trouvé par la géniale et précieuse Anne Priscille dans une cathédrale anglicane joliment ornée d'une librairie à son entrée. ça valait bien le coup qu'elle se les caille en Angleterre. Je n'ose copier coller ses dog psalms et cat psalms, ça pourrait donner des idées.
jeudi 2 septembre 2010
101things
Par David le jeudi 2 septembre 2010, 14:10 - franchement, parfois on se demande
lundi 30 août 2010
allez voir ailleurs si j'y suis
Par David le lundi 30 août 2010, 15:30 - les mots pour le dire
au lieu de remplir ce blog, j'ai décidé de migrer un peu partout cet été...
Il y a donc quelques récits sur l'église balinaise en version audio sur le site du jour du Seigneur, en partenariat avec Eric Salobir, en parallèle de petites vidéos sur les MEP, dont pas mal de potes de séminaire
et une petite narration quotidienne de notre “péléjeunes” à Lourdes sur le site du diocèse
si j'étais sérieux, j'écrirais sur le site des sacristains... mais la rentrée approche, et je suis encore à Lourdes avec les vieux aînés. C'est pas désagréable non plus, et ça me permet de concélébrer avec Aurélien de Boussier, mon successeur à Bali, que je n'avais jamais rencontré avant ce matin... L'été indonésien se termine bien. Ce genre de coïncidences pourrait aider plus d’un à croire aux miracles.
mercredi 25 août 2010
Jesus is on the Facebook
Par David le mercredi 25 août 2010, 16:51 - franchement, parfois on se demande
trouvé sur le site de gamaniak grâce à l’excellent Guillaume Vaudescal. Que grâce lui en soit rendue jusqu’à la 1000e génération. PS: ça se lit depuis le bas, forcément.
celui qui prend cher, c’est Joseph… mais depuis Lourdes, vu le dernier message, je ne pouvais faire autrement que de vous le partager.
jeudi 19 août 2010
Sur le quai. The place to be?
Par David le jeudi 19 août 2010, 18:30 - franchement, parfois on se demande
"un peu... oui"
je me demande si la question posée par des paroissiens sur le quai ne serait pas la même que celle à laquelle les skippers doivent répondre...
parce qu'en arrivant sur le quai, le son, c'était ça:
![]()
"vous devez être déphasé..."
"un peu... oui" surtout envie de pleurer...
mardi 17 août 2010
gallinaclasse
Par David le mardi 17 août 2010, 13:45 - les mots pour le dire
“pour lui, c’est l’amour, pour lui, c’est la mort”. les Pubs de Brigitte Bardot sont placardées sur les orbes du métro, s’impressionnant sur l’œil absent de ma voisine qui malpro-mène son toutou au bout d’une laisse de marque. Qu’il ne s’inquiète pas, on s’occupera même de ses excréments. Il a la vie plus belle qu’à Bali où, mis à part quelques chiens vraiment soignés et ayant propriétaire, les chiens sont tous errants, et peuvent finir en gueuleton, une fois bien épicés. A voir certains habitants s’occuper de leur cochon, en laisse, ou de leurs coqs, on en viendrait même à se demander lequel est le plus apprécié. En même temps, les animaux restent des animaux… même les oiseaux chanteurs fort appréciés.
ici, même les poules ont la classe. J’ai pourtant une aversion avérée et persistante pour le monde gallinacé, mais la confrontation matinale avec un coq paradant à deux pas de moi pendant que je prenais mon petit dej, espérant quelque reliquat fait plus grande impression que les abattoirs de masse où on élève nos poules. Le même coq pourrait se retrouver collant une dérouillée à un congénère dans un combat organisé, l’ergot joliment décoré d’une lame de rasoir pour dépouiller les portefeuilles des parieurs malheureux… mieux vaut ça que de voir des humains se fâcher, se battre, voire grommeler… En même temps, un Français qui ne grommelle pas perd au moins 80% de ses sujets de conversation (si j’en crois les stats que je fais en ce moment même sur mes voisins de wagon)
lundi 16 août 2010
erreur de Mail
Par David le lundi 16 août 2010, 05:52 - les mots pour le dire
Quelqu'un parmi les lecteurs m'a envoyé un mail avec une question assez précise via la page contact. En essayant de répondre, l'adresse indiquée alors s'est révélée fausse ou inaccessible. Merci à "Claude" de bien vouloir me recontacter.
