J'apprends à regarder

accueil | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche | photos

Samedi 6 février 2010

12:36

12:36, retour du sacrement du pardon.
100% édifié, et ragaillardi par tant de foi ajustée,
100% impressionné d’être pasteur prêtre de pour telles communautés chrétiens,
100% dépassé par le sacrement donné, (et les gestes accomplis,)
100% des doigts de pieds bleutés et frigorifiés.

je n’ai même pas eu le temps de lire, sauf la page 149 de pourquoi aller à l’Eglise de Radcliffe, à propos des processions des offrandes colorées et extra-européennes…

George Patrick Dwyer, l’archevêque de Birmingham, un jour où il était assis à côté du curé de la paroisse, regardait une femme s’approcher en dansant avec les dons. Il se tourna vers le curé et lui dit : “si elle demande votre tête sur un plat, je la lui donne.”

délicieux mélange d’humour épiscopal et anglais.

PS: je modifie le billet pour éviter les rimes: une note pour les jeunes: gaffe, mettez pas des rimes en é à la fin de vos billets phrases, sinon, plein de commentaires hilares vous allez récupérer recevoir accueillir (ah ah, je me suis pas fait avoir par la rime en ar). les modifs datent donc d’après les premiers commentaires amusés circonstanciés taquins

Vendredi 5 février 2010

Entez, Dieu est en attente

Parmi les domaines où je n’y connais absolument rien, et c’est ans doute fort dommage, il y a, depuis longtemps, la botanique. ((On pourra sans doute mettre ça sur le dos de l’handicapante allergie aux pollens qui m’a dispensé toute ma jeunesse de devoir tondre la pelouse à la maison.)) Et comme il est fini, le temps béni où les penseurs en tous genres, des Lumières comme avant, étaient spécialistes en tout, quitte à accepter quelques approximations, me voilà bien souvent dans l’incapacité d’imaginer comment certaines choses marchent, et particulièrement comment on fait les bébés… fruits. Du coup, je réalise que certaines paraboles de l’Evangile me laissent certes moins circonspects que nombre de citadins, mais dans une expectative tout de même ennuyeuse. Je sais qu’on ne fait pas pousser les carottes en tirant sur les fanes, mais quid des pommes, des poires, et  des scoubidoubidou, ah?

J’ai dû, comme tout un chacun, cracher mes noyaux de cerises dans le jardin en espérant créer une forêt, balancer mes trognons de pomme en fin de pique-nique pour reverdir la terre, et laissé macérer un avocat dans un substrat aquatique, le noyau percé d’allumettes pour voir la magie des racines qui poussent. De là à en récolter les fruits: rien, que dalle, nada! C’est sans doute une question de patience, mais aussi de salubrité familiale, je soupçonne nombre de noyaux d’avoir rejoint les phasmes de démonstration dans la poubelle sous l’évier. C’est aussi que je n’y connais rien. Tellement rien que j’ai découvert le mot “enter” en même temps que le mot “ru”, en faisant des mots-croisés!

Diantre, il faut enter le scion sur le sauvageon pour que l’arbre donne vraiment du fruit. On en découvre des choses… et de fait, on voit peu de poiriers sauvages dans la nature. Ou alors pas si beaux. Le sauvageon peut donner du fruit, mais on ne peut en garantir ni la production, ni même le genre. On entera donc des branches fruitières…

Cette histoire de greffe, ça me parle quand même un peu d’Eglise, même si l’image sera fort partielle. En effet, si j’ai vaguement compris, c’est le greffon qui apporte la valeur ajoutée au sauvageon, lequel assure l’inscription équilibrée dans le lieu. Mais en retournant un peu le processus, j’ai parfois l’impression que l’Eglise elle aussi fonctionne par greffes successives, greffes de ses membres qui lui sont rajoutés au fur et à mesure du baptême, et qui prennent une place au gré de leurs engagements, d’autant plus profonds s’ils sont sacramentaux. Un presbyterium serait donc un tas de branches… Et ce sont ces greffons qui permettront à la racine, d’où vient toute vie, de donner du fruit à la mesure du greffon. c’est en s’attachant à la racine, au premier tronc que le scion pourra vraiment fructifier encore.

