/PU/PE customisé
15. messe sans le monsieur qui chante faux juste derrière
16. messe sans le chant N. (à customiser)
17. messe sans le pauvre à la sortie
18. messe avec juste un pauvre à la sortie, mais qui ne sent pas le vin et dit merci
19. messe avec une homélie bien pêchue et dense (sans eau tiède mais sans appel autre que ceux avec lesquels on est déjà d’accord)
20. messe sans dessin de JFK sur la feuille (ni comic sans ms, ni bout de chant photocopié, coupé, collé)
21. messe avec des vraies hosties blanches
22. messe sans chant écrit entre 1950 et 2000
23. messe sans djèmbé
24. messe sans le regard furieux du prêtre
25. messe entre soi

ou alors…
approfondir son lien au coeur unique de l'eucharistie, le Christ, afin de le laisser évangéliser nos manières de célébrer, mes manières de célébrer !

la réput'

*brainstorming*

pour le nom de notre commerce de vins, bières et spiritueux, à quoi associez-vous le mot "alcool"?

hmmm

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la classe :-(

vendredi 26 juin 2015

votre mission, si toutefois vous l'acceptez,

rah, pour septembre prochain, ça s’annonce mal. Sourire
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ça veut dire tout de même qu’il faut quitter ça:

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et encore, je ne parle pas des gens <3

après, on peut aussi aimer vivre à Paris, hein.

lundi 22 juin 2015

la tête à l'envers

Suivant un usage désormais annuel, je grille les homélies de profession de foi en les posant ici pour ne pas être tenté de les refourguer l'année d'après. Cette année, "pour faire un arbre, mon Dieu que c'est long"

Si un institut de sondage venait dans cette assemblée vous demander si vous êtes chrétiens, je ne sais pas si la réponse serait la même pour tous... "Oui" pour beaucoup, à commencer par les premiers rangs ; "un peu", "non" pour d'autres et quelques "ne se prononce pas", forcément... mais vous devinez que ce n'est pas la manière de l'Evangile de parler de l'homme, de parler de foi, l'Evangile ne met pas dans des cases... L'Evangile préfère les images, comme celle d'aujourd'hui, d'ailleurs, le grain de moutarde... une image bien riche, bien utilisable (coucou Glorious), une image qui parle de croissance, d'enracinement, et de la beauté de la vie qui nous rapproche du ciel tout en donnant ce que nous avons reçu

Genre la graine qui devient un arbre… ça permet pas mal de broder sur

  1. Donner sa vie, se donner, s’oublier pour porter du fruit
  2. Laisser entrer dans sa vie le greffon de la grâce qui fait porter du fruit, devenir un avec lui
  3. Porter du soin à la bonne terre, veiller sur
  4. Ne pas oublier de puiser, et donner du fruit

mais ce serait oublier l'autre dimension essentielle de l'Evangile, celle qui fait que la foi n'est pas un coaching pour une jolie vie, avec des jolies valeurs et des bons conseils. L'Evangile ne cesse de renverser nos manières de penser... il ne nous invite pas à aimer nos amis seulement, mais nos ennemis, ni à veiller gentiment sur nos vies, mais à les donner... Et pour notre image de l'arbre, il faudrait la retourner aussi... 

je pique l'idée à une abbaye, Jouques, qui a bien mis un arbre sur son blason, mais un arbre à l'envers, les racines dans le ciel

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et forcément, ça nous emmène un peu plus loin:  

1. puiser au ciel, toujours, de quoi vivre, les racines sont toujours aussi importantes que les branches, mais invisibles. comment s'enraciner au ciel? par la prière, l'écoute de la parole de Dieu, le silence, les sacrements, puiser à la source de tout amour. 

2. désirer donner du fruit sur terre, de plus en plus, de plus en plus largement, accueillant dans l'ombre de notre vie avec Dieu ceux qui ont besoin de sa tendresse

3. mais plus fondamentalement, si nos racines sont au ciel, nous ne sommes plus étrangers nulle part (je vous passe les vannes sur là où commence l'étranger pour beaucoup d'entre nous), et personne ne devient étranger, car le ciel est partout.