samedi 14 août 2010
pour être heureux à Bali, il faut savoir
Par David le samedi 14 août 2010, 16:32 - les mots pour le dire
- parler indonésien
- parler balinais, haut, bas, selon les moments
- boire du café, balinais, sans se taper le marc
- dormir seul, ou accompagné d’un pote
- se laver à l’eau froide à l’aide d’une casserole
- s’habiller tout seul, mais classe, en balinais traditionnel, sarong et saput
- manger du riz à tous les repas, du lawar, épicé, du soto, avec les mains (parce que c’est meilleur)
- danser
- répondre avec de l’humour
- acheter sans se faire (trop) avoir
et pour tout cela on s’esbaudira et on vous félicitera à loisir
mais, si on ne vous en tissera pas de lauriers, mieux vaut savoir aussi
- mentir à tour de bras
- sourire même quand vous êtes très énervé
- faire semblant de trouver les idées de son interlocuteur passionnantes
- brûler des feux rouges
- se taire quand un supérieur vous gourmande, en lui faisant croire qu’il a nécessairement raison
- ignorer assez ostensiblement les gêneurs
- aimer les cafards
- ne pas tiquer quand les sanitaires et la cuisine pourraient vraisemblablement être grouillants
- deviner quand on vous ment (tout le temps)
- comprendre l’exact inverse de l’invitation qui vous est faite
- mesurer que vous être potentiellement un visa d’entrée pour la France, ou au moins un portefeuille ambulant
- vivre en marge de tous les groupes
- faire du dialogue interreligieux de supermarché
- en rire
Bref, il y a tout autant de raisons d’aimer les Balinais pour leurs défauts que pour leurs qualités. N’empêche qu’on est bien ici. Merci de transmettre ce message (au moins cette dernière phrase) à mon évêque, pour le cas où je raterais mon avion demain soir!
(complétez autant que vous le voulez!)
vendredi 13 août 2010
pour faire vite...
Par David le vendredi 13 août 2010, 07:16 - les mots pour le dire
Les heures se comptent sur les doigts de Shiva avant le départ... alors ça enchaîne un peu...
- deux jours dans une gerya, chez des pedanda que je connais depuis longtemps, a surveiller non stop mes gestes et paroles car plus les castes sont élevées, plus l’étiquette devient casse tête. Alors que je répondais en haut Balinais a la grand mère que je m’étais déjà baigné, question qu'elle avait fait l'effort de poser en indonésien, on m'a fermement fait comprendre que parler ainsi sans utiliser le titre 'Ratu' (titre très classe au demeurant) était du dernier inconvenant... Le plus drôle dans tout ça est que notre étiquette française est pas mal malmenée aussi : la cuisine est un peu un bouge sordide comme souvent ici, et il n'est pas inconvenant, en pleine nuit, sur le bord d'une route de parler avec un vendeur de brochettes inconnu et sans caste des deux dernières fausses couches de sa femme, en sa présence. Je ne vous parle même pas des petits rots libérateurs après les agapes bouche ouverte. Je les ai aussi suivis jusqu’à un temple, au nord de Sangeh, atteint en pleine nuit au bout d'une route inquiétante ou se retrouvaient pour célébrer uniquement des brahmanes. Assez génial
- deux jours auparavant dans la famille de Agung Tutik, chez des Balinais sans caste chez qui il me faut réapprendre le Balinais ordinaire. On a même eu la surprise de voir débarquer, à pied, le Agung Aji de Negara, mon père adoptif de cette famille la qui venait chercher des costumes dans un magasin de vêtements de danse. Le matin même, je le raccompagnais jusqu’à Kapal en moto, non sans fierté d'avoir derrière moi ce père, passablement âgé en passager.
- Après un passage éclair au séminaire, et en attendant de pouvoir revoir le Dalang Ketut, je suis tombé par hasard, en achetant des tahu pour caler une petite faim, sur des combats de coqs traditionnels, ce qui m'a permis de savoir que je passerai la nuit prochaine à regarder une calonarang, avant de rentrer au séminaire.