L’image est d’ailleurs de notoriété ecclésiale: “Dieu nous a retranchés de l’olivier sauvage du paganisme, et nous a, contrairement à notre nature, greffés sur l’olivier franc du peuple d’Israël et nous a unis à ses racines et à sa sève, c’est-à-dire à sa grâce!” (homélie de St Jean Fisher sur les psaumes) ou encore: “L’Eglise n’est pas un musée d’antiquités, mais plutôt un jardin à cultiver. Ne restez donc pas comme des statues, mais travaillez pour les fleurs et pour les fruits”. Jean XXIII

Le séminaire ressemble alors à un petit cours de préparation à la greffe. On cisaille, on émonde, on discute, on prépare le terrain, bref, on se donne toutes les conditions de possibilité pour que la greffe prenne des deux côtés. La préparation se fait avec d’autant plus de soin qu’après l’opération, ils seront “un”. Les greffons sont divers. Tant mieux, ils donneront chacun selon son charisme. Ils sont plus ou moins ajustés? Le temps fera bien l’affaire. Certains d’ailleurs découvrent qu’ils ne sont pas fait pour cela, ou on leur fait sentir… mais il n’y a pas que l’arbre-église-prêtres sur lequel se greffer.

Sauf que parfois le vent se fait mauvais, la neige pesante, les vers agressifs et la branche peut se trouver arrachée. Elle déchirera d’autant plus profondément l’arbre qu’elle lui était liée depuis longtemps. les jeunes pousses sont plus flexibles, fragiles aussi. Parfois aussi, c’est l’incompatibilité qui se révèle peu à peu, et le rejet mutuel s’opère, sans finesse, en déchirement encore. Dans tous les cas, les fruits nés de la branche sont interpelés, l’arbre aux plaies ouvertes gémit et devient en danger, le greffon isolé ne sait plus se raccrocher.

Si la préparation à la greffe avait été longue, l’arrachage est souvent violent, et perturbe tout le monde. Il n’était pas prévu qu’il ne soit pas fidèle ; et même si la relation a été bonne, la cicatrice est brûlante. Le pire dans tout ça est que mis à part l’arbre église sacerdotal, beaucoup d’autres arbres ignorent ce processus de Scions, et le greffon esseulé, abandonné en silence, ne sait plus se rattacher. Il faut être lucide, le monde se fout des modalités du moment qu’il peut bouffer des fruits sous plastique. Il n’y a que l’Eglise à se soucier de fruits à donner ensemble.

Les greffons arrachés, on garde un petit patrimoine génétique commun, sans doute parce qu’on a partagé le même tronc, la même lumière ou parce qu’on a été voisins. les greffons détachés sont ces amis prêtres qui avaient cru à la fidélité à leur parole donnée, à leur engagement comme prêtre, et qui se sont retrouvés contraints, peu à peu, ou brutalement, de quitter cette fidélité pour continuer à vivre, seul, par ailleurs. La violence de leur discernement nous touche comme elle les broie. Souvent, ils n’avaient plus tant le choix. Ils interpellent ma propre fidélité, ma manière de me relier, à eux, au tronc, ma manière de “porter” les fruits que l’Eglise me confie, Ils sont mon histoire et ma question. Nous sommes le courage de répondre à l’appel du Christ.

Nous sommes pourtant du même bois, des deux côtés de la cicatrice. Ils méritent notre prière, la fidélité de notre amitié, comme nous avons encore et toujours besoin de leur richesse.

Jeudi 4 février 2010

Nan Mais Ho! tu veux mon doigt???

c'est pas parce qu'on est un ongulé qu'on a toutes les pattes dans le même sabot... Une patte à deux sabots, pas de doigts, un mufle qui gratte, une solution:

Après cela, que personne n’aille plus jamais se vanter qu’il est doué en langue!

et hop, la 2e, pas de jalouses!

c’était la série “photo inutile sans rapport avec rien”/photo prise pendant la retraite

Mercredi 3 février 2010

petits problèmes de trésorerie?