Fin de nos peurs, début de l'aventure avec DIeu qui compte sur nous pour porter les fruits du ciel sur la terre. 

à la fin de la célébration, une chrétienne, qui était passée par Jouques m'a donné le petit dessin ci-dessous. C'est fou ce que les gens dessinent pendant les messes :D

fête de la musique à Cherbourg 2015

Comme en écho à Denfert Rochereau, 2004, où ce collégien, une bouteille de Marie Brizard, à la main au large d’une large scène, se dirigeait sans encore le savoir vers le poste de secours gérant les comas éthyliques, je vois surtout chaque année des dizaines de pompes à Heineken tiède, autant de grilleurs de saucisses tièdes, aussi, et des groupes de saroual colorés agitant des percus brésiliennes, et du gros rock tous les 15 mètres. Et généralement peu de jeunes musiciens… sauf une bière à la main.

du rock donc,

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piano harmonica,
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Bretonneries
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rasta things
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et des jeunes filles attachées à des licornes roses volantes.
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et au détour d’une petite place, une clarinette-voix, une caisse claire/cajon, une guitare sèche, et du jazz tout délicat… (à peine plombé par les platines du mec qui “mixe” dans la rue d’à côté) mais super musiciens pas là pour se la raconter
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un peu comme d’habitude, le beau temps, toussa, pas de jeunes, toussa, de la bière,

et dans un carrefour, le grand moment qu’on n’espère plus.
un père, Samuel, guitare et claviers
sa fille Lisa, 10 ans, clavier et chant
et Loïs 6 ans, qui s’éclate littéralement à la batterie
et une putain de complicité

des chansons connues, mais bien.
de la fraîcheur,
deux mois de boulot.

C’était bien.

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fin à 21h pour ce mini groupe, parce que "école demain" :)

dimanche 21 juin 2015

impressions

Il doit y avoir manière et manière d'être là...

au premier rang, plongé dans le mystère, les yeux au bord de l'âme
un peu derrière, place habituelle, ressac de prière
assoiffé, sur le côté, l'oreille en attente,
au fond, de passage, l'appareil photo déçu 
devant, missionné pour le chant, la quête, la présidence, 
ou encore: 

hier soir, confirmation, avec l'évêque, 
à la sortie, un gars m'accroche, un papier à la main, 
"tenez, j'ai fait ça tout à l'heure, je voulais vous le donner". 

être là, être attentif, 
et laisser l'espace pour être touché. 

 

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Aubin, donc, vient de remiser aux oubliettes la photo-documentation de célébration
à l'aquarelle. 

On devrait toujours se méfier de celui qui griffonne :)

jeudi 11 juin 2015

des feux comme des fenêtres

deux fois trois jours de chants, de rires, de jeux
de parole(s), de silence(s), d'attention(s)
de Dieu, de coeur, d'Essentiel

pour ouvrir un espace dans la vie des jeunes
à force de vie ensemble, de joie partagée, de souffle renouvelé
pour inscrire la présence de Dieu dans les creux de nos vies

embrasser sa guitare
endosser son costume de danse balinaise
envisager ces enfants-ados, et leurs vies, et leurs familles
mettre tout ça au coeur d'une pulsation fort divine

on a beaucoup donné
et encore plus reçu
#retraites de profession de foi. 

(et au retour, recevoir un petit bout de vidéo, avant...)

# Avant que # DAVID SIRE de David SIRE 

dimanche 7 juin 2015

A défaut de commenter les deux premières lectures d'aujourd'hui

et encore un machin pour la PQR...

