lundi 15 septembre 2014

faire le mur

puisqu’il est bien rare, finalement, de venir au musée,
surtout quand le musée gît dans les affres d’une restauration,
à Cherbourg, le “musée fait le mur” dans la ville…
des reproductions d’œuvres ont été apposées ici ou là
en une transhumance inattendue qui migre de quartiers en quartiers

toute la finesse du projet repose dans le choix du mur pour le tableau…

hier, sur le mur en face de l’église Saint Clément…

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mais il fallait aussi surtout lire le cartel

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dimanche 14 septembre 2014

rien de nouveau sous le soleil

Il est dix heures et pas mal de bananes, je viens de mettre ma chasuble sur la plage arrière de la voiture. Sans me hâter, je zappe les chaînes de la radio avant de m'engager sur la route. Je sors à l'instant de la première messe, celle de 9h30, un peu en périphérie. L'animatrice craignait d'être enrouée, elle s'en est bien sortie. La messe a été avancée d'un quart d'heure cette année, je ne suis pas pressé. L'avantage de célébrer en ville, c'est que je n'ai pas des milliards de kilomètres à faire avant la prochaine messe. Je rippe de station en station, l'homélie de ce matin était un peu à côté, il faudra réajuster l'accroche tout à l'heure.

Quelques chrétiens continuent tranquillou de discuter sur le parvis gris, il faut que je file. Sur FranceCul, c'est la messe, je tente France Inter. Et là, au moment où je zappe, ces mots sortent, pile poil. 

Lecteur audio intégré 

Tiens, Jean-Claude Carrière, une émission anti mélancolie, où l'on mélange rire, tristesse, regard, grâce en si peu de mots, le tout chapeauté par Tati, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire. 

En douce, inattendue, une petite relance, mais en deça des mots qui claquent, dans un presque silence. 

mercredi 3 septembre 2014

la conversation du vent

il faudra vous armer
de patience   d’un coupe papier
le livre blanc
ni typo ni branché
n’est même pas découpé

il faudra vous armer
de patience     de temps
l’emporter avec vous partout
pour l’ouvrir à l’instant idoine
où la seconde se dérobe
dans un désir de lire
une page  une seule   à la fois
dans un lieu assoupli

il ne rentre pas dans la poche
il n’est pas même épais
86 pages de marges    de neige 
et quelques mots qu’il faut susurrer
pour qu’ils se dévoilent

pas une virgule ou un point
pas un mot pour un autre
pas un mot pour lui-même
des éclats arrachés au silence
étoiles en plein jour

un précis d’intériorité 

Riches de ce qui nous manque
la grâce enfin serait
d’être touchés
à l’invisible de ce que nous sommes

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Gilles Baudry, le bruissement des arbres dans les pages, ed rougerie, 13 euros, pas de code barre.
On aura la décence de le commander à un vrai libraire.

mardi 2 septembre 2014

keskon chante?

Pour préparer une célébration, et surtout pour choisir ses chants, il faut tout un art, une délicatesse, une attention.
Une attention aux textes, sans doute, pour ne pas dissoner,
Une attention au moment dans la liturgie, pour la laisser nous travailler,
Une attention à la communauté, à son histoire, aux chants qu’elle connaît, ceux qui l’ont travaillée…

et puis on puise dans mille objets,
des recueils de gouzeries, des pépites poétiques de la CFC,
des suggestions des publications mensuelles,
des Rimaud-Berthier, des machins djeun’s,
des photocopies d’une messe de Léandre Boldrini,
un vieux recueil soo 2001 de St Germain des Prés,
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ou encore dans le très normé (et parfois un peu fade) CNA,
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le charismatique emmanuelesque Il est vivant
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voire son pendant plus paroissial old fashion “il est mort”
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on ne m’a raconté qu’hier cette vanne sur le célèbre carnet rouge paroissial à pince. Je ne m’en suis toujours pas remis Rire

lundi 25 août 2014

Mt 12, 38

IMG_5993En attendant l’usage systématique mais peu probable du célèbre panneau fort commode à proximité des églises … et en profitant de la vacance de siège, il est temps, petit prêtre, de coller sur le dos de ton pare soleil l’insigne idoine qui pourrait jeter le pandore en mal de prune  dans l’expectative.

 cazeneuvette

dimanche 24 août 2014

Santa Maravillas de Jesus likes it

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vendredi 22 août 2014

luz

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jeudi 21 août 2014

de l'aire

On ne devrait jamais sous estimer le charme des stations d’autoroute (particulièrement italiennes) mais on néglige bien trop souvent tout de même la littérature à 3€ qu’on y trouve. Même si j’ai dédaigné cet ouvrage qui promettait d’être passionnant:

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Je n’ai pu me retenir d’acquérir son voisin, ô combien affriolant, composé d’une soixantaine de feuillets à adresser à son conjoint aux jours heureux. Je pense qu’ils n’ont rien oublié.

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je pourrai toujours l’utiliser dans les préparations aux mariage pour lesquelles j’ai quelques réserves. Tire la langue

(allez je vous les mets en lisible en quatre images en dessous. QUE DU BONHEUR)

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mercredi 23 juillet 2014

feel the magic in the air

hâlés hâlés hâlés…

Pendant que je reprends du service à Cherbourg, d’autres viennent de se poser à quelques kilomètres, le nez au ciel, les fesses dans le sable et les pieds dans l’eau.

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un bout de terrain en bord de mer, et quelques instants de gratuité.

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voilà, #pointLégèreté

samedi 5 juillet 2014

Summer camps

Il y a mille ans, on prenait une camionnette, on la chargeait avec des tentes, on faisait grimper les jeunes à l’arrière, et roulez jeunesse[1] , on pouvait aller simplement au bord de mer, en montagne, au fond d’un champ d’un copain, pour que dalle… il suffit de demander à tonton Marcel, il saura bien vous raconter. C’est bien compliqué désormais de faire bon marché, d’assurer la qualité, la sécurité, la norme ISO machin, le frigo sous tente, les échantillons tests, le transport, etc etc… Sécurité, accompagnement, projet, tout cela a formidablement progressé[2] , mais les prix aussi, tout en restreignant probablement le nombre de jeunes touchés. Et pourtant…

vivre une expérience de rencontres et de construction mutuelle entre jeunes et adultes, vivre une expérience de foi avec d’autres, c’est leur permettre de chercher, avec d’autres, un peu de l’Essentiel ; c’est les aider, accompagnés, à élaborer leur projet de vie.

C’est en quelque sorte vraiment les connecter.

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Notes:

[1] on a pas mal glosé sur les colos ou les camps de jeunes, on s'y est même un peu débarrassé de jeunes pendant de longues semaines, et certains n'y étaient pas heureux... mais vivre sa foi dans le léger de l'été, ce n'est pas rien, hein. 

[2] et c'est bien, hein. y a un peu une dérive (j'attends le moment où on me demandera d'avoir un couteau suisse à bout rond) dans l'excès, mais on a beaucoup gagné en sécurité (notamment pour les voyages)

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