- En prenant quelques heures chez Ketut, j'ai même eu la surprise de voir sonner le téléphone indonésien d'un ami pourtant rentré en France... c’était le propriétaire provisoire du téléphone qui s’inquiétait de savoir si j'avais bien trouve la maison dudit Ketut! On a quand même discuté très longtemps de tout, de religion, de danse, du comparatif pemangku/prêtre... ça promet des rencontres encore merveilleuses.
- D'ici la, quelques heures de danse avec Ketut, histoire de me remettre correctement au topeng, quelques emplettes, quelques heures avec un vieil ami français... puis ce calonarang, le cours de danse, une homélie en indonésien dimanche matin, un autre cours de danse avec les enfants et il sera temps de pleurer le départ!
et moi qui ne savais pas quoi faire de mes dernières journées
#edit: il a plu, Ketut a été retenu à l’école… rien ne s’est fait comme prévu
mardi 10 août 2010
startphone
Par David le mardi 10 août 2010, 06:28 - franchement, parfois on se demande
si vous n’avez pas les moyens de vous payer un Smartphone Blackberry,
optez pour la version indonésienne, un chouilla plus claire
et sûrement franchement moins chère.

on trouve aussi de très jolis faux IPhone
lundi 9 août 2010
I Gusti Agung Wayan Dapid
Par David le lundi 9 août 2010, 05:59 - les mots pour le dire
C’est vérifié au compteur. 50 km/h. Et elle trace devant moi. L’hirondelle. Elle se permet même de virevolter quand ma trajectoire cherche la sobriété. C’est avéré, et c’est une habitude, je suis en retard. Plus ou moins. en moins d’un mois, j’ai acquis à nouveau la très célèbre “jam karet”, l’heure élastique indonésienne. Le seul inconvénient, c’est que certains rendez-vous ne sont pas caoutchoutés et il aurait fallu se hâter plus tôt.. Il est 6h40 et je file vers Palasari sur une petite route qui monte vers un barrage.
Il faut l’avouer, la moto, très très tôt le matin, quand les nuages n’ont pas encore ouaté les sommets, mais alors qu’ils se dessinent bleu cendre en deçà du ciel qui se dore, au chant des coqs, des enfants qui jouent, et de l’air doux, ça a quelque chose de magique. Le rendez-vous de ce matin, comme on est dimanche, c’est la messe, unique, à 7h dans l’un des seuls villages entièrement catholiques de l’île. J’y suis déjà allé, j’y retourne maintenant.
Pas de bol, j’arrive avec 3 minutes d’avance, mais la messe a déjà commencé, 5 minutes avant l’heure. Je me faufile donc dans l’assemblée. Ce n’est pas cette fois-ci que je concélébrerai. En même temps, j’ai dormi trois heures à partir de 2h30 du matin, et seules les quelques 45 minutes de moto m’ont passablement éveillé. Une partie des chants est en Balinais, et pour une fois, c’est assez beau. Je n’ai pas compris grand chose, ni même été passionné par les 20 minutes d’homélie. Mes voisins non plus. Bon, ce n’est pas non plus le plus important.
ça fait une semaine que je suis dans le coin, l’Ouest de Bali, aux montagnes toutes proches, aux villages plus éloignés, à l’économie plus hésitante, à la culture plus rurale. J’avais prévu d’y rester quatre jours, mais dans la famille qui m’accueille, et qui m’a adopté, il y a une cérémonie de première importance, et tout le monde est réquisitionné. je suivrai donc tout, souvent en longueurs et langueurs insoutenables, parfois en accélérations géniales. Les dernières 24h ont été palpitantes, jusqu’à ces fameux 2h30 du mat où je les ai laissés aller seuls à la plage pour y déposer les restes de la cérémonie. Ils sont rentrés à 5h. A 6h, je prenais la moto.