Une petite histoire circulait sur les internets ces derniers jours… « ne pas aller à la messe à cause des "hypocrites" c'est comme ne pas aller à la gym à cause des gros ! », elle a le mérite de faire sourire et de nous interpeller,  gentiment, sur notre pratique. On a peut-être tendance à l’oublier, mais la majorité des sentiments, des hautes valeurs ou des choses précieuses de notre vie ne sont pas que des pensées, mais bien des actions, régulières, profondes, désirées. Aimer, faire la paix, éduquer, construire sa famille ne se paient pas que de mots ou de bons sentiments, c'est une relation, bien souvent, qui se tisse dans le quotidien. Et il ne viendrait à l’idée à personne d'attendre d’être parfait pour le faire…

Ce dimanche du Corps et du Sang du Christ nous rappelle que le Christ ne nous a pas simplement envoyé ses bons sentiments, ou ses hautes pensées, ou un sens à notre vie, il est venu vivre avec, aimer, soigner, guérir, prier avec nous. Plus encore, il nous a donné sa vie, sur la croix à nous qui sommes bien pécheurs, pour que nous la recevions, particulièrement dans l’eucharistie au cœur de notre fragilité.

Bien sûr, nous ne faisons pas chaque dimanche de la haute voltige spirituelle, parce que l’homme a des racines bien sur terre, quoique la tête un peu au ciel, mais dans l’eucharistie, nous acceptons de ne pas tout tenir mais au contraire de nous laisser faire, laisser transformer, pour apprendre à donner ce que nous avons reçu. Et comme c’est une histoire d’amour, elle ne se satisfera ni de l’hypocrisie, ni de la tiédeur, ni de nos fatigues, ni de nos faiblesses, mais fera de tout cela un chemin de vie, un chemin vers le Ciel.

Seigneur, j’ai mille raisons de ne pas venir te retrouver, mais ton oui appelle chaque jour le mien, et si je m’ennuie parfois, c’est peut-être qu’il faut que je vienne à la messe pour y apprendre à t’aimer dans mes actions de chaque instant.

lundi 1 juin 2015

succéder

Je pense qu'on le fait tous...
quand on nous propose d'être appelé comme curé pour un nouveau lieu
on essaie de voir un peu la paroisse où l'on va être envoyé,
et jette un œil avant tout sur google maps
avant d'y mettre un puis les pieds.

Pour une raison que je n'ai jamais trop comprise,
les pages jaunes ont associé les paroisses au nom du curé
(et parfois même d'autres noms, aléatoires au possible)
et il y a donc sur une carte, là où je demeurerai en septembre prochain
le nom d'un de mes prédécesseurs dont j'aime bien le portrait. 

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Bon, le P. Marcel est en chemin vers le ciel, 
c'est un peu rude, ou alors un bel appel :)

Tournez les yeux

une église, des fresques, colorées ou discrètes, de hauts lieux attirants pour le regard, 
et au détour d'un mur sombre d'une chapelle...

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ombres et lumières...

vendredi 22 mai 2015

allez voir là bas si j'y suis

Onze ans au service du Christ comme prêtre, avec les plus jeunes, collégiens, lycéens, étudiants, dans les établissements catholiques d'enseignement (faut pas se planter dans l'ordre des mots), dont sept ans dans la douce ville de Cherbourg, croisée de mondes et d'horizons, de vrais Cotentinais et purs expats, c'est une belle aventure qu'il est difficile de quitter... des chrétiens, des amis, des projets, des rencontres, de la réflexion, des lectures, des photos, des sourires et des regards, des machins sur les internets, des approfondissements, des collaborateurs tellement précieux, des trucs compliqués parfois, un bel oratoire, des jeunes, des jeunes, des jeunes... et des #%$&§!!£ de goélands

Pourtant, 

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Il y a une joie, et une appréhension dans les commencements... Découvrir une ville que je ne connais que peu, des chrétiens et des habitants que je n'ai pas encore rencontrés, découvrir une mission dont je pressens les grandes lignes sans bien savoir encore comment elle se vivra, Mgr Le Boulc'h m'envoie donc comme curé (désormais, tu auras le droit...) de la paroisse Notre Dame de la Baie (oui, tu peux faire des jeux de mots) de Saint Pair-sur-mer (oui, tu vas faire plein de jeux de mots), succédant encore une fois au P. Jean Christophe Mâche. 

