samedi 15 novembre 2014

balade anecdotique

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Rebelle

je ne peux m’empêcher cela de trouver cela ironique, à chaque fois.
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quitte à être anticonformiste, souriez.

jeudi 13 novembre 2014

Avec ma Bible et mon couteau

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pour le plaisir d’un titre,
vider, un soir, ses poches ;
ce qu’on traîne à portée de main,
raconte, lui aussi, une histoire.

faux-plafond

Chaque fois que je suis tenté d’éclairer de toute la hauteur de mon intelligence
le monde tel que je le vois, le monde tel que je le conçois et le comprends
chaque fois que ma raison me semble suffisante de ses lumières
pour tout dire, tout voir, tout expliquer, pour vous illuminer
et que je peux, péremptoire, pérorer: "Eurêka, j’ai tout capté"

il me faut bien l’avouer : j’ai oublié que le faux plafond de mon intelligence
et ses lustres ne vaudraient rien s’il n’étaient câblés au dessus.

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si un jour tu as l’impression de tout avoir compris et éclairé,
C’est probablement que tu en as beaucoup manqué.

mardi 11 novembre 2014

Christe Lux Mundi

un mystère enfin éclairé.
extrait de cette publication:
ITM Alimentaire International, Intermarché super, notre combat pour vous, du 13 au 23 novembre, p. 37 (pas d’ISBN)B2JY-lxCIAArgld

lundi 10 novembre 2014

Cap Levi

parisois, marisienne,
tu peux me redire que tu préfères le pont des arts
les lumières sur la Seine
ton boulot, la vie culturelle,
tes soirées bière à 10mn de métro,
la taille immense de ton appart’
mais que veux tu “la campagne”…

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dimanche 9 novembre 2014

illu minée

Je crois qu’au début, j’avais dû trouver ça bien. Des photos jolies, bien composées, des illustrations raccord et aux critères de visibilité indéniables… Ces photos d’illustration étaient une réussite. On les retrouvait dans les catalogues de jouets (là, bof), dans les articles des blogs et des journaux, intercalées entre de très bons clichés AFP ou autres photographes plus ou moins géniaux. La qualité était là, et le choix judicieux. Il faut dire que le langage web ne peut se suffire que de textes, et a besoin de jolies photos pour appâter le chaland. Blogueur, j’ai toujours eu du mal à ne mettre qu’une photo, ou à en mettre une pour rien, mais je n’ai rien à vendre, c’est pas bien grave.

Quand est venue la mode de mettre en image les paroles de la Bible, et les tweets du pape, j’ai trouvé ça tout aussi intéressant et tellement plus percutant que les photos de sous bois, de fontaines, de fleurs, en signets avec des zolis mots des psaumes, sauce fadasse… J’en ai affiché quelques uns dans l’aumônerie, bien vus, bien visibles. Bon boulot.

Oui mais voilà, le policé lasse, la banque d’images peu à peu agace. Pire, parfois, à vouloir illustrer façon sous titrage télétexte tel ou tel article sur la science, les internets, on voit apparaitre des mannequins souriants en blouse blanche autour de tubes à essai, des vieux qui rigolent en regardant la feuille d’impôts, ou un visage bien soucieux de celui qui ne va pas bien. Policé, propre, fade.

La manie de l’illu proprette a tout gagné, et parfois, on sent que la recherche par mots clés a été totalement bâclée. Quand on sait la portée du beau, du visible, du dévoilé, quand on connait la profondeur du talent de photographes, ces illus qui sont à la photo ce que la Golden est à la pomme lassent et finissent par dégoûter. Pire, parfois, on ne voit même plus comment on en a pu arriver là:

là, par exemple, je ne comprends pas ce que viennent faire ici les sourieurs en chemise

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là, je.

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HEIN QUOI:

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elle est à qui, cette main?

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Les mauvaises photo d'illu, c'est un peu comme un morceau de plastoc planqué au milieu de ton plat... ça suffit à le rendre infect. Alors voilà, ami blogueur, webeux, journaliste, sache-le, désormais, si tu publies avec une photo vaguement, très vaguement glanée dans une banque d’images fadasses, je passerai mon chemin et ne lirai pas le reste. On n’a jamais touché avec du creux. On ne peut toucher qu’avec une parole adressée.

(et désolé à pontifexenimages qui a bien souvent de bonnes illus, mais ces quelques coups de mou ont l’art de me dégoûter)

mardi 28 octobre 2014

passe ton deuil d'abord

« Il faudrait que tu y arrives à ne plus y penser, et finir ce travail de deuil »… les proches nous enjoignent bien souvent à passer à autre chose, rapidement, après le décès d’un être cher. C’est souvent très difficile d’ailleurs tant on n’a ni les outils, ni les ressources pour réussir ce fameux « travail ». Il n’empêche, le deuil, le manque, et cette cicatrice intérieure n’ont pas beaucoup de place dans notre société, dans notre vie, dans le modèle de bonheur qu’il est bon que tout le monde ait.

Le modèle ambiant résonne bien avec le mot que l’on entend parfois dans la bouche de plus jeunes « ça va ? trop ! »… Pour être heureux, il faut l’abondance, l’abondance de biens, l’abondance de relations, l’abondance de tout… et le manque, la peine et ce qui ne peut se remplir trouvent difficilement leur place. Comme nous n’arrivons que rarement au « résultat idéal », la solution proposée est alors de sortir, de s’éclater, de remplir ses soirées à force de bruit et d’alcool, et tout semblera, provisoirement, plus léger.