La cérémonie était double : une célébration de libération finale des âmes de deux
grands parents crématisés quelques temps plus tôt, et le “potong gigi”, le limage de dents de 6 jeunes de la famille pour entrer dans l’âge adulte définitivement (bon, c’est sommaire, mais en gros, on lime un peu les incisives et les canines pour affirmer le côté “humain” et pas animal de la vie). La veille, avec toujours pas loin de moi le fameux Gung Tu, j’avais eu une longue conversation avec le trio des danseurs de topeng, promettant une suite joyeuse. On a bien ri d’ailleurs, et j’ai donc confirmé mon impression, je ne sais plus danser. Ils excellent… notamment dans un Bondres à l‘humour redoutable. Quelques minutes plus tard, c’est le wayang kulit qui commence, d’abord gentiment snobé dans ses préliminaires, puis blindé de spectateurs quand le dalang se déchaîne sur les relations conjugales. Et ça rit de tous les côtés. Un immense succès. (qui compense un peu les quelques heures des jours précédents, où entre deux bouts de célébration, j’enchaînais des conversations de salon de coiffure, sur une base de “super, tu parles indonésien! tu as appris où? longtemps? tu es chez qui? tu es marié? comment ça “pas le droit”?” Bref, au bout de 40 fois, et 300 propositions à manger plus ou moins refusées, ça faisait un peu suer. Je m’étais même barré quelques heures pour faire de la moto vers la montagne, histoire de changer d’air.
On rentre tard ce vendredi soir et décide vaguement d’essayer d’être là pour le début des festivités vers 7h du
mat’. Raté. On arrive donc un peu plus tard, et tout le monde a revêtu des vêtements particulièrement festifs et brillants. Notamment les 6 jeunes en question habillés comme des princes, et pas mal de petits enfants. Entre les différentes étapes de la cérémonie:
le maquillage, le limage de dents, les photos officielles, le passage (en camion à nouveau) au temple, le retour du temple et la danse du keris, l’arrivée de la vache sacrée, les danses rituelles (rejang, pendet où quasiment tout le monde s’est mis à danser, c’était énorme), le wayang, les photos officielles, le fait de brûler le tout, j’ai du prendre 700 photos dans la journée. ça n’arrêtait pas. Le soir, après quelques danses de mise en bouche (oleg notamment), ce fut le tour des danseurs de masque. Là, je n’en ai rien vu. parce qu’ils m’avaient demandé de me joindre à eux, et de participer au “Bondres” en tant qu’invité (en habits de topeng). J’ai tenté de dire non pas mal de fois, mais j’ai fini par craquer. On devait causer en Balinais/Indonésien, puis ça se jouait sur la tension un blanc qui devient un enfant du pays, avec pour nom d’adoption Agung Wayan David. Je devais notamment danser une partie de Baris histoire de dire à l’un des deux danseurs que j’avais appris, moi aussi, quand bien même j’étais européen. Mal m’en a pris. C’était la première fois que je dansais avec un vrai gamelan, et j’ai pas mal ramé, en fait. Peu d’entraînement en 10 ans, ça se paye! comme l’a dit un des enfants que j’aime bien, Gung Radit, le Baris était “macet”… mais le jeu, c’était d’accepter d’être ridicule. Objectif réussi.
Après le ridicule du faux danseur européen, ce furent les fausses femmes: deux hommes déguisés en danseuses qui ont fait hurler de rire les spectateurs pendant plus d’une heure… Je me suis même retrouvé à nouveau pris à parti sur Zidane et le foot. Le plus surprenant, c’est qu’à deux pas de là, dans la partie “célébration”, ça continuait, sans que personne n’y prête attention, avec toute une série de rites. Le grand prêtre officiait encore assis tout en haut pendant que les “pemangku effectuaient les rites en bas. Il faudrait d’ailleurs réussir à penser le parallèle entre prêtre catholique et le duo pemangku/pedanda. ça pourrait être intéressant.
Vers une heure du matin, les spectacles ont pris fin, et on a brûlé tout ce qui a servi à la cérémonie, avant qu’ils ne partent vers la plage. Je devais me lever trois heures après pour la messe. Ici, on a parfois l’impression de vivre plusieurs vies en même temps.
« billets précédents - page 1 de 87


Derniers commentaires