Un pèlerinage, une plage de sable blanc, quelques falaises et quelques églises, aussi, des résidents l'hiver, beaucoup de plus de Parisiens vacanciers l'été, un grand centre paroissial, pas mal d'ajoncs et de genêts, un pommier dans un clocher, une vallée des peintres, une autre du Lude, une flèche octogonale, la vénération des Saints Pair, Gaud, Scubilion, Senier et Aroaste, d'aucuns diront que je passerai ce ministère en vacances, heureusement que je continuerai d'accompagner les coopérants d'Indonésie pour éviter cette calomnie #ohwait.  

Quelque chose me dit que le Seigneur me rendra encore bien souvent témoin des milliards de miracles de sa Miséricorde. Qu'il me donne d'en être passeur, qu'il nous donne d'en être vivants. 

lundi 4 mai 2015

Donnez du son à un âne

Les-racines-du-ciel (1)J’ai coupé mes radios.
Les tombereaux de nouvelles me coupaient de la Bonne Nouvelle, ou plutôt suramassaient leur putrides effluves par dessus la bonne odeur de l’Esprit, me donnant envie d’oublier de sentir. Et les chroniques partisanes dévidaient leur fil sans m’éveiller même un sourire. 

J’ai coupé mes radios pendant le carême, et je ne les ai pas rebranchées depuis, sauf au petit matin, sur France Cul, histoire de me tenir un peu au jus.
Les dimanches matins, c’est Lenoir, et souvent ça m’ennuie, les lundis c’est Fourest, et ça m’apitoie… au point de finir par désirer dormir plus, ou ne plus m’informer que par papier.

J’allais continuer à maugréer et deux pépites m’ont traversé les oreilles :

la chronique politique de ce matin, un hommage à Jean Léonetti. Je ne suis pas sûr de comprendre les tenants et aboutissants, mais il y avait une vibration qui n’était pas d’émotion mais de justesse, juste avant Miss Fourest. C’était là:

le texte et l’audio (quelques minutes):

et dimanche, les racines du ciel donnaient la parole à Colossimo sur les chrétiens d’Orient. Et c’était brillant de lucidité sur les tentatives de récupération et la malédiction des chrétiens d’Orient. Là encore, d’une justesse défrisante

le texte et l’audio (une heure):

sensible et intelligent. C'eût été dommage de les rater. A vous de les écouter. 

samedi 2 mai 2015

Bonne Mère

Mon Fils, c’est le plus beau, Mon Fils, c’est le plus fort, Mon Fils c’est le plus costaud, montre au monsieur tes biscottos

BlogDavidLerouge-482

les signets des années 50, ça ne rigolait pas Rire

samedi 25 avril 2015

la délicatesse sans mélancolie

Il faut du fond et de la forme
pas trop profond, parce qu’on s’y perd
pas trop de formes, on s’exaspère

une pompe à vélo pour un peu d’air
quelques guitares et un micro
des onomatopées, des mots.

de la liberté, de la bonté, des choix qui relient
des nuages et des colères, des joies
et des hommages aussi*.

"Qui nous fera voir le bonheur ?",
cite le psalmiste, en quête de joie
“nous” répondit le poète, léger.

A force de dire “je”, y a tout qui rétrécit…

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la pochette est de Baudoin, qui un temps dessina du Vargas,
les musiques, à la guitare, se laissent facilement apprivoiser
je ne suis pas le seul à aimer :

Francofans avril 2015

ah et si vous allez sur le site de David Sire,
vous verrez plein de spectacles, une bidulosophie (cet art de laisser de la place à ce qui compte) des contes pour enfants, des albums épatants et surtout, vous apprendrez à aimer le type rien que pour les lieux où il va se donner…

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ou d’autres encore. Improbables et vivants. A ne pas rater.

Je est un nous, Sélénote, en sortie bientôt paraît-il, ou en dédicace partout là où il donne…
nécessaire

* à la petite vieille en bas de chez toi, à un photographe montagnard qui aurait presque eu pu être Fred, au compagnon d’Emmaüs, à ceux qui posent des trésors au milieu des peurs, et des chansons pour desserrer les baillons.

mercredi 15 avril 2015

New the(chn)ology

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il semblerait que le logiciel de reconnaissance d'écriture d'ibreviary ait des légèretés interpretatoires, flinguant d'un coup la théologie trinitaire. 