Dois-je m’inquiéter un peu…? Quand je lis les deux derniers mails/courriers envoyés par mon diocèse, je me demande si ça ne correspondrait pas, par hasard, à une tête de cheval dans mon lit!

Dans le traitement de janvier vous avez découvert que le montant de la Mutuelle St Martin est passé de 50,38€/mois à 64,51€/mois. Cependant ce n’est pas le montant qui figure dans la circulaire « Péréquation des prêtres » qui est jointe à votre bulletin (mais 60,94). C’est 64,51€ qui est le bon montant.

et

“court traité “de testandi necessitate” : sur la nécessité de faire son testament quand on est jeune et en bonne santé, et aussi quand on est moins jeune…. Ensuite, il est tard, personne n’osera vous en parler quand vous serez malade ou trop affaibli. Après… C’est beaucoup trop tard!

En tout cas, il ma parait évident que garder la disponibilité qui est la nôtre, comme prêtres, au groupe de kt de 14h, la réunion de travail ensemble de doyenné hier, l’enterrement de 16h avec des paroissiens terrassés de silence, les quelques pas de 18h, la préparation de la soirée aumônerie de 18h30, les deux accompagnements de cet après-midi, la formation de demain, est un choix qui dépasse uniquement ma bonne volonté. ça responsabilise sur l’utilisation de mon temps, ça demande de ne pas oublier ce qu’on veut privilégier.

ou pas!

Mardi 2 février 2010

A 5mn de la fin des temps

hôtellerie de Juaye Mondaye

dans certains monastères, les horloges sont prophétiques, en attente à un poil du Zenith : c'est que la fin des temps est proche, il faut se hâter, mais ce n'est pas encore tout à fait l'heure...

Lundi 1 février 2010

un sacristain, forcément, ça se balance

Je suis membre d’une église en mouvement, une Eglise diverse, et qui parfois a du mal à apprécier sa propre richesse, un Eglise dont les membres brûlent de répondre de la manière la plus juste à l’appel du Seigneur, une Eglise qui oublie parfois un peu son histoire, qu’elle soit lointaine ou celle de la génération du dessus. Une Eglise qui essaie d’être présence du Christ auprès de ses contemporains, dans la fidélité à son Seigneur et son attention au monde qui l’entoure!

C’est pourtant une Eglise profondément une. une Eglise que j’aime.

c’est en retraite avec des prêtres du diocèse que j’ai eu envie d’écrire cet article pour sacristains

ça se passe donc là: “moi qui balance entre deux âges”

code de bonne conduite #750

to the south juillet 2007_84 Le féru de conduite automobile ne saurait trop vanter les joies de la conduite à droite, sa cohérence avec le placement du volant, et l’agrément qu’il en retire, tout en vilipendant le malheureux contrevenant circulant à gauche, danger permanent pour lui-même et les autres.

Que ce beau discours tombe dans les oreilles d’un Anglais,
et ce dernier, se pliant à cet avis maintes fois avéré, se trouvera fort dépourvu dans les “brouillards des tentations” (l’expression est de Jean de Naples) s’il applique chez lui ces règles de circulation.

Trésor dans une vie ne l’est pas nécessairement dans l’autre.
on pourrait appliquer l’image à la question du mariage, de la sexualité ou du célibat consacré!

en homélie samedi, j’ai même entendu que le célibat était don!

(la limite de la métaphore est évidente: si elle prend sens pour dire un référentiel différent, nous ne sommes pas ‘prédestinés’ à rester célibataires, mais il peut, dans le référentiel d’une vocation sacerdotale, prendre un sens tout différent de celui que la société prétend y déceler…)

Samedi 30 janvier 2010

au moment de publier

image

(...)

dans l'espace ouvert entre la réalité et son écriture
peuvent s'immiscer, c'est une possibilité,
- la vanité de se voir comme on le voudrait,
les virgules gommant les aspérités du quotidien,
- l'orgueil de s'admirer écrit,  
- ou-et l'Esprit Saint qui en toute chose,
vient apporter, en relisant, son poids de fécondité.

dans tous les cas, on veillera à l'éprouver.