Faut-il pour autant se résoudre, comme on nous y invite implicitement, à évacuer la vie quand elle est moins facile, évacuer la mort comme on a évacué les morts ? Dans une société pourtant sans tabous, elle est devenue une grande muette, qui fait peur, et qu’on doit cacher… Ne doit-on garder dans son cœur que ceux qui sont bien, qui vont bien, qui peuvent nous remplir de leur amour ?

Le Christ, en passant au travers de la mort, pour nous dire la fidélité de Dieu au-delà de tout ne nous invite pas à une humanité dont on a oublié le moins riant, le moins brillant, le moins souriant… Le Christ nous invite à nous remettre, tout entier, avec nos « pleins et nos déliés », avec nos richesses et nos fragilités entre ses mains, pour y découvrir que nous sommes appelés à être bien-heureux, appelés à une unité qui n’oublie rien, personne, et qui prend en compte l’homme de sa naissance à sa vie éternelle…

Dans la prière, nous faisons cette expérience de cette unité face à Dieu, un moment où l’on peut se recentrer, se « concentrer » et expérimenter qu’il nous aime entièrement, avec nos forces et nos manques… Mais plus encore, quand nous prions avec les autres, les dimanches, nous découvrons que cette unité se joue dans la communion de tous, les vivants et les morts, dans une unité qui dit notre profonde identité…

Alors, n’hésitons pas à répondre à l’appel du Christ à nous laisser unifier par Lui. Vivre heureux, c’est ne pas oublier la fidélité à ceux qui, par leur amour, nous ont édifiés…

(billet pour la presse de la manche, dimanche prochain)

dimanche 26 octobre 2014

Cent titres de Clémentine Mélois

Si vous ne connaissez pas encore Clémentine Mélois, il manque quelque chose de foutrarque à votre paraculture. Clémentine depuis des années publie des photos de son travail sur facebook, un travail qui consiste, somme toute, à se saisir de couvertures et à les détourner avec force portnawakeries au gré de calembours, contrepèteries, et jeux de mots laids et réaliser le livre nouvellement nommé.
Eh bien cette paralittérature vient enfin d’échouer sur les pages d’un livre où Clémentine, bien urbaine, a posé en regard de ses photos un peu d’explications non dénuées d’ironie, d’ailleurs.

C’est frais, c’est léger, et ça va dans tous les sens,
avec un sens de la culture qui dépasse de très loin la Pléiade
pour picorer du cinéma américain à la variétoche française
en passant par le grivois le plus assumé et la blague facile.

Attention, le tout prête très fortement à sourire.

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La lune est blanche des Lepage

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je me demande si le premier à avoir ouvert cette voie n’était pas “le photographe” de Guibert-Lefèvre-Lemercier…
Un récit épique, dessiné, d’une aventure photographique au coeur de l’Afghanistan d’il y a longtemps, un récit d’une pureté de trait dans lequel débarquaient des planche-contact de photos à choisir, et de loin en loin une photo décidée. L’alternance dessin-photo, mais plus encore dessin-pellicule-en-vrac-belles photos avait donné au récit saisissant d’un Afghanistan avant 2001 avec MSF une profondeur et une “réalité surprenantes. Le tout avait été percuté par un DVD, dans le 3e tome, donnant une voix, une chair, une irréductibilité à chacun des protagonistes que le dessin nous avait permis de “saisir”. C’est un de mes très grands moments de BD.

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Alors je n’ai pu m’empêcher d’acquérir le dernier ouvrage d’Emmanuel Lepage dont j’avais aimé profondément l’ouvrage sur Tchernobyl et la déstabilisation dans le premier tome de Muchacho. Un auteur dont le dessin capte, mieux que la photo probablement, une nature en mouvements et en expressions. Cette fois-ci, l’album nous entraîne à sa suite en Antarctique. C’est la deuxième fois (pour moi) qu’il nous embarque avec lui, nous plongeant dans sa passion, ses peurs, ses appréhensions, et les résistances d’une telle aventure. Il y a un je-ne-sais-quoi de troublant (mais sans doute de moderne finalement) dans cette aventure dont on partage les frissons. Simplement, Emmanuel Lepage ne nous y entraîne pas seul. Il a accepté ce défi avec son frère photographe dont les clichés, choisis, s’intercaleront dans le récit.

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Ce mélange photo-dessin est particulièrement troublant car on doute parfois de la nature de ce que l’on regarde. Les territoires sont si immenses, si décapés, si décapants que le pixel a un rendu tout différent. Emmanuel Lepage joue de registres de couleurs pour intégrer dans le récit les aventures épiques des grands découvreurs du continent inconnu et blanc (en sépia, forcément) et dessine amoureusement, parfois en pures couleurs, son regard sur cet infini inregardable et sur les hommes et femmes qui y vivent. 

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Le livre est beau, l’aventure fait presque frissonner, et même si on sent parfois un peu trop la commande dans le désir de tout expliquer, de tous nous les faire rencontrer, il y a une beauté saisissante qui touche, et une humanité étrillée dont on devine la justesse. Entre photo et dessin sensible, entre extraordinaire de l’aventure et ordinaire d’un homme confronté à des limites (humaines, fraternelles, physiques, psy), un beau moment de découverte passionnée. Les dessins comme les photos intriguent et passionnent... même quand l'histoire présente en elle-même un peu moins d'intérêt. 

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pas de doute, dans le rythme, le choix des angles, la succession des cases, les photos intercalées, on est bien dans une bande dessinée, où l’on apprendra autant en lisant qu’en contemplant, et en se laissant emmener.

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