Il convient de lire prudemment... 

jeudi 9 avril 2015

je li(rai)s

Il y a dans mes étagères, relayés sous les affres de la poussière, plein de beaux livres, édifiants sans doute,
intéressants assurément, mais dont la couverture cartonnée semble toujours un peu scellée
par la prétention de ce qu’ils ont à donner.

d’autres, plus légers, acceptent la caresse d’une lecture négligente
et dévoilent alors leurs petits trésors.

du fond dans une forme légère et décalée.
on pourrait croire à de la morale, on brode plutôt sur le précieux.
sans prétention.
BlogDavidLerouge-2-6
des hommes et des fleurs, et la beauté de son histoire dans laquelle on s’enracine.
Hyacinthe, Rose, un couple bigarré, rehaussé par des fleurs en pagaille
et un curé trop peu avare de paroles
BlogDavidLerouge-4-4
une plongée dans l’épaisseur, sombre et attachante des hommes et de l’histoire
des personnages à suivre, découvrir, et aimer.
BlogDavidLerouge-480
pas une lettre pastorale, mais des chemins, avec quelques balises. Grisant
BlogDavidLerouge-6-4
l’art subtil du portrait dans le récit de celui que l’on prend le temps de regarder
depuis, mon appareil photo s’appelle Mr Gwyn.
BlogDavidLerouge-2-7
et la suite nécessaire, le livre né de l’autre…
les portraits en mots, des récits en variation, un peu énigmatique et intrigant.
BlogDavidLerouge-479
cela faisait des années que j’attendais que Muriel Barbery redébarque…
je suis encore un peu impressionné à l’idée de dépasser la couverture.
BlogDavidLerouge-3-6

ah et aussi, indispensable de légèreté, un livre avec des gens tout nus qui parlent de la manière de faire des bébés
et de digérer ce genre de nouvelle qu’il faut probablement répéter un nombre incalculable de fois
pour qu’elle fasse son petit chemin dans nos vies, nos têtes, et les bidons… BlogDavidLerouge-481

voilà.

lundi 6 avril 2015

Renversons les manchettes

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Dimanche dernier, je rentrais de la messe du jour et sur mon trottoir, un panonceau de La Presse de la Manche a barré mon passage : « Pâques La tradition a du bon ». Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, partagé entre l’idée que même la fête de Pâques échappe un peu aux chrétiens au profit des œufs en chocolat et l’agneau, et celle que les panonceaux publicitaires jouaient d’un vocabulaire qui m’était familier.

A bien y réfléchir, La Presse de la Manche n’avait pas tort : des centaines de chrétiens se sont pressés aux célébrations de la Semaine Sainte, entre beauté et intériorité, entre profondeur et joie de résurrection, entre chants et silences ; nous avons cheminé au cœur même de la Passion, puisant à la vie du Christ au travers des rites multimillénaires. La tradition, c’est avant tout une affaire de transmission, et les Baptêmes, les signes, les lectures, les sacrements que nous avons vécus sont justement un présent de l’Eglise, une vraie et riche tradition dans laquelle nous sommes enracinés. S’enraciner dans la tradition, c’est reconnaître que la vie est un don, que l’essentiel de la vie est reçu, et que ce Christ que nous avons chanté est Celui qui nous est donné…

En ce dimanche de la divine Miséricorde, il faudrait presque remettre le panonceau mais à l’envers. Nous célébrons l’amour incroyable de Dieu qui ne se résout pas aux manques et violences des hommes mais nous offre un chemin de rédemption, de pardon pour peu qu’on veuille bien nous ouvrir à son projet, et changer nos cœurs. Revenir à son projet, c’est croire que Dieu nous appelle à nous appuyer sur sa bonté pour vouloir nous aussi êtres « bons », pleins de bonté, au milieu d’un monde très bouleversé par la violence et le mal. Recevant la bonté gratuite et imméritée de Dieu, nous, chrétiens, voulons en être des artisans et des donneurs.