Dimanche 24 janvier 2010

pourquoi pas?

roma 2004 Chiesa del Gesu 

Pourquoi ne pas jouer le jeu de la prière ?
Dieu vous a tout donné de ce qui fait sa joie ;
Vous êtes de la terre et bien plus de sa grâce,
Vous êtes de chair et de sang mais aussi de sa Race.
Vous êtes son image et le corps de son Verbe.
pourquoi ne pas jouer le jeu de la prière ?

Pourquoi ne pas lever en très haute louange ?
Découvrez son reflet lorsque vous vous penchez
Sur les rebords de vous : l'eau de votre baptême
Repose en cet endroit de l'âme, émerveillé
où il est descendu ranimer tous ses germes.
Pourquoi ne pas lever en très haute louange?

Pourquoi ne pas chercher ce qui fait votre gloire?
Que pour chaque douleur se lève une tendresse,
Qu'il y ait plus d'amour qu'il n'y a de malheur,
Qu'il y ait plus de paix qu'il n'y a de violence
et bien plus de beauté qu'il n'y a de laideur !
Pourquoi ne pas chercher ce qui fait votre gloire?

Didier Rimaud

je m'absente quelques jours pour un temps de retraite nécessaire
qui m'éloignera des joies pastorales, des mises à jour sur Internet,
de Twitter, Facebook, de mes mails et de mon téléphone...
juste le jour où le pape nous invite à y être présent.

je vous embarque dans mes prières,
peut-être justement parce que le compagnonnage des prêtres si souvent à vos côtés
tient justement de leur appel à vous emmener avec eux quand ils savent se retirer
pour être mieux présents à la grandeur du mystère de l'homme
et de Dieu dans lequel ils vivent.

Jeudi 21 janvier 2010

Rossinante! Sabre au clerc!

Hardi, sabre au clair, à l'hallali. En ces temps de riposte, le pourfendeur catholique de désinformation, essuyant son estoc sur le cadavre de son ennemi estourbi par tant de fougue et d'habileté dans la joute, guette alentours le prochain malheureux qui subira son ire vengeresse. Pour l'instant, c'est bon, c'est fait, Pie XII n'est plus silencieux, la marche pour la vie a rassemblé 25 000 participants, chrétiens, ouverts, avec pour souci la femme et l'enfant, et le secours catholique fait des choses formidables pour Haïti... Donc un nouveau champ de bataille se devait de saigner. C'est chose faite.

97r6awdt copie Les médias belges (bouh) ont vilipendé (rebouh) le futur nouvel archevêque de Malines Bruxelles. J'ai pas lu , mais il me semble grosso modo qu'il semblait "raide" théologiquement, proche de la ligne romaine du très craint Benoît XVI, et féru d'une exigence évangélique. Alors, voir se raidir et s'ultramontaniser la crosse de Bruxelles a suscité une mini bronca médiatique sur le ressaisissement romain... Voyant le procès d'intention, les avocats du diable se sont levés comme un seul homme pour assumer avec Mgr Léonard (ce génie) ce qui, du point de vue médiatique était radicalisation et repli traditionnaliste et identitaire, et qui, pour les chrétiens, n'était qu'assumer son identité Bayardesque sans peur et sans reproches.

Les croisades s'organisent dans tout le continent virtuel et on rivalise d'esprit, de fougue et de bravoure pour combattre les géants de la communication et des médias, tout enduits d'erreur. Les lecteurs applaudissent, la hallebarde en équilibre sur l'épaule. Les autres s'en foutent autant que de la différence entre les chiffres de la police et des organisateurs dans les manifs de la CGT...

Sauf que...