Cette année, « Pâques, la bonté est une tradition »

(article envoyé pour la page “religions-dimanche” de ladite Presse de la Manche. J’ai simplement recalé la tentation de relever le trollage puissant)

mercredi 1 avril 2015

l'homélie du Jeudi Saint

ne se trouve pas sur internet.

jamais.

ni celle là, ni les autres.

tout l’enjeu est de se laisser adresser la Parole, en un lieu, en un temps, avec une communauté, pas d’aller lire un joli commentaire.

On pourra donc la trouver jeudi, à partir de 19h (en gros) dans de nombreuses églises au cours de la messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur.

(si tu es celui qui doit l’écrire, il est encore temps, pas la peine de chercher sur les sites)

mardi 17 mars 2015

what you must know

Juste histoire de mettre les choses au clair, et vous éviter de passer pour de grosses buses quand vous débarquerez au presbytère, voici une série de phrases qu’il ne faut plus jamais dire, sous peine de vous faire repérer aussi sec comme un débutant voire un plouc. 

“on voudrait une bénédiction, pas un mariage”

Ah ben ça tombe mal, parce qu’on ne fait que les mariages, dans lesquels il y a toujours une bénédiction (nuptiale). le sacrement du mariage (donné par les deux époux pendant l’échange des consentements) est un sacrement à part à entière. Certains choisissent de le vivre au cours d’une messe (de mariage, donc) ou sans cette messe… mais quoiqu’il arrive, il ne s’agit jamais d’une “simple bénédiction”.

on a payé, on a le droit (/parce qu’en plus il faut payer?)

Les sacrements, c’est donné, ce qui n’empêche pas de faire une offrande substantielle dont le montant est souvent d’ailleurs indiqué (et conséquent) pour faire vivre l’Eglise. Soit dit en passant, la location d’un tel bâtiment, plus les quelques heures à vous accompagner, si elles étaient facturées, on ne jouerait pas dans la même catégorie… Et en plus dans l’Eglise, on célèbre le Christ (en diverses occasions de la vie) alors on s’attache à bien le faire, pour que vous vous y retrouviez, mais aussi pour ne pas perdre le trésor de la foi auquel vous tenez. Alors si on est heureux de vous donner de notre temps, ça veut pas dire que c’est gratuit.

c’est un chrétien, il a fait ses deux communions

Ah ben ça fait pas beaucoup ! les deux communions (la petite/privée/première et la grande/solennelle/deuxième) sont des étapes de la foi d’un enfant, mais la communion, la messe, n’est pas censée être célébrée DEUX fois dans la vie, mais régulièrement, chaque dimanche, même, pour ne pas mourir de soif loin de la source qui est le Christ. En plus, la profession de foi (maladroitement appelée 2e communion) est simplement une célébration à l’orée de l’adolescence, mais qui, symboliquement, compte beaucoup moins que la confirmation qui est nécessaire pour devenir un chrétien adulte. Dire “il a fait ses deux communions”, c’est comme dire “c’est un intello, il a réussi son CE1”, c’est un bon signe, mais simplement un bon départ.

on le fait baptiser pour pas qu’il soit enterré comme un chien

D’abord tout le monde peut prétendre à être enterré dans un cimetière (sous réserve de payer et de justifier d’un lien, c’est avec la mairie qu’il faut voir ça) et surtout la miséricorde de Dieu accueille tous les hommes dans son amour. Devenir chrétien, c’est goûter dès à présent de cet Amour, et le laisser nous transformer pour essayer de devenir aussi bon qu’il nous a destinés à être. C’est un beau programme qui dépasse largement les portes des cimetières.

ah bon, le parrain doit être chrétien?

Le parrain est un aîné dans la foi qui a pour charge d’aider les parents dans leur responsabilité de transmettre la foi. S’il est non-baptisé/bouffeur de curé/athée, ça devient vite incohérent. Techniquement, il devrait même avoir fait sa communion et reçu la confirmation pour être adulte dans la foi. C’est pas juste un bon pote. Ah et en passant, devenir parrain ne donne aucun droit juridique sur l’enfant en cas de souci des parents. Ca ne vaut rien devant la loi de la République.

- le Corps du Christ. – merci

Ben voilà, vous avez suivi tout le monde dans la procession et quand le prêtre vous a montré l’hostie (le machin blanc et rond), vous avez gentiment répondu merci. Vous êtes grillé. Pour les chrétiens, ce morceau de pain est présence du Christ, rencontre ineffable qui appelle une réponse “Amen” qui veut dire “je crois, c’est vrai, c’est bon”. Pas "merci". Et pour recevoir le corps du Christ, il faut être baptisé et s’être préparé pendant plusieurs semaines.

vous êtes payés par l’Etat, non? / l’Eglise a plein de richesses / le Vatican est plein d’argent

Non. (On est même au bord de la banqueroute, l'Etat aussi, note, mais c'est une coïncidence)

vous faites voeu de chasteté, vous les curés.

Non plus. En revanche, on promet de vivre un célibat (qui est abstinence de toute pratique sexuelle) et de conformer notre vie à celle du Christ. Mais on ne fait pas voeu de chasteté, ça, ce sont les religieux.

une bien belle messe, msieur l’abbé

cette phrase (déjà un peu facile) ne marche pas pour un baptême, un mariage sans messe, une inhumation. Pour qu’il y ait “messe”, il faut qu’il y ait MESSE (c’est à dire pas uniquement une célébration, mais une célébration où le prêtre prend le pain et le vin, dit la prière pour qu’ils deviennent Corps et Sang du Christ, et qu’il les partage.)

bonjour msieur l’curé

Tous les prêtres ne sont pas curés. Le curé, c’est le responsable de la paroisse, il peut avoir avec lui des adjoints (vicaires) et collaborer avec d’autres prêtres (aumôniers, professeurs, etc.) Curé, c'est une des fonctions que peut avoir un prêtre. Par exemple, je ne suis pas curé.

vous l’inscrivez au cathéchisme?

Y A PAS DE H à catéchisme. C’est à cathédrale qu’il y en a un, bordel.

le Christ, il était gentil, lui, il pardonnait à tout le monde.

C’est bien gentil de vouloir sermonner sur le Christ et l’Evangile, mais allez plutôt relire l’Evangile de Marc, vous allez abandonner toute idée de guimauve. Une charité sacrément exigeante, le Jésus. 

le Christ et Marie-Madeleine, enfiiiin, mais c’est évident, non?

Ben si c’est évident, (et vu que la genèse passe ses deux premiers textes à parler de l’union de l’homme et de la femme comme fondatrices de toute société et profondément bonnes et à l’image de Dieu) pourquoi l’Evangile n’en parle pas? On parle bien dans l’Evangile des relations tendues de Jésus avec sa mère, ce serait tout de même incroyable qu’on ne parle pas de sa femme.

De toutes façons, on a tous le même Dieu

Aborder ce sujet par cette affirmation plante toute capacité de dialogue, réduit les différences à rien. Si Dieu est unique, il serait maladroit de croire que toutes les manières de le dire, le rejoindre, le prier, l’aimer doivent être prises pour équivalentes. Dieu est sans doute unique mais les mots des hommes ne parlent pas tous du même.

il est bien, le pape François, il est mieux. 

non. il est bien tout court. L'autre aussi était bien. 

"Le pape François, lui, il dit : Qui suis-je pour juger ?..."

ça tombe bien, on est d'accord avec le pape. On ne vous juge pas. ça ne veut pas nécessairement dire qu'on va trouver tout ce que vous faites "top moumoute" non plus, hein. 

ah si tous les prêtres étaient comme vous. 

Les autres sont mieux, en fait. 

Bonjour Monsieur

C'est gentil de m'appeler par le diminutif de monseigneur, mais nous n'en sommes pas encore aux diminutifs, et je ne suis pas évêque. donc non. 

(grmbl, quelque chose me dit que cet article appellera une suite, peut-être même dès les commentaires)

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