Cette fois-ci, on a peut être un peu vite enfourché les Rossinantes pour attaquer les moulins. On a vu plus d'un paroissien, plus d'un diocésain trembler dans son slip avant la nomination du successeur d'un curé,évêque mal aimé, car on sait ce qu'on perd, on ne sait jamais ce qu'on gagne. Avec le nouveau, il faudra réapprendre à travailler, comprendre ses petits côtés, se faire éloigner, ou se retrouver enfin bien dans la communauté parce que "l'aut', voyez vous, ben il faisait pas ça...". et il y a bien souvent des translations dans les équipes, certains du cercle des happy few se faisant centrifuger par le nouveau. Y a pas, les nouveaux, ça vous colle le trouillomètre à zéro!

Je ne suis pas diocésain de Bruxelles, mais je ne connaissais l'ancien évêque pour ses écrits, sa justesse spirituelle, ses méditations et ses textes que je lisais. Et quelque part, il me touchait et me faisait, de loin, grandir sur ma foi... Alors même s'il n'était pas mon "pasteur", et que cette nomination ne change techniquement rien pour moi, ben j'y suis tout de même sensible, de loin.

Le grand truc, c'est que la nouvelle défrise surtout ceux qui s'en moquent comme de leur première  barboteuse, ceux qui ne mettent les pieds dans les églises que pour les visiter, ou pisser à la moindre occasion dans les bénitiers et sur leurs grenouilles. Ceux là grognent. Ils rouspètent et vitupèrent, parlent de dictature, de vieux schnocks, de monde injuste, comme un ado fait un esclandre devant la nouvelle directive parentale qui interdit Internet depuis le coup du carnet de notes falsifié. "ça n'a rien à voir, c'est la dictature, c'est dégueulasse, même!" ils (l'ado et le média) crient d'autant plus fort qu'ils se sentent loin de ce rigorisme petit bourgeois de ces vieux qui n'ont rien compris. Je ne doute pas que les arguments invoqués sont bas, que le débat est des plus bas... Ils crient contre ce pouvoir qu'ils conspuent. ils crient aussi fort qu'ils attendent d'en être reconnus et estimés. Ce n'est pas l'indifférence qui est souhaitée, même dans la violence, c'est d'être reconnu, reconnu comme un fils, comme un membre "grand" de la famille... sans s'en donner les moyens.

Ce qui fait peur à la société belge dans la nomination de Mgr Léonard, c'est l'impression que le retour à l'exigence, la grandeur, la force du message évangélique et ecclésial  dans sa radicalité morale ferme les portes à ceux qui s'en reconnaissent secrètement mais ne poussent pas souvent la porte. ils ont peur qu'elle se grippe pour eux, qu'il faille "en être" ou "rester dehors".

Techniquement, cette porte, ils ne la poussent jamais ; l'Eglise, ils ne l'entretiennent jamais ;  le catéchisme, ils l'ont oublié et ne le lisent jamais, mais ils sont prêts à en accueillir pas mal d'aspects actualisés ; leur foi tient du cactus qui survit sans eau, mais fleurira aux temps opportuns. Mais, ils se sentent un peu du genre végétal et craignent qu'on leur ferme l'accès au puits.

Tout comme le chrétien pour qui l'évêque est si important, mais qui est rattaché à l'Eglise par un tel mystère qu'il saura se faire à la personnalité de son nouveau pasteur, ils auront à apprendre, avec beaucoup moins de soutien, à entendre ce que le Christ dit à l'Eglise dont ils font partie de loin au travers de ce nouveau pasteur. Pour l'instant, ils disent leur peur du cadenas. plus tard, ils découvriront le puits que cachait les planches mal équarries.

A celui qui a peur, qui bat des ailes tel un moulin avide de grain, il est inutile d'user de l'estoc, ou de la lance en pleine course de Rossinante, mais d'un geste apaisant, redire viens, n'aie pas peur, je chemine avec toi. Certes, c'est sans doute une nouvelle couleur dans l'Eglise de Belgique, mais le Père qui aime ses enfants est plus grand que les peurs de ses petits...

PS: je n'ai pas lu les termes du débat, je n'ai lu que les réactions, et je ne m'y suis pas reconnu. Je ne signerai pas la pétition pour Mgr léonard, mais diable, je vais prier pour qu'il soit un bon pasteur pour son peuple!

- page 1 de 92